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Le président et quelques généraux

Le président et quelques généraux 25 septembre 2009 — Le 21 septembre 2009, le Washington Post publie un texte de son reporteur-vedette, Bob Woodward, qui divulgue le rapport que le général McChrystal, chef des forces US et de l’OTAN en Afghanistan, a envoyé le 30 août dernier à ses chefs civils – son ministre Robert Gates et son commandant-en-chef, le président Obama. Le rapport est tout de même un peu explosif, tel que le résume le titre que Woodward a minutieusement pesé: «McChrystal: More Forces or « Mission Failure » – Top U.S. Commander For Afghan War Calls Next 12 Months Decisive.» Détail (?): McChrystal veut 40.000… Le président et quelques généraux

Panique pakistanaise à Washington D.C.

Panique pakistanaise à Washington D.C. 8 mai 2009 Il nous a paru intéressant de signaler la confrontation bienvenue et nécessaire entre ce que nous écrivions hier (notreF&C du 7 mai 2009) à propos de la politique extérieure US, où figurait notamment la politique vis-à-vis de l’Afghanistan et du Pakistan (AfPak); et, d’autre part, la très intéressant analyse de Tom Engelhardt, sur son site TomDispatch.com, daté de ce même 7 mai 2009. Par contraste avec notre analyse qui concernait une appréciation du contenu de la politique US selon une ou l’autre orientation choisie, Engelhardt décrit comment cette politique, pour le cas pakistanais d’AfPak, est élaborée actuellement… Panique pakistanaise à Washington D.C.

Documentation sur la mort de GWOT

Il est important de signaler une analyse très intéressante de Ira Chernus, avec une présentation de Tom Engelhardt sur TomDispatch.com le 9 avril 2009. Il s’agit d’un sujet de sémantique générale du système de l’américanisme, que nous tenons pour important, que nous avons déjà signalé, qui est la mort de GWOT («GWOT, R.I.P.»), GWOT pour Great Wor On Terror, acronyme décrivant la politique de guerre générale et sans fin contre le terrorisme de l’administration GW Bush. Une chose importante pour notre documentation, qui s’est passée trois jours après que nous ayons signalé l’évolution de l’administration Obama; il s’agit d’une quasi-officialisation de la mort de GWOT,… Documentation sur la mort de GWOT

$125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

Est-ce une nouvelle tentative sérieuse de record du monde postmoderne de l’escroquerie dans les conditions courantes de notre-démocratie? Les généraux US sont-ils meilleurs que Madoff? Les vrais pilleurs de l’Irak sont-ils les autorités étoilées et libératrices plutôt que les pilleurs de Bagdad? Qui s’en étonnerait? Les lecteurs américains liront-ils ce type d’article?, se demande un lecteur américain du site de The Independent, en commentaire de l’article mis en ligne ce 16 février, de Patrick Cockburn qui se trouve en Irak. L’affaire se résumerait joliment en ceci que des chefs militaires US, travaillant en pleine et loyale coopération avec des contractants privés, sans doute aussi avec… $125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

Mystère de la situation de la crise et perte de contrôle des autorités

Alors que le nouveau président Obama prêtait serment, Tom Engelhardt, de TomDispatch.com, s’est arrêté, ce même 20 janvier, sur la situation de la crise (la grande crise centrale, la crise financière et économique etc.). Il s’y est arrêté notamment parce qu’il a relevé deux phrases lors de la dernière conférence de presse du président Bush (GW l’a nommée «the ultimate exit interview»), sur ce que l’ancien président savait de la situation économique lorsque la crise a éclaté en septembre 2008. «In fact, our last president in that remarkable final news conference of his (the ultimate exit interview, he called it) in which he swanned around,… Mystère de la situation de la crise et perte de contrôle des autorités

Too Big or not Too Big?

Il semble que la recette américaniste soit universelle, et elle se nommerait l’option Moby Dick en reconnaissance à l’initiateur de la formule, le Pentagone tel que vu par le secrétaire à la défense William Cohen en 1998. Plus vous avez des problèmes autour de vous, plus vous perdez le contrôle de la situation, plus vous avez de difficultés à comprendre ce qui se passe, plus vous vous faites grossir, plus vous vous faites élargir, plus vous vous faites couvrir de $milliards, plus vous vous bardez de services, d’équipes, de conseillers, de services, d’analystes, de relations publiques Ainsi Tom Engelhardt décrit-il, dans un texte à la… Too Big or not Too Big?

L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

Musardant dans les colonnes toujours passionnantes de Tom Engelhardt, dans sa dernière livraison du 20 novembre, nous trouvons un texte consacré à, si l’on veut, la dernière ligne de défense du Pentagone pour ne pas quitter l’Irak. (La bataille, évidemment, se livre entre le Pentagone et la direction politique US, pas en Irak même.) Engelhardt référence notamment deux liens, un de Robert Dreyfuss de The Nation, du 13 novembre, l’autre du Washington Post du 17 novembre, qui renforcent son propos. (Voir aussi, puisque nous y sommes, le Wall Street Journal du 17 novembre.) Mais citons Engelhardt: «It’s the ultimate argument, the final bastion against withdrawal,… L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

L’enthousiasme fou du désespoir

L’enthousiasme fou du désespoir 6 novembre 2008 — L’enthousiasme a déferlé sur les USA avec l’élection d’Obama, après être monté dans les derniers jours de la campagne. Cet enthousiasme est nettement marqué d’affectivité et d’émotivité et caractérise une montée, – ou bien certains pourrait suggérer une plongée comme dans une ivresse, après tout, – dans une représentation idéale de l’homme (Obama), de la situation et des possibilités de cette situation. Tom Engelhardt (voir plus loin) parle d’une « force irrésistible » (« juggernaut« ). Un de nos lecteurs cite opportunément Toni Morrison, le Prix Nobel de littérature. Le 28 janvier 2008, Toni Morrison avait proclamé son soutien à Obama… L’enthousiasme fou du désespoir

Candide et la crise

L’un dans l’autre, sur quelque sujet que ce soit, Tom Engelhardt, sur son site TomDispatch.com, nous présente une vue des choses singulière de bon sens, que ce soit par ses propres textes ou en commentaire d’introduction de ses invités, eux-mêmes toujours d’excellent niveau. Ce commentateur met en évidence combien l’existence des réseaux d’information et de commentaire d’Internet constitue aujourd’hui un apport vital pour la compréhension du monde Voici donc la vision de la crise économique US par Tom Engelhardt, le regard de Candide. On la trouve sur son site, à la date du 27 mars. «No one was prepared for the storm when it hit.… Candide et la crise

Terreur ou économie?

La campagne électorale US est, au niveau des thèmes généraux que suivent ou imposent les candidats et le public, c’est selon, une étrange bataille. Au premier constat, après le déroulement des premières campagnes des primaires, on pouvait juger qu’il y avait eu un affrontement entre les thèmes choisis, entre la réalité (les questions économiques et d’insécurité économique) et la situation virtualiste créée par l’administration Bush (la Grande Peur du terrorisme, de la terreur, etc.), et que la situation virtualiste s’était effacée devant la réalité. Mais cela n’est qu’une appréciation initiale qui pourrait devoir être revue. Les enquêtes statistiques montrent que ces deux préoccupations se retrouvent… Terreur ou économie?

Novembre 2008 comme novembre 1932?

L’élection US de novembre 2008 est déjà fortement commentée, au-delà de la compétition elle-même, pour la signification et le poids historique qu’elle pourrait avoir. La chose est assez normale, si l’on considère la période que vivent les USA depuis le 11 septembre 2001, que l’homme qui est à la tête des USA ne pourra se représenter, que le parti qui a dominé cette période est, depuis novembre 2006, en recul sinon en déroute complète. Déjà, le 22 février dernier, Tom Engelhardt, sur son excellent site TomDispatch.com, avait invité Steve Fraser, éditeur et fondateur de the American Empire Project, écrivain politologue et spécialiste de Wall Street… Novembre 2008 comme novembre 1932?

Washington impérial, — ou provincial?

John Brown est un ancien officier du Foreign Service, c’est-à-dire un fonctionnaire du département d’Etat formé à l’école diplomatique US. Il démissionna peu avant l’attaque de l’Irak, pour protester contre cette guerre. Depuis, il observe et commente la scène diplomatique de Washington, avec une précision critique extrêmement fine de la décadence de la diplomatie US. Concernant la guerre en Irak et le comportement de certains des acteurs principaux autour de GW Bush, il écrit, mettant en évidence le caractère fondamentalement et pathétiquement dérisoire de cette aventure, malgré toutes les pompeuses explications qu’on s’empresse de lui donner: «Had Rice and Powell been capable of a global… Washington impérial, — ou provincial?

Le Pentagone comme propriétaire terrien

L étude systémique et détaillé de tous les aspects de la puissance du Pentagone constitue un exercice sans fin. L’excellent site http://www.tomdispatch.com en a fait l’une de ses tâches favorites. En voici un aspect de plus. Effectivement, ce qui est intéressant dans le cas du Pentagone, ce sont les aspects inattendus, ou bien peu connus, de cette puissance. Dans cet article en date du 12 juillet, Tom Engelhardt aborde l’aspect du Pentagone, propriétaire terrien, en cédant la plume à Nick Turse, lequel nous parle de la Planète Pentagone. Il est intéressant d’apprendre que le Pentagone contrôle 20% de l’île japonaise d’Okinawa et 25% de l’île… Le Pentagone comme propriétaire terrien

Mais n’est-ce pas plutôt un monument grotesque qu’une ambassade monstrueuse?

Sans nul doute, le point le plus important dans cette étrange affaire de l’ambassade US de Bagdad, c’est que si peu de monde en mesure le grotesque. Cette ambassade monstrueuse, gargantuesque, qui semble être l’ambassade de toutes les ambassades (la mère de toutes les ambassades?), sert-elle vraiment à sa fonction d’ambassade capable de conduire tous les coups pendables auxquels nous a accoutumés l’américanisme qui se trouve toujours chez les autres comme chez lui ? Tom Engelhardt s’essaie à un exercice de définition, ce jour même sur son site TomDispatch.com. Bien entendu, il est inévitablement conduit à des hypothèses surréalistes, dont il trouve d’ailleurs aisément les… Mais n’est-ce pas plutôt un monument grotesque qu’une ambassade monstrueuse?

Les USA américanistes, Cho, la tuerie de Virginia Tech et le reste du monde

Il y a eu après la tuerie de Virgina Tech une extraordinaire polarisation du monde médiatique et virtualiste américaniste sur cet événement, à l’exclusion de tous les autres. Le phénomène a été d’une ampleur considérable, souligné par contraste par la quasi-indifférence pour les événements d’Irak où les tueries quotidiennes sont ce qu’elles sont et que nous connaissons bien. Il s’agit d’une attitude américaniste très spécifique, monstrueusement grossie par la structure médiatique de cette nation, et la création d’un monde virtualiste qui s’ensuit. Quelques rares dissidents ont commencé à se manifester quelques jours après le déclenchement de ce torrent et de cette mise en bulle extraordinaires,… Les USA américanistes, Cho, la tuerie de Virginia Tech et le reste du monde

Que dirait Gates d’une attaque contre l’Iran ?

Devant les divers développements plutôt belliqueux de GW Bush contre l’offensive plutôt pacificatrice du rapport Baker (ISG), la position du nouveau secrétaire à la défense Robert Gates paraît particulièrement délicate. Gates a participé aux débats de l’ISG, il est proche de la tendance Baker-Bush-père, il est par conséquent bien plus que réservé à l’égard des développements en Irak et, plus encore, de la possibilité d’une attaque contre l’Iran. C’est ce dernier point qui nous intéresse. Prêtons attention à l’avis de l’excellent Tom Engelhardt, éditeur du site TomDispatch.com, interviewé par Mother Jones : Mother Jones: And yet there’s still talkand, one assumes, a live debate within… Que dirait Gates d’une attaque contre l’Iran ?

Quelques notes sur le dégoût : lisez Tom Engelhardt

Si l’Amérique a bien des reproches à se faire, l’Europe, elle, en a également son lot, et notamment celui de manquer de commentateurs libres du calibre de quelques dissidents américains. Tom Engelhardt est de ceux-là. Lisez donc sa chronique sur Antiwar.com de ce jour. Engelhardt décortique le montage général qui fait que la décision de la condamnation à mort de Saddam (pardon, le verdict du procès de Saddam) tombe avec un bruit tonitruant le 5 novembre, deux jours avant le 7 (oui oui, c’est mathématique et chronologique), alors qu’un juge irakien un peu primesautier avait d’abord prévu l’annonce pour le 16 octobre. On s’était aperçu,… Quelques notes sur le dégoût : lisez Tom Engelhardt

Quelques paroles (de Andrew Bacevich) méritant attention et réflexion

Andrew Bacevich est un auteur et un professeur d’université (Boston University Department of International Relations) ; c’est aussi un ancien militaire (du Viet-nâm jusqu’en 1992), un ancien faucon de la Guerre froide devenu critique fondamental du système américaniste. Bacevich rassemble sur sa personne des particularités remarquables qui en font un critique à la fois informé et profond de l’artefact américaniste, un critique comme seul le système US est paradoxalement capable de fournir, on dirait presque par antidote naturel. La longue interview de Bacevich dans TomDispatch.com (le site de l’excellent Tom Engelhardt), publiée en deux parties, le 24 mai et le 25 mai, est une belle… Quelques paroles (de Andrew Bacevich) méritant attention et réflexion

La guerre en virtualisme

L’excellent chroniqueur et auteur Tom Engelhardt a entrepris une série d’interviews sur son site TomDispatch.com. Celui (première partie) qui paraît aujourd’hui, sur son site et repris par Antiwar.com, est du plus haut intérêt. Engelhardt interroge Andrew Bacevich, un des auteurs les plus qualifiés et les plus critiques de la politique impériale et militariste des USA. Bacevitch est un conservateur qui fut un faucon interventionniste, proche des néo-conservateurs, particulièrement engagé dans une politique de très grande fermeté durant la Guerre froide (il fut un collaborateur régulier de National Review

The Tipping Point

Ce qui se passe à Washington est considérable. C’est, selon le mot désormais consacré, The Tipping Point, le moment où l’administration GW Bush est en train de perdre définitivement la seule chose qui l’a fait tenir pendant quatre ans : le facteur peur, le patriotisme terroriste d’après 9/11. En conséquence, tout le monde se réaligne. On découvre que le peuple est en majorité pour un retrait illico presto d’Irak. Les démocrates retrouvent une voix d’opposant. Allez lire le superbe texte de Tom Engelhardt de ce jour (The Tipping Point? Losing the Fear Factor). Il vous fait mesurer la profondeur des événements qui secouent Washington aujourd’hui.… The Tipping Point

L’U.S. Army brisée?

Il est assuré que James Carroll est un des chroniqueurs les plus talentueux de la presse libre américaine (non-américaniste), notamment avec sa chronique du Boston Globe. Fils du général qui fonda la Defense Intelligence Agency, Carroll prit le parti inverse en s’opposant à la guerre du Viet-nâm. Carroll fut un prêtre dans la religion catholique. Il a publié plusieurs livres qui comptent dans la pensée politique et morale de ce qu’il reste de l’Amérique. Lisez la formidable interview de Carroll par Tom Engelhardt, publiée sur Antiwar.com le 12 septembre. Le titre annonce la couleur : « The Mosquito and the Hammer. » Ici, nous signalons… L’U.S. Army brisée?

La référence irakienne nourrit la honte et la colère de l’Amérique

La référence irakienne nourrit la honte et la colère de l’Amérique 5 septembre 2005 Un lecteur, Eric (voir notre Forum, 4 septembre 2005), nous rapporte une phrase significative entendue sur la NBC vendredi soir : « J’ai regardé vendredi soir des directs depuis la Louisiane sur CNBC Europe. Les réactions des envoyés spéciaux et des journalistes américains étaient particulièrement rudes. Ils étaient en colère. J’ai noté une phrase. Alors qu’on voyait des images des mères de famille avec leurs enfants dans les bras sans pouvoir les nourrir, le commentaire était : It is no Somalia. It is not Bagdad. It is HOME ! » Par… La référence irakienne nourrit la honte et la colère de l’Amérique

Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004

Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004 3 janvier 2004 L’année 2003 restera comme un phénomène unique dans l’histoire, par le volume de mensonges, leur puissance, leur diffusion extraordinaire, par la rapidité également extraordinaire avec laquelle ces mensonges sont mis à jour, par la démarche massive suivie par les principales autorités de la planète pour s’agiter autour d’une politique générale de crise complètement basée sur le mensonge, dont tout le monde sait qu’il s’agit de mensonges et ainsi de suite. Cela est épuisant pour la psychologie. Nous quitterons 2003 sans regret. L’année 2004 risque d’être plus intéressante. Il y a plusieurs rendez-vous.… Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004

La culture zéro-mort

Ce texte est extrait de la Lettre d’Analyse bimensuelle dedefensa & eurostratégie (dd&e), à partir de laquelle le site dedefensa.org a été développé. Il a été publié dans la rubrique Analyse, de defensa & eurostratégie, Volume 14, n°07 du 10 décembre 1998. La culture zéro-mort Il est assez rare qu’un officier britannique prenne la plume pour exprimer un avis assez tranché sur une matière qui, bien que militaire, a une forte connotation polémique, et par conséquent une dimension politique implicite ; encore plus lorsque le Britannique parle, en termes également assez tranchés et fort critiques, de l’allié (militaire) américain. Accordons donc toute notre attention au… La culture zéro-mort