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“Désordre mou” et “révolte molle”

Désordre mou et révolte molle 2 septembre 2007 Peut-il se passer quelque chose d’important à Washington dans le comportement de certains chefs militaires en cas d’attaque de l’Iran par l’administration GW Bush, ou bien avant, ou bien après? Cette question est implicite, notamment, dans deux nouvelles de notre Bloc-Notes publiées le 31 août sur notre site : L’annonce d’une division telle entre les chefs militaires que ceux-ci refusent de présenter au président un strategic assesment commun de la situation en Irak. Il y a aura plusieurs versions. GW fera son choix. Cette parcellisation du rôle de conseiller du président de la direction militaire est une… “Désordre mou” et “révolte molle”

La guerre civile fait rage, — à Washington, pas à Bagdad

Qui commande ? Plus personne. GW Bush a fait du désordre qu’il a laissé s’instituer, ou qu’il n’a pu faire autrement que de laisser s’instituer, un facteur important sinon le facteur fondamental de la vie politique washingtonienne. Cela ne lui est pas désavantageux et peut-être l’a-t-il laissé s’instituer avec le secret et inconscient espoir qu’il en serait renforcé. C’est une réussite. Lui étant dans une position si isolée, ce désordre sert surtout à empêcher le regroupement d’une éventuelle opposition structurée. Sur le fond et même si le résultat est là, ce n’est pas à l’origine un calcul de sa part, c’est un aspect naturel du… La guerre civile fait rage, — à Washington, pas à Bagdad

L’USAF dans une situation désespérée, — ou comment l’abondance budgétaire crée la pénurie

La caractéristique essentielle du colossal budget du Pentagone (en principe $648 milliards pour 2008 avec les guerres extérieures sont incluses, mais «more than $680 billion», observe l’article cité sans autre explication) est qu’il ne semble qu’ajouter aux problèmes budgétaires des forces: plus l’argent coule à flot, plus les problèmes semblent insurmontables. Le cas de l’Air Force, exposé dans un texte de Defense News du 19 août est particulièrement illustratif de cette situation. Les énormes sommes injectées dans le circuit du Pentagone aboutissent donc à cette remarque qui débute l’article : «With a shortfall of some $100 billion over the coming six years, the U.S. Air… L’USAF dans une situation désespérée, — ou comment l’abondance budgétaire crée la pénurie

Business as usual : l’ordre dans le désordre, chapitre somalien sous direction US

On n’en finit pas, avec une lassitude fataliste, de comptabiliser les mêmes initiatives, les mêmes emballements, les mêmes certitudes, selon la même façon d’écraser le problème en lieu et place de le résoudre. Et le même résultat. Dernier chapitre en date : la Somalie. Il y a deux mois, les USA s’étaient enfin préoccupés du problème. Ils intervenaient. Ils cognaient. On avait tout compris. Ils amenaient un nouveau gouvernement, manufacturé en Ethiopie, qui allait rétablir un ordre décent, quasi-occidental, après avoir chassé les islamistes absolument impies. Autant en emportent les vents de sable. C’est un cas historique extraordinaire, cette volonté, cet entêtement presque surhumain à… Business as usual : l’ordre dans le désordre, chapitre somalien sous direction US

Le discours au marteau

Le discours au marteau 12 février 2007 — Sans aucun doute, les déclarations diverses de dirigeants russes de ces derniers jours, dont celles de Poutine naturellement, représentent une affirmation importante… De quoi au fait ? Les réponses conventionnelles, pour ne pas dire conformistes, venues de nos hommes politiques embarqués dans leur mission banale de réduction de tout propos de substance à ses marges, seraient de dire : affirmation de la puissance russe, de l’arrogance russe, du « pouvoir fort » russe. Passons outre à ces banalités conformistes qui encombrent les colonnes de notre presse MSM. Poutine n’a d’intérêt avec ce discours de Munich du 10 février que… Le discours au marteau

La limite du contrôle des choses

La limite du contrôle des choses 7 janvier 2007 Est-ce la pendaison de Saddam qui marque le nouveau rythme (le momentum)? Ou bien la prise du pouvoir officielle des démocrates au Congrès des Etats-Unis? Faut-il un nouveau rythme, d’ailleurs, et n’est-ce pas la pente naturelle des choses qui poursuivent leur processus de dégradation? De nouveau, l’on observe une convergence d’événements qui pourraient mener à ce que nous désignerions comme le chas de l’aiguille et qui peut être également qualifié de moment de vérité, c’est-à-dire, une possibilité de plus d’un moment de vérité, puisqu’il y en eut avant dans ces temps exceptionnels et exceptionnellement riches en… La limite du contrôle des choses

Le destin annoncé du rapport de l’ISG : l’accélérateur paradoxal du désordre washingtonien

Le rapport de l’Iraq Study Group (ISG) de James Baker est sans doute promis à un destin étrange. Composé comme un document parfait du consensus bipartisan habituel à l’establishment US quand les choses vont mal, il pourrait se révéler comme la pomme de discorde idéale, la référence même du désordre washingtonien. Ce serait alors le signe de la profondeur de la crise. Aujourd’hui, le désordre est si grand à Washington que les médecines éprouvées qu’on y applique pour résorber ce désordre, au contraire l’alimentent, l’accroissent. Le texte de Jim Lobe, le 8 décembre sur Antiwar.com, nous paraît excellent à cet égard. Il décrit implicitement cette… Le destin annoncé du rapport de l’ISG : l’accélérateur paradoxal du désordre washingtonien

Observation intéressée du Titanic en train de sombrer

Observation intéressée du Titanic en train de sombrer 19 novembre 2006 L’évolution politique de GW Bush, essentiellement sur l’Irak, est aujourd’hui devenue un mystère intéressant, un mystère très washingtonien, et, au bout du compte, un mystère cousu de fil blanc. Il est manifeste qu’il y a eu un virage serré de GW Bush aussitôt le résultat des élections connu. Mais ce virage fut-il voulu par le président ou lui fut-il imposé? La mise à pied de Rumsfeld et la nomination de Robert Gates jouent un rôle essentiel pour illustrer la réponse qu’on propose. L’interprétation apparaît aujourd’hui si assurée qu’on peut dire effectivement que le départ… Observation intéressée du Titanic en train de sombrer

Abracadabra… La Chine est la troisième superpuissance-partenaire

Abracadabra La Chine est la troisième superpuissance-partenaire 24 octobre 2006 Il y a une sorte de juvénile naïveté dans la présentation des trouvailles de la politique extérieure américaine, couronnée par l’irrésistible effet comique des commentaires des sources officielles US, sérieuses, pompeuses, très business-like, qui vous décrivent le nième changement majeur du monde moitié divine surprise, moitié fruit d’une planification lucide et audacieuse. Aujourd’hui, c’est la Chine. Elle est baptisée, dans une dépêche AFP du 22 octobre : «The Unexpected Star». Elle a, en effet, résolu, du moins temporairement, la crise nord-coréenne dans le sens que Washington tentait vainement d’imposer en faisant rentrer Kim dans le… Abracadabra… La Chine est la troisième superpuissance-partenaire

L’EXTRAORDINAIRE désordre américaniste

On possède une illustration assez édifiante du degré de désordre qu’a atteint le débat politique sur l’Irak à Washington avec l’article de Robert Scheer, A War on Intelligence, sur Truthdig.com du 26 septembre. Autant le texte de Scheer que les commentaires mis en ligne par les lecteurs doivent être lus. On y découvre toutes les critiques, tous les déchirements, toutes les contradictions que ce conflit cruel et absurde suscite, notamment chez ceux qui en font aujourd’hui la critique. Scheer aborde la question de la publication des conclusions de la NIE (National Intelligence Estimate) qui secoue Washington depuis quelques jours. Scheer critique GW Bush pour ne… L’EXTRAORDINAIRE désordre américaniste

L’efficace & mexicain “désordre légal” de AMLO

L’efficace & mexicain « désordre légal » de AMLO Le président mexicain sortant Vicente Fox devait présenter hier son discours sur l’Etat de la nation, normalement le dernier du genre avant sa succession. Mais succession par qui ? L’état de « désordre légal » où s’enfonce le Mexique après l’élection contestée du 2 juillet a été marqué par l’impossibilité pour Fox de parler. Au Congrès mexicain, où le discours a normalement lieu, une intervention de parlementaires de l’opposition sur l’estrade où devait parler le président a empêché la cérémonie. Selon Fortwayne.com et AP, aujourd’hui : « Vicente Fox was forced to forego the last state-of-the-nation address of his presidency… L’efficace & mexicain “désordre légal” de AMLO

La Nouvelle Orléans, comme l’Irak et l’Afghanistan

La Nouvelle Orléans, comme l’Irak et l’Afghanistan 20 août 2006 Un an après Katrina, il est frappant de constater combien le destin de La Nouvelle Orléans est parfaitement tracé selon le schéma destructeur et prédateur que le capitalisme américaniste porte au fond de lui-même. Les mêmes méthodes, les mêmes effets qu’en Irak et en Afghanistan ; la même destruction acharnée de ce qui est déjà détruit, achevant le travail de l’impréparation devant l’ouragan par une démarche de caricature morbide de reconstruction qui achève d’ôter son âme à la ville. Il y a là la confirmation qu’on se trouve devant un schéma général similaire. Le pillage… La Nouvelle Orléans, comme l’Irak et l’Afghanistan

Mexique : en route vers le désordre

Le recomptage partiel ordonné par la Cour Fédérale mexicaine ne donne rien de décisif, sinon des proclamations des côtés opposés de la confirmation de la cause de chacun. Il y a encore des délais (notamment le 31 août) pour d’autres décisions qui sont, par avance, controversées. Un court article de RAW Story donne une idée du désordre qui commence à s’étendre au Mexique, tant du point de vue des directions politiques que du point de vue de la situation dans les rues. Le président toujours en fonction Fox a annoncé qu’il allait prendre ses responsabilités (à la presse US, au New York Times, ce qui… Mexique : en route vers le désordre

La marche étrange des désordres planétaires

La marche étrange des désordres planétaires 11 août 2006 On dira qu’en événements et en tensions successives, août 2006 prend bien le chemin de valoir août 14 ou encore août 1939. Mais il y a des caractères qui rendent cetter période que nous vivons sans aucun équivazmlent historique. C’est de la création pure. L’accumulation des crises et des conflits, leur diversité, leur caractère insaisissable tant dans la réalité que dans l’interprétation des réalités concurrentes, rendent la situation à la fois subtilement et infiniment étrange, et extraordinairement et dérisoirement explosive. Ce qui distingue par contre août 2006 du reste, c’est bien le contraste radical des jugements… La marche étrange des désordres planétaires

Bienvenue dans notre monde néocon

Bienvenue dans notre monde néocon 23 juillet 2006 Voici une occurrence symbolique, mais opérationnelle également, des plus intéressantes. Alors que le monde virtualiste et médiatique occidental, sous l’influence de Washington DC que certains comparent à un établissement psychiatrique climatisé, résonne des glapissements néo-conservateurs, la réalité de l’avenir que nous offrent ces mêmes néo-conservateurs offre un spectacle très significatif. D’un côté, le désordre et la fureur, le sang et le feu des situations réelles, de l’autre, la sottise vaniteuse et arrogante des initiateurs et acteurs principaux du drame. Rarement, les situations opérationnelles auront coïncidé avec tant d’harmonie, si l’on peut dire, pour nous offrir l’enseignement de… Bienvenue dans notre monde néocon

L’Afghanistan vers la barbarie postmoderniste

L’Afghanistan vers la barbarie postmoderniste 30 mai 2006 — Les spécialistes militaires français parlent d’ »irakisation de l’Afghanistan ». Le néologisme est tentant, bien qu’il soit barbare. C’est effectivement de barbarie dont il est question, et nous savons bien de quelle barbarie nous parlons. Le colonel Ralph Peters, à qui il faut reconnaître le don de la prémonition ou bien s’agit-il de quelque chose qui est ancré profondément dans l’inconscient américaniste, la décrivait dans ce texte de 1997 que nous avions défini comme la vision d’un « barbare jubilant ». Ce n’est pas pour rien que Kaboul s’enflamme, hier, à la suite du comportement d’un convoi de soldats américains… L’Afghanistan vers la barbarie postmoderniste

Qui dirige la Grande République ?

Qui dirige la Grande République ? 8 mars 2006 Dans plusieurs domaines essentiels de la sécurité nationale, des signes puissants montrent à Washington un désordre complet et une fragmentation sans précédent du pouvoir. Répondent à ce phénomène une fragmentation des perceptions, voire une fragmentation des réalités selon les factions dans l’administration, les commentateurs extérieurs, le public lui-même. Au désordre de la situation en Irak correspond le désordre des évaluations dans l’administration ; au désordre de l’évolution budgétaire et structurelle du Pentagone répond le désordre des réactions au Congrès, qui garde le pouvoir de modifier complètement le budget de la défense. Ci-dessous, nous présentons les points… Qui dirige la Grande République ?

L’américanisme, un problème de civilisation

L’américanisme, un problème de civilisation En quelques mois, c’est non seulement la puissance américaine qui est mise en question dans l’affaire irakienne, c’est aussi le modèle de civilisation qu’offre, que propose, qu’impose même cette puissance. Les signes à cet égard sont de plus en plus évidents et de plus en plus pressants. Il s’agit moins d’être anti-américain, cette espèce d’horrible chose qui révulse tout intellectuel et moderniste bien né et déclenche en général une nausée inextinguible, que de constater le développement structurel d’une attitude intellectuelle beaucoup plus sérieuse : l’anti-américanisme (ou encore, l’hostilité à l’américanisme en tant que doctrine, et non l’hostilité aux Américains eux-mêmes,… L’américanisme, un problème de civilisation

Le triomphe tranquille des mollahs

Le triomphe tranquille des mollahs 17 avril 2003 De nombreux rapports et constats montrent combien le pouvoir religieux, essentiellement chiite, est en train de s’installer en Irak, dans le vide laissé par l’effondrement du régime de Saddam et favorisé par le désordre qui a suivi cet effondrement. On a déjà lu plusieurs textes à cet égard, notamment cet article de l’International Herald Tribune du 14 avril où des religieux chiites réclament le contrôle d’une fabrique d’armes. Les Britanniques sont les plus prompts à tirer des conclusions sur les conséquences potentielles de l’évolution actuelle de la situation en Irak. Ces événements représentent sans aucun doute des… Le triomphe tranquille des mollahs

Désordre à Washington, D.C.

Désordre à Washington, D.C. 11 mai 2002 — Le désordre au sein de l’administration GW atteint un paroxysme. Ce désordre concerne la politique au Moyen-Orient, où les deux factions, les ultra-durs, comme Cheney et Rumsfeld, et les modérés autour de Colin Powell s’affrontent férocement. Le point central de la crise est que le président, GW, est incapable d’imposer une ligne, n’ayant au reste à ce sujet aucune appréciation personnelle et allant d’impression en influence, et d’influence en impression. (On commence à mesurer les conséquences d’un système politique qui propulse au pouvoir une équipe dont la tête a été choisie pour sa capacité supposée de représentation… Désordre à Washington, D.C.