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Entre rien et un peu moins

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre exactement ce qui s’était passé lors du dernier sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie. Ce qui avait rendu la tâche artificiellement difficile, c’était cette hypothèse erronée de départ : qu’il s’était passé quelque chose là-bas. En réalité, ce sommet n’a porté sur absolument rien.

La plupart des commentateurs et des analystes se sont concentrés sur les propos tenus par Donald Trump lors de la réunion, mais ce qu’ils ont négligé de remarquer, c’est que les déclarations publiques de Trump n’ont plus aucune signification. Qu’il parle d’annexer le Groenland ou le Canada, de détruire l’Iran ou de toute autre déclaration de ce genre, ce ne sont que des paroles en l’air. Il continue d’utiliser ces fanfaronnades pour influencer les marchés, dans le but de gagner un peu d’argent grâce au day trading. Par exemple, il semblait croire avoir trouvé la clé du succès en matière de spéculation en menant des « guerres de week-end » : négocier le vendredi avant la clôture, bombarder l’Iran pendant le week-end, puis négocier à nouveau le lundi. Mais même les algorithmes de marché les plus rudimentaires semblent désormais avoir compris son manège. Que va-t-il encore inventer ?

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Anatomie de la multipolarité

• Dans une analyse longue et précise, sans aucune tentation d’abstraction et conception intellectuelle théorique, voici une  description anatomique d’un phénomène en formation d’ores et déjà adapté à notre situation. L’ennemi juré du Système,— l'ennemi du Mal.

Il ne reste plus que la guerre

Puisque la diplomatie, au sens où l’entend l’Occident, a dégénéré en un échange d’insultes et en un processus laborieux de négociation d’accords que personne n’a jamais l’intention de respecter, il ne reste plus que la guerre. Ou peut-être que le pluriel — les guerres — est plus approprié, puisqu’il y en a plusieurs qui se déroulent simultanément. Dans chaque cas, il y a un champ de bataille, des actions militaires sont menées (ou en cours de préparation) et il y a, inévitablement, une issue finale. Les motivations de ces conflits vont de l’illusion pure et simple à l’opportunisme politique, en passant par les impératifs idéologiques et les exigences de la survie nationale.

On a déjà beaucoup parlé et écrit sur la mort de la diplomatie en Occident, mais un échange récent est tout simplement trop parfait pour être ignoré. Lorsque les Russes ont fait remarquer que les Américains avaient renié les accords conclus lors du sommet Poutine-Trump à Anchorage, en Alaska, le 15 août 2025, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rétorqué qu’il ne s’agissait pas d’accords, mais simplement de propositions. Or, il s’avère que ce sont les Américains qui ont proposé ces solutions et les Russes qui les ont acceptées. Ainsi, les Américains ont formulé des propositions auxquelles ils n’ont eux-mêmes pas donné leur accord. À quoi cela pourrait-il bien servir d’essayer de conclure un accord de paix avec de telles personnes ? Cela ne sert à rien, et il ne reste donc plus que la guerre.

Bien que l’on pense généralement que le but de la guerre est la victoire — et c’est le plus souvent l’objectif déclaré de toute guerre, afin de préserver le moral des troupes et de conserver le soutien de la population qui la finance —, il arrive tout aussi souvent que le but soit la poursuite perpétuelle du conflit. La Guerre froide constitue un excellent exemple d’un tel conflit perpétuel. On peut soutenir qu’il ne s’agissait pas véritablement d’une guerre, car elle n’a jamais été menée ; on peut également affirmer qu’elle a été menée de manière plus ou moins continue. La Guerre froide s’est déroulée à travers des dizaines de conflits régionaux, grands et petits. Au cas où vous auriez besoin d’un petit rappel, en voici un bref résumé :

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Découverte de la multipolarité

25 juin 2026 (05H00) — Il existe des mots qui paraisse naître, ou qui dans tous les cas “apparaissent” à cause de l’emploi soudain considérable qu’on en fait. Des mots qui paraissent tout à fait nouveau et qui ne le sont certainement pas, dans tous les cas dont on ne réclamait pas l’usage. Avec le rythme et les moyens de la communication, l’effet de mode et le goût de la moutonnerie plutôt que la compréhension, vous imaginez la vitesse et la massification de l’épidémie. C’est le cas des deux terribles frères “ennemis jusqu’à la mort”,  la multipolarité et l’unipolarité ; on ne peut parler d’eux qu’à partir de la phrase « l’unipolarité face à la multipolarité. »

Sur ce cas, je dirais que l’unipolarité avait éventuellement et épisodiquement arrêté mon attention, en raison de sa proximité voire sa similitude avec des notions telles que “globalisation” et “puissance expansionniste US”. Par contre, la multipolarité m’intéressait beaucoup moins comme concept majeur. Je voyais la chose comme une réaction défensive contre l’unipolarité, comme une formule encgolant les diverses pays et puissances s’opposant à l’unipolarité : un concept de réaction presque naturel, soit quelque chose de secondaire par rapport à l’unipolarité, c’est-à-dire sans réelle essence propre.

On notera avec attention que je n’émets aucun jugement de valeur, d’engagement, ni rien de cette sorte dans ces  remarques, mais bien une explication de ma perception de l’évolution de la situation générale au travers du sens des mots créateurs de situations fondamentales, — surtout des mots existants soudain devenus essentiels ou des mots antiques remis à jour dans une situation leur redonnant leurs valeurs éternelles. Je comprenais parfaitement les prises de position d’un Douguine, apôtre de la multipolarité, et cette fois dans le sens de l’engagement et du soutien affirmés, droit et vent debout contre l’unipolarité (What else ?), mais je la voyais comme une réaction typiquement russe, avec toutes les vertus russes en action, et là aussi dans une volonté d’affrontement de l’Occident (de l’unipolarité) à la suite de son “agression civilisationnelle”. Si l’on veut, je faisais de la multipolarité un choix tactique chaleureux tandis que je considérais l’unipolarité comme une entité stratégique évidemment maléfique sinon satanique, dont je ne savais que faire du point de vue de la perception dans le classement de mes divers concepts et conceptions dans mes analyses des événements en-cours ; un concept écrasant, dominant l’affrontement de la GrandeCrise,

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L’oeil russe sur la Pologne

• Andrew Korybko n’hésite pas : il se tourne vers la direction russe et lui dit : faites le nécessaires pour vous réconcilier avec la Pologne. • En effet, la rupture entre la Pologne et la Russie fait beaucoup de bruit. • La décision du président polonais de retirer la plus haute distinction polonaise à l’Ukraine est ponctuée de stupéfaction ; « Les commentaires sur la Pologne sous la publication de Zelenski sont effrayants. La haine que certains Ukrainiens vouent à la Pologne est sidérante. On dirait qu'ils nous haïssent plus encore que les Russes. »

Le terminus unipolaire

J’interromps notre programmation habituelle pour vous annoncer une bonne nouvelle : lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui s’est achevé hier, Vladimir Poutine a fait une annonce importante — aussi importante que celle qu’il avait faite lors de la Conférence sur la sécurité de Munich il y a près de deux décennies, en 2007.

Lors de cette conférence à Munich, Poutine avait essentiellement déclaré ce qui suit :

1.   Le système de sécurité internationale alors en vigueur avait fait son temps ;

2.   Le droit international était en train d’être remplacé par un recours à la force de moins en moins efficace ;

3.   Le modèle unipolaire, où toutes les décisions sont dictées par un seul pays (les États-Unis), est dangereux, injuste et voué à l’échec.

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Le fracassement inéluctable du rêve

• Dans son texte, Alastair Crooke s’appuie sur diverses interventions pour décrire l’actuelle dynamique irrésistible de la GrandeCrise. • Thème général structurant cette réflexion, l’irrésistible effondrement de l’Amérique.

Du JSF au F-35 : ‘Apocalypse Fast

• Du neuf avec le F-35 ? • Le vrai est que l’on ne s’ennuie jamais avec le F-35, anciennement et fameusement JSF. • Le pire n’est pas ses étranges exploits contre l’Iran, où il lui faut d’abord vaincre la chaleur avant de songer à la guerre, ni le dernier rapport du GAO qui continue à l’accabler de boulets rouges, mais l’entêtement étrange mis à en poursuivre la production. • Le fait est que le F-35 est pour le Pentagone, comme l’Iran pour le Pentagone. • Sparadrap misérable et collant entraînant le technologisme dans sa chute, avec ricanements de l’IA.

C&M rabroue durement Poutine

• On n’entend pas souvent le duo fameux Christoforou-Mercouris  (C&M) de’TheDuran’ développer une critique importante contre la stratégie des Russes et de Poutine.• |Le duo C&M reproche à Poutine de mener une guerre de l »information pitoyable, laissant dire sans trop les contrer les déformations et les simulacres zelenkisto-occidentalistes sur la situation en Ukraine. • C&M n’ont pas tort. • D’autre part, peut-être les Russes ont-ils un peu raison, avec l’une ou l’autre idées derrière la tête. • C’est à voir et il est possibleque nous verrons bien..

Abracadabrantesque imbroglio jusqu’au terme

• Une autre appréciation, cette fois d’un homme de très grande qualité, à la grande finesse psychologique. • Alastair Crooke envisage la rencontre entre Trump et Xi sous l’angle de l’évident effondrement de la puissance américaniste, homme de plus en plus seul (quand on est allié et prisonnier d’Israël, on est seul), homme de plus en plus errant dans sa folie. • Le sort du monde confié successivement, par droit d’effondrement des USA, à deux présidents impotents et tout entiers emportés par la démence sénile,,. • La messe est dite et redite.

Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)

Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)

Je commence par une très courte anecdote dont je ne garantis pas l’authenticité mais qui mérite le label ‘Si non e vero, e ben trovato’ :

« Quelqu’un, – nom non-certifié, – croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit :

— Quoi de neuf aujourd’hui ?

— Molière. »

Aujourd’hui, c’est une époque non-certifiée réelle mais de cette sorte, l’ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplacée par une incroyable naïveté de se croire sérieusement ce qu’elle prétend être. (Je me demande ce que ferais, dirais, écrirais, jouerais Guitry aujourd’hui ? En plus, imaginez l’embrouille : né en 1879 à Saint-Petersbourg où son père tint pendant un an la scène du ‘Théâtre Français’ de la capitale, Sacha était le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry !)

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Les pièges du langage décadent

• Constantin von Hoffmeister, commentateur politique et culturel allemand, auteur du ‘Destin de l'Amérique blanche’ et directeur de Multipolar Press, est un grand admirateur de Douguine. • Ïl prend ici la défense du philosophe russe, stupidement accusé de racisme antiblanc. • Le plaidoyer de Hoffmeister est essentiellement une mise en accusation de ;la modernité et du libéralisme, toutes choses initiées par les “Blancs” emportés par l’hubris de la décadence. • Il est vrai qu’il faudrait réapprendre à écrire et à lire, d’un même élan.

Le Diable et la vertu de l’inversion

5 mai 2026 (18H00) – Ce que j’observe, ce qu’on observe, ce que les dieux observent en ce moment, c’est que la réflexion est de plus en plus envahie par des concepts non-rationnels, souvent et finalement toujours négatifs pour ne rien risquer d’une réaction d’anathème, mais dont la source est nécessairement extérieure à la raison-seule, et au monde représenté par la raison-seule. Ainsi est-il de plus en plus souvent fait appel au diabolique dans toutes ses dimensions, – à commencer par le satanisme dont on prend bien garde de dire qu’il n’a rien à voir avec “le Diable”, créature extérieure à notre perception rationnelle-seule, mais dont on admet implicitement qu’elle est tout de même “extérieur à notre perception rationnelle”… Mais alors, avec quoi a-t-elle à voir ?

Aujourd’hui et dimanche, pour prendre le plus proche et le plus évident, nous avons exploré des textes farcis de références hors de notre rationalité, en lien avec des récits bibliques, symboliques, extra-humains, et concernant pourtant des événements qui ont lieu dans le champ de l’humain, de l’Homme de la Modernité lui-même. Dans ces développements, Epstein, qui y a évidemment sa place, est joliment nommé “le concierge du Diable” sans choquer personne.

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La diplomatie ou la vengeance ?

J’ai récemment fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis des années : j’ai emmené ma famille en voyage. Nous avons pris le train à Saint-Pétersbourg et, 34 heures plus tard, nous étions à Simferopol, en Crimée. Un car de tourisme nous a ensuite conduits à travers la chaîne de montagnes côtière jusqu’à Yalta, où nous avons passé une semaine entière à faire de la randonnée dans les montagnes et à visiter les palais royaux voisins qui avaient survécu intacts à la Seconde Guerre mondiale, avec tout leur mobilier et leurs aménagements paysagers, car les Allemands envahisseurs avaient d’abord voulu s’en emparer pour eux-mêmes, puis n’avaient pas eu le temps de les miner avant d’être chassés par l’Armée rouge.

C’est dans l’un de ces palais, à Livadia, que s’est tenue la conférence de Yalta d’après-guerre, réunissant Staline, Roosevelt et Churchill. Lors de cette conférence, de nombreux détails concernant l’Europe d’après-guerre ont été réglés et inscrits dans le droit international, permettant aux grandes puissances que sont les États-Unis et l’URSS de maintenir la paix pendant le reste du siècle. (Dieu seul sait pourquoi ce vieil ivrogne de Churchill a même été invité, puisque la Grande-Bretagne n’était plus une puissance mondiale à cette époque.)

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Glossaire.dde/IA : PhG vu par l’IA

• Une biographie de Philippe Grasset, le père naturel et biologique de toute la lignée ‘dedefensa’. • L’auteur, – l’ami Yves Mollard La Bruyère, voyez plus loin – de cette fausse escobarderie qui dit le vrai derrière les complots, a présenté ce travail comme suit : « Pensée, œuvre et trajectoire d'un dissident de la modernité – Essai analytique ». • Une fois de plus, PhG voudrait répéter sa position qui n’est en rien une évaluation de l’IA mais une appréciation de son travail. • On se répète en référence à des textes sur le sujet déjà publiés, et toujours répétés : « Nous résumons cette position par cette référence prise dans un extrait d’un texte de PhG qui sera [a été] cité dans la présentation :“PhG : face à l’IA ou en présence de l’IA ?”  – La réponse de PhG à la question initiale de ce dernier paragraphe est évidemment bien plus ’en présence de l’IA’ que ‘Face à l’IA”… »

Quo vadis, homo europeus ?

• En miroir de notre époque, les échos de la décadence. • Depuis le début du XXème siècle et l’identification par Sabina Spielrein, proche de Freud et de Jung, de la “pulsion de mort” existant dans l’instinct sexuel sous le nom de masochisme. • L’auteur de cet essai, A. Moncada, estime que ce caractère psychologique a conduit l’Europe et l’ homo europeus vers la décadence et l’autodestruction telles qu’on les observe  aujourd’hui. • Arnold Spengler et son 'Déclin de l'Occident' sont cités en référence comme prophétique et visionnaire.

Les nuances de l’Antéchrist-bouffe

• Il y a à peine un an, vous n’auriez pas cru que l’on puisse juger que le président Trump est l’Antéchrist ; aujourd’hui, oui. • A peine un petit correctif (notre lubie) : oui, mais alors “Antéchrist-bouffe” parce qu’avec Trump c’est inévitable. • Ainsi Kevin Barrett développe-t-il cette thèse très intéressante, et si dans l’air du temps avec l’ami-Bibi. • Mieux encore : Barrett se demande si les Américains, y compris lui-même, « Moi, cet antiTrump imbu de moi-même », – ne sont pas les responsables. • Étrange, inquiétante question… 

Un jour de la guerre contre l’Iran

• Un chroniqueur tient le journal de la guerre contre l’Iran depuis son début. • On présente ici son travail sur le 35ème jour, avec deux événements importants : l’attaque contre Silicon Valley et la révolte des généraux.

L’Iran face à la “géopolitique de la prophétie”

• Passionnante, fascinante interview d’Alexandre Douguine sur la guerre contre l’Iran. • Le philosophe russe aborde tous les aspects du conflit mais met surtout en évidence la “géopolitique de la prophétie”.