Aller au contenu

gorbatchev

Aux origines de l’“utopie structurante”

Il est vrai qu’à l’origine, notamment avec son discours de Stasbourg d’avril dernier, personne n’a vraiment pris au sérieux les affirmations d’Obama en faveur d’un nuclear-free world; electoral stuff, disaient en général les commentateurs US; un gadget, disaient les analystes du Quai d’Orsay. Cet avis commence à être nuancé sérieusement. Comme on l’a vu dans notre F&C du 11 juillet 2009, l’opinion d’Obama, voire son utopie, joue désormais un rôle important. Comme nous le signalions également, un article du New York Times, du 5 juillet 2009, s’attache aux origines de ce sentiment anti-nucléaire chez l’actuel président. L’article du NYT s’appuie sur un article que le… Aux origines de l’“utopie structurante”

Mister Gorbatchev, I presume?

Mister Gorbatchev, I presume? Titre sollicité, au reste, car la rencontre d’Obama et de Gorbatchev, le 7 juillet à Moscou, n’était pas la première, comme tendrait justement à le suggérer ce titre. A cette occasion, le 7 juillet, nous apprîmes, car nous avions raté l’occasion nous l’avouons avec confusion, qu’Obama avait déjà rencontré Gorbatchev, d’une façon impromptue, à la Maison-Blanche, en mars dernier. La rencontre eut lieu le 20 mars, Obama survenant au cours d’une autre rencontre entre son vice-président Joe Biden qui recevait Gorbatchev pour discuter des questions de désarmement nucléaire. La rencontre n’était pas prévue selon la version officielle, comme nous en informait… Mister Gorbatchev, I presume?

A la recherche de la “nouvelle pensée”

A la recherche de la nouvelle pensée 4 juillet 2009 Bonne fête, America, certes. Pour autant, il y a bien des signes montrant que la fête est un peu poussive, et que l’on cherche, parfois d’une façon épuisante, de nouvelles lumières. Obama lui-même commence à sentir le poids des lendemains de fête. Il entre dans son sixième mois de pouvoir et l’on a pu voir des esquisses de tentative de nouvelles initiatives, autant que des coups d’arrêt. L’affaire iranienne est un de ces coups d’arrêt, où Obama porte une part non négligeable de responsabilité pour n’avoir su persévérer dans une voie prometteuse. Cette fois, s’ouvre… A la recherche de la “nouvelle pensée”

De la “vieille pensée” à la “nouvelle pensée” et retour

Il n’est pas assuré que le brillant Obama se soit montré particulièrement habile, c’est-à-dire brillant, dans ses appréciations sur Poutine, d’ailleurs contrastant avec celles qu’il a portées sur Medvedev. Est-ce un avis sincère, lui qui n’a jamais rencontré Poutine, et que vaut-il dans ce cas, ou une fine tactique suggérée par ses conseillers en psychologie pour séparer les deux dirigeants russe? Ou encore, une simple expression d’une pensée courante à Washington? Le Times de Londres rapporte ces déclarations de BHO, le 3 juillet 2009 «Mr Obama was asked why he would meet Mr Putin at all on his three-day visit, in which he and Mr… De la “vieille pensée” à la “nouvelle pensée” et retour

La sécession et l’“air du temps”

La sécession et l’air du temps 22 juin 2009 Le désordre secoue l’Iran, certes, mais qui est à l’abri de tels avatars en vérité? Cette observation qui va de soi nous conduit à lire William S. Lind, dans sa chronique On War qui pourrait s’appeler à propos de le G4G, et qui a comme titre, ce 17 juin 2009: « Calling President Davis», du nom, surprise, de Jefferson Davis, président des CSA (Confederate States of America), de 1861 à 1865. Le sujet en est en effet la sécession et implique effectivement la chose qui pourrait être regardée comme le cur et le moteur véritables du… La sécession et l’“air du temps”

Echo du passé recommencé

Echo du passé recommencé 9 juin 2009 — Il est vrai qu’il nous manquait d’avoir le mot de celui dont l’ombre étrange, parce qu’ambiguë finalement, recouvre, quoi qu’on en veuille, toute notre époque. Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev nous parle donc, d’aussi loin que de son accession au pouvoir, dans cette année 1985 qui est le pivot de la période, tant 1985 a fait pivoter le monde. Tous comptes faits, 1985 est bien plus le pivot que ne l’est 1989, avec la « chute du Mur », qui s’avère aujourd’hui un faux-semblant, un leurre, notre propre montage pour pouvoir nous exclamer que nous avions gagné, que nous avions restauré… Echo du passé recommencé

Le joli mois de mai

Le joli mois de mai 15 mai 2009 En 1963, le réalisateur John Frankenheimer tourna un film promis à une certaine célébrité hors de la seule cinéphilie: Sept jours en mai (avec Burt Lancaster et Kirk Douglas). Il est aujourd’hui reconnu quasi-officiellement que le film avait été encouragé par John Kennedy dans le but politique très précis de la dénonciation des pressions militaristes de certains chefs militaires US sur la direction politique du pays; une aide technique massive de la Maison-Blanche concrétisa ce soutien. Le film raconte l’histoire d’une tentative de coup d’Etat militaire conduit par le président du comité des chefs d’état-major, le général… Le joli mois de mai

Les cent jours de Napoléon Barack Obama

Il nous a paru inutile d’aller chercher quelque référence et autre lien que ce soit pour illustrer ce sentiment de piété dévote générale qui entoure la célébration des premiers cent jours du président. Il y a presque unanimité pour l’homme, au-delà du jugement sur sa politique, sauf dans le cas des irréductibles neocons et mauvais perdants de droite, qui jugent que BHO brade l’empire, et les irréductibles antiwarsde gauche et de droite, qui jugent que BHO ne tient pas ses promesses d’arrêter le mouvement guerrier; c’est en général les seules démarches où la politique colore le jugement et prend le pas, y compris sur l’homme… Les cent jours de Napoléon Barack Obama

BHO est-il “Gorbamatchev”?

BHO est-il Gorbamatchev? 21 avril 2009 Nous avons, par ailleurs ce 21 avril 2009, sur notre Bloc-Notes, exposé nos tourments autour du choix du néologisme convenant pour désigner notre idée sur une récente intervention d’Obama (la question des mémos de la CIA sur la torture), «Gorbamatchev ou Gobamatchev?». Pourquoi cette mise en jambe, outre le fait d’expliciter nos propres choix en matière de langage? Pour introduire l’observation que le concept d’un Obama pouvant plus ou moins être comparé à Gorbatchev, explicitement nommé, avec une référence explicite de situation, continue à se répandre dans la presse. Cette fois, l’analogie fait son apparition d’une façon détaillée dans… BHO est-il “Gorbamatchev”?

“Gorbamatchev” ou “Gobamatchev”?

Pour nos lecteurs, l’exposé d’une coquetterie de sémantique concernant nos tourments néologistiques (qui est un néologisme par rapport au mot néologisme, coquetterie au cur de la coquetterie). Cela concerne le Bloc-Notes précédent, de ce même 21 avril 2009 Nous avons hésité entre les néologismes Gorbamatchev et Gobamatchev pour désigner Obama à propos d’un acte que nous jugeons éventuellement assimilable au réformisme gorbatchévien dans sa méthode. Le premier fait la part plus belle à Gorbatchev (et sonne mieux, non?), le second à Obama (et sonnera peut-être mieux un jour, qui sait?) (En effet, le jour où l’on préférera Gobamatchev à Gorbamatchev, ce sera peut-être que le… “Gorbamatchev” ou “Gobamatchev”?

CIA, torture & “Gorbamatchev”

Il y a un grand débat passionné, distordu, perverti, qui se voudrait rationnel, après la diffusion par Obama des mémos de la période GW Bush donnant à la CIA les instructions pour la pratique de ce qu’officiellement la bureaucratie se refuse à nommer torture. Les réactions de la communauté du renseignement ont été très vives; l’argument est que BHO, en l’occurrence, met en danger la sécurité nationale. BHO s’est rendu au siège de la CIA pour tenter de panser les plaies de la sensibilité professionnelle de la CIA et de relever le moral des troupes. On croirait parfois que cette bureaucratie, dont les crises sont… CIA, torture & “Gorbamatchev”

Fin de parcours

Fin de parcours 16 avril 2009 — William S. Lind nous est connu. Il fait partie d’un groupe de stratèges essentiellement US dont le réformisme radical conduirait plutôt, pour une définition, au mot de « révolutionnaire ». C’est un des paradoxes où conduit le contexte actuel de crise du système, qui conjugue lui-même le paradoxe central d’être une crise systémique fondamentale caractérisée par la paralysie et l’enfermement; paradoxe complet puisqu’une crise, qui devrait donner le mouvement très rapide et désordonné jusqu’au mouvement du désordre complet qu’est l’hystérie, est ici définie par son exact contraire: l’immobilisme jusqu’à la paralysie. Fort logiquement, William Lind est conduit à être un… Fin de parcours

Wall Street est-il pour Obama ce que les neocons furent pour GW?

Il y a une belle série d’articles ce week-end, dans la presse US qui a quelque intérêt, sur les manuvres et l’implication totale de Wall Street d’une part dans la crise et ses mécanismes les plus illégaux, d’autre part dans le gouvernement d’Obama, la façon dont ce gouvernement est contrôlé par le biais de l’équipe économique du président, etc. Il y a une très nette extension des révélations déjà soignées à ce propos. Dans l’atmosphère générale de la crise, ces révélations et ces diverses appréciations vont peser de plus en plus lourd sur Obama, de plus en plus confronté à une position contradictoire entre cette… Wall Street est-il pour Obama ce que les neocons furent pour GW?

Le tango d’Obama avec son moment de vérité

Dans la tempête générale, Obama est toujours une sorte, disons, d’objet politique non identifié, dans le sens où l’on ignore toujours quelle est, quelle sera son orientation véritable. Il a déjà connu plusieurs changements d’orientation et a été beaucoup secoué et pas mal critiqué lors des affaires des bonus d’AIG et du plan de sauvetage de Wall Street, sorte de resucée du plan Paulson, qu’ont préparé deux des chefs de son équipe économique, Summers et Geithner. Ce dernier point, surtout, est perçu par certains comme un tournant pour Obama, quoi qu’il reste à déterminer dans quel sens va ce tournant. Paul Jorion présente, sur son… Le tango d’Obama avec son moment de vérité

De “American Gorbatchev” à “American super-Gorbatchev”

Enfourchant une fois de plus notre cheval de bataille, nous proposons à nouveau l’idée que les événements financiers et économiques, s’ils sont évidemment importants, ne sont pas l’essentiel; ils ne sont que les symptômes du mal. Robert Reich a raison de mettre en avant le rôle de la confiance, ou de l’absence de confiance, dans le processus actuel (le 20 février, sur son site, même si l’on peut discuter la classification de Mini Depression qu’il donne à l’événement général): «When the history of the Mini Depression of 2008-2010 is written by future historians, the word distrust will appear again and again. »Financial stocks are in… De “American Gorbatchev” à “American super-Gorbatchev”

Boutiquiers négociant autour de l’incendie du Titanic en cours de naufrage

Tout semble se dérouler selon le plan prévu, sans surprise excessive, selon les us et coutumes de l’Etat de droit et du système dit check & balance. Comme tout brave petit boutiquier de l’Empire, selon l’aimable mot d’un de nos lecteurs, nous nous attardons moins aux ors et aux pompes des inaugurations, moins aux caractéristiques ethnico-culturelles des uns et des autres, moins aux montages fulgurants et postmodernes, et très humains, de notre passé et de notre avenir, pour plus et mieux nous attacher aux comptes sonnants et trébuchants. C’est ainsi que raisonne l’Empire, dito le Titanic postmoderne: comme un tiroir-caisse. Ainsi le malheureux président Obama… Boutiquiers négociant autour de l’incendie du Titanic en cours de naufrage

Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington

Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington 23 décembre 2008 L’inauguration du 44ème POTUS sera majestueuse, impériale, abracadabrantesque et hollywoodienne. Déjà paraissent des articles sur l’inauguration de Barack Hussein Obama (BHO), 44ème President Of The United States (POTUS). L’événement est annoncé comme si colossal, si grandiose, si romain en un sens (vous voyez ce que nous voulons dire, clin d’il historique, d’un César à un Auguste), il sera si tout cela qu’il ne peut être question de ne pas apprécier cette cérémonie, ce train de fêtes, ces festivités comme un événement politique en soi. (Nous dirions même : événement stratégique de la politique d’Obama.)… Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington

Obama de plus en plus FDR, – a moins que ce ne soit Gorbatchev?

Le President-elect s’installe comme un président en fonction, au moins en paroles. S’il affirme qu’il n’y a qu’un seul président à la fois, Obama agit, au niveau de la communication, comme s’il était effectivement ce seul président à la fois. De quel président parle-t-on, d’ailleurs? Obama, estiment certains, agit de plus en plus comme le fit FDR (Roosevelt) immédiatement après sa prise de fonction. Il communique Effectivement, certains découvrent ce que nous rappelons régulièrement, que l’action de FDR contre la Grande Dépression fut d’abord psychologique, de communication. Cela est si évident pour nous que nous avons tendance à distinguer la période en deux événements différents,… Obama de plus en plus FDR, – a moins que ce ne soit Gorbatchev?

En attendant… qui? FDR? Gorbatchev? Obama?

En attendant qui? FDR? Gorbatchev? Obama? 6 décembre 2008 Nous commencerons ce Faits & Commentaires par une citation d’un lecteur, ph.del, commentant le 1er décembre notre F&C intitulé «Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites». «L’attente est énorme. La perplexité et l’impatience sont inévitables. Mais le temps du jugement n’est pas venu… »Il serait utile de comparer Obama avec FDR, lui aussi president-elect au coeur de la crise et embourbé dans l’interminable transition de 1932. »Qu’a promis FDR avant d’en venir au New Deal: pendant la campagne, pendant la transition, dans les premiers mois de sa présidence? S’est-il entouré d’hommes neufs… En attendant… qui? FDR? Gorbatchev? Obama?

Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Si l’on veut poursuivre la question que soulèvent le comportement du President-elect qui-est-déjà-président, de ses choix pour constituer une équipe qui semble nous rajeunir de 15 ans (Clinton, circa 1993), d’une politique possible/probable qui ne serait qu’une duplication adaptée aux circonstances de crise de la politique catastrophique qui conduisit à ces circonstances de crise, il y aussi à considérer l’hypothèse de la guerre totale, ou, plutôt, l’évidence de la guerre totale. Dans ce cas, prisonnier ou complice de l’establishment, qu’importe, Obama n’aurait fait que choisir ce qu’il juge être dans l’immédiat les seuls capables de réagir à une guerre féroce à laquelle les USA se… Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Tensions et audaces d’images: Gorbatchev ou Eltsine?

La composition de l’équipe économique de l’administration Obama a beaucoup frappé les esprits, chez les partisans du changement aux USA, certes, mais même dans d’autres milieux et ailleurs qu’aux USA. Cette équipe est si conforme aux structures et aux orientations de l’administration Clinton, c’est si complètement l’équipe responsable de la globalisation catastrophique des années 1990 qui a conduit tout droit à la crise financière actuelle, que la chose oscille entre la caricature et la provocation. Par contraste, les espérances qu’on met dans la venue d’Obama, qui sont pour l’instant complètement déçues, sont exprimées d’une façon de plus en plus claires et de plus en plus… Tensions et audaces d’images: Gorbatchev ou Eltsine?

Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites

Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites 1er décembre 2008 La controverse générale est déjà bien engagée autour du président Obama, alors que, comme chacun sait, il se trouve encore à sept semaines de son entrée en fonction, qu’il n’est encore que the President-elect. Il est vrai qu’Obama agit comme président d’ores et déjà, avec une promptitude extraordinaire, ce qui est à la fois célébré comme une des vertus extraordinaires de cet homme aux multiples vertus extraordinaires, à la fois utilisé pour lancer contre lui des attaques déjà furieuses et presque venimeuses, et contre la tournure que prend sa présidence qui… Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites

Déjà le désamour pointe

Notre époque ne la cédera jamais à aucune autre, sauf celle qui suivra, sans doute, pour la vitesse des choses, des émotions, des sentiments, des grands événements qui bouleversent le monde et qui changent l’Histoire (ou le contraire: qui changent le monde et qui bouleversent l’Histoire), qui enchaînent sur leur vrai contraire trois jours après, ou trois semaines plus tard. Ainsi de Barack Obama, le 44ème président des Etats-Unis et le premier président Africain-Américain, dont l’élection fut accueillie comme l’aube d’un changement extraordinaire. Obama, change, et, pour être sûr de la chose, yes, we can? Les jeux des miroirs du virtualisme machiné par le médiatisme… Déjà le désamour pointe

L’Histoire et le président-élu

L’Histoire et le président-élu 25 novembre 2008 — Pour CNN.News, Obama a présenté hier son « équipe de crise économique » («Obama names economic crisis team», – titre présentant en première page le texte intérieur). C’est le mot « crise », rajouté par CNN.News au titre officiel qui a son intérêt ici. Pour le Times aujourd’hui, « Barack Obama effectively took control of the US economy – two months before he takes office – by declaring that his plan to confront the financial crisis « starts today »». Les « marchés » ont salué dans l’euphorie cette nomination, – non, finalement, il y a erreur, – c’est le « plan de sauvetage » de Citigroup,… L’Histoire et le président-élu