Aller au contenu

globalisation

De l’Arizona à Sarkozy et retour

Comme on voit par ailleurs, notamment avec la nouvelle concernant le sénateur Kyl et l’évolution du parti républicain (Ouverture libre, ce 3 août 2010), la question de la loi SB 1070 de l’Etat de l’Arizona n’est pas restée au niveau local. Au contraire, elle a déclenché une onde de choc qui fait resurgir la question de la nationalité liée à celle de l’immigration, avec l’attaque contre le 14ème amendement de la Constitution. On observera, bien entendu, combien cette évolution aux USA se fait parallèlement à un débat similaire dans les termes en France, avec l’évolution disons pré-électoraliste du président français sur la question de l’immigration… De l’Arizona à Sarkozy et retour

La “crise de l’euro”, une phase de la crise du système

On signale ici un intéressant commentaire de Edmund Conway, du Daily Telegraph, sur la crise de l’euro. Ce commentaire, du 19 mai 2010, a la vertu de faire de cette crise un simple avatar de la crise systémique générale, de la sortir de son contexte technique, idéologique et partisan. Il s’agit de la mise en évidence de l’impossibilité d’appliquer trois principes dont Conway estiment justement qu’ils caractérisent notre système. Conway s’appuie sur deux événements simultanés. Il y a d’une part, le comportement de la chancelière allemande Merkel dans la crise de l’euro. Il y a, d’autre part, le vote passé inaperçu du Sénat US, par… La “crise de l’euro”, une phase de la crise du système

Du Troisième Reich au JSF

Le JSF étant le programme le plus avancé du point de vue technologique et de tous les points de vue modernistes et postmodernistes qui vont avec, on n’est pas plus étonné que cela d’apprendre que l’accélération du programme voulu par le secrétaire à la défense Gates dépend, notamment, pour le cas exposé ici, d’un matériel datant des années 1950 à partir de machines allemandes dont la conception initiale fut développée durant la Deuxième Guerre mondiale, sous le Troisième Reich. Ces machines semblent actuellement incapables de suivre le nouveau rythme demandé et connaissent des ennuis à mesure. On sait l’importance pour l’éventuelle survie du programme de… Du Troisième Reich au JSF

G2 moins un?

G2 moins un? 30 octobre 2009 Le 28 octobre 2009, RAW Story revenait sur une interview donnée par Georges Soros au Financial Times le 23 octobre 2009. RAW Story présente également un commentaire de l’interview de Soros. Que dit Soros? En gros, il s’agirait de remplacer le Washington consensus par le Beijing consensus. Soros ne donne plus cher, ni des USA, dans tous les cas comme leader du monde, ni du dollar comme monnaie de référence. D’ailleurs, juge-t-il, l’abandon de ces privilèges qui ne reposent plus sur rien est de l’intérêt des USA. Voici deux des questions-réponses qui cernent le mieux le rôle déclinant des… G2 moins un?

Un G20 au goût dépassé

Le G20 a eu lieu à Pittsburgh, où la vedette lui a été volée par les nouvelles iraniennes. Cette interférence correspondait assez bien au climat de la réunion, qui n’a fait qu’esquisser des mesures sans grandes portées et entériner les différences de visions, de conceptions, etc. De ce point de vue, et en écartant les références martiales au vocabulaire trotskiste, nous serions assez tentés de suivre l’analyse de WSWS.org, du 26 septembre 2009, qui note également que le sommet a définitivement entériné cette enceinte et ce format, de préférence au G8 destiné désormais à péricliter, comme enceinte pour débattre, ou ne pas débattre des problèmes… Un G20 au goût dépassé

Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

Il n’y a pas de débat sur le protectionnisme puisque le protectionnisme n’existe pas, period. Le non-débat sur le protectionnisme-qui-n’existe-pas est un des phénomènes les plus intéressants de cette crise. La décision chinoise d’instaurer une sorte de clause Buy Chinese, à l’exemple de notre Grand Inspirateur général (Buy American), est la dernière nouvelle en date de cette étonnante aventure. Joe Quinlan, chef de la stratégie des marchés, de la gestion des investissements et de la richesse globale (nous traduisons comme cela nous vient sous la plume, sans comprendre) de la Bank of America, Quinlan, donc, trempe la sienne, de plume, dans une encre furieuse pour… Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

Verdun et les 3 cercles de l’enfer

Verdun et les 3 cercles de l’enfer Le 10 juin 2008, nous publiions une analyse (dans cette rubrique) offrant une nouvelle interprétation de la Première Guerre mondiale, sous le titre: « A un siècle de là« . Aujourd’hui, nous précisons et nous élargissons à la fois notre propos, en le centrant sur la bataille de Verdun, « la plus grande bataille de tous les temps ». C’est une démarche caractéristique du phénomène « contraction-élargissement » qu’on constate par ailleurs à propos de nos crises présentes: contraction (donc, précision) sur un point précis et exemplaire (Verdun) du cas général (la Grande Guerre), élargissement du domaine à la crise générale de la modernité,… Verdun et les 3 cercles de l’enfer

Le Net contre le JSF

Le Net contre le JSF 6 mars 2009 Notre attention été sollicitée avec force, nous dirions même par une force impérative, en découvrant l’introduction de ce texte de Bill Sweetman, sur le site d’Aviation Week & Space Technology (AW&ST), en date du 4 mars. Le titre de l’article est: «Global Opposition Movement Challenges JSF Program, Lockheed Martin, Joint Program Office must answer the buzz of a swarm of critics» L’article est publié dans le numéro du 2 mars de l’hebdomadaire. Ce premier paragraphe dit ceci: «The first major military aircraft project of the Internet-era, the Joint Strike Fighter, faces a new opposition: a global, networked… Le Net contre le JSF

Le dilemme de la “déglobalisation”

Le dilemme de la déglobalisation 31 janvier 2009 Le terme est utilisé par Sean O’Grady dans The Independent de ce 31 janvier 2009: «Deglobalisation: What is it? And why Britain should be scared». Le terme désigne évidemment le mouvement inverse de la globalisation, actuellement en cours pour des raisons de protection, de prudence, de protection devant la violence de la crise. Cette situation peut être caractérisée également par la montée du protectionnisme. Mais l’emploi du mot, forgé pour l’occasion, de déglobalisation, implique de considérer ce renouveau de protectionnisme comme une mesure qui n’est pas seulement d’occasion, ni de simple réflexe, mais qui suggère un mouvement… Le dilemme de la “déglobalisation”

Le meilleur des mondes est un peu en avance

Le meilleur des mondes est un peu en avance 27 décembre 2008 La trêve des confiseurs est, comme son nom l’indique, une période d’armistice. Pendant que l’économie poursuit sa chute accélérée selon les préceptes de la crise en cours, les nouvelles se font plus rares et le commentaire se détache de l’actualité. Le champ est laissé libre à la réflexion à plus long terme. Cette réflexion concerne notamment, et évidemment certes, l’état de notre conception du monde et, plus précisément, l’état de la doctrine économique, ou de l’idéologie tout court, qui caractérise notre conception du monde, crise comprise bien entendu. Bref, nous commençons à penser… Le meilleur des mondes est un peu en avance

Le rythme est soutenu

Le rythme est soutenu 7 octobre 2008 Nos lecteurs n’ignorent pas que ce n’est certes pas sur ce site qu’ils trouveront un entraînement particulier pour des prévisions et des analyses économiques et financières. Nos connaissances dans ces domaines sont limitées. Est-ce une cause ou un effet? Notre confiance dans les analyses et les prévisions dans ces domaines est, elle, très limitée, et notre sentiment de l’importance structurelle de ces domaines à mesure. Nous ne dénions pas une seconde l’importance événementielle de ces crises financières et économiques et l’importance de leurs effets; mais nous les voyons, ces crises et leurs effets, comme des courroies de transmission… Le rythme est soutenu

Système bloqué

Système bloqué 4 septembre 2008 L’USAF aura-t-elle jamais son ravitailleur en vol KC-45, système stratégique par excellence dont elle a un besoin urgent? Elle a l’argent pour l’acheter, elle a les contractants qui proposent leurs modèles, elle a le processus de sélection, elle a évidemment l’infrastructure et le besoin opérationnels, elle a encore plus la nécessité stratégique et ainsi de suite, pourtant, la question n’est pas absurde. D’ailleurs, ce n’est pas nous qui la posons, cette question, mais un général de l’USAF, le général Arthur Lichte, commandant de l’Air Mobility Command (AMC) qui doit prendre en charge les ravitailleurs. Lichte a rencontré les journalistes à… Système bloqué

Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Nous ajoutons cette réflexion latérale ou complémentaire pour le cas, mais finalement assez substantielle sur le fond, à notre F&C de ce jour sur le jugement des Lords de la Chambre des Lords de Londres dans l’affaire BAE-Yamamah judicieusement réduite à l’affaire SFO-Arabie. Il se trouverait ou se serait trouvé sans doute l’un ou l’autre lecteur, français sans aucun doute, pour remarquer qu’après tout ce cas de corruption n’est pas tellement plus pendable que certains cas qu’on trouve en France, et qu’il serait bon de faire aussi la leçon à la France comme nous la faisons aux Lords. D’abord c’est inutile puisque depuis belle lurette,… Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Globalisation et symbolisation d’Obama

Globalisation et symbolisation d’Obama 23 juillet 2008 Obamamania? Nous dirions plutôt: globalisation d’Obama, en même temps qu’une transmutation de l’homme politique par sa symbolisation. Obama poursuit sa tournée pré-électorale dans le monde, pardon: le président Obama effectue sa visite présidentielle dans les terres extérieures de l’Empire. Le phénomène est remarquable. Aucune substance, certes, mais un tintamarre extraordinaire, tant dans les directions politiques que dans le monde médiatique qui donne l’orientation. Les peuples observent, plutôt amusés, voire enthousiastes par instant; après tout, le spectacle vaut le détour. Lisons le début de l’analyse d’AP (via RAW Story le 22 juillet). On y trouve les signes de tous… Globalisation et symbolisation d’Obama

Mandelson-FDR tend une globalisation sociale aux USA (et à la France, pardi): faisons un “new deal

C’est un intéressant et étrange article de commentaire que nous donne, dans Le Monde du 24 juin, le commissaire européen au commerce Peter Mandelson. L’article est directement perçu, du côté des institutions européennes, comme un coup d’envoi sans crier gare dans l’entreprise de réparation des relations transatlantiques que l’UE veut lancer avec le nouveau futur président des USA. Mais étrange, pourquoi donc? Qui ne connaît Mandelson? Un dur de dur, façon Financial Times, ami de Blair et homme de la globalisation (qui est obstinément traduit dans ce texte, à partir de l’anglais globalization, par mondialisation, malgré toute la souffrance que nous avons déjà dite à… Mandelson-FDR tend une globalisation sociale aux USA (et à la France, pardi): faisons un “new deal

La globalisation face à son auto-destruction : de la globalisation à la localisation

La hausse générale et très forte du prix du pétrole a une conséquence immédiate de plus en plus pesante : l’augmentation à mesure du prix des transports. L’effet est comptable et concret, et immédiat: un coup de frein radical à la globalisation, pour ce cas moins dans son esprit (déjà fortement mis en question depuis plusieurs années) que dans sa réalité économique quotidienne. «With brutal efficiency, the oil price is beginning to duff up a monster of the 20th century: globalisation», écrit Carl Mortished dans son World Business Briefing d’aujourd’hui dans le Times. Mortished rassemble quelques données très concrètes pour mettre en évidence les facteurs… La globalisation face à son auto-destruction : de la globalisation à la localisation

Tiens, il se passe quelque chose…

Tiens, il se passe quelque chose 23 mai 2008 Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin. Deux articles successifs dans Le Monde, et voilà, on vous l’assure, les couloirs de la Commission européenne bouleversés. (Ce sont effectivement des textes qui circulent et qui font hocher les têtes.) Il faut dire qu’assemblés, ils constituent une belle volée de bois vert contre la mondialisation. (Que nous persisterions à nommer plutôt globalisation, qui est un terme complètement différent, et profitant ainsi de l’antique vertu de la langue française, elle qui dispose de ces deux mots, au contraire de l’anglais par exemple.) Les titres nous en disent beaucoup. «La… Tiens, il se passe quelque chose…

La globalisation, un siècle plus tôt

La globalisation, un siècle plus tôt 9 mai 2008 — Nous enchaînons sur notre « F&C » du 6 mai, développé à partir du texte de Fareed Zakaria, apprécié essentiellement comme une ode à la gloire, à l’efficacité et au bonheur de la globalisation. Nous avons tenté de montrer combien la description que fait Zakaria de la globalisation distille un optimisme structurel, malgré quelques broutilles sûrement jugées comme « conjoncturelles » que concède Zakaria. Nous observons évidemment combien cette analyse contraste avec celle que nous faisons, avec d’autres, à partir d’une appréciation catastrophique de la situation de notre temps historique, de la situation du monde dans sa dynamique de… La globalisation, un siècle plus tôt

La globalisation à la folie

La globalisation à la folie 6 mai 2008 Parlons aujourd’hui d’un long, très long article publié dans Newsweek (éditions du 12 mai), mis en ligne le 3 mai. L’auteur est Fareed Zakaria, directeur de la rédaction de Newsweek, et l’article est un condensé avant publication de son livre The Post-American World (2008, édité par W.W. Norton & Company, Inc.). De la direction de Foreign Affairs à celle de Newsweek, Fareed Zakaria, citoyen US d’origine indienne, est un éminent membre de l’establishment washingtonien, tendance globalisation. L’article de Newsweek est un manifeste à la gloire de la globalisation et un regard désolé, sinon dégoûté sur l’Amérique telle… La globalisation à la folie

L’ombre de la crise de la globalisation sur la Commission et sur la présidence française de l’UE

Nombre de journalistes et de commentateurs français continuent à nous présenter l’idée de l’impuissance des hommes politiques face au fait de la globalisation. Ils n’ont sans doute pas noté quelques événements qui se sont déroulés ces derniers mois. «Ces dernières années, à la Commission, le sentiment général était: La globalisation n’est pas un débat, c’est un fait, et là-dessus commençait la discussion pour déterminer comment s’adapter au mieux à ce fait, observe une source à la Commission européenne. Aujourd’hui, c’est fini, c’est l’incertitude qui règne autour de ce qui est perçu nettement comme la crise de la globalisation. La grande lecture à la Commission, aujourd’hui,… L’ombre de la crise de la globalisation sur la Commission et sur la présidence française de l’UE

Les faits sont têtus, même pour la Commission Européenne

Les faits sont têtus, même pour la Commission Européenne 22 mars 2008 Ce fut la nième tempête financière à Wall Street, et sa violence a encore plus alimenté une psychologie de situation nouvelle, dans laquelle s’est insinuée la terrible image de la Grande Dépression. On a vu leur désarroi, celui des croyants dans le système, soudain désemparés («A Goldman Sachs trader in New York said: Everyone is in a total state of shock, aghast at what is happening. No one wants to talk, let alone deal; we’re just standing by waiting. Everyone is nervous about what is going to emerge when trading starts tomorrow.») Quelles… Les faits sont têtus, même pour la Commission Européenne

La Chine, en remerciement à la globalisation et à nos “valeurs”

Les critiques contre la Chine, l’invasion de ses produits dans le monde occidental, devraient paraître comme un signe indubitable de la paranoïa occidentale. C’est l’Occident qui a voulu cette évolution chinoise depuis la fin du maoïsme et le règne de Deng Tsiao Ping, au début des années 1980. La Chine a suivi les préceptes de la globalisation, nous avons donc la Chine dans le grand marché de la concurrence. Mais, plus encore, nous avons la Chine de plus en plus socialement dévastée, exactement de cette même manière conforme aux effets déstructurants de la globalisation. C’est ce qu’illustre une rapide dépêche d’AFP du 5 décembre: «The… La Chine, en remerciement à la globalisation et à nos “valeurs”

La crise et la spécificité britannique

D’autre part et quoi qu’il en soit, il n’est pas indifférent que l’un des pays les plus frappés par la crise venue de nulle part, c’est-à-dire des USA, soit, conformément aux normes des special relationships, le Royaume-Uni. Depuis vendredi, le royaume vit au rythme effréné du chaos de la banque Northern Rock, «Britain’s fifth biggest mortgage lender and the former darling of the financial markets» (souligné sardoniquement en gras par nous), selon un Will Hutton furieux, dans The Observer d’aujourd’hui. C’est la panique dans les rues, pour aller retirer son argent de cette banque aussi solide que le rocher de Gibraltar, «a full-blown run on… La crise et la spécificité britannique

La crise s’allonge et prendra son temps parce que, voyez-vous, nous sommes globalisés

Au plus le temps passe, au plus la crise financière d’août et ses suites transforment la prévision et le sentiment général. L’humeur ne cesse de s’assombrir. Dans le Financial Times du 11 septembre, Alan Wolf fait un constat impeccable quoique classique : la bourse tient l’économie en otage. Les fous du marché boursier menacent les équilibres économiques et ce sont les petits qui sont touchés. Alors, faut-il aider les fous de la bourse pour éviter aux petits de trinquer? Toute la logique du système est exposée à nu, pour la nième fois, mais cette fois dans un cadre impressionnant d’ampleur. «The financial markets have taken… La crise s’allonge et prendra son temps parce que, voyez-vous, nous sommes globalisés