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La Géorgie après l’Ukraine

Vouloir faire entrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN, c’est bien (et l’on continue à hurler dans les colonnes médiatiques qui vont bien que cela est plus que jamais nécessaire). Faut-il encore qu’il existe une direction et une stabilité politique qui aillent dans ce sens, dans les pays concernés, au moins pour avoir une signature au moment idoine. Ce n’est plus le cas avec l’Ukraine. Cela pourrait vite ne plus être le cas avec la Géorgie. La première attaque politique violente a été lancée contre Saakachvili, avec une exigence implicite que ce président en vienne à la conclusion qu’il doit quitter sa fonction. L’opposition géorgienne,… La Géorgie après l’Ukraine

Les massacres “as usual” deviennent un problème politique

Les massacres as usual deviennent un problème politique 9 septembre 2008 Le 28 août, la Russie pressée de toutes parts pour les massacres perpétrés en Géorgie, proposait une résolution à l’ONU pour condamner l’attaque US en Afghanistan qui, par erreur, avait coûté le 22 août la vie à 90 civils dont 60 enfants dans un village afghan. Selon le Daily Times du Pakistan de ce même 28 août, la proposition était sèchement accueillie, comme une basse manuvre de diversion, assez grossière et indigne, sans doute l’uvre de semi-barbares: «I think the Russians want to divert attention from Georgia and annoy the Americans, said one diplomat.»… Les massacres “as usual” deviennent un problème politique

Notes autour de la crise

Notes autour de la crise Ce texte a une forme inhabituelle. C’est plutôt une sorte de bric-à-brac qu’une Analyse mais il a sans aucun doute un fil conducteur, peut-être mêmes plusieurs, ce qui montre peut-être une ubiquité sympathique. Il est bien entendu relié à la grande crise qui remplit nos ondes depuis le 7 août d’une part, il est suscité ou inspiré dans certaines de ses parties par certaines réactions de nos lecteurs d’autre part. Nous ne voulons pas être systématique, c’est-à-dire nous lier à une formule qui pourrait devenir une obligation ou une prison, ou bien une prison parce qu’une obligation. Aussi gardons-nous toute… Notes autour de la crise

La crise se précise

La crise se précise 8 septembre 2008 — Depuis le sommet de Bruxelles, la crise a changé de forme. On a noté (Bloc Notes, le 5 septembre) l’activisme soudain des pays-membres de l’UE qui ont soutenu le plus fermement la tendance majoritaire affirmée par ce sommet de la recherche d’une entente avec la Russie. L’Italie et l’Autriche, la Belgique, même la Pologne ont été mentionnés, et bien entendu la France qui est à la tête de l’UE pour la période. Cet activisme est une marque certaine de l’engagement des diverses diplomaties concernées pour la recherche d’une entente avec la Russie. Les signes sont suffisamment nombreux… La crise se précise

Cheney en balade et le paradoxal isolement US dans la crise

Les premiers échos du voyage de Cheney dans la région de crise (Caucase, avec visite en Azerbaïdjan, Ukraine et Géorgie) sembleraient résumer cette sortie à une simple tournée de relations publiques. C’est ce qu’expose notamment Jim Lobe, en général très bien informé sur la situation de l’administration pour les affaires extérieures, dans un article (ce 6 septembre sur Antiwar.com) qui met en évidence la prudence des USA, nous dirions l’impuissance, quand on considère l’enjeu pour l’administration Bush, même dans le seul domaine d’action qui lui reste, qui est celui de la subversion et de la provocation. Lobe rapporte ceci, dans son article, à propos du… Cheney en balade et le paradoxal isolement US dans la crise

Retombées et opportunités du sommet de Bruxelles

Le sommet de Bruxelles a introduit, pour nombre de participants, un esprit différent correspondant à la troisième phase de la crise que nous décrivions dans notre F&C du 2 septembre. Il s’agit de la sortie de la phase de la rhétorique d’affrontement qui a présidé à la politique (ou la non-politique) occidentale dans la crise géorgienne à partir du 17-18 août. Le sommet de Bruxelles a montré qu’une large majorité des pays de l’UE approuvait une politique tendant à tenter de relancer une politique de concertation et de négociation avec la Russie. Parmi ces pays, on trouve notamment l’Italie et l’Autriche. Ces deux pays ont… Retombées et opportunités du sommet de Bruxelles

L’“Ouest”, combien de vieux chars démodés?

Les leçons militaires du conflit de la Géorgie sont diverses et incertaines, tant il est difficile de parfaitement ajuster le facteur de la qualité et de l’efficacité des forces militaires à l’autre facteur des résultats politiques obtenus, tant aussi il apparaît que la crise de Géorgie, qui a commencé par une guerre avec toutes ses caractéristiques, est effectivement d’abord une crise dont l’un des composants est une guerre, chronologiquement le premier de ses composants mais ni le plus important, ni le plus décisif. Par contre, cette guerre a permis de fixer certaines références nouvelles. Ce qu’a montré avant toute chose la guerre de Géorgie, ce… L’“Ouest”, combien de vieux chars démodés?

Borchgrave nous dit qu’Israël a (avait?) des bases en Géorgie pour attaquer l’Iran

Arnaud de Borchgrave a déjà été souvent mentionné sur notre site, notamment pour des vues inhabituelles (par rapport à l’establishment médiatique US) sur les crises extérieures en cours, et parfois pour des révélations de type sensationnel. En général, Borchgrave est bien renseigné et ses interventions, si elles ne s’avèrent pas toujours à 100% exactes, mentionnent souvent certains faits inédits intéressants. En voici une de plus, de révélation, qui concerne Israël, la Géorgie et l’Iran, et lie les deux crises de l’Iran et de la Géorgie. Borchgrave donne ses informations-révélations dans un texte de UPI repris ce 3 septembre sur le site Middele East Times. Arnaud… Borchgrave nous dit qu’Israël a (avait?) des bases en Géorgie pour attaquer l’Iran

Une incertitude de plus: les rapports entre l’armée russe et le Kremlin

La situation en Géorgie, du point de vue militaire russe, dépend également d’un facteur extrêmement important et qui apparaît selon diverses informations plutôt incertain: les relations entre l’armée russe et la direction politique à Moscou. Un article du Financial Times du 1er septembre donne des indications sur une situation qui serait loin d’être claire à cet égard. Brièvement dit, il apparaîtrait possible que l’armée russe ait sa propre politique, plus dure que les consignes du pouvoir politique, ou, dans tous les cas, l’ait eu par instant, notamment au moment de l’annonce du cessez-le-feu (le 12 août). Cette circonstance expliquerait évidemment, au moins en partie, la… Une incertitude de plus: les rapports entre l’armée russe et le Kremlin

Crise, troisième phase

Crise, troisième phase 2 septembre 2008 L’Europe s’est réunie hier à Bruxelles et cette réunion ne fut pas inutile. L’Europe s’y est montrée à la fois suffisamment divisée et suffisamment contrainte à un arrangement entre ses membres pour nous signaler que la situation est grave et qu’on commence à mesurer la chose. L’espèce d’unité qu’a montrée l’Europe hier n’est pas un signe de santé mais un signe de l’extrême gravité de la situation, telle qu’elle est de plus en plus nettement perçue par les Européens. Le désarroi schizophrénique a laissé place à une anxiété sous-jacente qui est la mesure de cette situation. Cette rencontre marque… Crise, troisième phase

La Géorgie agite déjà nos théoriciens et nos experts de l’armement

On dit dans les milieux proches de l’OTAN que la réunion des ministres de la défense des pays de l’OTAN, les 18 et 19 septembre à Londres, devrait prendre une orientation nouvelle par rapport aux prévisions initiales qui cantonnaient cette réunion à un débat d’idées. La crise géorgienne et l’intervention russe sont passées par là. L’évolution possible serait qu’on pourrait plutôt commencer à se tourner, ou en tout cas débattre de la possibilité de se tourner vers un travail de defense planning, un nouvel effort de planification portant sur l’évolution des forces dans les pays de l’OTAN dans la perspective de développer une infrastructure de… La Géorgie agite déjà nos théoriciens et nos experts de l’armement

La contre-attaque médiatique de la Russie

Au milieu de la semaine dernière, une source à l’OTAN nous disait son étonnement: «C’est fascinant, c’est complètement nouveau Les Russes sont désormais partout dans les médias occidentaux, Medvedev, Poutine, Rogozine, à toutes les TV, sur CNN, sur la BBC, sur la chaîne ARD allemande. L’armée russe a même institué une conférence de presse quotidienne et son porte-parole est très bon, très sérieux, très ouvert. C’est vraiment une nouveauté.» La chose est vraiment apparue de manière éclatante avec la longue interview de Poutine à la CNN, réalisée le 27 août (texte en ligne le 29 août) au cours de laquelle il a accusé les Américains… La contre-attaque médiatique de la Russie

Pensées et programme du CMI à propos de la crise

Un éditorial assez court d’Aviation Week & Space Technology du 1er septembre 2008 (accès payant) nous donne la vision la plus claire et la plus succincte, pensées réduite à l’essentiel, de la perception de l’hebdomadaire de la crise géorgienne. Si l’on s’en tenait là, l’événement ne serait que mineur. Mais, en raison de la notoriété de AW&ST, des liens qu’il entretient avec le complexe militaro-industriel (CMI), des circonstances pressantes qui justifient ce texte autant que des arguments qu’il déploie et que la conclusion qu’il propose, on peut le prendre pour une fiche-programme, une feuille de route du CMI face à la crise géorgienne. La narrative… Pensées et programme du CMI à propos de la crise

L’énigme, suite fortissimo

L’énigme, suite fortissimo 30 août 2008 Pourquoi la Russie a-t-elle reconnu l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud? La décision a surpris considérablement les autres acteurs de la crise et n’a pas eu encore d’explication complète et satisfaisante, tant s’en faut. Les hypothèses s’échangent donc avec vivacité. Ce ne sont pas elles précisément qui nous intéressent, mais le prolongement de la réflexion qui les accompagneraient éventuellement. Dans ce cas, nous demandons à nos lecteurs de placer cette réflexion intuitive, ou post-intuitive dans la logique, ou dans le prolongement de notre texte du 26 août. Ce texte mentionnait la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, mais… L’énigme, suite fortissimo

En Mer Noire, Mullen à la barre

Des déclarations de l’amiral Mullen, le président du Joint Chiefs of Staff, évidemment directement proche de l’U.S. Navy de par son origine, confirment que, comme à l’accoutumé de ces dernières années, les militaires US sont extrêmement prudents. Cette prise de position concerne la situation dans la Mer Noire, où la Navy est impliquée au premier chef. Une dépêche Reuters du 28 août rapporte des déclarations de Mullen. D’abord, pour ce qui concerne la situation en Mer Noire : «Adm. Mike Mullen, chairman of the Joint Chiefs of Staff, also said Russian and U.S. military officials were working carefully to coordinate the movements of their navies… En Mer Noire, Mullen à la barre

Qui est isolé, et comment?

Qui est isolé, et comment? 28 août 2008 Un des enjeux de la crise géorgienne semble être, dans l’esprit des divers acteurs, le facteur de l’isolement. Qui est isolé? L’Ouest ou la Russie? L’Ouest, dans tous les cas ses diverses directions politiques, agit comme à l’accoutumée; il se congratule lui-même en observant son apparente unité d’appréciation de la crise, il se baptise communauté internationale, il juge qu’il exprime l’indignation internationale et conclut évidemment que la Russie est isolée. La Russie argumente d’une façon plus nuancée: d’une part, elle affirme qu’elle ne craindrait pas un isolement éventuel, de la même façon qu’elle affirme ne pas craindre… Qui est isolé, et comment?

La barbarie en Géorgie, les incidents afghans et l’indignation internationale

Dans un article publié après une visite en Géorgie pour constater les dégâts causés par l’attaque russe, le journaliste Borzou Daragahi du Los Angeles Times, décrivait le 19 août une situation assez modérément catastrophique par rapport aux exclamations de l’indignation internationale: «the 19 international journalists on a daylong tour found just a few signs of Russian destruction, not very evident amid the sleepy resort towns of the Black Sea coast and the lush inland valleys. Just as Russians are suspected of having exaggerated the number of casualties and damage in the initial Georgian offensive that sparked the war in Georgia’s breakaway region of South Ossetia,… La barbarie en Géorgie, les incidents afghans et l’indignation internationale

L’énigme russe

L’énigme russe 26 août 2008 Que font les Russes en Géorgie? Ils se sont retirés, mais pas vraiment complètement puisqu’ils semblent devoir conserver une présence dans la zone du port de Poti, point stratégique naval (la Flotte de la Mer Noire y avait des droits d’escale jusqu’en 1998); l’on débat sur l’ampleur des diverses zones de sécurité ou autres. Il a semblé et continue à sembler, depuis les deux semaines qui nous séparent de l’acceptation du cessez-le-feu, que les Russes s’accommodent assez bien de provoquer des réactions hostiles du côté occidental (Europe et USA), voire même qu’ils n’hésitent pas une seconde à les susciter. Poursuivent-ils… L’énigme russe

Du Sud au Nord, la crise bascule

Du Sud au Nord, la crise bascule 25 août 2008 Décidément, l’affaire géorgienne apparaît d’une importance considérable. Rien ni personne dans le monde des autorités politiques, notamment en Occident, ne semble capable d’en prendre la mesure, a fortiori d’envisager une initiative ou l’autre qui puisse relancer la marche des choses vers une matière plus constructive. Effectivement, comme l’écrivait d’une plume angoissé le Britannique Michael Binyon du Times (le 16 août), la crise n’évolue nullement comme font d’habitude les crises lorsqu’on est parvenu à les contenir sur le terrain et sa tension reste plus que jamais active et proliférante («This conflict threatens to trigger a struggle… Du Sud au Nord, la crise bascule

Pourquoi n’ont-ils pas écrit cet article en 2001? Ou bien en 1991?

Les Américains, ou disons les citoyens américanistes, sont gens surprenants. Ils suscitent, poursuivent, accélèrent avec enthousiasme et sans le moindre frein ni scrupule une politique qu’ils savent pertinemment être déstabilisante, pour soudain s’apercevoir lorsqu’une réaction sérieuse et évidemment prévisible est déclenchée par elle, tout ce qu’ils ont à perdre avec elle. Cela fait donc huit ans, non, mieux, ou pire, cela fait 16 ou 17 ans qu’ils poursuivent la même politique de pression et d’investissement d’influence, de propagande et d’actions de subversion dont les révolutions de couleur sont les meilleurs exemples, contre la Russie. Et puis, aujourd’hui, ou plutôt hier dans cet article de l’International… Pourquoi n’ont-ils pas écrit cet article en 2001? Ou bien en 1991?

La mèche est-elle allumée?

La mèche est-elle allumée? 22 août 2008 La fureur russe, l’excitation polonaise avec les illusions qui vont avec, l’indifférence bovine des messagers de l’américanisme (oui nous insistons: indifférence, le qualificatif bovine étant pour l’agrément), voilà ce qui caractérise la signature de l’accord du déploiement des anti-missiles en Pologne, dans le cadre du système BMDE. Ajoutons-y l’inattention en général des Européens divers, suffisamment désorientés par la tournure des événements, mais aussi, chez quelques autres plus attentifs, une sourde inquiétude. Le déploiement du système BMDE, dans l’esprit où il s’annonce désormais, c’est-à-dire complètement anti-russe, est porteur d’une déstabilisation majeure, voire de la déstabilisation suprême. Cette fois, les… La mèche est-elle allumée?

Leçon essentielle de la courte guerre: la centralisation en échec

Le très court conflit entre la Russie et la Géorgie est déjà l’objet de nombreuses analyses. On veut savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. La leçon militaire à grand effet politique est évidente et n’a nul besoin d’être soumis à la verve déstructurante des experts: la puissance militaire russe, si effrayante lorsqu’elle était soviétique et complètement désintégré dans les années 1990, est à nouveau active et efficace. Sur le plan technique, comme toujours dans le cas de l’évaluation d’une guerre, l’affaire est plus complexe. Nous avons choisi de chercher ce qui nous paraît l’essentiel et nous pensons l’avoir trouvé dans… Leçon essentielle de la courte guerre: la centralisation en échec

Lire et relire Pfaff, de toute urgence

Il est trop rare de découvrir un texte court, percutant, irradiant la culture et la connaissance de l’histoire du monde, pour résister au plaisir de revenir à celui de William Pfaff, du 19 août, déjà cité hier dans notre texte sur l’OTAN, combien de divisions ?. Il est si rare de trouver en si peu de lignes, magnifiquement présenté en allant au cur de la chose, avec les références historiques imparables qui importent, une présentation aussi juste de la dérisoire et considérable catastrophe qu’est la crise géorgienne pour la politique occidentale. Pfaff fait un historique impeccable, d’une part de l’attitude de l’Ouest vis-à-vis de la… Lire et relire Pfaff, de toute urgence

Condi et les Tu-95 qui menacent l’Ouest et ses valeurs

Il y a quelque chose de complètement robotisé dans le discours convenu, conformisme passé à la moulinette du virtualisme, de nos dirigeants. Parmi les robotisés, Condi Rice est un grand format, une sorte de robot qui aurait été lobotomisé après avoir été habillé dans les boutiques chics de la 5ème Avenue. Cela tient essentiellement, outre son discours totalement vide comme tout le monde, au fait qu’elle assume une fonction prestigieuse qui n’a plus aucune signification. Le département d’Etat sous son règne est réduit à entériner les exigences du Pentagone et les lubies désormais poignantes, vu la proximité de la retraite, de GW. Cela écrit, il… Condi et les Tu-95 qui menacent l’Ouest et ses valeurs