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crise

Albion soupçonne Super-Sarko de bien vastes ambitions

La thèse britannique est que Sarkozy en a marre de la France et de ses cacophonies internes de pays retardataire si souvent documentées dans la presse britannique, au contraire de l’Angleterre qui brille comme un sou neuf as everybody must know, et qu’il entend usurper le trône bien connu de Président de l’Europe. (Il n’est pas question pour la France, tout de même, du trône d’Inspirateur of the World, celui-ci étant attribué d’office à Gordon Brown, avec éventuellement un strapontin pour Obama.) Par conséquent, observe Charles Bremner dans le Times du 2 janvier 2009, Super-Sarko est déjà en action pour poursuivre sa présidence de juillet-décembre… 

Bonne année, l’UE

Bonne année, l’UE 2 janvier 2009 Depuis hier, la Tchéquie assure la présidence de l’UE, à la suite d’une présidence française particulièrement activiste. La ligne d’action de la présidence française, favorisée par des crises qui demandaient effectivement ce regain d’activisme, a nettement posé la question de la structure politique de l’Europe, Europe des nations versus Europe fédérale, avec l’avantage évident, sinon décisif pour la première formule. Ce constat est essentiel et marque une grande étape pour l’Europe; il représente un retour sinon inattendu de l’ Europe des nations, du moins imprévu, dans tous les cas pour la pensée et le langage en vogue à Bruxelles,… 

Un hiatus inquiétant pour Obama : les Américains lui font confiance mais leur confiance ne cesse de chuter

Les indices de confiance des consommateurs US ne cessent de chuter. Les résultats de décembre battent encore des records à la baisse, dans les différentes références tournant autour de la confiance des consommateurs, des prix, des achats, etc. Reuters rend compte, aujourd’hui, de ces dernières nouvelles. «The U.S. economy continued its run of record-breaking dismal data Tuesday, with consumer confidence and home prices registering a pair of grim milestones. U.S. consumer confidence fell to a record low in December as the worst job market in 16 years hammered sentiment, the Conference Board business research company said. »The dour sentiment has had a harsh impact on… 

Qui a dit que notre époque est privée de sens, elle qui a le “sens de la confusion”?

Provenant des USA, ce billet hebdomadaire de Irwin Stelzer, dont nous avons déjà dit l’intérêt de ses avis parce qu’il représente une voix autorisée de Washington. (Non pas que nous y péchions nécessairement le bon sens et la lumière, mais parce qu’il importe de savoir ce qui se dit et se pense à Washington.) Vue la date (28 décembre 2008 dans le Sunday Times), le texte a un petit air de bilan. Ce qui nous importe ici est combien le propos découvre, sans doute involontairement, la complexe et diverse facticité de la construction que représentent les appréciations, évaluations et données officielles sur la situation des… 

Confessions d’un croyant devant les débris de la foi

Le chroniqueur commence par rappeler la fameuse phrase de John K. Galbraith sur les économistes : il y a deux sortes d’économistes, ceux qui ne savent rien de l’avenir et ceux qui savent qu’ils ne savent rien de l’avenir. Puis vient la confession d’Anatole Kaletsky, dans The Times du 29 décembre 2008; son dernier article de l’année où il consulte d’un il critique ce qu’il écrivit en fait de prévisions dans son premier article de l’année, d’habitude un exercice en humilité, [] devenu cette année une cérémonie rituelle d’humiliation. Au moins, concédons à Anatole Kaletsky la vertu de l’honnêteté rétrospective «I hereby confess that on… 

Yes, he can ! – L’impressionnante trouvaille de Brown pour 2009: des “relations spéciales” avec les USA

Les vux pour la nouvelle année de Gordon Brown au Royaume-Uni, dont des extraits ont été diffusés hier par le bureau du Premier ministre, sont présentés par The Independent, ce même 28 décembre, sous la forme essentiellement d’une proposition de grande alliance faite à Barack Obama. Cette fulgurante initiative porte sur trois thèmes: l’économie, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la destruction de l’environnement (crise climatique). Brown ne doute pas une seconde, en bon Britannique, que BHO a été élu pour lui seul quasiment, pour rencontrer les conceptions des Britanniques, cela jusqu’à inspirer aux deux hommes les mêmes thèmes de réflexions et… 

Le meilleur des mondes est un peu en avance

Le meilleur des mondes est un peu en avance 27 décembre 2008 La trêve des confiseurs est, comme son nom l’indique, une période d’armistice. Pendant que l’économie poursuit sa chute accélérée selon les préceptes de la crise en cours, les nouvelles se font plus rares et le commentaire se détache de l’actualité. Le champ est laissé libre à la réflexion à plus long terme. Cette réflexion concerne notamment, et évidemment certes, l’état de notre conception du monde et, plus précisément, l’état de la doctrine économique, ou de l’idéologie tout court, qui caractérise notre conception du monde, crise comprise bien entendu. Bref, nous commençons à penser… 

Rationalisation de l’apocalypse ou “désir de crise”

Rationalisation de l’apocalypse ou désir de crise 24 décembre 2008 On lit par ailleurs dans notre Bloc-Notes de ce même 24 décembre 2008, une présentation et quelques commentaires d’un rapport de l’ancien lieutenant colonel de l’U.S. Army et professeur au U.S. Army War College, Nathan P. Freier , pour le Strategic Studies Institute (SSI) de l’U.S. Army, notamment à propos du concept de dislocation stratégique des USA. Ce concept se réfère au thème de la surprise stratégique, caractérisant la situation stratégique de notre temps, et alors avec la situation des USA en temps de crise envisagée dans le champ de l’hypothèse de la dislocation stratégique.… 

Flying blind

Flying blind 22 décembre 2008 Effectivement, c’est par cette expression un peu fataliste, empruntée au vocabulaire de l’aviation lorsque les conditions ne sont pas idéales, que commençait l’éditorial du Financial Times du 17 décembre. Il s’agissait de saluer, avec un sarcasme grinçant, effectivement fataliste, la décision de la Federal Reserve de réduire son taux directeur jusqu’entre 0,25% et 0%, que nous saluions effectivement, de notre côté, comme l’entrée sur une terra incognita Effectivement, on ne sait où tout cela va nous mener mais, bien sûr, comment pouvait-on faire autrement? Car, effectivement, toujours ce mot pour confirmer l’ampleur des événements, c’est la crise qui commande. (Retenons… 

Obama “super-green

Il apparaît qu’un des axes de l’administration Obama sera une mobilisation verte, un effort considérable dans le sens de l’adaptation à la lutte contre la pollution de l’environnement pour tenter d’atténuer le développement de la crise climatique. Cela fait partie de ce qui est également présenté avec une très grande insistance comme une volonté de réforme radicale du nouveau président US, à la fois à cause et à l’occasion de la crise économique, volonté en effet sans savoir encore si cela se concrétisera en faits suffisamment significatifs. Cette évolution précise, dans le sens de l’engagement dans le bataille environnementale, est présenté ce 21 décembre avec… 

Super-FDR?

On trouve, dans la chronique hebdomadaire de Irwin Stelzer, dans le Sunday Times de Londres du 21 décembre, une intéressante appréciation de ce que pourrait, de ce que sera? l’administration Obama. (Irwin Stelzer, économiste US vivant au Royaume-Uni, membre éminent du Hudson Institute, est un important personnage des réseaux USA-UK. Perçu comme un proche de Rupert Murdoch, surtout jusqu’en 2005, et courroie de transmission entre Murdoch et Blair, il a élargi ses connexions avec Washington et doit être en général considéré comme un des voix officieuses de l’establishment washingtonien à Londres. Reste à savoir, aujourd’hui, dans l’extrême confusion washingtonienne, pour qui roule Stelzer, de quelle… 

Monbiot et ses “strange bedfellows

La crise conduit à des situations étranges et inédites, où l’on retrouve, selon l’expression américaine, des situations de strange bedfellows, ou encore, selon l’expression en vogue au temps de l’affrontement autour du communisme, d’étranges compagnons de route, mais cette fois sans machination humaine organisatrice, simplement par les logiques paradoxales des situations. L’accélération et l’aggravation de la crise conduisent effectivement à une certaine libération des réflexions et des observations, à une intégration progressive des événements dans des conceptions plus vastes, à l’apparition de jugements plus fermes, qui peuvent paraître de plus en plus paradoxaux à mesure que la crise laisse voir de plus en plus clairement… 

L’Ukraine au rythme de sa crise

L’Ukraine est un bon candidat pour former une crise presque parfaite de type postmoderne. On y trouve des composants de tous ordres, avec les suite de l’ère soviétique, les influences américanistes déstabilisantes, les pressions russes, la corruption générale, les tendances centrifuges et, dernier élément, les pressions sur la stabilité du pays de la crise systémique générale. Après diverses péripéties, on ne dira pas qu’on entre dans la phase décisive, cela a été dit à de trop nombreuses reprises; il n’empêche, on peut faire au moins l’hypothèse que l’on s’en rapproche Les dernières insultes entre les deux ex-alliés orange, la première ministre Ioulia Timochenko et le… 

La Commission, une crise systémique

En marge, dirait-on, du discours de Sarko devant le Parlement européen, le 16 décembre, le président de la Commission José-Manuel Barroso a défendu son institution, également devant le PE à Strasbourg. S’il l’a défendue, c’est qu’il la juge, ou la sent attaquée; c’est le cas, malgré toutes les choses sucrées, voire mielleuses, que Sarkozy a dispensées en public à propos de Barroso. Le panégyrique de l’Europe des nations fait par Sarko à Strasbourg a été effectivement, et assez justement on le comprend, ressenti par Barroso comme une mise en cause, voire une mise en accusation de la Commission. Délicat moment, alors qu’on arrive au renouvellement… 

Notre temps de la terra incognita

Notre temps de la terra incognita 17 décembre 2008 C’est une avalanche d’articles définitifs et de qualificatifs également définitifs. C’est l’affaire Bernard Madoff. C’est une affaire dont The Independent écrit, comme d’autres sans doute, ce 16 décembre (hier), que « rarely has the world witnessed an exposure quite as traumatic as the collapse of Bernard Madoff’s hedge fund». La traduction n’est pas nécessaire. L’affaire Madoff est trop belle pour être seulement malhonnête. Elle est symbolique, abracadabrantesque, postmoderne, inexplicable et claire comme de l’eau de roche. Les gazettes ne cessent d’ajouter des détails, de rajouter des appréciations, de n’en pas croire leurs encriers. The Independent encore:… 

La crise? Du jamais vu…

«The truth is, I’ve never seen such uncertainty …», dit le Premier ministre canadien dans une interview à la station de télévision CTV News de Halifax, au Canada. Le Premier ministre Stephen Harper, en position politique archi-délicate dans son pays, mais ce n’est pas le point qui nous intéresse, est sans doute le premier dirigeant d’importance, à notre connaissance, à avoir admis, concédé en un sens, que l’actuelle crise économique, ou crise systémique générale c’est selon, pourrait conduire à une dépression. La référence des années 1930 est donc désormais une référence admise dans les milieux officiels dirigeants. Reuters rapporte aujourd’hui des extraits de cet entretien,… 

Une querelle d’Allemand

La semaine dernière a été l’occasion, avant, autour et après le sommet de l’UE à Bruxelles, de violents commentaires des Britanniques à l’encontre des Allemands, après que les Allemands, par la voix du ministre des finances Peer Steinbrueck, aient dit des choses sévères à l’encontre des Britanniques. Le 12 décembre, Le Monde rendait compte de cette intervention du ministre allemand. , «Dans une interview à l’hebdomadaire Newsweek du mercredi 10 décembre, le grand argentier allemand contre-attaque : il tacle sans ménagement le premier ministre britannique Gordon Brown et ses récentes mesures pour lutter contre la récession. Ceux-là mêmes qui ne touchaient jamais aux dépenses publiques… 

Notes autour de l’“air dominance” en perdition

Notes autour de l’ »air dominance » en perdition Une immense bataille, déjà bien engagée quoique d’une façon chaotique, attend l’administration Obama. C’est une bataille typique de la crise de l’américanisme. Elle concerne la maîtrise absolue du ciel (ce que l’USAF nomme « air dominance« ), le Pentagone, l’USAF et deux chasseurs « furtifs » qui sont chacun une crise en eux-mêmes, le F-22 et le F-35 (aliasd JSF). On comprend que cette « immense bataille », si elle concerne le Pentagone et les USA d’abord, concerne aussi nombre de pays « alliés » puisqu’il y est question du JSF. Air Force Magazine (AFM), la revue de l’Air Force Association (AFA) qui est le principal… 

Le point Oméga de la crise

Le point Oméga de la crise 10 décembre 2008 — Il est temps d’observer qu’il existe un réel courant pour demander une réforme du Pentagone, ce courant nourri de plus en plus fortement par la crise financière et économique. Le rapport entre l’un et l’autre est évident: l’énormité des dépenses militaires est de plus en plus difficile à justifier face aux ravages de la crise, – ou plutôt, nuançons: cette énormité serait de plus en plus difficile à justifier s’il y avait débat là-dessus. Aujourd’hui, ce débat n’existe pas, ou bien faut-il dire: « n’existe pas encore »? Ou bien, encore, faut-il observer que ce débat prend… 

Obama de plus en plus FDR, – a moins que ce ne soit Gorbatchev?

Le President-elect s’installe comme un président en fonction, au moins en paroles. S’il affirme qu’il n’y a qu’un seul président à la fois, Obama agit, au niveau de la communication, comme s’il était effectivement ce seul président à la fois. De quel président parle-t-on, d’ailleurs? Obama, estiment certains, agit de plus en plus comme le fit FDR (Roosevelt) immédiatement après sa prise de fonction. Il communique Effectivement, certains découvrent ce que nous rappelons régulièrement, que l’action de FDR contre la Grande Dépression fut d’abord psychologique, de communication. Cela est si évident pour nous que nous avons tendance à distinguer la période en deux événements différents,… 

La foi vacille

Nous promenant dans les diverses pages que nous offre le Web, nous nous sommes arrêtés à un commentaire de Guy Damman dans The Observer, le 7 décembre, où le chroniqueur faisait rapport d’un séminaire organisé à l’Institute of Directors, vénérable et discret organisme de l’establishment londonien. On y débattait d’une grande question, celle de savoir si le marché libre corrompt le caractère de la moralité. Damman signale également un accès au site The John Templeton Foundation, organisatrice de la réunion, qui enquête auprès de contributeurs prestigieux sur cette Big Question, «Does the free market corrode moral character?». (La Fondation Tampleton, du nom de Sir John… 

Comment une crise peut en cacher beaucoup, beaucoup d’autres

Comment une crise peut en cacher beaucoup, beaucoup d’autres 8 décembre 2008 Nous revenons ici sur une déclaration récente (3 décembre) du Prix Nobel de la paix 2006, l’économiste bangladeshi Muhammad Yunus qui s’est transformé en activiste de l’aide aux pauvres, en très grand nombre, dans son pays. On comprendra que c’est pour cette deuxième fonction qu’il a reçu le Prix. Muhammad Yunus est sans aucun doute un homme plein de sagesse. Ainsi, dans ses déclarations qui ont plus à voir avec cette sagesse qu’avec l’économie, il expédie prestement la crise financière dans le rayon des commodités accessoires et de distraction. Le fait est, à… 

Où est passé Joseph Stiglitz?

Oui, où est-il alors qu’il devrait être dans l’équipe Obama? C’est ce que signale, le 4 décembre, Michael Hirsh, sur son site de Newsweek. Car Hirsh assure tenir de source sûre que Stiglitz aurait dû être contacté par l’équipe Obama pour monter à bord, qu’il ne l’a pas été, et qu’on se perd en conjectures à ce propos (Ou bien, au contraire, on a compris.) «This is not speculation. A source close to Stiglitz told me Thursday that the Columbia University economist has been left out in the cold, even though he was expecting at least an offer. (Stiglitz, traveling in Brazil, could not be… 

La chute infernale dans la dépression

Le chiffre a frappé les milieux dirigeants américanistes autant que le public: 533.000 emplois perdus aux USA en novembre 2008, le pire chiffre enregistré pour un mois depuis plus de 30 ans (depuis décembre 1974). Les indications sont d’une façon générale très inquiétantes particulièrement pour ce qui concerne le rythme de la crise. Le Financial Times du 5 décembre rapporte les commentaires de présentation du rapport mensuel du Bureau des Statistiques de l’Emploi: «This is a dismal jobs report, said Keith Hall, commissioner of the Bureau of Labor Statistics, at a congressional hearing. There’s very little in this report that’s positive. This is maybe one…