Trump est décisif ; bouffe mais décisif…
27 avril 2026 à 20H15 – On a dit tant de choses de lui, sur lui, à propos de lui, etc., alors que peut-on dire de plus ? Et pourtant, on peut.
En préambule je dirais une chose : je crois fortement au concept de la “théorie des Deux Corps du Roi” (de Kantorowicz) ; – par concept, j’entends la théorie telle que je la perçois selon mes propres conceptions, l’idée en elle-même étant assez brillante et inspiratrice. Ma conception est alors, en gros, qu’il y a un roi terrestre, mortel, avec des défauts, et des faiblesses mais aussi ses vertus, qui meurt de toutes les façons, dont on peut se débarrasser selon les nécessités et les complots ; et puis le corps transcendant, celui qui survit à toutes les morts parce qu’il porte la fonction inaliénable, d’origine divine pour les rois et d’origine populaire pour les autres, donc aussi valable mais plus incertaine (l’onction populaire…) pour nos plus grandes nations qui affirment et réaffirment leur souveraineté. Aux USA, il y a le premier corps, un président, bon-mauvais, plus ou moins crapuleux, un peu ou très-très corrompu, qui est élu ou réélu tous les quatre ans ; et la fonction, aussi indestructible pour les USA que la Constitution des USA, chose sacrée pour eux s’il en est.
Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le “Deuxième Corps”, l’immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d’une religion hyper-moderniste instituée par l’acte fondateur de la création des États-Unis d’Amérique (1776-1787). C’est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C’est pour cette raison que “Trump est décisif ; bouffe mais décisif…”
(Suite)