Le prix de l’« amitié » de l’Europe
L’Europe a franchi une nouvelle étape dans son processus de deuil face à la perte subie face à la Russie. Cette perte est plus symbolique que réelle, et elle existe davantage dans l’esprit des Européens que dans la réalité. Ils ont fourni leurs stocks d’armes aux Ukrainiens ainsi que des sommes considérables (dont une grande partie a ensuite été détournée), et ils s’apprêtent désormais à y consacrer encore plus d’argent.
Pendant ce temps, « l’agression russe », qu’ils ont solennellement juré d’arrêter, progresse lentement sur ce qui est désormais, pour les Russes, un territoire russe occupé par l’Ukraine. Mais aujourd’hui, parallèlement à quelques gestes militaristes futiles (comme organiser des exercices de largage de bombes nucléaires sur Saint-Pétersbourg ou imposer un blocus naval à Kaliningrad), une nouvelle tendance se dessine : de plus en plus de responsables européens évoquent, d’une voix douce et posée, un « dialogue avec la Russie ». Quoi ?! Un dialogue avec l’agresseur ? Comment est-ce seulement envisageable ?! Qu’en est-il de la lutte contre les Russes jusqu’au dernier Ukrainien ?!
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