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RapSit-USA2026 :Le Fou avec sa Bombe

• Chronique d’une évolution où la fatalité tient une place de plus en plus grande. • Le président Trump, avec tous ses étranges caractères, n’est pas un ‘loser : la chose n’est pas négociable. • N’est pas négociable non plus l’évidence que l’Iran a mis en déroute l’expédition extraordinaire envoyée par Trump pour mater ce pays, ce qui fait de Trump un ‘loser’.• Comment négocier deux choses qui ne sont pas négociables ? • C’est là, après tout, que l’avenir se colore de ces nuances nucléaires dont on parle beaucoup actuellement.

Dialogues entre monde et outre-monde

14 août 2026 (17H30) – Nous abordons un problème qui, s’il est lié à l’antagonisme entre la Russie et ce que nous nommons et qualifions pour les meilleures raisons du monde l’Occident-compulsif, est en vérité un problème universel d’une gravité sans aucun précédent. Le qualificatif de “compulsif” a d’ailleurs un rôle éminent à jouer et il est dans ce cas un indicateur sérieux du “problème universel” qui est lié à des troubles également sérieux, diagnostiqués graves à très graves, affectant les capacités mentales, la perception, le force cognitive, l’interprétation psychologique, etc.

(IA) « Le terme compulsif “désigne ce qui provient d'une compulsion, c'est-à-dire une envie irrationnelle d'agir malgré soi” (par exemple dans le Trouble Obsessionnel Compulsif ou TOC). » 

« Dans le langage courant, il décrit une habitude ou une manie automatique et excessive qu'une personne a du mal à s'empêcher de répéter, comme l'achat compulsif ou le grignotage compulsif. »

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… Et le Soleil éclipsa l’ombre

• Une reprise du fameux mythe de la Caverne de Platon transposé à notre situation présente. • On croirait que Platon l’a conçu exactement pour notre époque et ainsi mérite-t-il un Prix Nobel (du Mythe, par exemple).

Perspective d’un regroupement universel

• Une argumentation pour un regroupement d’une résistance mondiale au Système. • La suggestion vient d’Iran et efface toutes les différences, jérémiades et désaccords historiques et autres pour rejoindre l’essentiel.

L’attente paralysée

• Description de la situation à Washington D.C. en fonction de la guerre en Iran et de la proximité des élections de novembre. • Les difficultés pour Trump de se débarrasser de ce terrible handicap font augurer de grandes difficultés pour lui et ses partisans. • Une défaite républicaine majeure, signifiant la paralysie de la présidence Trump, est désormais possible  sinon probable. • Même dans le cas d'une défaite républicaine subsiste la question de savoir comment terminer cette guerre sans une totale humiliation de l''Empire' ?

Une volonté en décomposition tectonique

•  Il s’agit de l’avenir incertain sinon catastrophique de ce qu’ils nomment de l’expression pompeuse et fièrement européenne de “coalition des volontaires”. • Elle est à court de ‘leaders’ (!) et elle court derrière un impossible rêve.

L’art de tomber dans ses propres pièges

2 août 2026 (15H45) – On dit, — mais que ne dit-on pas ! — que Trump prépare un formidable best-seller pour saluer l’écrasante victoire des trumpistes aux élections de novembre prochain. Une source incontestable par la clarté de l’eau qu’elle dispense nous a soufflé le titre— à moi personnellement : ‘The Art of the Self-Made Traps’. Toute l’expérience de ses deux formidables premières années de son formidable deuxième mandat y sera exposée.

Le présidents des pièges pour soi-même, ainsi, — sous ce surnom ou sur ce sousnom, — l’histoire retiendra-t-elle cette présidence. Tout le monde est d’accord là-dessus : Trump est fichu, en bon pervers-narcissique poussé à l’extrême de ses capacités du domaine, — et l’Iran est vraiment un exemple excellent. Alastair Crooke, par exemple :

« Je pense qu'au bout du compte sur le plan militaire, les États-Unis sont vaincus. Ils peuvent faire ce que nous avons vu hier soir, mais fondamentalement, ils n'ont pas les moyens d'obtenir le genre de changement d'attitude en Iran que Trump recherche.

» Et cela frustre profondément Trump. Ça le met très en colère. Comme vous l'avez dit, il y a probablement eu une réunion assez tendue avec son équipe parce qu'il est frustré qu'il y ait pas de solution.

» Mais je pense que enfin, disons les choses ainsi, voilà où on en est. Il y a des choses à faire, il y a des options mais aucune ne fonctionne vraiment… »

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Moscou (quel Moscou ?) et les “faveurs de MAGA”

• Un texte d’un brillant commentateur russe sur la situation politique intérieure US, avec Trump et son ensorceleuse Laura Loomer porteuse de tant d’envoûtements douteux. • Les Russes le comprennent-ils ?

Dans l’attente du sens de l’absence de sens

• Qu’on se rassure, il n’est pas question de tenter de vous expliquer ce qui est pour l’instant totalement inexplicable, même, — et surtout, surtout, — par les experts. • Nous procédons selon une méthode qui nous est coutumière, proche de l’inconnaissance, cette vieille connaissance. • Nous usons des observations de nos amis C&M, vous savez, Christoforou-Mercouris. • Nous ramassons quelques morceaux épars d’absence de sens et proclamons triomphalement : là est le sens des choses !

Lady G‘ et la Guerre Civile type-Epstein

Il y a une suprême course de vitesse, entre la catastrophique possibilité d’une guerre nucléaire et la possibilité grandissante d’une guerre civile aux USA. • Sans fausse honte, on préfèrerait la guerre civile. • Un événement est venu, le 13 juillet, tout bouleverser sur les deux théâtres d’opération : la mort de Lindsay Graham, Lady G’ pour les amis. • Événement important pour l’Ukraine, et peut-être encore plus pour la situation interne US, où pourrait naître une forme imprévue de Guerre Civile (type-2.0).

Entre rien et un peu moins

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre exactement ce qui s’était passé lors du dernier sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie. Ce qui avait rendu la tâche artificiellement difficile, c’était cette hypothèse erronée de départ : qu’il s’était passé quelque chose là-bas. En réalité, ce sommet n’a porté sur absolument rien.

La plupart des commentateurs et des analystes se sont concentrés sur les propos tenus par Donald Trump lors de la réunion, mais ce qu’ils ont négligé de remarquer, c’est que les déclarations publiques de Trump n’ont plus aucune signification. Qu’il parle d’annexer le Groenland ou le Canada, de détruire l’Iran ou de toute autre déclaration de ce genre, ce ne sont que des paroles en l’air. Il continue d’utiliser ces fanfaronnades pour influencer les marchés, dans le but de gagner un peu d’argent grâce au day trading. Par exemple, il semblait croire avoir trouvé la clé du succès en matière de spéculation en menant des « guerres de week-end » : négocier le vendredi avant la clôture, bombarder l’Iran pendant le week-end, puis négocier à nouveau le lundi. Mais même les algorithmes de marché les plus rudimentaires semblent désormais avoir compris son manège. Que va-t-il encore inventer ?

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Anatomie de la multipolarité

• Dans une analyse longue et précise, sans aucune tentation d’abstraction et conception intellectuelle théorique, voici une  description anatomique d’un phénomène en formation d’ores et déjà adapté à notre situation. L’ennemi juré du Système,— l'ennemi du Mal.

Il ne reste plus que la guerre

Puisque la diplomatie, au sens où l’entend l’Occident, a dégénéré en un échange d’insultes et en un processus laborieux de négociation d’accords que personne n’a jamais l’intention de respecter, il ne reste plus que la guerre. Ou peut-être que le pluriel — les guerres — est plus approprié, puisqu’il y en a plusieurs qui se déroulent simultanément. Dans chaque cas, il y a un champ de bataille, des actions militaires sont menées (ou en cours de préparation) et il y a, inévitablement, une issue finale. Les motivations de ces conflits vont de l’illusion pure et simple à l’opportunisme politique, en passant par les impératifs idéologiques et les exigences de la survie nationale.

On a déjà beaucoup parlé et écrit sur la mort de la diplomatie en Occident, mais un échange récent est tout simplement trop parfait pour être ignoré. Lorsque les Russes ont fait remarquer que les Américains avaient renié les accords conclus lors du sommet Poutine-Trump à Anchorage, en Alaska, le 15 août 2025, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rétorqué qu’il ne s’agissait pas d’accords, mais simplement de propositions. Or, il s’avère que ce sont les Américains qui ont proposé ces solutions et les Russes qui les ont acceptées. Ainsi, les Américains ont formulé des propositions auxquelles ils n’ont eux-mêmes pas donné leur accord. À quoi cela pourrait-il bien servir d’essayer de conclure un accord de paix avec de telles personnes ? Cela ne sert à rien, et il ne reste donc plus que la guerre.

Bien que l’on pense généralement que le but de la guerre est la victoire — et c’est le plus souvent l’objectif déclaré de toute guerre, afin de préserver le moral des troupes et de conserver le soutien de la population qui la finance —, il arrive tout aussi souvent que le but soit la poursuite perpétuelle du conflit. La Guerre froide constitue un excellent exemple d’un tel conflit perpétuel. On peut soutenir qu’il ne s’agissait pas véritablement d’une guerre, car elle n’a jamais été menée ; on peut également affirmer qu’elle a été menée de manière plus ou moins continue. La Guerre froide s’est déroulée à travers des dizaines de conflits régionaux, grands et petits. Au cas où vous auriez besoin d’un petit rappel, en voici un bref résumé :

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Découverte de la multipolarité

25 juin 2026 (05H00) — Il existe des mots qui paraisse naître, ou qui dans tous les cas “apparaissent” à cause de l’emploi soudain considérable qu’on en fait. Des mots qui paraissent tout à fait nouveau et qui ne le sont certainement pas, dans tous les cas dont on ne réclamait pas l’usage. Avec le rythme et les moyens de la communication, l’effet de mode et le goût de la moutonnerie plutôt que la compréhension, vous imaginez la vitesse et la massification de l’épidémie. C’est le cas des deux terribles frères “ennemis jusqu’à la mort”,  la multipolarité et l’unipolarité ; on ne peut parler d’eux qu’à partir de la phrase « l’unipolarité face à la multipolarité. »

Sur ce cas, je dirais que l’unipolarité avait éventuellement et épisodiquement arrêté mon attention, en raison de sa proximité voire sa similitude avec des notions telles que “globalisation” et “puissance expansionniste US”. Par contre, la multipolarité m’intéressait beaucoup moins comme concept majeur. Je voyais la chose comme une réaction défensive contre l’unipolarité, comme une formule encgolant les diverses pays et puissances s’opposant à l’unipolarité : un concept de réaction presque naturel, soit quelque chose de secondaire par rapport à l’unipolarité, c’est-à-dire sans réelle essence propre.

On notera avec attention que je n’émets aucun jugement de valeur, d’engagement, ni rien de cette sorte dans ces  remarques, mais bien une explication de ma perception de l’évolution de la situation générale au travers du sens des mots créateurs de situations fondamentales, — surtout des mots existants soudain devenus essentiels ou des mots antiques remis à jour dans une situation leur redonnant leurs valeurs éternelles. Je comprenais parfaitement les prises de position d’un Douguine, apôtre de la multipolarité, et cette fois dans le sens de l’engagement et du soutien affirmés, droit et vent debout contre l’unipolarité (What else ?), mais je la voyais comme une réaction typiquement russe, avec toutes les vertus russes en action, et là aussi dans une volonté d’affrontement de l’Occident (de l’unipolarité) à la suite de son “agression civilisationnelle”. Si l’on veut, je faisais de la multipolarité un choix tactique chaleureux tandis que je considérais l’unipolarité comme une entité stratégique évidemment maléfique sinon satanique, dont je ne savais que faire du point de vue de la perception dans le classement de mes divers concepts et conceptions dans mes analyses des événements en-cours ; un concept écrasant, dominant l’affrontement de la GrandeCrise,

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L’oeil russe sur la Pologne

• Andrew Korybko n’hésite pas : il se tourne vers la direction russe et lui dit : faites le nécessaires pour vous réconcilier avec la Pologne. • En effet, la rupture entre la Pologne et la Russie fait beaucoup de bruit. • La décision du président polonais de retirer la plus haute distinction polonaise à l’Ukraine est ponctuée de stupéfaction ; « Les commentaires sur la Pologne sous la publication de Zelenski sont effrayants. La haine que certains Ukrainiens vouent à la Pologne est sidérante. On dirait qu'ils nous haïssent plus encore que les Russes. »

Le terminus unipolaire

J’interromps notre programmation habituelle pour vous annoncer une bonne nouvelle : lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui s’est achevé hier, Vladimir Poutine a fait une annonce importante — aussi importante que celle qu’il avait faite lors de la Conférence sur la sécurité de Munich il y a près de deux décennies, en 2007.

Lors de cette conférence à Munich, Poutine avait essentiellement déclaré ce qui suit :

1.   Le système de sécurité internationale alors en vigueur avait fait son temps ;

2.   Le droit international était en train d’être remplacé par un recours à la force de moins en moins efficace ;

3.   Le modèle unipolaire, où toutes les décisions sont dictées par un seul pays (les États-Unis), est dangereux, injuste et voué à l’échec.

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Le fracassement inéluctable du rêve

• Dans son texte, Alastair Crooke s’appuie sur diverses interventions pour décrire l’actuelle dynamique irrésistible de la GrandeCrise. • Thème général structurant cette réflexion, l’irrésistible effondrement de l’Amérique.

Du JSF au F-35 : ‘Apocalypse Fast

• Du neuf avec le F-35 ? • Le vrai est que l’on ne s’ennuie jamais avec le F-35, anciennement et fameusement JSF. • Le pire n’est pas ses étranges exploits contre l’Iran, où il lui faut d’abord vaincre la chaleur avant de songer à la guerre, ni le dernier rapport du GAO qui continue à l’accabler de boulets rouges, mais l’entêtement étrange mis à en poursuivre la production. • Le fait est que le F-35 est pour le Pentagone, comme l’Iran pour le Pentagone. • Sparadrap misérable et collant entraînant le technologisme dans sa chute, avec ricanements de l’IA.

C&M rabroue durement Poutine

• On n’entend pas souvent le duo fameux Christoforou-Mercouris  (C&M) de’TheDuran’ développer une critique importante contre la stratégie des Russes et de Poutine.• |Le duo C&M reproche à Poutine de mener une guerre de l »information pitoyable, laissant dire sans trop les contrer les déformations et les simulacres zelenkisto-occidentalistes sur la situation en Ukraine. • C&M n’ont pas tort. • D’autre part, peut-être les Russes ont-ils un peu raison, avec l’une ou l’autre idées derrière la tête. • C’est à voir et il est possibleque nous verrons bien..

Abracadabrantesque imbroglio jusqu’au terme

• Une autre appréciation, cette fois d’un homme de très grande qualité, à la grande finesse psychologique. • Alastair Crooke envisage la rencontre entre Trump et Xi sous l’angle de l’évident effondrement de la puissance américaniste, homme de plus en plus seul (quand on est allié et prisonnier d’Israël, on est seul), homme de plus en plus errant dans sa folie. • Le sort du monde confié successivement, par droit d’effondrement des USA, à deux présidents impotents et tout entiers emportés par la démence sénile,,. • La messe est dite et redite.

Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)

Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)

Je commence par une très courte anecdote dont je ne garantis pas l’authenticité mais qui mérite le label ‘Si non e vero, e ben trovato’ :

« Quelqu’un, – nom non-certifié, – croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit :

— Quoi de neuf aujourd’hui ?

— Molière. »

Aujourd’hui, c’est une époque non-certifiée réelle mais de cette sorte, l’ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplacée par une incroyable naïveté de se croire sérieusement ce qu’elle prétend être. (Je me demande ce que ferais, dirais, écrirais, jouerais Guitry aujourd’hui ? En plus, imaginez l’embrouille : né en 1879 à Saint-Petersbourg où son père tint pendant un an la scène du ‘Théâtre Français’ de la capitale, Sacha était le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry !)

(Suite)

Les pièges du langage décadent

• Constantin von Hoffmeister, commentateur politique et culturel allemand, auteur du ‘Destin de l'Amérique blanche’ et directeur de Multipolar Press, est un grand admirateur de Douguine. • Ïl prend ici la défense du philosophe russe, stupidement accusé de racisme antiblanc. • Le plaidoyer de Hoffmeister est essentiellement une mise en accusation de ;la modernité et du libéralisme, toutes choses initiées par les “Blancs” emportés par l’hubris de la décadence. • Il est vrai qu’il faudrait réapprendre à écrire et à lire, d’un même élan.