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“Patriotisme économique” à l’espagnole

Les Espagnols sont également (avec les Français notamment) en pointe dans le mouvement de renaissance de l’interventionnisme pour les questions économiques stratégiques. L’affaire Endesa (dont le rachat par l’Allemand E.ON a été bloqué par l’intervention du gouvernement en faveur de Gas Natural) est un sujet de polémique considérable entre les Allemands et les Espagnols. Une intervention, hier dans les médias espagnols, du président directeur général de E.ON a illustré d’une façon remarquable, à la fois les enjeux de cette affaire et le climat régnant entre Allemands et Espagnols. Ci-dessous, un rapport sur cette intervention et divers à-côtés, de nos sources internes. « Le patron du… “Patriotisme économique” à l’espagnole

De Moscou à Pékin, la course change

De Moscou à Pékin, la course change 23 mars 2006 — Deux jours en Chine pour Vladimir Poutine, un tournant stratégique dans le domaine de l’énergie, une coopération dans de nombreux domaines stratégiques renforcés, des commentaires d’abord hésitants puis significatifs, — et, surtout, une époque avec des événements bien particulier, qui pousse cet événement dans la catégorie de l’essentiel… Désormais, on peut envisager l’idée précise, avec une signification géopolitique et stratégique extrêmement marquée, d’un « axe Moscou-Pékin », — mais il n’est pas assuré que ce soit là l’idée essentielle. Tout se passe comme si les Russes et les Chinois avaient activé une stratégie dont ils gardent… De Moscou à Pékin, la course change

Réponse du berger à la bergère

Depuis trois mois, les analystes européens fulminent contre la dépendance européenne du gaz russe et intiment à la Russie le conseil appuyé de se soumettre aux lois transparentes et vertueuses du marché libre. Après divers bras d’honneur en guise de réponse, Poutine passent aux choses sérieuses. Les accords gaziers sino-russe qui viennent d’être signés à Pékin, en marge de la visite de Poutine en Chine, éclairent la nouvelle orientation stratégique russe : l’exportation d’énergie vers l’Est, vers l’énorme Chine. Le but de la Russie est, dans tous les cas, de ne pas être trop dépendant de l’Europe pour les exportations d’énergie. La Russie renverse à… Réponse du berger à la bergère

A Pékin, Morales offre le gaz bolivien à ses amis idéologiques

Le président bolivien élu (il n’entre en fonction que le 22 janvier) Evo Morales est en tournée dans le monde : Cuba, Madrid, Paris, jusqu’à Pékin ce week-end (avant de poursuivre vers l’Inde et l’Iran, puis l’Afrique du Sud, enfin l’Argentine et le Brésil). Un voyage à grande signification idéologique : toutes les étapes de Morales se font effectivement dans des capitales qui observent les expériences sud-américaines démocratiques, populistes et souverainistes (et anti-américaines) avec une certaine sympathie. Après des initiatives à Madrid et à Paris, Morales a fait de très importantes propositions aux Chinois concernant l’exploitation des ressources gazières boliviennes. Là aussi, ces propositions de… A Pékin, Morales offre le gaz bolivien à ses amis idéologiques

L’Ukraine, Poutine et notre hypocrisie (comme d’habitude)

Un excellent article sur l’affaire russo-ukrainienne du gaz, avec l’UE et les USA en prime, est donné par Anatol Lieven dans l’International Herald Tribune. On a beaucoup entendu les exclamations occidentales sur l’ arme du gaz, sur la dépendance de l’Europe ou sur les mauvaises manières de Poutine (horreur, alors qu’il prend la présidence du G-8 s’est-on déjà exclamé à propos des mauvaises manières de GW Bush, de ses attaques préventives et de ses avions transportant des prisonniers vers la torture, lui qui est si souvent à la tête du G8?). Le cas est plus que suspect, du côté occidental comme d’habitude. Quelques mots de… L’Ukraine, Poutine et notre hypocrisie (comme d’habitude)

Comme la Russie, Poutine risque bien de nous revenir par la porte de derrière

L’épisode russo-ukrainien du gaz naturel russe aura au moins servi à quelque chose, qui n’est pas rien et qui est même l’essentiel. Il aura servi à nous faire comprendre que la Russie est redevenue une très grande, peut-être une super-puissance grâce au gaz naturel, et, disons, grâce à l’énergie en général. (Super-puissance parce que la puissance que lui donnent l’énergie et les manipulations à l’exportation sont quasiment intouchables, parce que par ailleurs la Russie est une puissance nucléaire majeure qu’on ne peut menacer comme un vulgaire Irak ou un vulgaire Iran.) Mais, au moins, nous serons quitte de Poutine, puisqu’il nous quitte en 2008 (impossibilité… Comme la Russie, Poutine risque bien de nous revenir par la porte de derrière