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Grand

L’invasion du Pakistan et l’ironie un peu lasse de William Pfaff

Les agitations washingtoniennes concernant la dernière en vogue (ah oui, il s’agit de l’invasion du Pakistan) provoquent désormais l’ironie fatiguée de l’historien. C’est ce qu’il semble apparaître dans la présentation que fait William Pfaff, ce 20 novembre, des deux plans actuellement discutés. (Il se dit que ces projets d’invasion s’appuient sur un certain sérieux ou bénéficient d’un certain crédit. Oui, cela se dit.) Il y a quelque chose comme une ironie un peu lasse dans l’évocation que fait Pfaff d’Alexandre le Grand comme prédécesseur des plans inspirés du général Petraeus en Irak, comme dans l’appréciation qu’il nous donne de l’inévitable plan neocon («[It]possesses the relationship… 

GWOT (ou “Long War”, si vous voulez) définie par notre fameux Grand-Guignol

Michael Vlahos est l’un des dirigeants du National Security Analysis Department du laboratoire de physique appliquée de Johns Hopkins. Il a pris la plume et s’est mis en tête de nous expliquer ce qu’est GWOT, la grande guerre contre la terreur, ou la Long War. On est de plus en plus convaincu que ces variations sémantiques, ces noms de guerre en forme de slogans, ces acronymes barbares, constituent l’illustration du caractère rocambolesque, ou abracadabrantesque comme dirait l’autre, de cet étrange conflit qui existe, mais qui n’existe pas Vlahos ne s’en laisse pas conter. Il analyse avec minutie l’évolution du concept avec ses effets dans la… 

Pourquoi la guerre ?

De façon assez curieuse et caractéristique de notre situation, la question de la cause de la guerre en Irak semble toujours posée et ouverte, elle semble apparaître comme un mystère persistant, une polémique incomplètement conduite à son terme. Les arguments continuent à s’échanger (pétrole, rancur contre Saddam, certains croient même encore aux fictions des arguments officiels : Saddam était une menace, il avait des liens avec les terroristes). Pourtant, cette cause, car il y en a une, et elle est centrale, principale même si d’autres arguments se rajoutent, de toutes les façons fondamentale, cette cause est connue et elle était nettement exprimée dans l’année, dans… 

L’Irak inflige une victoire-défaite à Blair

L’Irak inflige une victoire-défaite à Blair 6 mai 2005 La dernière (troisième) victoire de Tony Blair a une allure lugubre. Son parti remporte une confortable majorité. En d’autres temps, cela eût été un motif de célébration et une situation propre à conduire une politique sérieuse, voire même radicale. Dans le cas présent, d’abord par comparaison aux victoires précédentes, ensuite par le climat psychologique qu’elle entérine, cette victoire contient toutes les réserves possibles pour peser sur la psychologie du Premier ministre prolongée. C’est une curieuse victoire sur la défensive, une victoire-défaite qui fera du troisième terme de Blair une époque incertaine et chaotique pour lui, peut-être…