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L’OTAN, combien de divisions?

L’OTAN, combien de divisions? 20 août 2008 — Selon des sources bienveillantes, le sommet de mardi de l’OTAN fut un succès. L’abondance fut sans aucun doute médiatique, avec près de 300 journalistes « du monde entier ». On trouva une unité de bon aloi et les échanges furent courtois et consensuels, y compris en session à huis clos. Les délégations étaient réduites, montrant qu’il s’agissait de dire vite des choses tonitruantes mais sans conséquences considérables malgré les apparences du communiqué. Pour la première fois depuis très, très longtemps, il n’y avait pas de représentant européen, qui est normalement le Haut Représentant Solana. Plus qu’une intrigue anti-européenne, nous… L’OTAN, combien de divisions?

Les néo-neocons

Les néo-neocons 19 août 2008 Un point intéressant que nous a révélés la crise géorgienne, c’est la position qu’on qualifierait d’opérationnelle, c’est-à-dire une position devant les faits politiques eux-mêmes, dans ce cas devant une crise pressante, d’une partie influente du parti démocrate, en l’occurrence certains experts et stratèges en matière de politique de sécurité nationale. Cette tendance s’est exprimée de façon fracassante, les 11 et 12 août notamment, par des interventions de Zbigniew Brzezinski et Richard Holbrooke. Les deux hommes ont du poids: Brzezinski est souvent désigné comme le conseiller de sécurité nationale le plus écouté d’Obama; Holbrooke est souvent cité comme le secrétaire d’Etat… Les néo-neocons

La singulière position de la Turquie

La singulière position de la Turquie Après tout, la Turquie est proche des épicentres de violence et de déstabilisation: proche de l’Irak, proche de l’Iran, pas si loin de la Géorgie et de la Russie… Proche des Etats-Unis, par le portefeuille sinon par le cœur et, après tout, membre de l’OTAN autant que candidate controversée à l’entrée dans l’UE. Pour compléter ce tableau objectif plein d’ambiguïté, il y a la position de la Turquie durant cette crise de la Géorgie. • Le 13 août, alors que la crise russo-géorgienne entrait dans sa phase d’élargissement, le Premier ministre Erdogan était en visite à Moscou et prodiguait… La singulière position de la Turquie

L’aide militaire US et les forces géorgiennes

La présence militaire US en Géorgie est forte et constante depuis quelques années. Des liens spéciaux ont été établis, spécifiquement avec le Pentagone qui considère la Géorgie comme un relais particulièrement précieux sur les frontières de la Russie. Comme nous l’avons déjà observé, la Géorgie a une place particulière dans le dispositif du Pentagone, qui diffère des liens établis avec d’autres pays de la région autour de la Russie («la Géorgie tient une place privilégiée dans la dynamique du Pentagone; ce n’est certes pas à la hauteur de la position d’Israël pour le Moyen-Orient mais c’est le même principe: constituer un foyer de puissance déstabilisatrice… L’aide militaire US et les forces géorgiennes

Analyse de la culpabilité US dans la crise géorgienne

C’est également aux USA qu’on trouve, comme autant de traces précieuses, les analyses les plus complètes et les plus rigoureuses de la culpabilité US dans l’actuelle crise géorgienne. Culpabilité US, c’est le titre de l’analyse, excellente en tous points, que donne Steve Clemons le 9 août sur son site The Washington Note. Il lie justement cette crise à l’affaire de l’indépendance du Kosovo, et à la façon dont certaines propositions russes de compromis furent écartées sans le moindre ménagement par la partie US: «Georgia-Russia Clash: American Culpability and the Kosovo Connection» La parole à Steve Clemons, qui nous donne une note d’analyse dont pourraient s’inspirer… Analyse de la culpabilité US dans la crise géorgienne

L’“Ouest” en déroute

L’Ouest en déroute 10 août 2008 Les Occidentaux s’agitent, mais un peu dans tous les sens, en observant certaines limites, en alternant des semi-condamnations et des offres pressantes de médiation, ceci et cela mesurant leur impuissance. Depuis le 8 août l’Ouest observe avec stupéfaction ce monstre qu’est la guerre géorgienne, accouché par 17 années d’une politique (occidentale) qui semblerait avoir été conçue exactement pour susciter de tels points d’affrontement. Désormais, la question que se posent les Occidentaux est de savoir où s’arrêteront les Russes. A première vue, il semble que la Russie n’est pas exactement inclinée aux concessions ou à la modération. Cette perspective était… L’“Ouest” en déroute

L’ombre du Kosovo

La société d’analyse US Stratfor est intéressante à suivre dans la question du conflit d’Ossétie du Sud. Alors que son orientation est en général clairement américaniste, que son outil d’analyse est essentiellement géopolitique, Stratfor a aussi une appréciation originale par rapport au courant de la pensée US de l’importance de l’esprit national. On a lu l’analyse que George Friedman fait du rôle de Soljenitsyne, qui est extrêmement originale et subtile pour une psychologie américaniste. Vis-à-vis de la Russie, Stratfor a depuis longtemps une appréciation historique: la Russie est une vieille nation et une grande puissance, et ceci expliquant en partie cela; elle ne peut accepter… L’ombre du Kosovo

Entre “sympathie” et “frustration”, un dilemme à la mesure de la politique occidentaliste

Parmi les experts consultés, l’avis de Jonathan Eyal, directeur des études au Royal United Services Institute (RUSI), est intéressant dans la mesure où il résume bien la position dominante à l’Ouest, fortement influencée par les Anglo-Saxons. Il s’agit de la position dominante simplement par absence d’alternative, parce qu’aucune alternative ne s’est révélée à l’Ouest. La France et l’Allemagne sont principalement fautives à cet égard, qui sont les deux seuls pays qui auraient pu, ces dernières années, formuler et appliquer effectivement une telle alternative politique. Même le couple Chirac-Schroëder (avant Chirac-Merkel et Sarkozy-Merkel) n’a pas pu établir cette alternative, s’il a prétendu suivre une politique recherchant… Entre “sympathie” et “frustration”, un dilemme à la mesure de la politique occidentaliste

La souris du mois d’août

La souris du mois d’août 9 août 2008 D’une façon générale, il ne fait guère de doute, dans les appréciations des uns et des autres, que la Géorgie a déclenché le conflit en Ossétie du Sud. Cette reconnaissance, à l’Ouest, est contrainte ou gênée, parfois furieuse ou simplement réaliste, mais elle est surtout inévitable. Qui plus est, l’appréciation de l’action géorgienne n’est pas vraiment laudative, du point de vue froidement réaliste. On donne ici l’analyse du Times, ce jour, parce qu’elle nous semble bien révélatrice. Le Times est loin d’être défavorable à la Géorgie, sa ligne éditoriale est animée d’une hargne anti-russe exemplaire pour les… La souris du mois d’août

Une “guerre” de circonstance

Rigolards, les journalistes russes en poste à Bruxelles ne cessent de clamer que, tiens, comme ça tombe bien, déclencher une attaque le jour où tout le monde a les yeux tournés vers Pékin et les Jeux Olympiques…. Ils parlent des accrochages puis des combats d’hier soir et d’aujourd’hui, entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud, puis avec les Russes probablement, qui se sont aggravés durant toute cette journée du 8 août. L’affrontement devient-il une guerre de circonstance, et la guerre va-t-elle perdre ses guillemets pour devenir un conflit pur et simple? A Moscou, le chef de la commission sur la sécurité de la Douma, Vladimir… Une “guerre” de circonstance

La non-escale de Bruxelles

On l’a vu et on l’a dit, le voyage de Barack Obama dans le reste du monde (ROW) n’était pas vraiment calibré pour des projets d’information et de délibération politiques. Une appréciation politique de ce voyage inspire donc diverses critiques. Ce fut le cas le 16 juillet, lorsque Steve Clemons, de The Washington Note, s’étonnait que Obama n’ait pas songé à faire une escale à Bruxelles. «I’m worried. While some have become distracted by a silly discussion inside Germany on whether Obama should speak at the Brandenburg Gate in Berlin and whether he should defer to Angela Merkel, most seem to have forgotten that Obama’s… La non-escale de Bruxelles

La Géorgie ne cesse de nous inquiéter…

Dans les chancelleries occidentales mais également américanistes, il ne fait aucun doute que l’inquiétude devant l’évolution de la situation entre la Géorgie et la Russie ne cesse de grandir. «Il y a une crainte générale qu’un conflit éclate cet été, les Russes sont terriblement sérieux dans cette affaire et ils considèrent qu’on atteint le seuil de l’inacceptable», dit-on et ne cesse-t-on de répéter dans des milieux européens de haut niveau. Du côté US, on n’en est pas moins inquiet de la situation en Géorgie, ce qui est une chose relativement nouvelle. Les sources européennes en question rappellent la déclaration de l’ambassadrice US à l’OTAN Victoria… La Géorgie ne cesse de nous inquiéter…

Déstructuration et restructuration?

Déstructuration et restructuration? 19 juillet 2008 Depuis le discours de Medvedev de Berlin, le 5 juin dernier, l’ensemble occidental, l’Europe en particulier, est placé devant une situation nouvelle. Le président russe réitère régulièrement le thème de ce discours originel, en général ou en détails, selon les occasions. L’idée russe d’un grand traité de sécurité européenne, amorçant in fine une nouvelle structure de sécurité européenne et euro-atlantique, est devenue l’axe principal de la diplomatie russe. Après avoir renouvelé cette proposition le 15 juillet, dans son discours au corps diplomatique, Medvedev l’a encore développé le 16 juillet, lors de sa rencontre avec le président de la république… Déstructuration et restructuration?

Le débat sur la sécurité européenne, le “triple langage” et l’absence des USA

Prenons le cas de la Géorgie. La situation entre la Russie et la Géorgie est aujourd’hui décrite dans les milieux européens institutionnalisés, comme «très intense, au bord de la confrontation. C’est un des plus graves points de crise aujourd’hui en Europe, qui peut conduire à une confrontation au niveau européen et de l’OTAN». L’analyse faite en interne de cette crise dans ces milieux est à deux niveaux, correspondants au phénomène du triple langage que nous avons tenté de définir, c’est-à-dire, à côté du langage de la réalité (premier langage), en plus d’une censure du conformisme totalitaire de la bureaucratie et de l’establishment vers le public… Le débat sur la sécurité européenne, le “triple langage” et l’absence des USA

Avec du caviar et un peu de vodka, une cravate peut être succulente (proverbe géorgien?)

Le secrétaire général de l’OTAN annonce qu’il est prêt à manger sa cravate. Il s’agit de Jaap de Hoop Scheffer, ci-devant SecGen, qui a fait dire cela par son porte-parole, mais sous condition bien sûr. Pour quelle cause étrange parle-t-on de cet appétit soudain quoique contraint? Si on arrive à lui prouver, au Secrétaire Général, que le MiG-29 qui a abattu un UAV géorgo-américaniste (ou américanisto-géorgien, on ne sait) n’était pas un avion russe mais un avion de l’OTAN. (Il se trouve que l’OTAN, dans sa grande misère en équipement de combat, possède, par l’intermédiaire des reliquats communistes de tel ou tel de ses membres,… Avec du caviar et un peu de vodka, une cravate peut être succulente (proverbe géorgien?)

La Géorgie et les incohérences américanistes

La destruction d’un drone, ou UAV (Unmanned Aerial Vehicle) de reconnaissance géorgien par la chasse russe met en évidence la politique chaotique et irresponsable des USA vis-à-vis de la Géorgie, et par voie de conséquence, vis-à-vis de la polémique de l’élargissement de l’OTAN à la Géorgie (et à l’Ukraine) qui est un grave ferment de division de l’Alliance. L’UAV, construit par les Israéliens, a été fourni à la Géorgie par les USA, spécifiquement par le Pentagone. Bien entendu, il était contrôlé et manié par des équipes US installées en Géorgie, lors de cette mission au-dessus de l’Abkhazie, une province indépendantiste de la Géorgie soutenue par… La Géorgie et les incohérences américanistes

A propos de la France devenue atlantiste, démonstration par le ministre avec l’aide de “la force des choses”

Depuis l’élection de Sarkozy, le bruit d’une France devenue atlantiste ne cesse de faire le tour des rédactions et des dîners en ville. Chacun en veut sa part. Ainsi des dirigeants de deux pays d’Europe de l’Est, de l’UE et de l’OTAN, le président polonais Lech Kaczynski et le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, qui viennent lundi à Paris, la veille du départ de Sarkozy à Moscou. Comme l’annonce l’International Herald Tribune aujourd’hui, on parlera des anti-missiles US en Europe et des questions d’énergie, deux problèmes où la Russie est impliquée. La chose est vue par l’IHT comme un signe du changement en question («The… A propos de la France devenue atlantiste, démonstration par le ministre avec l’aide de “la force des choses”

Le cas géorgien : une crise en attente de définition

La crise entre la Géorgie et la Russie est bien résumée, jusqu’à son épilogue temporaire du 3 octobre (relaxe des officiers russes retenus par les Géorgiens), par une analyse de WSWS.org, aujourd’hui. Pour autant, il reste très difficile de déterminer les orientations que ces événements peuvent prendre, s’ils peuvent effectivement déboucher sur une crise majeure. Bien entendu, la direction politique géorgienne est en général sous le contrôle US, notamment depuis l’élimination de Chevarnadzé. Il s’agit d’un système d’apparatchiks communistes reconvertis, habitués aux pratiques de corruption et, de ce fait, qu’on peut considérer comme directement subsidiés par les services officiels US. A la différence d’autres pays… Le cas géorgien : une crise en attente de définition

La Géorgie et la Grande Stratégie américaniste

L’ambassadrice US à l’OTAN, Victoria Nuland, fait une promotion active en faveur de la Géorgie. Elle voudrait que ce pays ait rapidement un statut très particulier dans ses relations avec l’OTAN, de façon à ce qu’il soit bien compris que l’intention des USA est de tout faire pour faire entrer la Géorgie dans l’OTAN. Rapidement, c’est-à-dire ? Il semble que cela devrait être avant le sommet du G-8 à Moscou, pour faire bien. En général, il arrive à ses interlocuteurs européens de s’étonner de cet empressement, alors qu’on se dirige vers le sommet de l’OTAN à Riga, en novembre, où cette question de la Géorgie… La Géorgie et la Grande Stratégie américaniste