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Gilbert

Déclin et solitude de Poutine ?

27 mars 2026 (18H30) – On s’arrêtera longuement à un entretien sur podcast de la chaîne personnelle du professeur norvégien Glenn Diesen, un membre éminent des commentateurs indépendants que nous suivons régulièrement. Parmi ceux-ci, Diesen est l’un des rares, sinon le seul, à recevoir le professeur Gilbert Doctorow. Le problème est qu’un vif incident a éclaté à distance entre Doctorow et certains indépendants américains (Ritter, Johnson) à cause des prises de position de Doctorow très critique de Poutine. La querelle a été jusqu’à la mise en cause de certains des titres de Doctorow. 

Sans prendre position dans cette querelle, je pense qu’on peut dire que cette réaction fut un peu excessive. Doctorow a ses propres idées. Il vit à Bruxelles mais fait aussi des séjours réguliers en Russie, à Saint-Petersbourg où il possède un appartement. Il a beaucoup de contacts intéressants en Russie. Enfin, je dirais pour clore ce débat qui n’a pas lieu d’être pour mon compte, qu’il arrive à Doctorow d’être très intéressant, et de sortir des sentiers battus de la dissidence. Ce fut le cas ce 25 mars 2026, face à Diesen.

Le sujet était : l’attitude de la Russie et de la Chine vis-à-vis de l’Iran, – y a-t-il une aide concrète ou pas, de l’un ou/et l’autre ? Y a-t-il un soutien effectif ?… Etc.

Le Kremlin ne dit rien

Doctorow est paré pour cet aspect des choses qui semble lui plaire complètement. Il est manifeste, – il le confirmera,, – qu’il a déjà réfléchi au problème, qu’il en a parlé et qu’il écrit là-dessus. Dans sa réponse, il ne sera quasiment question que de la Russie, ce qui renvoie effectivement à ses habitudes et à ses contacts.

(Suite)

Quo Vadis, ‘Ukrisis’ ?

Quo Vadis, ‘Ukrisis’ ? • La guerre d’Ukraine a maintenait passé le cap des dix-huit mois et s’est installée comme une crise centrale dans la situation internationale. • Le conflit a montré plusieurs choses : l’épuisement catastrophique où se trouve l’Occident, poussant hystériquement l’Ukraine à se battre sans lui en donner les moyens, la capacité russe à se mobiliser et à se couper de l’Ouest sans en souffrir, le besoin puis la volonté du reste du monde (le « Sud Global ») de se dresser contre l’hégémonie américaniste-occidentaliste. • Désormais les BRICS, autour du couple Russie-Chine, constituent une alternative directe de l’Ouest, économique, et peut-être sécuritaire demain.… 

Deux “faiseurs” d’une drôle de paix

Deux « faiseurs » d’une drôle de paix 1erjuin 2018 – Il y a une décade (le 20 mai 2018 sur son blog dit La Parole Franche, ou usforeignpolicy.blogs.lalibre.be), l’excellent commentateur et historien Gilbert Doctorow a consacré un essai à deux hommes qu’il désigne comme les deux « pacificateurs », ou « faiseurs de paix » (peacemakers) de l’époque, – que l’on pourrait d’ailleurs désigner plutôt comme des « mainteneurs de paix », vaille que vaille : Donald Trump et Vladimir Poutine. Certains pourraient dire qu’on s’en doutait depuis 2016 où Trump semblait nous promettre de bien meilleures relations des USA avec la Russie, et donc une démarche commune de paix ; sauf…