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Gaspie

De la profondeur de l’“État-profond”

De la profondeur de l’ »État-profond » 31 août 2019 – Dans l’intense agitation diplomatique qu’a suscitée le président français Macron au moins depuis le 19 août (visite de Poutine à Brégançon), parmi les divers points remarquables mis en évidence l’un des plus insolites est l’emploi de l’expression « État profond » par Macron, et le brouhaha fait autour de cela. Les réseaux « fakenewsistes » russes ont deux textes intéressants là-dessus, Spoutnik-France le 27 août 2019 avec un texte de Hakim Salek interviewant le spécialiste français des relations internationales Romain Mielcarek, et RT-France le 29 août 2019, avec un texte reprenant toute cette « affaire » sémantique et ses significations politiques («… De la profondeur de l’“État-profond”

Qui donc se souvient d’April ?

Qui donc se souvient d’April ? Nous étions en 1990, le 25 juillet, April Glaspie, première femme étasunienne ambassadeur dans un pays arabe, rencontrait Saddam Hussein en présence du ministre des affaires étrangères d’Irak, Tarik Aziz. Des troupes étaient concentrées en nombre anormalement élevé dans le Sud du pays, le long de la frontière avec le Koweït. Elle venait interroger l’homme qui fut l’allié des USA lors de la longue guerre Iran-Irak sur ses intentions, tout en lui donnant un signal explicite. James Baker lui faisait transmettre son message, les USA ne sont pas concernés par les conflits qui pourraient survenir entre des pays arabes.… Qui donc se souvient d’April ?

Quand April rencontrait Saddam

Quand April rencontrait Saddam Qui se souvient d’April Glaspie ? Plus personne ou presque, justement. April Glaspie est cette ambassadrice des USA à Bagdad qui, à la fin juillet 1990 (le 25), rencontre Saddam Hussein sur instruction expresse du département d’État et lui fait savoir à mots à peine couverts que les USA ne se considéreraient comme nullement impliqués si l’Irak lançait une opération contre le Koweït. C’est ce qu’on appelle un « feu vert ». (En, passant, on goûtera, dans la transcription de l’entretien, tout ce que l’ambassadeur des Etats-Unis dit à Saddam en fait de compliments absolument admiratifs sur ce qu’il fait pour son peuple… Quand April rencontrait Saddam