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Le “triomphe” d’Aljazeera (suite)

Aljazeera, la fameuse chaine télévisée du Qatar, nous informe-t-elle parfaitement sur ce qui se passe à Bahreïn ? Intéressante question, certes, qui en amène une autre, qui est de savoir s’il existe un modèle idéal d’information libre dès lors que cette information évolue, malgré elle ou pas, dans le Système. C’est ce qui est implicite dans cette dépêche d’analyse de Reuters, reprise par RAW Story ce 14 avril 2011. L’analyse donne divers éléments, cite divers analystes, qui permettent d’observer, par exemple, que la couverture des événements de Bahreïn par Aljazeera semble extrêmement modeste, par rapport à la couverture massive que le réseau arabe a donnée… Le “triomphe” d’Aljazeera (suite)

Du “regime change” au “regime alteration

La nouvelle politique (stratégie) US vis-à-vis du Moyen-Orient et de ce qui s’y passe pourrait se définir comme un pas en avant, deux à quatre demi-pas en arrière Car il y a, selon le Wall Street Journal du 5 mars 2011, une véritable nouvelle politique, ou plutôt une stratégie pour le Moyen-Orient qui vient d’être définie («After weeks of internal debate on how to respond to uprisings in the Arab world, the Obama administration is settling on a Middle East strategy»). Précisions sur cette nouvelle stratégie, qui nous apprend que la fameuse consigne des années 2000 régime change est remplacée par une consigne toute en… Du “regime change” au “regime alteration

Crise à Bahrain, dilemme pour Moby Dick

La situation à Bahrain, certes, ne s’améliore pas. D’une façon très caractéristique, cette situation inquiète beaucoup le Pentagone, en un sens bien plus que la situation égyptienne qui inquiétait plutôt le département d’Etat. Bahrain, c’est une pièce stratégique essentielle dans le dispositif du Pentagone, directement avec le quartier-général et le port d’attache de la 5ème Flotte de l’U.S. Navy, indirectement avec divers prolongements stratégiques. Comme toujours dans le processus américaniste, il y a deux façons de présenter l’enjeu dans le début d’une crise qui peut s’avérer gravissime. L’une est rassurante, à partir des systèmes de communication directs du Pentagone, et elle est destinée à montrer… Crise à Bahrain, dilemme pour Moby Dick

Intégration de la crise climatique

Intégration de la crise climatique 22 juillet 2010 Depuis l’échec du sommet de Copenhague, les trompettes se sont tues. Les agitations polémiques, polémiquant comme il se doit autour du saucissonnage de la responsabilité humaine dans le global warming, sont également parties en vacances. Le global warming, pour ou contre, est devenu un sujet convenu de la politique de basse-cour et de la polémique consensuelle, et il a été remplacé par les suivants (les exploits de l’équipe de France de football, l’affaire Woerth-Bettencourt). Nul ne s’intéresse plus vraiment au fait que le global warming est un aspect de la crise climatique, qui est un aspect de… Intégration de la crise climatique

U.S. Navy versus Iran

U.S. Navy versus Iran Il nous semble intéressant de revenir sur une nouvelle publiée sur Early Warning, sur le site du Lexington Institute le 7 juillet 2010, sous la signature de Daniel Goure. On connaît Goure, représentant typique de l’establishment le plus belliciste et conservateur à Washington, et, pour cela, bien informé sur certains sujets bien précis. Ce petit texte donne une évaluation des menaces qu’affronterait l’U.S. Navy (5ème Flotte), qui serait obligée de se déployer dans le Golfe Persique en cas d’attaque de l’Iran, de la part des divers moyens de riposte de l’Iran. Cas typique de guerre asymétrique navale, avec nombre de détails… U.S. Navy versus Iran

Le oil spill et la “censure” des impuissants

Il s’avère de plus en plus évident que l’administration Obama a mis en place un réseau serré de contrôle des opérations autour de la catastrophe du oil spill du Golfe du Mexique. Nombre des mesures prises concernent les restrictions de l’accès de la presse à l’information des opérations en cours et de la situation et le développement de la catastrophe sous tous ses aspects (environnemental, économique, sanitaire, etc.). Le site WSWS.org, qui suit avec une extrême attention les suites de la catastrophe du Golfe du Mexique, a un texte fort bien documenté ce 6 juillet 2010: «Censorship and cover-up in the Gulf oil disaster, de… Le oil spill et la “censure” des impuissants

Le système de la communication et le oil spill

La crise du oil spill du Golfe du Mexique est désormais dans une phase dite de vitesse de croisière. Cela ne veut nullement dire qu’elle est étouffée, comme c’est souvent le cas après les éclats initiaux d’une crise, parce qu’elle a la caractéristique fondamentale de la durée. Elle est donc intégrée puissamment dans la structure crisique. Le point qui nous intéresse ici, appuyé sur les informations présentées dans Ouverture libre, ce même 3 juillet 2010, est le comportement du système de la communication vis-à-vis de la crise, avec les effets de relance possible, sinon probable, de la crise. Comme on le voit, deux axes (deux… Le système de la communication et le oil spill

Golfe : le lobby pétrolier ne se contente pas de faire pression

Golfe : le lobby pétrolier ne se contente pas de faire pression La catastrophe du Golfe tourne au cauchemar pour Obama et son équipe. Pour une fois qu’il semblait déterminé sur un dossier important et qu’il réussissait à résister aux pressions politiques, voilà qu’un juge fédéral vient retoquer son moratoire sur les forages pétroliers. Le lobby pétrolier ne se contente donc pas de faire pression, mais attaque bel et bien le président sur le plan juridique. Ca montre une nouvelle fois à quel point Obama est faible sur le plan intérieur. D’une part, il n’est pas capable de faire respecter une décision fédérale fondée sur… Golfe : le lobby pétrolier ne se contente pas de faire pression

Le moment de vérité approche

Le moment de vérité approche On connaît bien James Carroll, souvent cité dans ces colonnes, homme assez rare dans les quartiers sympathiques de la dissidence anti-américaniste en Amérique même. On prêtera l’attention qu’il faut à son dernier éditorial du 22 juin 2010, dans le Boston Globe, surmonté de la photo cruelle d’un général Petraeus au visage juvénile et comme lifté, et pourtant hagard, à bout de souffle, comme perdu dans un désarroi inexplicable, photo lors de son malaise lors d’une audition du Congrès. Carroll trace un parallèle qui devient presque une exigence, entre la déroute en Afghanistan et la catastrophe dans le Golfe Persique, avec… Le moment de vérité approche

Nous et la la référence Tchernobyl

Dans Ouverture libre, nous rassemblons quelques références (ce 22 juin 2010) de l’interprétation de la crise du Golfe du Mexique comme une sorte de Tchernobyl américaniste. C’est, bien entendu, se référer à l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en URSS (aujourd’hui en Ukraine), en avril 1986. Nous avons réuni ces textes pour servir de support à cette réflexion. L’accident de Tchernobyl a été l’objet de nombreuses interprétations, dès l’époque où il a eu lieu. L’accident lui-même, les réactions des autorités concernées, ont été aussitôt perçus comme une indication de l’état du système. Gorbatchev lui-même a interprété Tchernobyl dans ce sens et s’est appuyé sur… Nous et la la référence Tchernobyl

Quel Tchernobyl ?

Quel Tchernobyl ? Le dimanche 20 juin 2010, Hervé Kempf, dans Truthout.org, parle, à propos de la catastrophe du Golfe du Mexique, d’un American Tchernobyl. «An uncontrollable industrial catastrophe, a worm-eaten system controlled by a rigid nomenklatura, a dynamic leader who wants to change things: doesn’t that remind you of something? Yes, of course: Chernobyl, the Soviet Communist Party, Gorbachev. »Let’s recall the 1980s: during that era, people knew that the USSR was doing poorly, but who would have bet a franc or a dollar on its rapid collapse? Still less so, given that the country had found an appealing and modern leader. From the… Quel Tchernobyl ?

La Terre blessée, vue par Naomi Klein

La Terre blessée, vue par Naomi Klein Naomi Klein est fameuse depuis son ouvrage La stratégie du choc (Actes Sud, 2007). Dans ce livre, elle décortique la stratégie fondamentale du capitalisme (le chaos créateur) depuis un demi-siècle. Aujourd’hui, elle devient sous nos yeux une écologiste consciente, hors des groupes de pression répertoriés et apparus comme corrompus, avec un sens aigu de la dimension symbolique et sacrée de la destruction de l’environnement. Klein donne un long article le 19 juin 2010 dans le Guardian sur la catastrophe du Golfe du Mexique après une longue visite sur place. En même temps qu’elle règle son compte au principe… La Terre blessée, vue par Naomi Klein

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples L’évolution d’une crise commencée assez discrètement et transformée en deux mois en un événement fondamental par sa diversification et l’action puissante du système de la communication, voilà le caractère principal de la crise de l’ »oil spill » dans le Golfe du Mexique. Les accusations d’un candidat républicain de Caroline du Nord, Bill Randall, sur un « complot » BHO-BP (voir dans Ouverture libre, ce 21 juin 2010) font effectivement plus partie du domaine de la perception, de la communication, etc., que de la réalité politique (quoi qu’il en soit de cet intéressant « complot »). L’absence très caractéristique des grandes organisations écologiques dans le… Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples

La colère d’Albion (en plus de Gardiner)

On peut considérer d’une façon générale que le texte de Nile Gardiner, que nous présentons par ailleurs dans la rubrique Ouverture libre, reflète un sentiment devenu extrêmement fort et profond chez les Britanniques. Le traitement infligé à BP par Obama et par le Congrès, suivis par tout l’appareil du système de l’américanisme, représente pour les Britanniques une affaire extrêmement grave. La question n’est pas tant de savoir si BP le mérite, sa responsabilité est patente, mais aussi celle des autorités US avec la faveur qu’elles accordent au Big Oil, du Congrès arrosé régulièrement par les subventions du même Big Oil, etc. La question concerne plutôt… La colère d’Albion (en plus de Gardiner)

Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

D’une façon générale, BHO, le président du Yes, we can, commence à les exaspérer. Disons, comme dit Keith Olbermann, de MSNBC : «It was a great speech if you were on another planet for the last 57 days.» Les réactions au grand discours du président US sur son 9/11 à lui sont pour le moins grinçantes, sinon furieuses. «President Obama’s Oval Office speech Tuesday night on the Gulf oil disaster was a cowardly exercise in evasion and cover-up that could have been written by the publicity department of BP.» (Selon WSWS.org.) HuffingtonPost, qui offre une couverture importante de la catastrophe et attendait beaucoup du discours,… Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

L’oil spill et l’impuissance du pouvoir politique Le problème n’est toujours pas résolu Qui est in charge aux USA, face à la plus grande catastrophe environnementale de l’histoire des USA et, peut-être, de tous les temps, et avec des conséquences incalculables, et alors que la crise se poursuit avec le pétrole qui jaillit du fond du Golfe du Mexique ? Qui est in charge, BP ou Obama ? Réponse à peu près générale, BP, bien entendu. Dans tous les cas, c’est d’abord la réponse de Robert Reich, sur son blog, le 12 juin 2010. Reich, qui se bat sans discontinuer pour tenter de donner (redonner)… L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

La résistance des psychologies et la nécessité du pire

Il y a une intéressante chronique de John McQuaid, journaliste scientifique US qui a été honoré d’un Prix Pulitzer, sur Huffington.post, le 11 juin 2010, à propos du oil spill, de l’attitude de BP dans le domaine des relations publiques, de l’attitude psychologique des dirigeants politiques autant que du public. Après avoir montré combien les arguments de BP développés pendant de longues années sur son greening (la prise en compte des impératifs de protection de l’environnement) se sont révélés d’une façon éclatante être un pur montage de relations publiques, combien l’entreprise, comme le reste du corporate power et du système, continue à ne suivre que… La résistance des psychologies et la nécessité du pire

L’“oil spill” s’étend au “special relationships

L’oil spill s’étend au special relationships 12 juin 2010 Depuis 24 heures, les relations entre les USA et le Royaume-Uni, un peu moins special relationships qu’à l’habitude, ont pris un tour un peu délicat. BP, soutenu par la sacro-sainte City, a lancé une offensive décidée auprès du gouvernement Cameron-Clegg pour avoir son soutien face aux attaques de plus en plus violentes contre lui aux USA, à cause de la catastrophe de la station Deepwater Horizon. Le oil spill progresse et se transforme en une catastrophe environnementale et économique majeure, peut-être la pire crise multiforme (mélangeant des domaines très différents à partir d’une catastrophe systémique issue… L’“oil spill” s’étend au “special relationships

“Nous avons bien attaqué l’Irak, pourquoi pas BP ?”

Nous avons bien attaqué l’Irak, pourquoi pas BP ? Le oil spill du Golfe déchaine les passions, et ce ne sont pas des passions particulièrement tendres pour les Britanniques. Ainsi du comédien Lewis Black, qui était à l’émission de Keith Olbermann, sur MSNBC, mercredi, et qui propose de déclarer la guerre à BP et d’envahir BP, exactement comme les USA ont fait avec l’Irak. (Voir RAW Story du 10 juin 2010.) «I have a theory I’ve been postulating and I think you’ll like this, Black told MSNBC’s Keith Olbermann Wednesday. »We went into Iraq because there was supposedly these nuclear weapons there. Now and that… “Nous avons bien attaqué l’Irak, pourquoi pas BP ?”

Le flot du Golfe sans fin

Le flot du Golfe sans fin Ce qui est remarquable, c’est qu’au plus BP avance prétendument dans la récupération du pétrole qui s’échappe par flot du fond du Golfe du Mexique, au plus les estimations officielles de l’importance de ce flot augmentent. Dans le New York Times du 10 juin 2010, on annonce effectivement un doublement de l’évaluation probable de la fuite (entre 20.000 et 40.000 barils/jour) alors que BP n’espère pas récupérer plus de 15.000 barils par jour dans la phase actuelle. «A government panel on Thursday essentially doubled its estimate of how much oil has been spewing from the out-of-control BP well, with… Le flot du Golfe sans fin

La crise qui faisait tâche d’huile

La crise qui faisait tâche d’huile 8 juin 2010 La crise du oil spill, ou crise du Golfe (du Mexique) aux USA, prend un tour remarquable en s’élargissant et en s’approfondissant d’une part vers de nouvelles tensions qui brouillent la compréhension de la lutte contre ses causes, en paraissant paradoxalement évoluer d’autre part dans un sens où plus personne ne semble capable de dire quand elle sera terminée (quand la fuite sera colmatée) alors qu’on finirait par se demander si le fondement de la crise est réellement cette fuite de pétrole (oil spill) au fond du Golfe du Mexique. Dans ce sens, on dirait qu’il… La crise qui faisait tâche d’huile

De “Yes, we can” à “No, we can’t

La crise du Golfe, qui désigne aujourd’hui le Golfe du Mexique et non le Golfe Persique, comme les temps changent, s’est installée comme une crise nationale fondamentale aux USA. Obama a supprimé une importante tournée dans le Pacifique et en Asie, y compris une visite symbolique en Indonésie, premier pays musulman du monde, où il séjourna une partie de sa jeunesse. Mais les événements décident. Et ils décident, comme le note Rupert Cornwell dans The Independent le 6 juin 2010, sans tenir compte des dégâts terribles qu’ils infligent à la psyché américaniste. «The President was not responsible for the spill. Neither he nor his government… De “Yes, we can” à “No, we can’t

BHO, nationalisez BP !

Le mouvement politique autour de la catastrophe du Golfe du Mexique se concentre de plus en plus dans une nouvelle sorte d’attaques officielles et de commentateurs contre BP. Ces attaques ne sont plus liées aux seules circonstances de la catastrophe mais mettent en cause le fonctionnement très capitaliste de la société par rapport aux réalités catastrophiques de la situation. The Independent, le 5 juin 2010, publie un long article de son correspondant aux USA, David Usborne, sur le sujet. Usborne détaille les réactions des uns et des autres, y compris la mention de certains hommes politiques US qui demandent une intervention sur les bénéfices de… BHO, nationalisez BP !

De l’“oil spill” à la mise en cause du système

Justement, il faut passer de l’appellation catégorielle de oil spill à celle de catastrophe environnementale, c’est la première proposition de Jim Wallis, dans Huffington.post du 3 juin 2010. Constatant le mouvement général d’horreur et d’interrogation sur cette catastrophe dont les effets environnementaux commencent à être diffusés par le système de la communication aux USA, Wallis observe qu’il s’agit d’un teachable moment, une occasion pour que la pensée effectue une réflexion de rupture. «This could be one of those moments when the nation’s attention all turns to the same thing, as in 9/11 and the days after Katrina. To use an over-used phrase, this could be… De l’“oil spill” à la mise en cause du système