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Gates, confirmé chef de l’opposition

Le rôle de Robert Gates au sein de l’administration GW Bush semble se confirmer, à la fois comme discret et important. Un article du Sunday Telegraph d’hier le présente effectivement comme l’homme qui dirige et coordonne l’opposition à la guerre contre l’Iran au sein de l’administration, et l’homme qui se trouve derrière la résistance des militaires. Cette position de Gates a plusieurs fois été décrite de la sorte. Elle est confirmée ici, alors qu’on se trouve dans une phase délicate, par un article qui paraît sans aucun doute comme devant transmettre quelques appréciations importates de milieux de l’establishment de sécurité natoinale. «Pentagon sources say Mr… Gates, confirmé chef de l’opposition

Hillary est-elle déjà élue?

Hillary est-elle déjà élue? 7 octobre 2007 GW isolé? La politique belliciste US réduite à la folie du roi George? Ces clichés pour commentateurs parisiens ne sont pas du goût de l’establishment. Catastrophe ou pas, on est dans la même galère. Et il se produit un fait extraordinaire. Le Sunday Times de ce jour nous avise qu’au contraire de ce que ferait croire sa réputation d’isolé, «George Bush smooths path for Hillary». Cela signifie, pour rester dans un langage extrêmement conformiste, que GW prépare une transition avec celle qu’il croît être la future présidente et, d’une façon plus générale, avec une administration démocrate dont il… Hillary est-elle déjà élue?

Fallon à découvert

Fallon à découvert Dans le jeu à la fois subtil et truqué qui caractérise la « guerre de la communication » à l’intérieur du monde occidental sur la possibilité d’une guerre contre l’Iran, l’amiral Fallon (commandant Central Command) a franchi un pas important. Il a déclaré, d’une façon publique et irréfutable, qu’il était contre la guerre et qu’il considérait toutes les supputations concernant une attaque US comme très dommageables et très contestables. C’est une attaque directe et violente contre le « War Party » occidental, qu’on peut juger concentré notamment à la Maison-Blanche (essentiellement Cheney et ses soutiens néo-conservateurs). C’est aussi un signe de plus de la parcellisation du… Fallon à découvert

Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran?

Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran? 24 septembre 2007 Nous revenons sur un intéressant article du Sunday Times de Londres du 23 septembre, dont nous parlions déjà hier. Il s’agit de quelques détails sur la mise en place d’un groupe autonome de l’USAF, dit Project Checkmate, chargé, ou qui s’est auto-chargé? de préparer un plan de campagne aérienne contre l’Iran. «The United States Air Force has set up a highly confidential strategic planning group tasked with fighting the next war as tensions rise with Iran. Project Checkmate, a successor to the group that planned the 1991 Gulf War’s air campaign, was… Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran?

Gates “ne sait pas” (si la guerre en Irak valait le coup…)

La lassitude générale faisant ses effets, on en surprend de plus en plus qui, par inadvertance, vous disent la vérité. C’est le cas du secrétaire à la défense Robert Gates, dont on peut se demander par ailleurs si sa candeur n’est pas un peu calculée. Quoi qu’il en soit, Gates nous interprète un excellent numéro, tout en retenue, sur le thème classique du si j’aurais su j’aurais pas venu Cela, lors d’une interview pour le New Yorl Times, dont ABC.News nous restitue la substantifique moëlle ce 19 septembre: «Defense Secretary Robert Gates’ stunningly candid answer came in an interview with New York Times columnist David… Gates “ne sait pas” (si la guerre en Irak valait le coup…)

La Navy à la barre

La Navy à la barre Il fait de moins en moins de doute qu’il existe aux USA une tendance presque « autonome » au sein des forces armées, particulièrement dans le chef de l’U.S. Navy et sans aucun doute en accord avec le secrétaire à la défense Robert Gates et avec son soutien très actif. Cette « tendance » va évidemment dans le sens de contrecarrer la politique expansionniste et aventuriste de l’administration GW. On a eu un signe de plus de cette situation avec le témoignage du nouveau président du Comité des chefs d’état-major, l’amiral Mike Mullens. Joe Galloway, de McClatchy Newspapers, donne le 1er août un commentaire… La Navy à la barre

Rice, Gates et les armes

Le voyage conjoint de Rice et de Gates à Riad étant sans guère de précédent (voir un secrétaire d’Etat et un secrétaire à la défense faire une visite ponctuelle hors de tout cadre collectif d’importance), il importe de tenter d’explorer son sens du point de vue de la politique washingtonienne. Rice et Gates sont les modérés de l’administration GW, à la fois partisans d’un retrait d’Irak progressif d’Irak et d’un arrangement avec l’Iran. L’importance de leur visite doit donc également être considérée à la lumière du gros marché d’armement qu’ils apportent dans leur musette. Dans ce cadre général, leur visite pourrait être interprétée selon la… Rice, Gates et les armes

De peur en panique

De peur en panique 29 juillet 2007 — Washington résonne de plus en plus de bruits et de spéculations qui sont marquées par un seul mot : la peur, — et ce sentiment dominant dont on peut désormais caractériser l’humeur grandissante par un autre mot qui introduit un facteur nouveau : la panique. Nous sommes encore à plus d’un mois du rapport tant attendu du général Petraeus sur les résultats de l’offensive (« surge« ) tactique ordonnée en janvier par Bush pour obtenir un résultat stratégique (?) en Irak et déjà tout le monde semble en préjuger les conclusions. Préjugeons nous aussi: le rapport du général Petraeus,… De peur en panique

Un nouveau porte-avions US dans le Golfe, mais un autre s’en va, et peut-être un troisième…

Le nombre de porte-avions US dans le Golfe est considéré comme un signe important des intentions US, belliqueuses ou pas, à l’encontre de l’Iran. Récemment, des sources de l’U.S. Navy avaient annoncé l’envoi dans la zone du porte-avions Enterprise, ce qui aurait porté le nombre de ces unités à trois (le Nimitz et le Stennis étant déjà sur place), signe évident de l’aggravation de la tension. Le Pentagone n’a pas été long à préciser les choses dans le sens de la détente, en fait c’est un remplacement, et peut-être plus, et l’on pourrait se retrouver avec le seul Enterprise dans la zone. Selon AFP (par… Un nouveau porte-avions US dans le Golfe, mais un autre s’en va, et peut-être un troisième…

Y aller et retour

Y aller et retour 9 juillet 2007 C’est le même jour ou presque que la presse, dans divers lieux du soi-disant imperium anglo-saxon, nous annonce qu’il faut partir, et que cela ne fut pas si simple d’y aller, contrairement à ce que l’on crut. L’aventure irakienne, plus elle se découvre, plus elle apparaît comme une monstrueuse machinerie accouchant d’une souris dont on ne ferait qu’une bouchée, laquelle souris s’avérant finalement être un monstrueux Frankenstein plus gros que la montagne accoucheuse, et tout le monde ou presque, finalement, craignait qu’il en serait ainsi. Certes, le New York Times recommande, ce 8 juillet, de s’en retourner chez… Y aller et retour

Les menaces contre l’Iran (Cheney & Cie) : un moment décisif ?

On sait que la question d’une possible attaque contre l’Iran est aujourd’hui l’objet d’une bataille intérieure dans l’administration Bush, peut-être avec Cheney dans une position presque d’insubordination. Jim Lobe fait un commentaire rapide sur l’affaire, citant comme signe de son importance l’article de Helene Cooper dans le New York Times et l’International Herald Tribune, sur lequel nous nous appuyions pour notre F&C du 2 juin. Selon Lobe, l’affaire est très grave. Il en confirme implicitement les précisions apportées d’abord par Steve C. Clemons. Il met l’accent sur le rôle central de David Wurmser, de l’équipe Cheney, décrit comme le plus acharné des neocons parmi tous… Les menaces contre l’Iran (Cheney & Cie) : un moment décisif ?

La peur du désordre

La peur du désordre 31 mai 2007 Le 25 mai, le secrétaire US à la défense Robert Gates a prononcé, à l’occasion du Memorial Day, un discours devant la promotion des élèves-officiers de l’U.S. Navy et du Marine Corps de l’Ecole Navale d’Annapolis. Le thème du discours était les relations des militaires avec le pouvoir civil. Le site WSWS.org s’attache à une analyse critique, mise en ligne aujourd’hui, dans le but de décrypter l’intervention du secrétaire à la défense. L’intervention de Robert Gates est présentée de cette façon : «The defense secretary began by reminding the graduating midshipmen that to receive their commissions as Navy… La peur du désordre

Découplages par évaluation?

Découplages par évaluation? 26 avril 2007 Face aux Occidentaux qui suivent leur habituelle tactique (les USA claquent du doigt, les Européens s’alignent comme des moutons sans complication intellectuelle, sans même s’aviser de ce dont il est question), les Russes montrent une remarquable capacité d’adaptation et d’improvisation. Bien entendu, nous voulons parler de la question des antimissiles (BMD) que les Américains veulent déployer en Europe. Les derniers développements répondent évidemment, réponse du type berger à la bergère aux interprétations de la presse MSM, que certains de nos lecteurs nous ont signalées après la réunion de l’OTAN de Bruxelles du 19 avril. (Voir sur notre Forum général… Découplages par évaluation?

Gates en Israël : un malaise dans les relations stratégiques USA-Israël

Décidément, l’arrivée de Robert Gates au Pentagone change le climat de la machine bureaucratico-militaire US. Il y a beaucoup moins d’idéologie et de bellicisme exacerbé, comme au temps de Rumsfeld et des neocons, et beaucoup plus de bureaucratie avec ses intérêts mis en avant. Les Israéliens l’ont ressenti, lors de la visite du secrétaire à la défense Robert Gates. Un texte de Defense News du 20 avril en donne un résumé succinct mais significatif. «For Israeli officials who were hoping to restore once and for all the policy-driven bureaucratic intimacy between the Pentagon and Israel’s MoD, the April 18 meeting here between U.S. Defense Secretary… Gates en Israël : un malaise dans les relations stratégiques USA-Israël

Un “tsar” pour verrouiller Gates

Un tsar pour verrouiller Gates 18 avril 2007 Revenons sur cette affaire de tsar des guerres perdues (voir notre F&C du 12 avril), d’abord pour constater qu’on continue à ne pas se bousculer pour le poste, ensuite pour découvrir que l’éventuelle création de cette très-haute fonction pourrait avoir un but précis qui n’a qu’indirectement à voir avec la stratégie et la tactique des guerres perdues. L’argument, assorti d’indications qui nous semblent de bonne source, nous apparaît convaincant. Il s’agit d’un commentaire de Helena Cobban, sur son site JustWorldNews, en date du 15 avril, sous le titre de : «US national command authority in disarray?». Nous… Un “tsar” pour verrouiller Gates

Notre commentaire de notre commentaire

Nos lecteurs nous pardonnerons de nous citer. C’est pour le bon motif. Nous voudrions prendre le texte F&C que nous publions aujourd’hui comme un exemple intéressant, non pas tant de notre méthode de travail (quoique ce soit le cas) que de la façon dont l’appréciation de la situation de notre époque conduit les analyses à évoluer à mesure qu’elles sont développées. Il s’agirait d’illustrer par un exemple anodin mais significatif l’idée d’une très grande importance, que nous signalons souvent, que de grandes tendances historiques, qui ne sont pas visibles au premier abord, existent contre les actions des hommes ou à la différence de celles-ci, qu’elles… Notre commentaire de notre commentaire

Saint-Gates

Saint-Gates 27 mars 2007 Le nouveau secrétaire américain à la défense Robert Gates est une «surprise enthousiasmante» tandis que Rice est «le plus puissant secrétaire d’Etat des Êtats-Unis, peut-être depuis Kissinger, et elle s’est débarrassée de toutes les antennes extrémistes du département». Ainsi peut-on alterner des jugements assez justes avec des bêtises surprenantes d’ampleur et d’inculture politique, même si l’on fait partie d’une délégation du plus haut niveau des institutions européennes, Solana en tête, après une visite à Washington la semaine dernière. Ces impressions nous viennent d’une source que nous aurons l’élégance de ne pas identifier et qui, à Washington, a suivi indirectement mais très… Saint-Gates

Variations autour d’un Plan B

En avril 1973, deux journalistes belges réalisèrent une interview du général Goodpaster, occupant alors la fonction de SACEUR (Supreme Commander Europe, ou commandant en chef des forces de l’OTAN). Il était alors très fortement question du retrait de 100.000 soldats US d’Europe, sur la pression du Congrès (notamment l’action du sénateur Manfield). La question fut posée à Goodpaster de savoir ce qu’il ferait au cas où cette pression aboutirait. Goodpaster répondit off the record qu’il refusait d’envisager cette possibilité parce qu’elle lui paraissait vraiment très menaçante ; comme dernière ligne de défense, il refuserait de s’y préparer en refusant la possibilité d’une alternative. Autre façon… Variations autour d’un Plan B

La méthode Coué des pacifistes du Pentagone

Le Pentagone est devenu un oasis de pacifistes, repoussant catégoriquement la perspective d’une attaque contre l’Iran. Il semble s’agir de l’application de la fameuse méthode Coué, qui pourrait bien finir par installer une solide réalité. Dans ces temps de virtualisme, on ne devrait pas s’étonner de la chose. Principal utilisateur de la méthode : Robert Gates, le secrétaire à la défense. Il ne cesse de taper sur le cou avec un entrain roboratif. Citons donc la dernière phrase du court article du Financial Times consacré à la possibilité d’un premier contact officiel entre les USA et l’Iran, dans le cadre du projet irakien de conférence… La méthode Coué des pacifistes du Pentagone

L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit

L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit La connaissance des intentions US vis-à-vis de l’Iran, — si elles existent d’une façon précise, — dépend plus que jamais du recueil et de la confrontation d’informations diverses. Il est intéressant, après notre nouvelle d’hier dans cette rubrique, de voir les remarques qu’on y trouvait sur l’attitude de l’U.S. Navy renforcées par une dépêche d’AFP (relayée par RAW Story). Il s’agit de quelques notes d’un reportage du correspondant d’AFP à bord du porte-avions USS John C. Stennis, le deuxième grand porte-avions d’attaque (classe Nimitz, 90.000 tonnes) arrivé avec son groupe d’attaque dans le Golfe Persique,… L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit

Mesure de la révolte

Mesure de la révolte 25 février 2007 — La question de la position, voire du « moral » des chefs militaires par rapport aux diverses entreprises bellicistes de l’administration GW est un sujet aujourd’hui classique. Il n’a jamais été aussi insistant et dramatique qu’avec la possibilité d’une attaque de l’Iran. On a déjà lu qu’un analyste et commentateur aussi réputé que William S. Lind recommande rien moins qu’une sorte de « putsch » des chefs d’état-major pour tenter d’empêcher une telle attaque. Le Sunday Times donne des échos du climat actuel chez les généraux et amiraux US. L’image est dramatique. Dans l’article qu’il publie aujourd’hui, le journal signale qu’au… Mesure de la révolte

L’U.S. Navy n’est pas fana pour l’Iran

Il est important de connaître ou, dans tous les cas, de tenter d’apprécier les tendances des différents services des forces armées US dans la crise iranienne, vis-à-vis de la perspective d’une attaque. On sait, par exemple, que l’U.S. Army et le Marine Corps n’y seraient pas impliqués et, d’une façon générale, y sont probablement hostiles à cause des menaces qu’une telle attaque ferait peser sur leurs forces en Irak. On connaît d’ailleurs, publiquement, la prudence du général Pace (un Marine, président du comité des chefs d’état-major) à propos des alertes anti-iraniennes de l’administration. Dans la classification qu’on fait en général des positions des forces, l’USAF… L’U.S. Navy n’est pas fana pour l’Iran

Robert Gates apparaît comme le principal opposant à l’attaque de l’Iran dans l’administration US, — avec le soutien du Congrès ?

Dans le même article du Times annonçant que Tony Blair se prononce contre l’attaque de l’Iran, on trouve des observations très intéressantes sur la situation à Washington par rapport à cette attaque. Il semble qu’on puisse désormais tenir pour acquis que Robert Gates est, au sein de l’administration GW Bush, un opposant résolu à une attaque. C’est gênant, parce que le département de la défense est tout de même concerné au premier chef par un tel projet. Une précision de l’article («One senior adviser to Mr Gates has even stated privately that military action could lead to Congress impeaching Mr Bush») semble indiquer que le… Robert Gates apparaît comme le principal opposant à l’attaque de l’Iran dans l’administration US, — avec le soutien du Congrès ?

Gates sympathise et calme le jeu avec habileté

Le secrétaire US à la défense Robert Gates, qui se trouvait à la conférence de Munich (43rd Munich Conference on Security Policy, ex-Wehrkunde), a parlé hier et tout le monde a jugé que son discours était une réponse à celui de Poutine. Ce n’est pas notre avis. Poutine a parlé du problème fondamental de civilisation que les USA posent au monde, Gates a parlé de Poutine en tant qu’homme politique et Président de la Russie. Le discours de Poutine était stratégique, celui de Gates tactique. Gates a montré de l’humour et de la bienséance. Manifestement, il entend se démarquer de Rumsfeld, d’une façon presque abrupte… Gates sympathise et calme le jeu avec habileté