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crisique

L’Arabe et la quincaillerie discursive occidentale

L’Arabe et la quincaillerie discursive occidentale Les peuples arabes ont été très patients, ils ont bouillonné de colère depuis des décennies. Depuis leur libération formelle du joug colonial, leur mode démographique avec une majorité de moins de vingt cinq ans, présenté comme un handicap et un critère de sous-développement par la science politique occidentale se révèle leur chance pour initier leurs révolutions. Ils disposent de leur colère, de leur imagination et de leur formidable optimisme juvénile pour envisager dans la réalité les transformations politiques et sociales que des gouvernements vassaux à l’Empire ne pouvaient et ne peuvent accomplir. La revue The Economist a procédé à… L’Arabe et la quincaillerie discursive occidentale

L’Europe exclue de l’Histoire, – comme les autres

L’Europe exclue de l’Histoire, comme les autres 1er mars 2011 Commençons d’abord ce récit par un contre pied, puisqu’il s’agit de citer une éblouissante analyse d’un Européen, Britannique, certes, conservateur original, mais en l’occurrence plus européen qu’une brochette de commissaires européens, de Président français (Sarko et ses clones), de ministres en exercice pour se faire pardonner leurs vacances et d’intellectuels Rive Gauche en poste de vigilance contre le racisme et la terreur. Ce Britannique est David Oborne, qui uvre notamment au Daily Telegraph et signe une chronique intitulée «How will America handle the fall of its Middle East empire?», ce 24 février 2011. Appréciez la… L’Europe exclue de l’Histoire, – comme les autres

L’esprit du Caire et de Madison

L’esprit du Caire et de Madison Nous tentons de montrer par ailleurs combien l’interprétation des événements en cours (l’enchaînement crisique entamé en Tunisie) est fondamentale pour l’évolution de la situation. L’enjeu est bien la mise en cause générale du Système, contre laquelle s’opposent les tentatives réductionnistes. L’assimilation ou non des événements de Madison à ceux du Maghreb et du Moyen-Orient joue un rôle essentiel dans ce processus, pour la mise en cause du système s’il ya assimilation, pour son dédouanement s’il n’y en a pas. Tom Engelhardt, sur son site TomDispatch, ne cesse d’argumenter pour justifier cette intégration fondamentale de Madison et du Caire en… L’esprit du Caire et de Madison

La “chaîne crisique” et la faim réductionniste

Pourquoi cette série de crise dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, pourquoi cette chaîne crisique ? Il y a eu le désir de démocratisation, explication en vogue parmi les dirigeants occidentalistes- américanistes, ou bien encore, selon les termes plus fleuris de l’homme d’affaire jordanien Luay Abu-Ghazaleh, la volonté des peuples. (Luay Abu-Ghazaleh entend par cette explication que personne ne pourra repousser fondamentalement tant elle est vague et consensuelle, réduire d’autant le rôle d’Internet, Facebook, Tweeter et le reste, dont il juge qu’il a été surestimé.) Une nouvelle explication acquiert droit de cité avec le texte de Peter Popham, dans The Independent du 27… La “chaîne crisique” et la faim réductionniste

Les USA et le grand trouble

Les USA ont connu, samedi, une grande journée de protestation qui ferait penser superficiellement (la chose est différente et plus complexe) à une atmosphère de lutte des classes, avec des manifestations dans de nombreuses villes du pays. L’événement inspirateur de ce mouvement, c’est le Wisconsin et sa capitale Madison, qui sont aujourd’hui le centre moteur des troubles qui agitent les USA sur l’idée de la défense des syndicats des services publics, et des dépenses publiques. C’est effectivement à Madison qu’a eu lieu la plus grande manifestation de cette journée, la plus importante (100.000 personnes) dans cette ville depuis les manifestations du temps de la guerre… Les USA et le grand trouble

Le Système, Internet et dedefensa.org

Le Système, Internet et dedefensa.org 27 février 2011 — Disons que c’est à la fois d’un œil intéressé et d’une plume éventuellement inspirée, ou que nous avons espéré inspirée, que nous avons conçu le projet d’écrire ce commentaire en forme de réflexion, ou cette réflexion en forme de commentaire, à partir d’une récente chronique de Justin Raimondo, d’Antiwar.com, le 15 février 2011. Notre intervention concerne aussi bien le statut des sites d’opinion et d’engagement politique sur Internet (disons les sites « activistes »), leurs moyens de subsistance, le sort en plein débat et en pleine évolution de dedefensa.org, etc., que les mécanismes et les attitudes psychologiques du… Le Système, Internet et dedefensa.org

Internet, la crise du Système et nous (dedefensa.org)

Internet, la crise du Système et nous (dedefensa.org) 27 février 2011 Disons que c’est à la fois d’un il intéressé et d’une plume éventuellement inspirée, ou que nous avons espéré inspirée, que nous avons conçu le projet d’écrire ce commentaire en forme de réflexion, ou cette réflexion en forme de commentaire, à partir d’une récente chronique de Justin Raimondo, d’Antiwar.com, le 15 février 2011. Notre intervention concerne aussi bien le statut des sites d’opinion et d’engagement politique sur Internet (disons les sites activistes), leurs moyens de subsistance, le sort en plein débat et en pleine évolution de dedefensa.org, etc., que les mécanismes et les attitudes… Internet, la crise du Système et nous (dedefensa.org)

En attendant l’Arabie…

Nous choisissons deux textes de commentaire sur la situation de ce que nous désignons comme la chaîne crisique, qui décrit la situation en Egypte, en Libye, au Moyen-Orient, la situation du cours du prix du pétrole, la situation de l’évaluation stratégique, la situation de la civilisation américaniste-occidentaliste, etc., tout cela en même temps. En effet, les événements ont, aujourd’hui, de cette densité-là… Le 23 février 2011, le New York Times a publié un article sur la situation stratégique au Moyen-Orient, principalement autour des positions respectives, perçues comme antagonistes, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite. La prospective est sombre, ce qualificatif employé en référence à la… En attendant l’Arabie…

De la “chaîne crisique” au “temps crisique”

De la « chaîne crisique » au « temps crisique » 24 février 2011 — Pour tenter de mieux comprendre l’évolution des événements, nous avons souvent recours à des concepts nouveaux, parfois avec usage de néologismes, qui permettent d’embrasser mieux les caractères essentiels de cette évolution. Nous avons commencé à employer de façon courante l’expression de « structure crisique » depuis 2009 (voir, par exemple, le 1er mai 2009, ou le 4 août 2009, ou le 14 juin 2010…). Il s’agissait d’embrasser une situation où les crises se déclenchaient, se développaient et se poursuivaient sans être résolues, chaque crise se poursuivant alors qu’un nouvelle éclatait et prenait sa place chronologique ;… De la “chaîne crisique” au “temps crisique”

Face à la réalité, le virtualisme négationniste

La réaction du monde américaniste-occidentaliste dans son sens le plus large face aux événements que nous qualifions d’enchaînement crisique, d’une dynamique de chaîne crisique, se résume à un refus forcené de la réalité par tous les moyens possibles. On voit déjà dans Ouverture libere de ce 23 février 2011 une description de cette réaction au cours d’un débat avec Marwan Bishara, de Aljazeera, et Noam Chomsky. D’autres éléments vont dans ce sens. La réaction israélienne officielle au passage du Canal de Suez par deux navires de guerre iraniens (une première depuis 1979). Cette réaction est décrite par divers articles, dont, par exemple, celui du Guardian… Face à la réalité, le virtualisme négationniste

L’Histoire accélère

L’Histoire accélère 1er février 2011 — « L’Histoire accélère » est une remarque banale, qui semble être employée dans le sens d’une image, pour marquer la précipitation d’événements importants. C’est le cas dans la période présente, essentiellement avec les affaires du monde arabo-musulman (Tunisie, Egypte), mais dans d’autres domaines certes, dans la logique dynamique d’une crise générale… Mais derrière la banalité apparente du propos, nous tiendrons que cette question est essentielle dans la mesure où sa réponse permet de mieux avancer l’appréciation qu’il faut avoir, et qu’on peut avoir, de la nature, de l’essence même de la période métahistorique que nous vivons. (Crise d’un régime ? Crise… L’Histoire accélère

Alors, cette crise, elle vient ?

Alors, cette crise, elle vient ? Finalement, le cirque assez morne G8-G20 aura servi à quelque chose. Il a servi à fixer un sentiment qui commence à s’installer, qui serait l’acte de décès de la tentative de redressement après l’épisode 2008-2009. Désormais, c’est l’attente de la prochaine phase ou la publication de bulletins-commentaires sur l’aggravation des choses. Signalons, par exemple, que les marchés sont au bord de l’abîme, selon le Guardian de ce 30 juin 2010, que nous entrons dans la troisième Dépression de l’histoire, selon Paul Krugman, le 27 juin 2010 Nous n’irons pas plus loin dans les indications techniques de la catastrophe dont… Alors, cette crise, elle vient ?

L’“entêtement afghan” et notre structure crisique

L’entêtement afghan et notre structure crisique 29 juin 2010 On voit par ailleurs, dans Ouverture libre de ce 29 juin 2010, des cas bien remarquables de ce que Arianna Huffington baptise the paradox of Afghanistan, ou paradoxe afghan, pour faire bref. Il consiste en gros à exposer toutes les raisons du monde pour lesquelles il ne faut pas faire quelque chose (la guerre en Afghanistan), en concluant que, par conséquent, il faut faire ce quelque chose (la guerre en Afghanistan). Le paradoxe afghan n’est pas un simple syllogisme (y compris celui qui répond à la logique mais n’a aucune réalité matérielle, qui devient sophisme lorsqu’il… L’“entêtement afghan” et notre structure crisique

La triple crise qui menace l’Amérique

La triple crise qui menace l’Amérique Trois occasions de sombrer menacent l’Amérique: l’Afghanistan, le geyser pétrolier du golfe du Mexique et une nouvelle crise des crédits hypothécaires. De l’avis de beaucoup de chroniqueurs politiques américains, Barack Obama, après avoir beaucoup flotté et fait douter de ses capacités de chef d’Etat, serait ces derniers jours sorti du triple piège qui le guettait. D’une part, il a réaffirmé sur le pouvoir militaire son autorité de commandant en chef, en démissionnant le Général Stanley McCrystal qui l’avait ouvertement défié. D’autre part, il a imposé à BP une contribution de 20 mds de dollars pour couvrir les dépenses liées… La triple crise qui menace l’Amérique

Le général qui en disait trop

Le général qui en disait trop 23 juin 2010 Le général McChrystal sera-t-il ou non démis de ses fonctions ? Question en suspens ce matin, à nos heures, alors que Washington sommeille, mais avec des chances d’un départ à situer autour de 90%-95%. Mais question accessoire, finalement, au regard de ce qu’il faut chercher comme signification à cette affaire, alors qu’il apparaît évident que McChrystal a voulu dire ce qu’il a dit, et que cela soit public. (Voir les déclarations de l’éditeur de Rolling Stones sur les conditions de l’interview, la relecture de l’article avant publication de McChrystal, sans qu’il y ait fait retirer une… Le général qui en disait trop

Centralité de la crise du JSF

Centralité de la crise du JSF 17 juin 2010 Où est passé le JSF ? Il va mal, merci, comme d’habitude Diverses nouvelles, ces derniers jours, sont venues renforcer d’une façon convaincante le dossier du programme, dans divers domaines qui contribuent à mettre en évidence sa diversité crisique florissante. Le programme JSF s’impose toujours davantage comme le rassembleur et le l’expression à la fois de de la crise générale que représente le fonctionnement normal du Pentagone (Moby Dick). Le programme JSF est désormais une structure crisique en lui-même, comme le Pentagone lui-même, mais il tend à affirmer sa centralité à cet égard. Au-delà des diverses… Centralité de la crise du JSF

Notes sur la dissolution du “pouvoir politique” (dde.crisis)

Notes sur la dissolution du « pouvoir politique » (dde.crisis) Nous poursuivons la formule inaugurée dans nos précédentes Notes d’analyse du 27 mai 2010, présentant une synthèse du numéro courant de dde.crisis. (Ce numéro de dde.crisis du 10 juin 2010.) Dans ce numéro, c’est la disparition du « pouvoir politique » en tant que tel, non par perte de ses moyens d’action mais par une sorte d’abdication volontaire, que nous tentons d’analyser. Nous répétons notre remarque introductive déjà publiée dans notre précédente présentation de notre Lettre d’Analyse dde.crisis, de nous en tenir aux grandes lignes du propos, sans en déflorer sa substance et ne pas léser les abonnés à… Notes sur la dissolution du “pouvoir politique” (dde.crisis)

L’“oil spill” s’étend au “special relationships

L’oil spill s’étend au special relationships 12 juin 2010 Depuis 24 heures, les relations entre les USA et le Royaume-Uni, un peu moins special relationships qu’à l’habitude, ont pris un tour un peu délicat. BP, soutenu par la sacro-sainte City, a lancé une offensive décidée auprès du gouvernement Cameron-Clegg pour avoir son soutien face aux attaques de plus en plus violentes contre lui aux USA, à cause de la catastrophe de la station Deepwater Horizon. Le oil spill progresse et se transforme en une catastrophe environnementale et économique majeure, peut-être la pire crise multiforme (mélangeant des domaines très différents à partir d’une catastrophe systémique issue… L’“oil spill” s’étend au “special relationships

La crise qui faisait tâche d’huile

La crise qui faisait tâche d’huile 8 juin 2010 La crise du oil spill, ou crise du Golfe (du Mexique) aux USA, prend un tour remarquable en s’élargissant et en s’approfondissant d’une part vers de nouvelles tensions qui brouillent la compréhension de la lutte contre ses causes, en paraissant paradoxalement évoluer d’autre part dans un sens où plus personne ne semble capable de dire quand elle sera terminée (quand la fuite sera colmatée) alors qu’on finirait par se demander si le fondement de la crise est réellement cette fuite de pétrole (oil spill) au fond du Golfe du Mexique. Dans ce sens, on dirait qu’il… La crise qui faisait tâche d’huile

BP versus les USA, – et le système en cause…

La situation du oil drill du Golfe du Mexique est dramatique dans ses implications directes sur l’environnement. Elle ne l’est pas moins, semble-t-il, ou ne le devient pas moins, dans ses implications politiques et structurelles pour le système en général. On parle ici, d’abord, de l’attitude de BP vis-à-vis des divers acteurs US, à commencer par l’administration Obama. Les rapports, comme l’explique le Guardian le 31 mai 2010, s’enveniment de diverses façons. «BP has challenged widespread scientific claims that vast plumes of oil are spreading underwater from its blown-out rig in the Gulf of Mexico. The denial comes as the oil giant prepares for a… BP versus les USA, – et le système en cause…

Le trou noir du Golfe

Le trou noir du Golfe 31 mai 2010 En quelques jours, tout semble s’être rassemblé pour former ce qu’ils nomment a perfect storm. L’expression désigne le rassemblement, autour d’un événement, des conditions qui font de cet événement quelque chose d’extraordinairement explosif, presque une crise parfaite Nous avons déjà souvent employé l’expression de perfect storm parce que notre temps n’est pas avare de cette sorte d’occurrence. Il semble qu’elle doive servir, à nouveau, pour caractériser la catastrophe de Deepwater Horizon. Enumérons quelques faits Voilà une catastrophe qui dure depuis bientôt six semaines, qui est une catastrophe dès l’origine et qui, pourtant, s’est déroulée pendant un bon… Le trou noir du Golfe

BP, le bordel washingtonien et les Etats de l’Union

Le système toujours au top de sa forme, comme on dit en langage fun Donc, rengaine, une fois de plus, la gigantesque machinerie washingtonienne montre sa totale incompétence. Ainsi s’exclament les Etats de l’Union touchés par la catastrophe pétrolière de la station Deepwater Horizon BP/Golfe du Mexique. Il faut lire dans le Times de ce 25 mai 2010 les bruits et les exclamations de la révolte des autorités des Etats touchés par la catastrophe contre l’immobilisme de Washington et de ses gigantesques moyens d’hyperpuissance. «Fury over the handling of the BP oil disaster intensified yesterday as state officials challenged federal authorities, accusing them of bureaucratic… BP, le bordel washingtonien et les Etats de l’Union

Leur crise de “phase” en “phase”, de pire en pire

Leur crise de phase en phase, de pire en pire 21 avril 2010 C’est presque comme un communiqué officiel d’une des grandes autorités de la global governance au service du mégasystème qui conduit notre destin. Cela se dirait ainsi: On annonce de source officielle que la deuxième phase de la crise, section finance, est ouverte. Ainsi, plutôt que se perdre dans les considérations techniques chères aux économistes et aux financiers, devrait-on interpréter politiquement le rapport biannuel du FMI publié mardi. En bref, la crise-section finance passe des banques aux gouvernements, de la puissance privée à la puissance publique. Quelques mots de la nouvelle, sans aucune… Leur crise de “phase” en “phase”, de pire en pire

A Doubaï, les zombies s’en foutent

La crise, ils ne connaissent pas, ils ne veulent pas connaître, ils ont consigne générale et intérieure (aux individus) de ne pas connaître. Ainsi en est-il de la situation à Doubaï, après le coup de tonnerre de l’annonce, les 26 et 27 novembre 2009, des ennuis financiers de l’émirat qui est la vitrine postmoderniste du monde de demain. (Doubaï est-il l’image de ce que les neocons auraient voulu faire de l’Irak?) Cette atmosphère à Doubaï est décrite par Conor Purcell, qui réside à Doubaï, dans The Independent du 28 novembre 2009. Quelques extraits «It was all supposed to be so different. Next week, on UAE… A Doubaï, les zombies s’en foutent