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La “mission” du président de la Fed

Les agitations qui se déroulent dans le monde occidental et américaniste de la communication à propos de la fin de la crise, de la reprise, de l’apparition des green shoots (jeunes pousses) et ainsi de suite ont commencé à se manifester au début mars, le 8 mars exactement avec une intervention du président de la Federal Reserve, Ben Bernanke. (Nous avions signalé cette tendance et le rôle alors exclusif de Bernanke le 17 mars 2009.) Comment, à cette lumière, définir cet aspect de la mission du président de la Fed, ès-qualité, et non pas le seul Bernanke? Cela nous est suggéré, peut-être paradoxalement a contrario… La “mission” du président de la Fed

Badaboum, les masques tombent

Badaboum, les masques tombent 27 septembre 2008 La crise a explosé, proche de semer la panique. La puissance publique, découvrant qu’elle existe encore, a réagi, créant et confirmant ce que le professeur Roubini (pas Houdini), surnommé Dr. Doom parce qu’il avait prédit le désastre, qualifiait ainsi le 18 septembre: «With the nationalisation of Fannie and Freddie, comrades Bush, Paulson and Bernanke started transforming the US into the USSRA (United Socialist State Republic of America).» Puis la crise s’est transformée en ajoutant à ses agitations initiales l’embourbement catastrophique du monde politique washingtonien. Le 25 septembre est venue, du côté français et du côté allemand, une déclaration… Badaboum, les masques tombent

Discours pour un temps de crise

Discours pour un temps de crise 23 avril 2008 Le discours de Robert Gates à l’Air War College, Air University, à Maxwell-Gunter Air Force Base, en Alabama, le 21 avril, pourrait constituer une étape importante dans la crise du Pentagone. Qu’il ait été prononcé dans un établissement de l’USAF fait aussitôt penser qu’il s’adressait plus spécifiquement à l’USAF. Cela a été interprété dans ce sens par Associated Press, qui a publié, le même 21 avril, un compte-rendu du discours. Cette interprétation a aussitôt été dénoncée par le Daily Report de l’Air Force Association, le 22 avril: «An Associated Press report picked up by news media… Discours pour un temps de crise

Les Britanniques et le discours de Sarkozy

Les Britanniques ont été lents, ou bien discrets c’est selon, à réagir au discours du 27 août de Sarkozy. Il n’y a pas eu, naturellement, de réactions officielles mais nous avons pu recueillir, entre temps, des indications de sources officieuses, britanniques ou plutôt proches des Britanniques, dans les milieux européens. L’impression majeure du discours rejoint celle que nous avions relevée à propos du Financial Times le 28 août : «Le Financial Times a pris de la distance et lu le discours à sa façon. Dans le texte qu’il a mis en ligne, le 27 août et réactualisé le 28 août au matin, pas une seule… Les Britanniques et le discours de Sarkozy

Sarko l’Européen ? — Perception(s) et interprétation(s)

Il est caractéristique de constater les différences d’interprétation qui suivent l’intervention de Sarkozy du 27 août. Voici le cas de l’analyse que fait le site WSWS.org ce matin. L’approche est résolument européenne et l’analyse place Sarkozy, dans les différents aspects de son discours, en position conflictuelle explicite ou implicite vis-à-vis des USA. «Europe must progressively affirm itself as a first-rank player for peace and security, in co-operation with the United Nations, the Atlantic alliance and the African Union. »Sarkozy referred explicitly to the struggle between the major powers for the re-division of the world’s resources, particularly energy, warning, The world has become multi-polar but this… Sarko l’Européen ? — Perception(s) et interprétation(s)

… Comment concilier l’atlantisme avec un Saint-Malo-II ?

Poursuivons, sous une autre forme, l’évocation entamée avec le sujet précédent, qui concerne notamment la tentative chiraquienne de réintégration de l’OTAN en 1995-97… Déçu par l’échec d’AFSOUTH à la fin 1997, et par l’échec finalement de l’atlantisme pro-américain de l’anti-américain Chirac, la France tendit à écarter tout projet collectif de défense sérieux et se replia sur ses nostalgies atlantistes et sa mauvaise humeur européenne. C’est alors que survint Tony Blair avec son projet européen révolutionnaire de défense. Blair entendait ainsi donner au Royaume-Uni une dimension européenne qui lui manquait (et lui manque toujours, entre temps est intervenu l’épisode 9/11-Irak). Cet effort aboutit au traité franco-britannique… … Comment concilier l’atlantisme avec un Saint-Malo-II ?

Dilemme, paradoxe, quiproquo, ambiguïté…

Dilemme, paradoxe, quiproquo, ambiguïté… 28 août 2007 — Sarko peut-il traiter les problèmes structurels de la civilisation en place de la même façon lorsque ces problèmes se trouvent au cœur d’une crise et lorsqu’ils se trouvent à sa marge? Lorsqu’ils se trouvent bien distingués et lorsqu’ils se trouvent indistincts? Il a l’air de croire que oui, ce qui est une position de tacticien persuadé que la question stratégique est résolue. D’où sa position d’annonce très dure sur la crise iranienne, et non pas nécessairement et plus que précédemment contre l’Iran, — c’est-à-dire un ton contrastant avec le ton chiraquien d’effacement, — et nous parlons bien… Dilemme, paradoxe, quiproquo, ambiguïté…

Irak ? Vietnam ? Sacré GW…

Irak ? Vietnam ? Sacré GW 26 août 2007 On ignore si cela était voulu, on devrait même en douter par habitude de scepticisme et d’ironie, mais le discours de GW Bush (le 21 août) où il compare un retrait éventuel d’Irak au retrait du Vietnam pourrait être un coup de maître, une nullité historique mais un coup de maître psychologique, dans une capitale (Washington D.C.) où, la psychologie que tout le monde subit a toujours été plus importante que l’histoire que personne ne connaît. Un article du Sunday Times de Londres de ce matin affirme que ce changement dans l’argumentation a été préparé de… Irak ? Vietnam ? Sacré GW…

Toujours Rumsfeld et la privatisation de la guerre

Jeremy Scahill, dont l’article dans le Guardian est signalé et présenté plus haut dans cette rubrique, a une thèse sur le fameux (mais pas assez connu) discours de Rumsfeld, le 10 septembre 2001. Il la présente dans son livre Blackwater: The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army, comme dans cet article qui reprend lui-même des extraits du livre. Il fait de ce discours de Rumsfeld l’élément fondateur de la privatisation à outrance des guerres américanistes.Scahilll avait déjà exposé cette thèse dans un article de The Nation, que nous avions signalés (et l’article et la thèse) en avril dernier, toujours dans cette rubrique Bloc-Notes.… Toujours Rumsfeld et la privatisation de la guerre

La peur du désordre

La peur du désordre 31 mai 2007 Le 25 mai, le secrétaire US à la défense Robert Gates a prononcé, à l’occasion du Memorial Day, un discours devant la promotion des élèves-officiers de l’U.S. Navy et du Marine Corps de l’Ecole Navale d’Annapolis. Le thème du discours était les relations des militaires avec le pouvoir civil. Le site WSWS.org s’attache à une analyse critique, mise en ligne aujourd’hui, dans le but de décrypter l’intervention du secrétaire à la défense. L’intervention de Robert Gates est présentée de cette façon : «The defense secretary began by reminding the graduating midshipmen that to receive their commissions as Navy… La peur du désordre

L’Est vaut l’Ouest pour l’Allemagne, — mais il y a “le revers de la médaille”

Il y a un passage remarquable dans le discours de Berlin de la chancelière allemande Merkel, le 25 mars à Berlin: c’est l’équivalence qu’elle établit entre l’alliance transatlantique (Europe-USA) et le partenariat stratégique avec la Russie. Cette equivalence est soulignée par les mots autant et complément (soulignés par nous). Voici le passage: « C’est pourquoi une politique étrangère et de sécurité commune en Europe est indispensable. Elle ne doit cependant pas être isolée, mais se faire aux côtés de partenaires au-delà de l’Europe. Je suis persuadée que la relation étroite et amicale avec les États-Unis d’Amérique et une OTAN forte sont et seront à l’avenir… L’Est vaut l’Ouest pour l’Allemagne, — mais il y a “le revers de la médaille”

Vents transatlantiques et divergents

Vents transatlantiques et divergents 24 janvier 2007 Le sixième discours sur l’état de l’Union du président GW Bush ne marquera pas directement l’Histoire par son contenu. Ce n’est rien parce que ce n’était pas le propos. L’Histoire, elle, se servira de ce discours pour nous signaler l’évolution de l’Amérique de GW, là était bien le propos. Le discours intervient au milieu d’une situation très contrainte, où les deux branches du pouvoir aux USA se tiennent peu ou prou prisonnières l’une de l’autre. Le président, dans une position politique désastreuse et avec une situation en Irak à mesure, est totalement sur la défensive ; il a… Vents transatlantiques et divergents

L’honneur de Kofi Annan

L’honneur de Kofi Annan 12 décembre 2006 — Quand Kofi Annan commença son premier mandat de Secrétaire Général de l’ONU, le 1er janvier 1997, il était « l’homme des Américains ». C’était le candidat-surprise que les Américains avaient sorti de leur poche pour contrer le projet, soutenu par la France, de Boutros Boutros Ghali de solliciter un nouveau mandat. Boutros était devenu le diable pour les Américains, l’homme à éliminer absolument, l’anti-américain viscéral élevé à la lumière de cette maudite francophonie et de la langue française qu’il parle couramment. (Depuis, Boutros a été Secrétaire Général de la Francophonie, effectivement.) Annan, par contre, c’était du sur-mesure : né… L’honneur de Kofi Annan

Bush-père a-t-il pleuré en public sur le sort et le malheur de GW et de la Grande République?

Il y a une semaine, au cours d’un discours public qu’il donnait et dans le cours duquel il évoquait une bataille électorale de son fils Jeb, on vit Bush-père s’effondrer un instant en larmes avant de se reprendre. Ce moment d’intense émotion avait d’abord été attribué à l’évocation qu’il faisait directement, à propos de Jeb, larmes d’émotion sans interprétation tragique nécessaire. Le Times de Londres en donne une autre interprétation, à partir d’une déclaration d’une ancienne collaboratrice de Bush-père. Les larmes de Bush-père ont jailli lorsqu’il a dit cette phrase sibylline, qui convenait à la description qu’il faisait de la situation passée de Jeb mais… Bush-père a-t-il pleuré en public sur le sort et le malheur de GW et de la Grande République?

Stealthy” GW, — de toutes les façons, Dad avait tout dit

Le voyage de GW en Asie devrait rester comme une très grande performance en fait de rapidité, de furtivité (stealth technology ou low observable), de profil très bas, tout-terrain et passe-partout. Les Vietnamiens n’ont pas vu passer GW alors que le grand Bill (Clinton), six ans plus tôt, avait joué son numéro jovial et éclatant qui avait conquis les foules. Le New York Times constate avec une amertume même pas dissimulée : «And while the difference says much about the personalities of two presidents who both famously avoided serving in the war here, it reveals a lot about how significantly times have changed and perhaps… Stealthy” GW, — de toutes les façons, Dad avait tout dit

En passant par l’Île Longue…

En passant par l’Île Longue 23 janvier 2006 La sortie de Jacques Chirac à l’Île Longue, à propos de la dissuasion, en a remué beaucoup sans éclaircir beaucoup à première vue. La variété des interprétations répond-elle à l’éventuelle obscurité du propos? C’est à voir. (Ou bien c’est tout vu, on verra.) Les interprétations ont été nombreuses, diverses, un véritable patchwork. Voici une petite revue de presse. • L’AFP, relayée par Defense News, rapporte quelques avis d’experts. « Chirac’s unexpected warning to rogue states was intended to show that one does not leave the monopoly of deterrence to the Americans, argued Dominique Moisi, of the French… En passant par l’Île Longue…

Un tsunami de platitudes à l’assaut du reste du monde

Un tsunami de platitudes à l’assaut du reste du monde 23 janvier 2005 Le discours d’inauguration de GW Bush-II du 20 janvier a été l’objet d’un phénomène désormais habituel: d’abord une certaine indifférence à part l’écho médiatique au premier degré, tout cela concernant un personnage qu’on sait en général inconsistant et une dialectique fondamentalement basée sur la dissimulation et la manipulation de la réalité au profit d’une autre réalité (virtualisme). Puis il y a eu un intérêt a posteriori, une sorte de regain d’intérêt si l’on peut dire, avec une très grande largeur d’interprétation. Depuis, ce discours est l’objet de nombreuses exégèses. Sa caractéristique principale… Un tsunami de platitudes à l’assaut du reste du monde