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galloway

Trump est décisif ; bouffe mais décisif…

27 avril 2026 à 20H15 – On a dit tant de choses de lui, sur lui, à propos de lui, etc., alors que peut-on dire de plus ? Et pourtant, on peut.

En préambule je dirais une chose : je crois fortement au concept de la “théorie des Deux Corps du Roi” (de Kantorowicz) ; –  par concept, j’entends la théorie telle que je la perçois selon mes propres conceptions, l’idée en elle-même étant assez brillante et inspiratrice. Ma conception est alors, en gros, qu’il y a un roi terrestre, mortel, avec des défauts, et des faiblesses mais aussi ses vertus, qui meurt de toutes les façons, dont on peut se débarrasser selon les nécessités et les complots ; et puis le corps transcendant, celui qui survit à toutes les morts parce qu’il porte la fonction inaliénable, d’origine divine pour les rois et d’origine populaire pour les autres, donc aussi valable mais plus incertaine (l’onction populaire…) pour nos plus grandes nations qui affirment et réaffirment leur souveraineté. Aux USA, il y a le premier corps, un président, bon-mauvais, plus ou moins crapuleux, un peu ou très-très corrompu, qui est élu ou réélu tous les quatre ans ; et la fonction, aussi indestructible pour les USA que la Constitution des USA, chose sacrée pour eux s’il en est.

Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le “Deuxième Corps”, l’immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d’une religion hyper-moderniste instituée par l’acte fondateur de la création des États-Unis d’Amérique (1776-1787). C’est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C’est pour cette raison que “Trump est décisif ; bouffe mais décisif…”

(Suite)

Notes sur Macron le russophile

Notes sur Macron le russophile 2 septembre 2019 – On a déjà eu sur ce site des échos des divers événements diplomatiques que le président français Macron a développés depuis la visite de Poutine à Brégançon. Il y a eu notamment des échos du discours aux ambassadeurs du 28 août, qui s’est révélé sur le fond comme un texte que certains pourraient juger révolutionnaire avec bien des arguments. Bien entendu, il ne s’agit pour l’instant que de communication, mais d’une telle tension dans le contenu qu’il y a là un événement politique ; pour l’instant également, même s’il y a événement politique il n’y a,… 

L’axe crisique du monde

L’axe crisique du monde 10 janvier 2019 – Nous partons pour ce commentaire d’une analyse de l’ancien parlementaire britannique George Galloway, dissident notoire et affiché, notamment depuis l’invasion US de l’Irak de 2003. Présentateur et animateur de TV, auteur de documentaires filmés, Galloway reste très actif dans l’analyse politique écrite, et il s’agit ici d’un de ses plus récents textes de cette sorte, – publié sur RT.com le 9 janvier 2019, – qui considère l’état de ce que nous nommons le bloc-BAO, au travers de ce que nous serions conduits à identifier comme son « axe crisique », reflétant en cela l’analyse de Galloway : l’ »axe » Washington-Londres-Paris,… 

RIP, soft power

RIP, soft power 9 octobre 2013  Au départ, il y a donc l’idée du soft power, identifiée et théorisée par Joseph S. Nye dans les années 1990 et sans cesse réaffirmé depuis. Le concept est largement analysé par Wikipédia. On se permettra d’en retenir cette approche générale : «Soft power is a concept developed by Joseph Nye of Harvard University to describe the ability to attract and co-opt rather than coerce, use force or give money as a means of persuasion. Nye coined the term in a 1990 book, Bound to Lead: The Changing Nature of American Power. He further developed the concept in his… 

A la place du Tribunal international, nous vous offrons le maccarthysme internationaliste

Une des stars du parti républicain est le sénateur Norm Coleman, qui conduit des enquêtes polémiques à la tête de la sous-commission du Sénat chargée en permanence d’un travail d’enquête. Cette sous-commission, qui a un mandat très large et des pouvoirs d’investigation étendus, ressemble aux anciennes commissions d’enquête sur les activités anti-américaines (en fait : un-american) établies en 1932, dont celle du Sénat qui fut prise en main par Joseph McCarthy de 1951 à 1954. On a vertueusement gommé le terme un-american qui fait désordre, et en avant. C’est effectivement au maccarthysme que pense le député britannique anti-guerre George Galloway, cité dans un rapport de…