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La “fin de l’Histoire” ? Non, “du libéralisme”

La « fin de l’Histoire » ? Non, « du libéralisme » • Encore quelques mots de Fukuyama, sur un ton navré. • Pour lui, non seulement Trump attaque à mort le néolibéralisme et le libéralisme Woke, mais « il représente également une menace sérieuse pour le libéralisme classique lui-même. » • Un texte de Laurent Duggan. _________________________ Pendant que Biden n’en finit pas de finir son mandat, et les pays européen de paniquer grandement en criant à la Guerre Mondiale (la troisième) qu’ils ont tant appelée de leurs vœux, ici grâce à l’aide de leurs alliés US qui ont aimablement fourni des missiles ATACM à l’Ukraine pour permettre… La “fin de l’Histoire” ? Non, “du libéralisme”

“Mais la voilà, ‘la fin de l’histoire’ !”

« Mais la voilà, ‘la fin de l’histoire’ ! » 28 janvier 2023 (19H00) – Qui ne ses souvient du tonnerre que causa, en 1989-1991, une conférence transformée en l’article, et l’article transformé en livre, tout cela sous le titre de ‘La fin de l’histoire‘ ? L’auteur était un fonctionnaire du département d’État, Francis Fukuyama, d’origine Asian-American (oui pour la diversité). L’idée était que la démocratie libérale américaniste l’avait emporté et régnait désormais sur le monde jusqu’à la fin des Temps ; d’où ‘The End of History‘, – capito ? On batailla ferme là-dessus et, dès1990 et la crise de l’ex-Yougoslavie, on commença à ricaner. Moi-même, comme… “Mais la voilà, ‘la fin de l’histoire’ !”

Des vides-zombies aux vide-ordures

Des vides-zombies aux vide-ordures • Un journaliste russe d’un « média d’État » (vous comprenez quoi en penser) fait un portrait sur le vif de l’atmosphère d’intense vérité régnant à l’Ouest à propos de la Russie. • Notre guide : Fukuyama. • Contributions : dde.org & Petr Akopov. L’analyste Michael Brenner nous confiait récemment qu’il avait décidé de cesser de rédiger et de distribuer régulièrement, à destination d’une liste assez conséquente de lecteurs réguliers qu’il connaissait souvent personnellement, une analyse complète de la situation générale crépusculaire de ce temps des ténèbres de l’esprit. Il a jugé cet effort devenu inutile, ayant constaté chez nombre de ses interlocuteurs… Des vides-zombies aux vide-ordures

Notes sur le kidnapping du Mur

Notes sur le kidnapping du Mur 10 novembre 2019 – Il s’agit donc de « commémorer » cet événement du 9 novembre 1989. Nous devrions le faire avec d’autant plus d’allant que nous avons vécu avec une très grande intensité cette époque, notamment depuis le 9 mars 1985 et l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, – dans le chef de notre ancêtre dans les arcanes de ce site, Philippe Grasset, alors fermement installé à Bruxelles. (Voir notamment notre série improbable sur les « journalistes Made in CIA« , le 20 octobre 2014, le 22 octobre 2014, etc., où PhG tint son rôle.) Nous avions choisi en novembre 2014 (vingt-cinquième anniversaire… Notes sur le kidnapping du Mur

Trump et la mégalothymie expliquée aux électeurs

Trump et la mégalothymie expliquée aux électeurs Partout où j’ai trouvé quelque chose de vivant, j’ai trouvé de la volonté de puissance… Nietzsche C’est le chapitre IV de mon livre sur Trump. Définissons d’abord la mégalothymie : c’est l’ambition personnelle poussée à l’extrême accompagnée d’une grande efficience sur le terrain (« il faut pouvoir vouloir » dit Nietzsche). L’aviateur, l’envahisseur, le grand musicien sont possédés par la mégalothymie. Or cette mégalothymie est prohibée aux temps postmodernes. Notre réflexion sur la mégalothymie est nourrie par la lecture toujours passionnante de Francis Fukuyama (c’est un vrai nietzschéen, tant son livre fait « ruminer »). Ce professeur insulté… Trump et la mégalothymie expliquée aux électeurs

Kojève et les origines russes de la Fin de l’Histoire

Kojève et les origines russes de la Fin de l’Histoire En dépit des guerres et des crises financières qui nous menacent de tous côtés, l’expression Fin de l’Histoire a fait le tour du monde. Elle n’est pas de Francis Fukuyama, mais de son inspirateur, un russe blanc émigré à Paris, Alexandre Kojève, humaniste, esprit universel, professeur de sanscrit et auteur de prestigieux commentaires sur la philosophie de Hegel. Fonctionnaire à la CEE vers la fin de sa vie, choix qui releva chez lui d’un nihiliste apostolat, Kojève s’est efforcé de comprendre pourquoi nous allions vivre des temps ennuyeux. Voici comment il définit la Fin de… Kojève et les origines russes de la Fin de l’Histoire

Notes sur un quart de siècle kidnappé et retrouvé

Notes sur un quart de siècle kidnappé et retrouvé 9 novembre 2014 – Il s’agit donc de « commémorer » cet événement du 9 novembre 1989. Nous le faisons avec d’autant plus d’allant que nous avons vécu avec une très grande intensité cette époque, notamment depuis le 9 mars 1985 et l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, – dans le chef de notre ancêtre dans les arcanes de ce site, Philippe Grasset, alors fermement installé à Bruxelles (voir notamment notre série récente sur les « journalistes Made in CIA« , le 20 octobre 2014, le 22 octobre 2014, etc.). Nous avons choisi une méthodologie spécifique pour donner à l’événement l’ampleur… Notes sur un quart de siècle kidnappé et retrouvé

Notes sur la fin de “La fin de l’histoire ?” (II)

Notes sur la fin de « La fin de l’histoire ? » (II) 27 octobre 2014 – Dans la première partie de ces Notes d’analyse (voir le 22 octobre 2014), nous tentions de dresser le tableau du cadre général et du contexte historique dans lequel nous nous proposons d’analyser la situation actuelle de la politique du bloc BAO, ou dit plus décisivement, de la politique-Système. Si nous réalisons ce travail, c’est parce que nous jugeons que cette politique, qui opérationnalise l’action du Système et détermine l’état général de la crise d’effondrement du Système, se trouve, non pas à un tournant puisqu’il est question d’un processus continu, mais… Notes sur la fin de “La fin de l’histoire ?” (II)

Notes sur “la Fin de l’Histoire” (I)

Notes sur « la Fin de l’Histoire » (I) 21 octobre 2014 — Nous allons faire un exercice d’analyse critique rétrospective, pour en tirer quelques avantages dans l’avancement de l’analyse présente de la situation, c’est-à-dire une explication fondamentale de la politique étrangère/de sécurité nationale du système de l’américanisme comme opérationnalisation principale de la politique-Système. Cet exercice sera réalisé en deux textes de Notes d’analyse, en prenant comme référence principale le fameux « La fin de l’histoire ? » de Francis Fukuyama, datant de 1989, – il y a donc un quart de siècle cette année. Il y a dix ans, également cette année, nous publiions un texte d’analyse dans… Notes sur “la Fin de l’Histoire” (I)

Crise entre paralysie, dissolution, absurdité…

Crise entre paralysie, dissolution, absurdité… Si l’on veut suivre l’évolution de la situation washingtonienne au jour le jour, selon le point de vue opérationnel du politicien et la démarche courante du commentateur, on constate une très faible compréhension des événements marquant cette quotidienneté et l’on ressent une complète incompréhension de l’événement lui-même, pourtant massif et considérable, que constitue le blocage du gouvernement des Etats-Unis avec en plus la perspective du problème de la dette. Il est donc préférable de se tourner vers la tentative d’un regard plus général, plus intégrateur de tous les facteurs constitutifs de la situation générale où prolifère cette crise. On ne… Crise entre paralysie, dissolution, absurdité…

Cameron préfère Fukuyama, — ou bien peut-être pas, — c’est à voir…

Le premier grand discours de politique étrangère du nouveau chef des conservateurs, David Cameron, a été donné le 11 septembre. De façon assez inattendue, alors que certains craignaient qu’il cède à l’influence des méthodes des néo-conservateurs (on en trouve au Royaume-Uni, chez les tories), Cameron a surtout marqué de nombreuses réticences à l’encontre de la politique US et appelé à retrouver une politique britannique plus critique des USA. Selon le Times du 12 septembre : «Mr Cameron told an audience at the British-American Project: We have never, until recently, been uncritical allies of America . . . I worry that we have recently lost the… Cameron préfère Fukuyama, — ou bien peut-être pas, — c’est à voir…

Fukuyama, ou The End of the Logic

Fukuyama, ou The End of the Logic 22 mars 2006 Francis Fukuyama fut célèbre en 1989-90 avec la grande publicité faite à sa thèse The End of History. Depuis, nous en sommes revenus (de la thèse). Entre-temps, Fukuyama, devenu un incontournable de l’establishment washingtonien et de l’expertise philosophique du système, s’était reclassé là où il fallait, notamment et précisément à partir du 11 septembre 2001 : du côté des néo-conservateurs. Récemment, il s’en est éloigné avec pertes et fracas jusqu’à la rupture finale. Disons que la forme de cette rupture fut spectaculaire mais la démarche est en elle-même assez prudente. Les neocons, quoi qu’il en… Fukuyama, ou The End of the Logic

Une excellente définition de la globalisation : la destruction de la souveraineté nationale

Dans un article intéressant dans le Guardian de ce jour (nous en reparlerons), Francis Fukuyama fustige notamment l’action du Congrès américain dans l’affaire de la firme émirati DPW obligée d’abandonner la gestion des ports US. Fukuyama décrit cette action comme « […a] shameless pandering to public fears of terrorism [which] undermined every principle of openness and globalisation that the US has been preaching in recent years. » Un peu plus loin, attaquant l’attitude de Hillary Clinton (elle fut une des meneuses de la bataille anti-DPW dans cette affaire), Fukuyama observe: « Clinton, who has positioned herself to the right on security issues, saw an opening… Une excellente définition de la globalisation : la destruction de la souveraineté nationale

Washington, la dernière citadelle du marxisme?

Washington, la dernière citadelle du marxisme? On connaît l’influence des néo-conservateurs, qui continue à s’exercer à Washington malgré les annonces successives et vaines du déclin de leur influence. Aujourd’hui, on dirait que les neocons sont influents par défaut, parce que rien d’autre ne parvient à rencontrer les croyances de GW lui-même, ou bien les tendances du système et ainsi de suite. C’est ce que notait récemment William Pfaff, à propos de la correspondance GW-neocons. Pfaff, justement : pour lui, il s’agit de trotskisme. Une nuance vient d’être apportée, mais en gardant la même ligne de jugement, par un dissident notoire du système neocon, un compagnon… Washington, la dernière citadelle du marxisme?

… Mais GW est-il vraiment isolationniste?

Nous vivons dans un monde de contradictions, surtout le monde américaniste. Après la démonstration de Fukuyama, viennent les récriminations qui vont loin, qui disent en fait le contraire de Fukuyama. Il y a un déluge de critiques portant sur la faiblesse des effectifs de la Garde Nationale pour lutter contre les effets de Katrina. On peut mentionner un article de Paul Craig Robert et un autre de Norman Solomon. Tous disent la même chose : mais que fait donc la Garde en Irak alors qu’on a besoin d’elle dans le Mississipi et en Louisiane? Bonne question et question éminemment isolationniste. Si GW l’était au sens… … Mais GW est-il vraiment isolationniste?

Une guerre civile neocon ?

Une guerre civile neocon ? 25 août 2004 — Parlons-en puisque tout le monde en parle, surtout depuis le 13 août et un article de Steve Clemons dans « Washington Note ». Cette fois, il semblerait que l’on puisse annoncer que c’est sérieux : il y aurait, dans les rangs des néo-conservateurs, de très sévères accrochages, au point où Francis Fukuyama regarde Charles Krauthammer comme un évadé d’un asile psychiatrique. Écoutons Justin Raimundo qui, on s’en douterait, boit du petit lait : « It was all too delicious for words. Francis Fukuyama, the boy wonder of the neocons who had famously pronounced the End of History, sat… Une guerre civile neocon ?

Une nécessité américaine : la politique paroxysmique

Comment pourquoi le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, et le gestionnaire du système de l’américanisme, mène, au moins depuis les années 1930, une politique que nous qualifions de “paroxystique” (besoin d’un “Ennemi”, possibilité de mobilisation psychologique permanente de la population, etc.).