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Le Princeton Project, ou l’air martial du bon vieux temps

Le Princeton Project, ou l’air martial du bon vieux temps Voici l’effort majeur pour tenter de sauver l’héritage général de la puissance américaniste et de son système d’influence dans le monde. Il s’agit du Princeton Project, présenté le 26 septembre. C’est un effort massif de tout l’establishment US, l’appareil académique lié au système de sécurité nationale, avec des appoints de la finance, du Corporate Power et des militaires. Le Princeton Project rassemble une myriade d’instituts travaillant sur ce projet depuis plus de deux ans, avec une autre myriade de participants ratissés très large. C’est en effet ratisser large que rassembler dans la même équipe (plus… Le Princeton Project, ou l’air martial du bon vieux temps

Les “nouveaux” Européens sont-ils si heureux de l’être? Détrompez-vous…

Les Britanniques sont délicieux. Le ton moqueur et ricanant du Times dans son article de ce jour sur les malheurs nombreux des pays de l’ancienne Europe de l’Est devenus membres de l’UE semblerait venir d’un adversaire de toujours de cet élargissement (du type nous vous l’avions bien dit). Au contraire, les Britanniques en furent les principaux partisans parce que, pensaient-ils, la cohésion des nouveaux membres et leur orientation atlantiste assureraient à la fois le triomphe du marché libre et la défaite d’une Europe politique au profit d’eux-mêmes. L’élargissement devait voir le triomphe de l’ancienne Europe de l’Est et, par conséquent, par ricochet dirait-on, celui de… Les “nouveaux” Européens sont-ils si heureux de l’être? Détrompez-vous…

La machine rechigne en attendant le pire

La machine rechigne en attendant le pire 27 septembre 2006 Deux événements, ces derniers jours, montrent que la tension à l’intérieur du système de sécurité nationale US poursuit sur sa route d’accélération régulière, et bien entendu d’ores et déjà dans des zones de très grande intensité. Le premier événement significatif est le refus du général Shoomaker, chef d’état-major de l’U.S. Army, de présenter son budget 2008. C’est une position sans précédent, comme l’était la décision de Rumsfeld de déléguer aux services le soin de présenter leur propre budget à l’OMB (Office and Management of Budget) ; la première, bien sûr, répond à la seconde. Le… La machine rechigne en attendant le pire

Il faut plus de troupes pour l’U.S. Army, et vite

On croirait qu’il s’agit d’une lubie de plus du Weekly Standard, des allumés néo-conservateurs : il faut plus de troupes US, et vite. Mais cette adresse ne concerne pas l’Irak, ni une nouvelle entreprise de conquête. Elle vise l’U.S. Army en général, et la crise de l’armée. Elle a pour but de résoudre la crise de l’armée. Ces paragraphes, extraits de l’éditorial de Frederick W. Kagan et William Kristol dans le Weekly Standard daté du 2 octobre, exposent le cas d’une logique qui n’est nullement celle d’une rhétorique extrémiste. (Notre souligné en gras souligne la chose.) «To those who warn that Iraq is breaking the… Il faut plus de troupes pour l’U.S. Army, et vite

La bataille contre le Corporate Power se passe du politique : l’exemple de la Royal Society versus Exxon

On connaît l’impuissance consentie et délibérée du pouvoir politique face au pouvoir du monde des affaires, du Corporate Power. La cause n’est nullement que le pouvoir politique n’ait pas les moyens de lutter contre le pouvoir économique. Il y a chez lui une démarche volontaire dans son attitude d’acquiescement au pouvoir économique. Il y a la question de la corruption certes, mais elle n’est nullement essentielle parce que la corruption n’est en aucun cas uniforme (les intérêts économiques étant souvent concurrents, les corruptions s’annulent aussi souvent dans leurs effets politiques). C’est essentiellement l’idéologie économiste, libérale et hyper-capitaliste, qui a considérablement pénétré ses structures et influencé… La bataille contre le Corporate Power se passe du politique : l’exemple de la Royal Society versus Exxon

L’enfer de l’Afghanistan

Ce qui se passe en Afghanistan est une véritable guerre, peut-être le plus violent des affrontements en cours aujourd’hui. Le même sentiment revient chez tous les militaires engagés dans les combats : la violence extraordinaire de ces combats. En quelques mois, l’Afghanistan s’est transformé au point de devenir la plus grave de toutes les crises militaires auxquelles l’Ouest est confronté. Un article du Times d’aujourd’hui fournit un reportage auprès des forces canadiennes engagées dans la bataille. «I don’t think a lot of my guys thought they would be in an operation of this scale, said Major Mike Wright, 35, the company commander of A company,… L’enfer de l’Afghanistan

La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste

La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste 14 septembre 2006 L’OTAN a fêté le 11 septembre à sa façon, avec une réunion destinée à déterminer quels pays contribueraient pour réunir les 2.500 soldats supplémentaires que le général Jones demande pour l’Afghanistan. Devant l’échec de cette réunion, l’état de crise de l’organisation a été proclamé, selon un rituel déjà connu. Ainsi a en décidé le Times du 12 septembre puis du 13 septembre («Nato facing crisis of resolve’ over Afghanistan»). Ce même 13 septembre, une nouvelle réunion n’a pas donné plus de résultats. D’autres réunions sont prévues, allant jusqu’à une réunion des… La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste

Vers une crise en Tchéquie à cause des anti-missiles US?

Un nouveau gouvernement vient de s’installer (le 4 septembre) en Tchéquie, après trois mois de crise ministérielle. Il est minoritaire, libéral et pro-américain. La première crise qu’il affronte concerne les projets américanistes de déployer des systèmes anti-missiles dans ce pays. Le nouveau gouvernement s’y est déclaré très favorable. Contre ce projet : l’opposition sociale-démocrate ainsi que le parti communiste. Un sondage dit que 51% des Tchèques jugent ce projet «inacceptable» et 61% pensent qu’il faut le soumettre à un référendum avant la moindre décision. Une dépêche Spacewar.com/AFP décrit la situation de cette façon : «The missile issue has become the country’s hottest post-election talking point,… Vers une crise en Tchéquie à cause des anti-missiles US?

Pour leur information du temps de guerre, les Israéliens faisaient plus confiance à Nasrallah qu’à leurs ministres

C’est une mesure convaincante de la crise intérieure israélienne. Il s’agit d’une crise assez classique dans le contexte occidental mais néanmoins dramatique, et particulièrement dramatique dans le cas d’Israël, pays dans une zone de tension et qui se considère en guerre, et qui a toujours fait de son unité et de son élan intérieur sa principale force. Une enquête sur le comportement des Israéliens pendant la guerre est répercutée par YNETNews.com en date du 3 septembre. L’enquête a été conduite par le Dr. Uri Lebel du Ben Gurion Institute, université de Beer Sheva. Elle a consisté en ceci : «During the poll, entitled the management… Pour leur information du temps de guerre, les Israéliens faisaient plus confiance à Nasrallah qu’à leurs ministres

Les accusations du colonel

La crise affectant Tsahal après la guerre de juillet-août montre toute sa gravité avec l’interview d’un officier du rang, commandant d’une unité importante ayant participé au conflit contre le Hezbollah. Il s’agit du colonel commandant la 7ème division de chars, qui décrit les conditions de préparation et de mise en action du régiment de réservistes qu’elle recevait pour atteindre son effectif. Ces déclarations, qui sont retranscrites par The Observer ce matin, jettent une lumière crue sur l’impréparation du rappel des réservistes et sur l’indifférence du haut commandement à l’égard de cette question, autant que de sa méconnaissance des conditions opérationnelles. La gravité du problème doit… Les accusations du colonel

Le récit du désastre

De plus en plus de témoignages et de précisions diverses sont publiés sur la désastreuse campagne de Tsahal contre le Hezbollah. A côté du témoignage du colonel Amnon, commandant une division blindée, on trouve le récit très long et très détaillé des 33 jours d’opérations que publie le Sunday Times aujourd’hui. L’article est remarquable. Ces deux documents, parmi d’autres que nous manquons sans doute, et d’autres qui seront publiés dans la suite, nous permettent de mesurer l’extraordinaire ampleur du désastre psychologique qui affecte aujourd’hui Tsahal, Israël et tous les Israéliens. Il ne s’agit pas ici de victoire ou de défaite, d’opérations, de bilans, etc., mais… Le récit du désastre

…Tandis qu’éclate la fureur de Moshe Arens

Alors qu’il nous assure qu’on peut entendre les soupirs de soulagement d’Olmert à mesure que progresse l’idée d’un cessez-le-feu, on peut assurer Moshe Arens qu’on peut entendre à grande distance les grondements de fureur qui ponctuent le texte qu’il publie dans Haaretz du 13 août. L’ancien ministre de la défense du temps de la guerre du Golfe (1990-91), d’opinion très conservatrice et pro-guerre, développe une critique acerbe de l’actuelle direction politique israélienne. Cette logique furieuse reflète sans doute les vues et la tactique des généraux dans les règlements de compte politiques qui vont avoir lieu en Israël si le cessez-le-feu arrête effectivement les combats. L’attaque… …Tandis qu’éclate la fureur de Moshe Arens

La marche étrange des désordres planétaires

La marche étrange des désordres planétaires 11 août 2006 On dira qu’en événements et en tensions successives, août 2006 prend bien le chemin de valoir août 14 ou encore août 1939. Mais il y a des caractères qui rendent cetter période que nous vivons sans aucun équivazmlent historique. C’est de la création pure. L’accumulation des crises et des conflits, leur diversité, leur caractère insaisissable tant dans la réalité que dans l’interprétation des réalités concurrentes, rendent la situation à la fois subtilement et infiniment étrange, et extraordinairement et dérisoirement explosive. Ce qui distingue par contre août 2006 du reste, c’est bien le contraste radical des jugements… La marche étrange des désordres planétaires

Israël, tête baissée?

Israël, tête baissée? 2 août 2006 — Le texte que publie Atimes.com, en date du 3 août, signé de Syed Saleem Shahzad, correspondant de l’agence au Pakistan actuellement au Sud Liban, est d’un particulier intérêt. Il rencontre des informations parcellaires et des hypothèses déjà soulevées. Il est assorti de détails et de témoignages qui renforcent le crédit général qu’on peut accorder à la vision générale qui en découle. L’intérêt principal du texte est qu’il prend en compte deux éléments nouveaux essentiels : • Comment l’Irak a changé le visage et l’action des mouvements anti-US et anti-israéliens pour la simple et évidente raison que l’Irak a… Israël, tête baissée?

De 9/10 à la “bulle” du Pentagone

Ne quittons pas cet article du 11 juillet du New York Times mentionné dans notre précédent Bloc-Notes ; indiquons ce qui, dans cet article, nous paraît le plus important au regard du reste qui est un cortège de platitudes reproduites de façon récurrente à propos de la crise sans fin du Pentagone. Deux points, à notre sens, méritent d’être mis en exergue : • Le premier est la mention, comme entame de l’article, du discours de Rumsfeld le 10 septembre 2001. C’est la deuxième fois que nous en voyons la mention cette année après le silence crépusculaire des quatre années entre 2001 et 2006. La… De 9/10 à la “bulle” du Pentagone

Au fait, l’Iran, vous connaissez ?

L’état totalement misérable de la diplomatie occidentale est bien illustré par l’évolution actuelle. En quelques jours, la crise iranienne désignée comme fondamentale a complètement disparu de l’écran-radar des robots qui nous servent de Talleyrand post-modernistes. Plus rien. On ne parle plus que de la crise nord-coréenne. (Qui est d’ailleurs plutôt une crise entre la Corée du sud et le Japon, comme nous l’observions ingénument le 10 juillet ; et c’est ce que regrette pompeusement notre référence en matière de commentaire diplomatique, l’archi-saint et très intellectuel Financial Times : « Meanwhile, South Korea and Japan have become embroiled in a dispute over whose response to the… Au fait, l’Iran, vous connaissez ?

Où est la crise si ce n’est dans notre pauvre tête malade?

Où est la crise si ce n’est dans notre pauvre tête malade? 10 juillet 2006 Avec les abracadabrantesques Européens dans la roue des washingtoniens en bons porteurs d’eau qu’ils sont, la folie occidentalo-américaniste se poursuit. Chaque jour montre notre acharnement à construire des crises là où il n’y en a pas, à abandonner une crise que nous avons fabriquée pour une autre que nous nous empressons de fabriquer, à comprendre les crises que nous avons fabriquées selon nos seules obsessions alors qu’elles concernent d’autres gens que nous-mêmes, tout cela appuyé sur des fabrications virtualistes lunatiques comme la guerre contre la terreur et sur des conceptions… Où est la crise si ce n’est dans notre pauvre tête malade?

Coup d’oeil sur le monde multipolaire, “Made In USA”

Coup d’oeil sur le monde multipolaire, Made In USA 9 juillet 2006 Nous abordons ici un autre aspect de la crise nord-coréenne que celui que nous avons envisagé jusqu’ici, à deux reprises, les 24 juin et 7 juillet. Ce premier aspect traité dans ces textes du 24 juin et du 7 juillet concernait le mécanisme de la crise, la psychologie des acteurs américanistes, la façon dont le désordre américaniste suscite des événements incontrôlables dont profitent certains autres acteurs. Au travers du cas nord-coréen, c’est la crise américaniste qui est concernée. Avec ce texte, aujourd’hui, nous envisageons les faits d’une façon plus classique, au niveau des… Coup d’oeil sur le monde multipolaire, “Made In USA”

Crise de confiance

Crise de confiance 7 juin 2006 Personne (même pas nous…) n’aurait cru qu’au milieu de l’année qui devait voir le dernier pas de l’engagement allié dans le JSF se faire paisiblement, dans la logique presque centenaire (on exagère à peine) de l’alignement transatlantique traditionnel, des mots aussi durs et aussi pleins d’émotion exacerbée pourraient être imprimés pour décrire l’état de ces relations transatlantiques. Pour cette fois, nul ne peut soupçonner la France ni crier haro sur un Schröder retiré des affaires. Des mots ? Quels mots ? Des mots comme ceux-ci: « Losing Faith in U.S.? » « This is Washington’s last chance » Ou… Crise de confiance

La vision 2006 de l’IISS est crépusculaire

La vision 2006 de l’IISS est crépusculaire 25 mai 2006 — L’IISS de Londres (International Institute of Strategic Studies) est connu comme un des piliers du système militaro-politique occidental et anglo-saxon. Qualifié d’ »indépendant », l’IISS est en réalité un relais à façade indépendante pour le débat et la diffusion de la pensée stratégique dominante dans le monde de la sécurité anglo-saxon et atlantique. L’édition annuelle de son annuaire analysant la situation stratégique, les forces en présence, etc., est un exercice qui fixe en général les normes de la pensée stratégique de ce même univers. On ne sait ce qu’il faut dire de l’édition 2006 : fait-elle… La vision 2006 de l’IISS est crépusculaire

Le sens de la crise se précise avant le point de non-retour de la crise

Le sens de la crise se précise avant le point de non-retour de la crise 10 mai 2006 Une observation dans le texte de l’ancien conseiller de Robin Cook, David Clark, le 8 mai dans The Guardian, résume la course prise désormais par la crise iranienne (cette observation soulignée en gras): Blair « may think it clever strategy to put pressure on Tehran by keeping all options open, but the Iranians are not the only ones who need deterring. » Malgré les apparence ou bien en dépit des affrontements de conception, la tendance fondamentale de la crise, ce que nous désignerions comme son courant profond,… Le sens de la crise se précise avant le point de non-retour de la crise

… Et les politiques prennent leurs distances

Le complément de l’hypothèse envisagée ci-dessus sur une réévaluation de l’engagement stratégique britannique pro-américain, c’est la position des dirigeants politiques. D’une façon générale, on ne surprendra personne en observant que Tony Blair reste un partisan passionné de l’engagement inconditionnel derrière les USA. Mais Tony Blair est de plus en plus isolé et son influence est en déclin. Tony Blair doit quitter son poste avant la fin de la législature et il a cru habile de ne pas préciser quand. Au lieu de renforcer son pouvoir en prolongeant sa perspective de Premier ministre, l’idée l’a affaibli en réduisant justement cette perspective. Irrémédiablement lié au désastre irakien,… … Et les politiques prennent leurs distances

La globalisation agonise : cela va faire du bruit

La globalisation agonise : cela va faire du bruit 20 avril 2006 Nous signalons aujourd’hui, dans notre Bloc-Notes, deux articles qui nous offrent l’exemple parfait d’une contradiction historique qui a valeur exemplative et pédagogique pour un des événements les plus pressants de notre temps. (Importance essentielle de l’Histoire et de ses leçons, et des erreurs répétées, on le comprend.) Si c’est un débat (la cause de la Grande Dépression) qui semblerait à première vue appartenir au passé, à l’Histoire, il apparaît très vite qu’il nous conduit à l’essentiel. La conclusion des auteurs (Niall Ferguson et Thomas Falley), revenus à notre époque à la lumière des… La globalisation agonise : cela va faire du bruit