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Justin Kunstler face à Poutine

Justin Kunstler face à Poutine Il s’agit de deux remarquables commentateurs, sans aucun doute le plus souvent antiSystème selon nos conceptions, quoique de bords complètement opposés : Justin Raimondo est un libertarien isolationniste et conservateur de droite, James Edward Kunstler est un progressiste disons indépendant, proche de l’aile gauche du parti démocrate si le parti démocrate existait encore et s’il avait une « aile gauche ». Quoi qu’il en soit, les deux hommes usent de la même lucidité pour apprécier le traitement que « D.C.-la-folle », le DeepState, le Système, – appelez la chose comme vous voulez, – fait ou font subir aux Russes depuis quelques années, et particulièrement… Justin Kunstler face à Poutine

Notes sur l’antirussisme postmoderne, aux origines

Notes sur l’antirussisme postmoderne, aux origines 16 décembre 2017 – Des documents récemment déclassifiés et étudiés par deux chercheurs de la Brookings Institution viennent apporter une confirmation puissante de l’affirmation des Russes selon laquelle les pays de l’OTAN, et notamment les USA, n’ont pas tenu leur promesse de 1990-1991 de ne pas élargir l’OTAN au-delà des frontières de l’Allemagne réunifiée, en échange de l’accord de l’URSS (d’alors) d’accepter cette réunification. (Par traité signé à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’URSS avait le droit d’opposer son veto à une telle réunification : son acceptation constituait donc un geste politique d’une force considérable dans le sens… Notes sur l’antirussisme postmoderne, aux origines

Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne

Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne La dégénérescence médiatique et intellectuelle fait de Soljenitsyne un grand-russe orthodoxe; or Tocqueville n’est jamais loin de lui. On fait quelques rappels et puis on établira quelques puissantes et frappantes ressemblances entre la pensée du libéral français et du grand-russe réactionnaire: Rappelons ces extraits de Harvard (1978) : « Il y a trois ans, aux États-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejetées, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors… Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde… Comment Tocqueville inspira Soljenitsyne

Notes sur une “panique nucléaire” de communication

Notes sur une « panique nucléaire » de communication 25 octobre 2017 – En trois jours, nous avons vécu un épisode particulièrement démonstratif du fonctionnement du système de la communication, sous tous ses aspects, sur un sujet évidemment très sensible. Il est en effet question en arrière-plan de la possibilité d’un conflit nucléaire telle qu’elle a largement été développée par le président Trump, jusqu’à des occurrences solennelles comme son discours de l’ONU où il parla de la possibilité de l’anéantissement de la Corée du Nord. On détaille ci-dessous les points spécifiques décrivant les principales caractéristiques de l’épisode : • imprévisibilité des effets de la communication ; •… Notes sur une “panique nucléaire” de communication

A Date Which Will Live in Lunacy

« A Date Which Will Live in Lunacy«  Le vendredi 13 octobre 2017, date du discours du président des Etats-Unis sur le traité JCPOA signé avec l’Iran par plusieurs puissances, dont les USA, pourrait-il rester dans la catégorie des « A Date Which Will Live… » (comme disait Roosevelt à propos de Pearl Harbor, « A Date Which Will Live in Infamy« ), mais bien entendu en remplaçant le dernier mot de la citation, – et cela nous donnant à peu près : « A Date Which Will Live in Lunacy » ? Il y a des analyses de fond qui paraissent sur la « politique iranienne » de Trump, qui varient d’ailleurs dans… A Date Which Will Live in Lunacy

Un discours bien de son temps

Un discours bien de son temps Qui tient qui à la Maison-Blanche ? John Laughland commence son texte d’analyse du discours du président Trump par la phrase qui a fait fureur chez les tweeteurs, accompagnant les photos de cet auditeur parmi les officiels qui paraît effondré à l’audition du discours : « Nous sommes tous John Kelly. » Et il termine le paragraphe par cette question qu’il laisse sans réponse : « Le chef de cabinet du président américain ignorait-il ce que les plumes présidentielles avaient préparé ? » En d’autres mots, sempiternelle question : qui contrôle le président Donald Trump ? Ou encore :… Un discours bien de son temps

Jupiter en solde, ou le style de l’emploi

Jupiter en solde, ou le style de l’emploi 09 septembre 2017 – Je ne suis pas un très grand lecteur des documents officiels ; j’ai pris l’habitude de plus en plus marquée, ces dernières années, de n’être plus du tout un lecteur d’aucun document officiel, sauf parfois l’une ou l’autre intervention de Poutine. Le monstre immonde (le Système avec son système de la communication) fait l’affaire, pour cette sorte d’affaire de la connaissance des nouvelles et des commentaires que ces nouvelles appellent… Voilà qu’il m’a pris l’idée de modifier pour cette fois mes habitudes ; le résultat est terrifiant. Je l’avoue et on l’a bien… Jupiter en solde, ou le style de l’emploi

I Solemny Swear, – du bouffe à la tragédie

I Solemny Swear, – du bouffe à la tragédie 20 janvier 2016 – A l’heure où j’écris ces lignes, comme disaient les reporteurs de l’ancien temps qui passaient directement leurs dépêches écrites durant le combat qu’ils étaient censés décrire du bar le mieux achalandé du coin jusqu’à leur rédaction lointaine, à des milliers de kilomètres, à l’heure où j’écris ces lignes rien n’est encore fini de la solennelle journée d’investiture et de prestation de serment du président The-Donald, 45ème du titre, c’est-à-dire 45ème POTUS. A quelques centaines de kilomètres de là, à New York, sans doute à un autre moment de la journée (tout se… I Solemny Swear, – du bouffe à la tragédie

Rumsfeld, le jour d’avant

Rumsfeld, le jour d’avant Nous avons cité hier dans notre F&C le discours du 10 septembre 2001 du secrétaire à la défense Donald Rumsfeld. « On pense aussi bien à l’hypothèse dramatique de Rumsfeld le 10 septembre 2001 [voir le 11 septembre 2001], et plus généralement l’on pense à l’idée centrale pour nous du Système. » En retrouvant notre texte du 11 septembre 2001, nous avons découvert que le lien du discours qui y était offert ne menait, sur le site du Pentagone, nulle part pour notre compte, pour les différents essais que nous avons faits. Quelques recherches supplémentaires nous ont finalement convaincu : si… Rumsfeld, le jour d’avant

La question inquiète de Poutine

La question inquiète de Poutine .. La question dont parle notre « chapeau » est déjà évoquée dans le Journal dde.crisis de ce jour, et nous l’utilisons à nouveau, – cette fois en la présentant comme une question et non plus comme une prière, – tant elle nous paraît effectivement être appelée par les évènements, au fond comme un interrogation pressante et inquiète de ces évènements eux-mêmes, et alors les Russes, et particulièrement Poutine, s’en faisant les messagers : « Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? », – comme Poutine demanda hier aux acteurs du boc BAO à propos de leur(s) politique(s) de… La question inquiète de Poutine

Du S-300 au S-400 : tango russo-iranien, avec variante ukrainienne

Du S-300 au S-400 : tango russo-iranien, avec variante ukrainienne Le système sol-air russe S-300 a une longue histoire, particulièrement le chapitre écrit en connexion avec l’Iran ; lequel s’est interrompu en 2010, lorsqu’une importante commande de S-300 passée en 2007 par l’Iran fut annulée par Medvedev, entraînant une plainte de l’Iran devant des instances juridiques internationales ; lequel semblerait être rouvert depuis le 20 janvier 2015, lors de la visite du ministre de la défense russe Choïgou à Teheran, avec possible livraison non plus du S-300 mais du S-400 aux capacités très supérieures… DEBKAFiles avait annoncé cette possibilité dès le 21 janvier 2015 (article… Du S-300 au S-400 : tango russo-iranien, avec variante ukrainienne

Notes sur le “Fuck the EU” de Biden-guignol

Notes sur le Fuck the EU de Biden-guignol 8 octobre 2014 C’est connu, Joe Biden est connu, justement, pour ses gaffes. Il l’était depuis longtemps, comme sénateur, il l’est resté comme vice-président de la Grande République, les États-Unis d’Amérique. On ne change pas un homme quand il gaffe si bien… La semaine dernière fut fructueuse pour lui à cet égard. On retiendra essentiellement ici, ce qui fait le sujet de ces Notes d’Analyse, son grand discours de politique étrangère, jeudi dernier à Harvard (voir le DVD du discours, à partir de la 40ème minute, la Maison-Blanche ayant curieusement regroupé le discours de Biden avec un… Notes sur le “Fuck the EU” de Biden-guignol

Âge de l’impunité ou Âge du déchaînement ?

Âge de l’impunité ou Âge du déchaînement ? Parlant des USA, What Else ?, comme dirait l’éventuel futur gouverneur de la Californie, Tom Engelhardt décrit, dans sa dernière analyse du 13 juillet 2014 (sur TomDispatch) l’exceptionnelle impunité dont jouit cette exceptionnelle nation dans ses actes les plus scandaleux, y compris et précisément à l’encontre d’elle-même en un sens. Il veut parler des actions illégales, arbitraires, à peine clandestines, qui font de cette puissance partout présente et imposant une loi totalement invertie, la productrice systématique d’une attitude extraordinaire de mépris pour ses propres lois. La loi qu’imposent les USA est donc, selon un processus d’inversion complètement… Âge de l’impunité ou Âge du déchaînement ?

BHO et la NSA : le New York Times persiste et signe

BHO et la NSA : le New York Times persiste et signe L’une des réactions les plus significatives au discours d’Obama concernant la NSA (voir le 18 janvier 2014) est celle du New York Times. On l’attendait d’autant plus que le NYT avait pris une position retentissante en faveur de Snowden au début de l’année (voir le 18 janvier 2014), et c’était là l’occasion de juger s’il s’agissait d’un feu de paille ou de quelque chose de plus profond affectant la crise de la NSA dans son entièreté. On devrait pencher pour le deuxième terme de l’alternative. Le NYT convoque à nouveau son Editorial Board… BHO et la NSA : le New York Times persiste et signe

La crise Snowden/NSA à la lumière du bavardage de BHO

La crise Snowden/NSA à la lumière du bavardage de BHO Le discours de BHO sur les réformes de la NSA a évidemment rencontré ce qu’on en prévoyait avant l’intervention. Il est manifeste qu’Obama lui-même autorise, voire organise ces évaluations de sources officieuses mais toutes venues de son équipe, qui précèdent ses interventions. La technique de communication d’Obama se confirme comme constituée en générale d’une prudence qui confine à la pusillanimité et au paradoxe : préparer le public et les divers à un acte aussi pusillanime ne fait que renforcer ce caractère et réduire encore l’impact de l’intervention. On peut envisager que cela reflète aussi bien… La crise Snowden/NSA à la lumière du bavardage de BHO

Rôde l’insaisissable S-300, qui arrive, s’en va, revient…

Rôde l’insaisissable S-300, qui arrive, s’en va, revient… Hier, à 16H00, c’était assuré : au moins un contingent de S-300 russes était arrivés en Syrie, selon une déclaration télévisée de Bachar Al-Assad non encore diffusée mais dont on avait « fuité » quelques extraits. Hier, à 18H00, la chose était démentie : mais non, Assad ne dit pas du tout cela, ou, dans tous les cas, il ne dirait pas cela. Il n’y a pas de S-300 en Syrie. Hier, en fin de soirée, après la transmission de l’interview d’Assad, on restait tout de même dans l’incertitude : Assad n’a pas dit que des S-300 étaient arrivés… Rôde l’insaisissable S-300, qui arrive, s’en va, revient…

Le candidat Obama attaque le président BHO

Le candidat Obama attaque le président BHO BHO, président des USA, a fait le 23 mai un étrange discours, à la National Defense University. On aurait dit le candidat du printemps 2008, le sénateur Barack Obama, critiquant le président Bush, celui-ci ayant pris le masque du président BHO pour poursuivre, sinon aggraver sa propre politique entre 2009 et 2013. C’est ainsi que l’orateur Barack Obama a abordé toutes les grandes questions très polémiques de sécurité nationales (la Guerre contre la Terreur, la guerre des drones, la politique d’incarcération arbitraire et de torture comme à Guantanamo, etc.), pour à la fois en justifier assez faiblardement le… Le candidat Obama attaque le président BHO

L’Union dans tous ses états

Dans quel état est l’Union ? Le discours annuel du président (SOTU, pour State Of The Union) a attiré les considérations intéressées des commentateurs professionnels, ceux qui commentent business as usual. Il (le discours, par conséquent BHO) a même rencontré une grande popularité dans le public 91% l’approuvent, contre 83% pour celui de 2010, tant il sentait la raison, la mesure et le brio contrôlé. Maintenant, venons-en à la vérité de l’événement et laissons parler Robert Scheer, de Truthdig.com, qui n’a pas sa plume dans sa poche. (Le 26 janvier 2010). «What is the state of the union? You certainly couldn’t tell from that platitudinous… L’Union dans tous ses états

Happy Birthday, toi le Complexe

Happy Birthday, toi le Complexe Rarement, peut-être jamais dans notre époque des temps dits modernes, un discours aura autant attiré l’attention et l’intérêt sur lui pour son anniversaire (le cinquantième), comme il le fit d’ailleurs durant l’intervalle. Il s’agit du discours d’adieu de sa présidence du général-président Eisenhower, le 17 janvier 1961. (Texte complet du discours sur ce site, à la date du 10 août 2005.) Depuis plusieurs jours, voire quelques semaines, abondent des articles sur le discours, et sur le complexe militaro-industriel (CMI, ou le Complexe), expression qui fut ainsi lancée et immortalisée par Eisenhower, comme thème central de son discours. Signe évident que… Happy Birthday, toi le Complexe

Conseils des anciens à Obama le beau parleur qui n’agit pas

Conseils des anciens à Obama le beau parleur qui n’agit pas Dands un article du Washington Post du 17 octobre 2010, David Ignatius, plume réputée de l’establishment washingtonien, rapporte les impressions d’un rendez-vous qu’il a eu avec deux anciens conseillers de la sécurité nationale du président et directeurs du NSC, Zbigniew Brzezinski (avec Carter) et Brent Scowcroft (avec Bush-père). C’était à l’occasion de la démission de Jones, directeur du NSC d’Obama, et de son remplacement par Donilon. Brzezinski et Scowcroft sont plutôt louangeurs pour Jones, dont ils attribuent le départ aux interférences et aux désordre internes, comme nous l’avons nous-mêmes rapporté. («Both Scowcroft and Brzezinski… Conseils des anciens à Obama le beau parleur qui n’agit pas

Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

D’une façon générale, BHO, le président du Yes, we can, commence à les exaspérer. Disons, comme dit Keith Olbermann, de MSNBC : «It was a great speech if you were on another planet for the last 57 days.» Les réactions au grand discours du président US sur son 9/11 à lui sont pour le moins grinçantes, sinon furieuses. «President Obama’s Oval Office speech Tuesday night on the Gulf oil disaster was a cowardly exercise in evasion and cover-up that could have been written by the publicity department of BP.» (Selon WSWS.org.) HuffingtonPost, qui offre une couverture importante de la catastrophe et attendait beaucoup du discours,… Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

Virtualisme version dollar

Virtualisme version dollar Une traduction libre d’un discours intéressant de Ron Paul devant la chambre des représentants le 15 février 2006, sur La fin de l’hégémonie du dollar. Il y décrit certains mécanismes du dollar, qui fonctionne comme une forme sophistiquée de tribut impérial. Il explique bien la rétroaction positive du dollar : puissance militaire US monnaie de facturation du pétrole financement de la dette, qui a contrario peut donc se transformer, et se transformera selon toute vraisemblance, en rétroaction négative détruisant à la fois le financement par la dette (publique et privée) des USA et leur puissance militaire. Le problème étant bien sûr qu’entre… Virtualisme version dollar

Vous avez bien dit: juillet 2011?

L’aspect le plus controversé du discours d’Obama du 1er décembre sur l’Afghanistan concerne la date-butoir du début du départ des troupes US d’Afghanistan. Il s’agit de juillet 2011, dans 18 mois. Ce délai correspond aux assurances des militaires US qu’avec 40.000 hommes de plus et leur nouvelle stratégie, il faudrait de 12 à 18 mois pour venir à bout des talibans. Le problème est que, à l’intérieur de l’administration Obama, on semble assez divers et même divergents dans l’interprétation de cette date de juillet 2011 et dans ce qu’elle signifie précisément en termes de décision. (Il doit être bien entendu par ailleurs que la simple… Vous avez bien dit: juillet 2011?

Le Rubicon au Caire?

Le Rubicon au Caire? 10 juin 2009 — Tout n’est qu’émotion à ce degré de fusion où la politique du monde a été portée après huit années vécues dans le paroxysme et le nihilisme conjointement. Cela vaut pour l’empire américaniste essentiellement, parfois pour l’Europe lorsqu’elle prétend exister. Cette émotion devient, avec BHO, une véritable passion; le président le plus cool de l’histoire des USA a le don étrange d’embraser les esprits, – dans tous les sens, cela, – et ceci expliquant cela, éventuellement. Si l’on guettait les réactions du « monde musulman », ce sont finalement les réactions qui apparaissent dans l’onde de choc en retour, aux… Le Rubicon au Caire?