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Lecture d’une élection sans joie

Lecture d’une élection sans joie 18 juin 2007 Les élections législatives françaises se sont déroulées avec autant d’entrain, de feu et d’enthousiasme que les élections en Belgique. Pour nous qui connaissons, c’est tout dire. (Nous rêvons parfois à ce qui se passerait en Belgique si le vote n’était pas obligatoire…) Pour ce qui concerne ces élections législatives françaises, qu’importe la victoire de qui, et quelle victoire, en partant du tsunami sarkozyste annoncé au soir du premier tour, au ressac par rapport à cette première prévision constaté au soir du second tour. Pour nous, seuls importent les chiffres des participations, seuls ces chiffres nous paraissent expressifs… Lecture d’une élection sans joie

Les quatre “mais” du candidat élu

Les quatre mais du candidat élu 7 mai 2007 A trois ans près, le nouveau président français (né en 1955) est aussi vieux que la Vème République (née en 1958). C’est une circonstance exceptionnelle cette durée institutionnelle, dans le destin d’une nation, la Grande Nation, caractérisée par une instabilité institutionnelle chronique, surtout depuis la Révolution. Cette continuité de la Vème République existe malgré une fonction (la présidence) dont la puissance est absolument sans égale dans aucune démocratie occidentale, et qui pourrait être perçue comme une invitation à l’autoritarisme qui briserait la continuité institutionnelle. Cette continuité est réaffirmée, sanctifiée par une très grande ferveur populaire pour… Les quatre “mais” du candidat élu

L’arme secrète des travaillistes pour ne pas trop perdre aux élections : le départ de Tony Blair

Placé désormais devant ce qui paraît la perspective inéluctable d’une ignominieuse défaite dans les prochaines élections locales, le parti travailliste pourrait sortir sa botte secrète : l’annonce de la démission de Tony Blair. Le mirobolant PM britannique, le créateur du blairisme-qui-n’existe-pas, a trouvé quelque chose qui va au-delà de tout : une impopularité presque sans précédent qui pourrait servir d’arme secrète pour son parti. C’est un destin original pour l’une des plus grandes gloires du vieux royaume d’Angleterre. Une sorte de gloire orwellienne : ce qui compte chez le politicien populaire, c’est son impopularité au moment idoine : la popularité est l’impopularité (et vice-versa). Au… L’arme secrète des travaillistes pour ne pas trop perdre aux élections : le départ de Tony Blair

Une voix mélodieuse

Une voix mélodieuse 23 avril 2007 Il y en a pour penser qu’il faut nous parler de la démocratie. Il s’agit de Jean-Marie Colombani : «Il y a eu un véritable sursaut démocratique» (l’éditorial du Monde du 22 avril 2007) ; il s’agit également de The Independent : «Altogether, this is a hugely reassuring result of a reassuring campaign. It is reassuring, first, because it means that French politics is back to normal after the aberration of five years ago. The second round will pit the centre-right candidate, M. Sarkozy, against the Socialist, Mme Royal. It is a right-left match in the traditional French mould.… Une voix mélodieuse

Le “corps électoral” français est-il nietzschéen?

Le corps électoral français est-il nietzschéen? 20 mars 2007 Nous sommes fidèles à notre recherche d’appréciations et de commentaires non-français, et plutôt anglo-saxons, pour trouver les arguments et détonateurs de nombre de nos Faits & Commentaires. D’une façon générale, c’est parce que notre intérêt (conjoncturel bien plus que structurel, n’en doutons pas) est tourné vers le monde anglo-saxon ; parce que ce monde anglo-saxon est celui qui affiche aujourd’hui plus que jamais et maintenant ou jamais son intention de prendre le monde dans sa poigne ; parce que ce monde anglo-saxon est celui qui montre le plus grossièrement ces traits d’aveuglement, de vanité et de…  Le “corps électoral” français est-il nietzschéen?

Sarko, demi-tour droite

Sarko, demi-tour droite 2 mars 2007 Sarko est sorti du bois, sans réelle surprise. Pourtant, il y a des surprises. Mercredi 28 mars, il nous a confié ses conceptions en matière de politique extérieure au cours d’une conférence de presse annoncée depuis longtemps comme devant constituer une sorte de programme en la matière de son éventuelle présidence. Pas de surprise réelle par rapport au discours classique, ce qui est une surprise puisque l’un des arguments de certains sarkozystes était qu’avec Sarko on aurait des surprises. L’orientation que semble prendre Sarko est une orientation française classique, gaullienne bien entendu (tout ce qui est français classique renvoie… Sarko, demi-tour droite

Le désarroi charmant des certitudes éphémères

Le désarroi charmant des certitudes éphémères 23 février 2007 La situation française devient intéressante. Le mot de Poutine concernant les relations internationales et le comportement des USA, dans son discours de Munich pourrait fort bien caractériser cette situation : «personne ne se sent plus en sécurité». Il doit être signalé ici que nous parlons précisément des candidats. Un commentateur trop émotif commenterait que la démocratie reprend ses droits. Disons que le peuple virtualiste de la statistique, goguenard, un tantinet sarcastique, observe la situation d’un il allumé. Nous avions d’abord un choix contraint, du type bushiste (quitte ou double, c’est à prendre ou à laisser, qui… Le désarroi charmant des certitudes éphémères

De l’utilité d’un deuxième porte-avions : du moment qu’on en parle…

De l’utilité d’un deuxième porte-avions : du moment qu’on en parle 17 février 2007 La France a-t-elle besoin d’un deuxième porte-avions? Personne ne songeait à cette troublante question jusqu’à ce que Sarkozy dise que oui, pourquoi pas ? que Ségolène Royal affirme qu’elle l’échangerait pour un grand programme d’éducation nationale, que Sarkozy en remette une couche («C’est quand même une idée curieuse que celle qui consiste à dire aux Français : il va falloir choisir, soit vous éduquez vos enfants, soit vous assurez leur sécurité»), que Bayrou mette son grain de sel en affirmant qu’il faudra faire le deuxième porte-avions en coopération européenne avec les… De l’utilité d’un deuxième porte-avions : du moment qu’on en parle…

Ivanov, le poids lourd qui monte, échange son ministère contre une place de choix pour préparer les élections russes

Le ministre russe de la défense, Sergeï Ivanov, vient d’échanger son poste de ministre de la défense contre celui de premier vice-Premier ministre. Sa position au sein du gouvernement russe est renforcée, et aussi sa position comme dauphin et successeur de Poutine en 2008. Il devrait gagner un peu en popularité, sa position politique à cet égard étant jusqu’ici handicapée par son incapacité à réduire les scandales et abus au sein de l’armée. (Un aspect positif, du point de vue des militaires mais beaucoup moins du point de vue du public, est qu’Ivanov a fait quadrupler le montant du budget de la défense russe pendant… Ivanov, le poids lourd qui monte, échange son ministère contre une place de choix pour préparer les élections russes

Sarko et le Dieu-cargo

Sarko-Cargo et la lutte finale 13 février 2007 Notre ami Jean-Philippe Immarigeon a choisi une approche roborative et pleine d’ardeur pour commenter la campagne présidentielle française : les relations à venir de la France et des Etats-Unis, et tout ce qui va avec. Dans ce cas, il faut dire qu’il y a un candidat privilégié, qui s’est déjà signalé par ses frasques diverses. C’est donc de lui que l’on parle. Nous ne dirons pas de qui il s’agit parce qu’il est agréable de croire que le suspens existe encore au doux royaume de France. Si la politique étrangère de Nico-Cargo, avec des portefaix type-Lellouche, s’avérait… Sarko et le Dieu-cargo

Tambours de guerre — Rubrique de defensa, Volume 22 n°04 du 25 octobre 2006

Tambours de guerre Iran, business as usual? L’Iran n’a été nulle part dans la campagne qui s’achève aux USA parce qu’il est partout? La campagne électorale dite du mid-term à Washington a été brutale, violente, acharnée, une campagne féroce comme on n’a pas d’exemple à Washington avec un tel contexte international de crise(s) permanente(s). On dirait que le sort de l’administration, le sort du régime si cette idée était concevable aux USA, est en jeu avec ces élections. On se dirait alors qu’il y a des choix fondamentaux et essentiels de politique qui sont en jeu. Ce n’est pas le cas. Soyons alors plus précis… Tambours de guerre — Rubrique de defensa, Volume 22 n°04 du 25 octobre 2006

Octobre 2006 en Irak: plus de 100 GI’s tués

Aujourd’hui, les forces américaines en Irak ont eu deux tués supplémentaires, atteignant 103 tués pour le mois d’octobre. C’est l’une des plus fortes pertes statistiques (par mois) depuis l’invasion du printemps 2003, et un chiffre symbolique (plus de 100 tués) frappant. L’agence Associated Press détaille cette situation statistique dans une dépêche aujourd’hui: «October 2006 is already the fourth deadliest month for American troops since the war began in March 2003. The other highest monthly death tolls were 107 in January 2005; at least 135 in April 2004, and 137 in November 2004.» La situation en Irak en constante dégradation est caractérisée par le paradoxe d’un… Octobre 2006 en Irak: plus de 100 GI’s tués

Ah, au fait, vous saviez pourquoi on a attaqué l’Irak?

Vous avez un voisin beaucoup moins fort que vous. Vous allez un jour chez lui et vous lui flanquez une raclée qui l’envoie à l’hôpital, peut-être au cimetière. La famille est terrorisée dans un coin de la maison. Vous laissez toutes les portes ouvertes. On vient voler, piller, menacer. Des squats élisent domicile. Des sans-papiers s’installent dans le jardin. Vous proclamez alors : Il importe que je reste là pour défendre cette famille terrorisée et protéger tous ses biens face au désordre qui s’installe. D’ailleurs, c’est tout le quartier que je dois protéger contre ce centre de désordre, contre le Mal qui s’est installé en… Ah, au fait, vous saviez pourquoi on a attaqué l’Irak?

Negroponte joue sa tête, et les républicains le Congrès

Washington et la bande à GW, parlementaires républicains compris, sont en grand état de panique depuis samedi et la publication, par le New York Times notamment, d’une synthèse nationale des agences de renseignement (National Intelligence Estimate) mettant en évidence que l’intervention US en Irak a aggravé la situation générale, donc accru le danger pour les Etats-Unis par rapport à la situation après le 11 septembre 2006. Cette évidence était jusqu’alors un anathème pour le langage officiel anglo-saxon (les Britanniques compris) et, en général, pour les pays occidentaux obligés de ne pas trop condamner la politique américaniste. Le rapport démolit toutes les thèses tendant à contenir… Negroponte joue sa tête, et les républicains le Congrès

Les travaillistes de plus en plus nerveux : que faire d’un Tony qui ne veut pas lâcher la barre du bateau qui sombre ?

Vraiment, les travaillistes sont inquiets. Blair ressemble à un boulet attaché au pied droit et qui les entraîne vers le fond (c’est-à-dire dans les sondages). Tout cela à cause des chouettes relations transatlantiques (cela, pour McCain et les conservateurs). Et Blair veut rester un an de plus. Un calvaire. Pire, un insupportable risque électoral. D’où ce commentaire de Polly Toynbee, dans le Guardian aujourd’hui, qui nous parle de l’ambiance, avec ce titre très évocateur, style Royal Navy en péril : « On Labour’s sinking ship the mutinous mood grows. » Extraits. « The Blair camp admits the party can’t take another year of this debilitating… Les travaillistes de plus en plus nerveux : que faire d’un Tony qui ne veut pas lâcher la barre du bateau qui sombre ?

Une indifférence significative d’une fatigue psychologique

Encore un sondage, encore venu de l’Institut John Zogby. Il porte sur l’attitude du public américain vis-à-vis du président et de sa politique et nous offre des résultats intéressants. « The survey was conducted Aug. 1115, 2006, included 1,018 respondents, and carries a margin of error of +/ 3.1 percentage points. » The numbers continue to reflect erosion in the President’s political base just 62% of Republicans give him positive marks for his job performance, while 38% give him negative marks. Even among weekly WalMart shoppers a demographic group identified by Pollster John Zogby as a critical support group for Bush just 45% now give… Une indifférence significative d’une fatigue psychologique

Mexique : en route vers le désordre

Le recomptage partiel ordonné par la Cour Fédérale mexicaine ne donne rien de décisif, sinon des proclamations des côtés opposés de la confirmation de la cause de chacun. Il y a encore des délais (notamment le 31 août) pour d’autres décisions qui sont, par avance, controversées. Un court article de RAW Story donne une idée du désordre qui commence à s’étendre au Mexique, tant du point de vue des directions politiques que du point de vue de la situation dans les rues. Le président toujours en fonction Fox a annoncé qu’il allait prendre ses responsabilités (à la presse US, au New York Times, ce qui… Mexique : en route vers le désordre

Le Mexique et Obrador vers l’épreuve de force ?

Après la décision de la Cour fédérale mexicaine d’un recomptage partiel du résultat des élections présidentielles, et le rejet de cette décision par le candidat de centre-gauche Obrador, la tension a monté à Mexico. Bien que le recomptage reste à faire et que la Cour peut prendre d’autres décisions (y compris l’annulation de l’élection), il apparaît de plus en plus qu’une possibilité d’épreuve de force existe désormais au Mexique, en-dehors des canaux légaux. Obrador contrôle ses partisans massivement mobilisés, mais en entretenant cette mobilisation au risque de perdre ce contrôle. C’est une situation de cercle vicieux classique, dont l’effet est toujours l’augmentation de la tension.… Le Mexique et Obrador vers l’épreuve de force ?

Mexico, de pire en pire ?

La Cour fédérale mexicaine a rendu une décision à la suite des plaintes du candidat Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO), concernant les irrégularités du vote des élections présidentielles. Elle a ordonné le recomptage, la semaine prochaine, de 9% (11.839 bureaux de vote) des 130.500 bureaux de vote. « C’est une décision bizarre, ou bien une décision prise dans la panique », observe une source indépendante européenne. C’est faire allusion au fait que ce recomptage devrait être mis en cause par Obrador et ses partisans parce qu’il a lieu pour l’essentiel dans des bureaux de vote des provinces du Nord, où Calderon a gagné avec des… Mexico, de pire en pire ?

La trouille révélatrice de la Pravda de Washington

L’édito du Washington Post du 29 juillet est un artefact révélateur de l’establishment washingtonien : sa trouille, ses tics, son arrogance intellectuelle, son sens naturel de la calomnie et de la propagande. Le candidat réticent à l’élection présidentielle mexicaine, Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) y est comparé in fine (à peine) à Staline. (Titre de l’édito : « An Anti-Democracy Campaign Mexico’s presidential loser takes a lesson from Joseph Stalin. ») Que se passe-t-il ? AMLO est vilipendé pour contester une défaite dont tout le monde sait bien qu’elle est à la fois juste, justifiée et dans le sens de l’Histoire ; il est vilipendé… La trouille révélatrice de la Pravda de Washington

L’insurrection civique paralyse Mexico

Emporté par le succès de son appel à la mobilisation, le candidat de gauche à la présidentielle mexicaine Obrador est désormais à la tête d’un mouvement qui commence à prendre les allures d’une insurrection civique, pacifique, dans la capitale mexicaine. Obrador était au départ très réticent devant un mouvement dont il craint qu’il se radicalise, lui-même désirant suivre une politique réformiste modérée. Les circonstances en décident autrement. Désigné comme battu à l’élection, contestant radicalement ce résultat, Obrador doit maintenir mobilisés ses partisans au moins jusqu’au 6 septembre (décision de la cour fédérale sur ses plaintes contre des fraudes). Si la Cour ne lui donne pas… L’insurrection civique paralyse Mexico

Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?

L’offensive extrémiste est bien lancée à Washington. Objectif : transformer l’actuelle crise du Moyen-Orient, sinon en conflit général, du moins en une perception qu’il s’agit d’un conflit général, pas moins que la Troisième Guerre mondiale. (Quoiqu’il y a débat : certains disent la Quatrième Guerre mondiale, arguant que la Guerre froide a droit au numéro trois. Grave débat, qui mérite qu’on y réfléchisse. Ce sera fait.) Un des architectes de cette nouvelle offensive patriotique pour sauver les USA et le reste du monde civilisé (c’est-à-dire américanisé), Newt Gingrich, l’ancien Speaker (1992-1996) de la Chambre des Représentants. Voici ce que nous en dit The Seattle Times,… Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?

Conseils à Obrador (et à Calderon)

Un article inhabituel de l’avocat Ronald Klain, dans le Washington Post du 9 juillet. On pourrait l’appeler : Conseils à Obrador (et aussi à Calderon, pour paraître objectif ?). On pourrait aussi croire que c’est un avocat qui veut prendre sa revanche par personne (président) interposée Klain est un orfèvre. Il a été l’un des avocats de l’équipe Al Gore en novembre-décembre 2000, lors des interminables semaines de contestation de l’élection présidentielle de GW. Il rappelle ceci à propos du comportement de Gore : « The Gore approach was dignified, responsible, reasonable and unsuccessful. » D’où son conseil à Obrador : surtout, ne pas faire… Conseils à Obrador (et à Calderon)

Une crise qui n’en cache pas une autre, — la Hollande, sa crise gouvernementale et leur JSF

Les Belges et les Hollandais ont, surtout depuis les arrangements institutionnels de l’après-guerre (Bénélux), des contacts suivis sur les principales matières gouvernementales. Ainsi avons-nous pu avoir très récemment, d’une source militaire belge, une évaluation du sentiment et de la position néerlandaise dans l’affaire du JSF, débarrassés de tout l’apprêt virtualiste habituel. (Avec $800 millions, les Hollandais sont les plus importants contributeurs non-US en R&D après les Britanniques et les Italiens dans le programme.) Notre source belge résume ainsi la position hollandaise : « Ils ne cessent de nous dire, chaque fois que nous nous rencontrons : Vous n’imaginez pas la chance que vous avez de… Une crise qui n’en cache pas une autre, — la Hollande, sa crise gouvernementale et leur JSF