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guerre

L’attente paralysée

• Description de la situation à Washington D.C. en fonction de la guerre en Iran et de la proximité des élections de novembre. • Les difficultés pour Trump de se débarrasser de ce terrible handicap font augurer de grandes difficultés pour lui et ses partisans. • Une défaite républicaine majeure, signifiant la paralysie de la présidence Trump, est désormais possible  sinon probable. • Même dans le cas d'une défaite républicaine subsiste la question de savoir comment terminer cette guerre sans une totale humiliation de l''Empire' ?

A visage découvert

• ‘Lady G.’ a été enterré à Washington en grandes pompes. • Célébration à visage découvert et diabolique de la guerre folle et nihiliste. • En tête de la cérémonie, Zelenski et Netanyahou ont proclamé leur alliance.

Moscou (quel Moscou ?) et les “faveurs de MAGA”

• Un texte d’un brillant commentateur russe sur la situation politique intérieure US, avec Trump et son ensorceleuse Laura Loomer porteuse de tant d’envoûtements douteux. • Les Russes le comprennent-ils ?

Dans l’attente du sens de l’absence de sens

• Qu’on se rassure, il n’est pas question de tenter de vous expliquer ce qui est pour l’instant totalement inexplicable, même, — et surtout, surtout, — par les experts. • Nous procédons selon une méthode qui nous est coutumière, proche de l’inconnaissance, cette vieille connaissance. • Nous usons des observations de nos amis C&M, vous savez, Christoforou-Mercouris. • Nous ramassons quelques morceaux épars d’absence de sens et proclamons triomphalement : là est le sens des choses !

Lady G‘ et la Guerre Civile type-Epstein

Il y a une suprême course de vitesse, entre la catastrophique possibilité d’une guerre nucléaire et la possibilité grandissante d’une guerre civile aux USA. • Sans fausse honte, on préfèrerait la guerre civile. • Un événement est venu, le 13 juillet, tout bouleverser sur les deux théâtres d’opération : la mort de Lindsay Graham, Lady G’ pour les amis. • Événement important pour l’Ukraine, et peut-être encore plus pour la situation interne US, où pourrait naître une forme imprévue de Guerre Civile (type-2.0).

Un jour dans l’histoire du monde

17 juillet 2026 – Tout le monde s’accordera à reconnaître que depuis plusieurs années (2014 pour mon cas), nous vivons dans une situation où existe opérationnellement la possibilité extrêmement précise d’une guerre nucléaire. Il y a eu de très nombreuses phases, dont sans doute peu de gens ont réalisé l’existence ; ces gens-là vivant dans cet univers cotonneux mi-pervers-narcissique, mi-vacances autour du monde à bon marché. Bref, la possibilité de la terreur nucléaire ne mérite certainement pas les gens qu’elle menace, leur inconscience, leur bêtise crasseuse, leur suffisante inconséquence.

C’est là, voyez-vous que je marque les différences. Le comportement des multitudes globalisées face à la possibilité de l’anéantissement. Aujourd’hui, tout se passe comme si cette possibilité n’était pas vraiment dramatique, ou bien qu’il s’agissait d’une sorte  de jeu de Cluedo simplifié pour les enfants de la modernité. On en est à se demander si vraiment, après tout, sans exagérer hein, juste pour savoir, l’anéantissement ne serait peut-être pas une excellente chose, une sorte d’expérience pleine de surprises complètement inattendues.

Enfin, on passe à autre chose après ce qui n’est qu’une plaisanterie lmorbide.

(Suite)

La peur qui rode

16 juillet y 2026 – Il se dit qu’au cour de ses rencontres à Ankara lors du grandiose sommet du même nom, Trump a confié que les Etats-Unis se trouvaient dans une position extrêmement difficile face à l’Iran. Le ton était dramatique, l’humeur dépressive, la perspective irrémédiablement fataliste sous-entendant que, malgré cette position difficile, il n’était pas question que les USA abandonnent. Répercutée, cette position, pour une fois débarrassée des habituelles tartarinades de l’Empereur, est encore pire qu’en février notamment (début de la “guerre des 40 jours”) pour ce qui est des réserves de pétrole des USA qui sont au tristement plus bas.

Certains s’inquiètent de cette situation. Une telle attitude, une telle situation, sont de la sorte qui peut provoquer une attaque nucléaire américaniste, pour qui il est hors de question de reculer.

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L’Iran et notre nihilisme métaphysique

• Ce texte superbe et d’une densité extrême nous donne une conception puissante et superbe de la métaphysique de la guerre menée par l’Iran depuis février. • Par triste comparaison, il met en évidence l’épouvantable nihilisme, — mélange d’hystérie technologique et d’insondable bêtise, — des hordes occidentales menées par les brillantissimes conceptions américasionistes, avec le soutien amical de la couardise européenne. • Amas puant de tous les nihilismes possibles pei,turluré de citations morales

Ca sent drôlement la guerre

• Encore une poussée guerrière ; mais l’on passe brusquement de l’Iran à l’Ukraine. • La Russie s’alarme et voit une nouvelle opération ‘Barbarossa’ contre elle autour de 2030. • De plus en plus de commentateurs sont d’accord : il faut l’emporter très vite en Ukraine pour être mieux préparé au choc de l’attaque européenne. • Cette perspective a des couleurs nucléaires et paraît avoir touché autant les dirigeants et le public russes comme une fatalité inévitable. • La Russie glisse résolument dans l’état de l’avant-guerre immédiat.

Cherche formule décisive pour la fin des temps

• Le monde des experts et autres spécialistes accolés à la Grande-Pensée du Système Mao-revisité dans le chef de nos sympathiques dirigeants politiques bourdonne d’hypothèses et d’affirmation concernant la Guerre Mondiale, en-cours et à venir. • Il y a le Front Nord (Ukraine) et le Front Sud (Iran). • Certains pensent même à réformer notre-Système ou à fracasser la délicate direction-UE de la délicieuse Kaja Kallas. • Comme dit le redoutable spécialiste des explosifs Bernard Blier : « C’est du brutal… »

C&M rabroue durement Poutine

• On n’entend pas souvent le duo fameux Christoforou-Mercouris  (C&M) de’TheDuran’ développer une critique importante contre la stratégie des Russes et de Poutine.• |Le duo C&M reproche à Poutine de mener une guerre de l »information pitoyable, laissant dire sans trop les contrer les déformations et les simulacres zelenkisto-occidentalistes sur la situation en Ukraine. • C&M n’ont pas tort. • D’autre part, peut-être les Russes ont-ils un peu raison, avec l’une ou l’autre idées derrière la tête. • C’est à voir et il est possibleque nous verrons bien..

Xi, Thucydide et Trump

• Les messages décodés des Chinois aux Américanistes : à la fois amicaux (main tendue) et préventifs (gare aux accidents). • Le messager se nomme Thucydide (gros effort chinois), • Ni  Trump ni Netanyahou n’en sont revenus.

La guerre est inévitable

Nous célébrons aujourd’hui le 81e anniversaire de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie et ses alliés européens (Italie, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Finlande, Slovaquie, Croatie) ainsi que sur divers pays prétendument neutres qui avaient été occupés par l’Allemagne nazie et avaient contribué à l’effort de guerre nazi (France, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Norvège…). En substance, l’URSS a été attaquée par toute l’Europe (qui est aujourd’hui l’Union européenne) et a remporté la victoire. Au cours de cette guerre, le peuple de l’URSS a été confronté à une menace existentielle : le plan officiel d’Hitler était de réduire la population de l’URSS, une fois conquise, de 200 millions à 30 millions d’habitants par le biais d’un génocide.

Ce plan ne s’est pas concrétisé. Mais aujourd’hui, huit décennies plus tard, un génocide similaire est perpétré sur une partie importante de l’ancienne URSS : la République socialiste soviétique d’Ukraine. Au moment de la dissolution de l’URSS, l’économie ukrainienne était technologiquement avancée, très diversifiée et aussi importante que celle de l’Allemagne, et sa population s’élevait à 52 millions d’habitants. Aujourd’hui, son économie est plus petite que celle de la Moldavie — le pays le plus pauvre d’Europe — et sa population a diminué de 22 à 25 millions de personnes (selon le ministre ukrainien de la Politique sociale). Elle affiche désormais le taux de mortalité le plus élevé et le taux de natalité le plus bas au monde.

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La guerre est une énigme “pour les nuls”

• Les conflits se succèdent, n’est-ce pas : l’Ukraine, l’Iran, la situation intérieure aux États-Unis, la situation des pays européens. •  Le Pentagone est plus énorme que jamais, Israël est l’armée “la plus morale du monde”. • Nous menaçons quiconque n’est pas démocratique des plus dures punitions. • Partout, nous sommes les plus forts, surveillés, encadrés, conduits vers des lendemains qui chantent par une presseSystème qui nous enivre. • Pourtant, rien ne marche, mais vraiment rien du tout : c’est une énigme qui nous laisse cois.

Le prix de l’« amitié » de l’Europe

L’Europe a franchi une nouvelle étape dans son processus de deuil face à la perte subie face à la Russie. Cette perte est plus symbolique que réelle, et elle existe davantage dans l’esprit des Européens que dans la réalité. Ils ont fourni leurs stocks d’armes aux Ukrainiens ainsi que des sommes considérables (dont une grande partie a ensuite été détournée), et ils s’apprêtent désormais à y consacrer encore plus d’argent.

Pendant ce temps, « l’agression russe », qu’ils ont solennellement juré d’arrêter, progresse lentement sur ce qui est désormais, pour les Russes, un territoire russe occupé par l’Ukraine. Mais aujourd’hui, parallèlement à quelques gestes militaristes futiles (comme organiser des exercices de largage de bombes nucléaires sur Saint-Pétersbourg ou imposer un blocus naval à Kaliningrad), une nouvelle tendance se dessine : de plus en plus de responsables européens évoquent, d’une voix douce et posée, un « dialogue avec la Russie ». Quoi ?! Un dialogue avec l’agresseur ? Comment est-ce seulement envisageable ?! Qu’en est-il de la lutte contre les Russes jusqu’au dernier Ukrainien ?!

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L’arme absolue de l’Iran : la ‘Lego’s War

30 avril 2026 (09H40) – Dans cette confrontation, dont on ne sait ni qui en sortira vainqueur et ni s’il y aura un vainqueur, on a vu naître, éclater dirais-je plutôt, un événement venue de nulle part pour le savoir commun et les préjugés qui vont avec. Soudain, dans cette guerre absurde, autodestructrice du tandem Trump-USA, un éclair troue le “brouillard de la guerre” et nous impose une nouvelle vérité : l’Iran est une grande puissance.

Quoi que vous disiez, argumentiez, raisonniez, citiez, vous ne pouvez pas repousser la force de ce constat. Les moyens d’imposer ce concept extraordinaire sont en effet des moyens hypermoderne, de la sorte dont nos esprits lobotomisés et zombifié par l’arrogance de l’hubris suprémaciste occidentaliste jugeaient être de notre exclusive propriété. L’Iran nous a servi cette vérité nouvelle sur un plat moqueur et accompagnée de mets auxquels nos fréquentations courantes nous ont habitués, – du genre McDo étoilé-Michelin.

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La diplomatie ou la vengeance ?

J’ai récemment fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis des années : j’ai emmené ma famille en voyage. Nous avons pris le train à Saint-Pétersbourg et, 34 heures plus tard, nous étions à Simferopol, en Crimée. Un car de tourisme nous a ensuite conduits à travers la chaîne de montagnes côtière jusqu’à Yalta, où nous avons passé une semaine entière à faire de la randonnée dans les montagnes et à visiter les palais royaux voisins qui avaient survécu intacts à la Seconde Guerre mondiale, avec tout leur mobilier et leurs aménagements paysagers, car les Allemands envahisseurs avaient d’abord voulu s’en emparer pour eux-mêmes, puis n’avaient pas eu le temps de les miner avant d’être chassés par l’Armée rouge.

C’est dans l’un de ces palais, à Livadia, que s’est tenue la conférence de Yalta d’après-guerre, réunissant Staline, Roosevelt et Churchill. Lors de cette conférence, de nombreux détails concernant l’Europe d’après-guerre ont été réglés et inscrits dans le droit international, permettant aux grandes puissances que sont les États-Unis et l’URSS de maintenir la paix pendant le reste du siècle. (Dieu seul sait pourquoi ce vieil ivrogne de Churchill a même été invité, puisque la Grande-Bretagne n’était plus une puissance mondiale à cette époque.)

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Trump est décisif ; bouffe mais décisif…

27 avril 2026 à 20H15 – On a dit tant de choses de lui, sur lui, à propos de lui, etc., alors que peut-on dire de plus ? Et pourtant, on peut.

En préambule je dirais une chose : je crois fortement au concept de la “théorie des Deux Corps du Roi” (de Kantorowicz) ; –  par concept, j’entends la théorie telle que je la perçois selon mes propres conceptions, l’idée en elle-même étant assez brillante et inspiratrice. Ma conception est alors, en gros, qu’il y a un roi terrestre, mortel, avec des défauts, et des faiblesses mais aussi ses vertus, qui meurt de toutes les façons, dont on peut se débarrasser selon les nécessités et les complots ; et puis le corps transcendant, celui qui survit à toutes les morts parce qu’il porte la fonction inaliénable, d’origine divine pour les rois et d’origine populaire pour les autres, donc aussi valable mais plus incertaine (l’onction populaire…) pour nos plus grandes nations qui affirment et réaffirment leur souveraineté. Aux USA, il y a le premier corps, un président, bon-mauvais, plus ou moins crapuleux, un peu ou très-très corrompu, qui est élu ou réélu tous les quatre ans ; et la fonction, aussi indestructible pour les USA que la Constitution des USA, chose sacrée pour eux s’il en est.

Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le “Deuxième Corps”, l’immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d’une religion hyper-moderniste instituée par l’acte fondateur de la création des États-Unis d’Amérique (1776-1787). C’est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C’est pour cette raison que “Trump est décisif ; bouffe mais décisif…”

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Un jour de la guerre contre l’Iran

• Un chroniqueur tient le journal de la guerre contre l’Iran depuis son début. • On présente ici son travail sur le 35ème jour, avec deux événements importants : l’attaque contre Silicon Valley et la révolte des généraux.

Promenade dans un champ de ruines

30-03-2026 (19H00) – Où que nos pas nous portent sourd à nos oreilles interloquées le grondement de cette fantastique GrandeCrise, animée essentiellement par une sorte de clown abracadabrantesque et connu pour sa fabrique de tours et ses parcours de golf avec l’ami Epstein. Le spectacle est stupéfiant par le mélange des genres, cette tragédie qui ne peut être définie que par l’adjectif, irrespectueux pour les victimes sans nombre, de “bouffe”. Qu’y puis-je si c’est une tragédie-bouffe, œuvre intime de l’individu-dit-humain parvenu à son stade ultime de développement, au bout du bout du moderne, là où se trouve le carrefour où les attend le transhumanisme. Dans ce cas, n’en déplaise à toute la droite pseudo-tradi française, qui veille depuis Voltaire sur la “liberté de l’esprit”, – dans ce cas, bon débarras !

Mais je n’ai nul droit d’abandonner pour autant ma mission qui est de ne lâcher prise à aucun moment sur les événements en-cours puisque ces événements sont ceux du passage de l’histoire, qui a perdu sa raison d’être puisqu’en état de « saturation ontologique »,  à la métahistoire.

Comme dit l’IA, finaude :

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Une question à 100 mégatonnes

29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :

« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »

Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et  à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas  possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.

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“Notre” Guerre Mondiale

20 mars 2026 (17H50) – Est-il vrai qu’il “nous faut” une “Troisième Guerre  mondiale” ? Ce n’est pas faux, mais encore s’agit-il de discuter de quelle “Guerre Mondiale” il s’agit. Dans un article, (repris par ‘euro-synergies.hautetfort.com’) l’historien et philosophe brésilien Raphael Machado s’interroge sur le sens et le contenu du concept de “Guerre Mondial”. Bien qu’il n’y ait eu que deux Guerres Mondiales jusqu’ici, il montre aisément que l’on pourrait, selon des manipulations diverses de perception et de description de guerres régionales, conclure qu’il y a eu beaucoup de “Guerres Mondiales” (Guerre de Cent Ans, “guerres napoléoniennes”, etc.). Le concept a connu le succès qu’on lui connaît au XXème siècle pour des raisons spécifiques, – qui, à notre sens, se trouvent rassemblées et particulièrement fécondes pour un tel concept, à cause de la puissance de la communication conduisant au besoin de conceptualisation des événements idéologiques et technologiques.

Machado ne s’attarde pas trop sur la Première Guerre Mondiale, – alors qu’il pourrait le faire, dans la mesure où ce conflit, prévu pour être régional et très rapide, s’est transformé en un énorme événement incluant effectivement nombre de pays dans le monde, n’étant pas concernés au premier chef. Pour lui, c’est surtout la Deuxième Guerre Mondiale qui est une “imposture” en sacrifiant tout au concept pour se voir transformée en substance :

« Pourquoi la “Seconde Guerre mondiale” serait-elle une imposture? Parce qu’elle a été construite dans les cabinets des historiens comme une «grande narration» destinée à lier le «nouvel ordre » occidental d’après-guerre. Que veux-je dire par là? C’est simple. Si l’on avait demandé à des historiens d’autres époques de suivre les différents théâtres et campagnes militaires entre 1936 et 1945, sans leur donner l’étiquette de «Seconde Guerre mondiale», ils auraient identifié une myriade de guerres, et non une seule (avec quatre précampagnes).

» La guerre du Pacifique est clairement une autre guerre spécifique, catégoriquement séparée du reste. Cela est plus facile à voir. Mais même la Grande Guerre patriotique fut une guerre isolée et circonscrite, distincte des autres. Même la guerre d’Europe pourrait, selon moi, être divisée en deux guerres: la première gagnée par l’Allemagne, la seconde par les États-Unis. Mais s’il existe une «Seconde Guerre mondiale» comme grande narration, alors évidemment la guerre civile espagnole, la guerre d’Hiver, la guerre d’Éthiopie et la guerre sino-japonaise devraient aussi y être incluses. »

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L’inéluctable, – ou l’effondrement

19 mars 2026 (18H00) – Bien des choses sont frappantes dans cette attaque montée et suivie d’une guerre à la confusion sans pareille, qui emporte tant de tabous et de croyances. Mais une chose me manque. Je parle de la levée de boucliers contre Trump, notamment de ses alliés adorés de l’UE, et des réflexions quy’elle m’inspire. En temps normal, je veux dire avant le temps de la GrandeCrise, on aurait repris en chœur et fait notre miel et notre hymne de ce que quelques-uns parmi les plus féconds des membres du Politburo de l’UE ont constaté (je ne cite pas puisque personne n’a dit ces paroles de cette façon mais, comme dirait l’IA, on “fait comme si” et l’on se fiche bien de la fausse réalité de toutes ces caricatures de responsables politiques) :

« Trump, ce n’est que quatre années à passer, ensuite on l’éliminera et il ne restera plus rien de lui, et nous retrouverons les États-Unis que nous aimons. »

Certes, ce fut l’observation constante de tous les responsables européens, et plus que jamais depuis le fin de la Guerre Froide qui constituait une obligation stratégique objective et impérative. Une façon de se dire : oui, les USA ont pour l’instant une administration un peu fantasque mais la grande pérennité de notre modèle nous la ramènera. Je me rappelle une remarque d’un haut fonctionnaire français, pourtant d’un esprit indépendant tendant vers la symbolique gaullienne, donc méfiant des USA, me disant, au lendemain de l’élection d’Obama et la venue des démocrates au pouvoir pour lesquels il n’avait qu’une estime moyenne :

(Suite)