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Les tambours de guerre d’Hillary

Le thème de l’affrontement avec la Chine est aujourd’hui d’une grande actualité. Un discours d’Hillary Clinton à Hawaï, le 12 janvier, lui était implicitement consacré. John Chan, de WSWS.org, en fait une analyse ce 15 janvier 2010. Ce discours intervient alors que des faits parcellaires alimentent grandement la tension USA-Chine (livraisons d’armes US à Taïwan, décision d’Obama de rencontrer le Dalaï Lama, essai d’un missile anti-missiles chinois, mesures de restriction et de taxation sur les importations chinoises aux USA, etc.). Des mesures militaires et des projections sur les forces entretiennent largement cette tension. «Far from being a force for peace, the US military build-up raises… Les tambours de guerre d’Hillary

Vous avez bien dit: juillet 2011?

L’aspect le plus controversé du discours d’Obama du 1er décembre sur l’Afghanistan concerne la date-butoir du début du départ des troupes US d’Afghanistan. Il s’agit de juillet 2011, dans 18 mois. Ce délai correspond aux assurances des militaires US qu’avec 40.000 hommes de plus et leur nouvelle stratégie, il faudrait de 12 à 18 mois pour venir à bout des talibans. Le problème est que, à l’intérieur de l’administration Obama, on semble assez divers et même divergents dans l’interprétation de cette date de juillet 2011 et dans ce qu’elle signifie précisément en termes de décision. (Il doit être bien entendu par ailleurs que la simple… Vous avez bien dit: juillet 2011?

Un coup d’Hillary au Pakistan?

Telle qu’elle est présentée par le commentateur US des affaires de sécurité nationale Jeff Huber, l’affaire est du type: c’est complètement fou, mais pourquoi pas? Huber publie ce 9 novembre 2009 sur Antiwar.com, un article qui reprend l’hypothèse d’un marché secret conclu par Hillary Clinton avec les militaires pakistanais (et le chef du service de renseignement ISI), pour tenter d’aboutir à un accord de retrait des forces US d’Afghanistan. Huber s’appuie sur une dépêche d’agence italienne expliquant que Clinton avait fait pression pour que l’ancien ministre des affaires étrangères de Karzaï quitte la course à la présidence, et que cela était considéré comme un maître… Un coup d’Hillary au Pakistan?

Notes sur une “politique russe”

Notes sur une politique russe La politique étrangère existe-t-elle encore? La question nous vient à l’esprit à la suite de diverses remarques de lecteurs, souvent critiques, parfois polémiques, etc., sur notre façon d’analyser les événements. Souvent, ces critiques font appel à des concepts que nous avons installés nous-mêmes, à notre connaissance, dans tous les cas, mais dans un sens que nous n’approuvons pas toujours, tant s’en faut. Comme nous réclamons une certaine paternité à cet égard d’une part, comme il vaut mieux parler des mêmes choses ayant les mêmes significations pour l’un ou l’autre même mot employé d’autre part, nous commençons cette analyse en parlant… Notes sur une “politique russe”

Euphorie Russie-USA à Moscou et Vershbow (BMDE en Ukraine) aux oubliettes

Rarement une mise au point aura été aussi sèche et aussi sévère, venue de tous les côtés en un tir plus que croisé triangulaire et sans pitié. Alexander Vershbow, adjoint au secrétaire à la défense pour les relations internationales, qui avait évoqué l’installation d’une station-radar en Ukraine (voir notre Bloc-Notes du 12 octobre 2009), a été démenti sans la moindre précaution de langage de trois côtés à la fois : du côté US, du côté russe et du côté ukrainien. Cerise sur le gâteau d’une visite d’Hillary Clinton à Moscou qui s’est passée dans les meilleures conditions du monde parce que les Américains veulent absolument… Euphorie Russie-USA à Moscou et Vershbow (BMDE en Ukraine) aux oubliettes

L’étrange “revenez-y” du vrai-faux BMDE

Vendredi 9 octobre, le ministre des affaires étrangères Sergeï Lavrov a annoncé que la Russie était peu satisfaite de certaines déclarations et spéculations US à propos du nouveau système (naval) anti-missiles AEGIS qui doit remplacer le BMDE (bases en Tchéquie et en Pologne). Il en parlera, avec une certaine sévérité sans doute, avec Hillary Clinton, qui est aujourd’hui à Moscou, jusqu’à mercredi. Ce qui inquiète particulièrement Lavrov, ce sont des déclarations d’un haut fonctionnaire du Pentagone, Alexander Vershbow, qui annonçait qu’un radar pourrait être installé en Ukraine. Selon AFP, le 9 octobre 2009: «US publication Defense News reported Thursday that Washington might consider Ukraine as… L’étrange “revenez-y” du vrai-faux BMDE

Hillary agacée (par Bill), solitaire et perdue au fond de l’Afrique

La chose a démarré au quart de tour. L’expédition de Bill Clinton en Corée du Nord, qui a rempli d’exaltation les âmes bien faites et attentives au catéchisme (voir ce pur morceau de béatitude dans Le Figaro du 6 août 2009), agace singulièrement son épouse. La Secrétaire d’Etat en fonction, et ès qualité, est actuellement au cur d’une longue et laborieuse tournée africaine, un peu comme si on l’avait perdue de vue. Le dialogue qu’elle a eu avec un brave étudiant de Kinshasa, hier et tel que nous le rapporte le Guardian ce 11 août 2009, est complètement édifiant à ce propos. «Usually polished in… Hillary agacée (par Bill), solitaire et perdue au fond de l’Afrique

Suite à l’interview de “eh Joe”, droit de réponse d’Hillary

Le Wall Street Journal va-t-il nous interviewer, nous autres à dedefensa.org, pour que nous ajoutions notre grain de sel, ou notre grain de sable après tout, dans la mécanique du reset the button avec la Russie? Dans tous les cas, les éminences se succèdent, pour se contredire. Hillary a eu, en quelque sorte, une sorte de droit de réponse à l’interview de Joe Biden, du 25 juillet, présenté dans notre F&C du 27 juillet 2009. Bien entendu, la pétulance américaniste et agressive du vice-président est remplacée par une aimable ritournelle pétrie de bonnes intentions. Novosti, qu’il faut pardonner dans ce bordel sonore que commence à… Suite à l’interview de “eh Joe”, droit de réponse d’Hillary

Un problème pour BHO: son équipe de politique extérieure

Il apparaît de plus en plus que l’équipe de sécurité nationale (politique extérieure, essentiellement) de Barack Obama lui pose un problème grandissant. La raison essentielle pourrait être ce fait somme toute étonnant que le président US, parti pour se concentrer sur les questions intérieures US (la crise) se révèle extrêmement actif en politique extérieure. Jim Lobe, dans une analyse qui met en évidence l’irritation grandissante d’Hillary Clinton, observe justement le 15 juillet 2009 sur IPS, en rappelant également une situation déjà signalée avec la multiplication des envoyés spéciaux régionaux de la diplomatie US: «Clinton’s foreign policy role has in many ways been almost completely overshadowed… Un problème pour BHO: son équipe de politique extérieure

Les limites de la méthode

Quels que soient les jugements que l’on porte sur la ligne suivie dans sa politique vis-à-vis de la crise iranienne, on connait notre position à ce sujet, il faut observer que le président Obama semble arriver aux limites de l’exercice. Cela a bien semblé apparaître lors d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, dont une présentation accompagnée d’autres nouvelles est faite par AFP ce 24 juin 2009. «President Barack Obama staked out his toughest stance yet on Iran Tuesday [] Obama, speaking at a White House news conference, also for the first time appeared to suggest that his strategy of offering negotiations with longtime… Les limites de la méthode

USA entre Cuba Si et Cuba No, – finalement, c’est Cuba Si

L’Organisations des Etats Américains (Organization of American States, ou OAS) a prononcé la réintégration de Cuba dans ses rangs, dans un vote évidemment historique qui, selon les initiateurs de la mesure, clôt la Guerre froide. Vingt ans pour clore le chapitre, ce n’est pas rien. Selon Huffington.Post du 3 juin 2009: «The Organization of American States voted by acclamation on Wednesday to revoke the 1962 measure suspending communist Cuba, overturning a landmark of the Cold War in the hemisphere. The Cold War has ended this day in San Pedro Sula, said Honduran President Manuel Zelaya immediately following the announcement. We begin a new era of… USA entre Cuba Si et Cuba No, – finalement, c’est Cuba Si

Venez à l’ambassade US, les Iraniens seront là

A la première puis à la seconde lecture, il nous semblerait que cet article du New York Times du 2 juin 2009 a une histoire intéressante. Il est daté de San Salvador, ce qui n’est pas précisément un endroit où l’on apprend des nouvelles de l’Iran et des relations entre les USA et l’Iran, avec en arrière-plan pressant la question nucléaire qui concerne la situation au Moyen-Orient et la très difficile problématique des relations USA-Israël. Son sujet, manifestement, ce sont les relations des USA avec les pays d’Amérique Latine, au moment où Hillary Clinton est en visite dans plusieurs pays de la région. Mais, après… Venez à l’ambassade US, les Iraniens seront là

Bras d’honneur de Bibi à BHO, – et BHO qui ne prend plus de gants

On peut effectivement croire que le dialogue USA-Israël est d’ores et déjà entré dans une phase de franche canonnade. Les deux pays, écrit Tim Reid, du Times de Londres ce 29 mai 2009, sont verrouillés dans «their most bitter disputes for decades». Bibi Netanyahou a brutalement rejeté la demande du président Obama d’arrêter la construction d’implantations de colons juifs sur la rive occidentale. La riposte, comme on dit, ne s’est pas faite attendre, par la voix glacée d’Hillary Clinton, madame la Secrétaire d’Etat, faisant défiler une suite d’affirmations d’une fureur à peine rentrée à l’encontre du premier ministre israélien. «Mrs Clinton, using the bluntest public… Bras d’honneur de Bibi à BHO, – et BHO qui ne prend plus de gants

A quand les “excuses” pour Chavez et Castro?

A quand les excuses pour Chavez et Castro? Un cas important d’une future polémique à venir à Washington, très rapidement, peut-être, est celui de l’attitude de BHO vis-à-vis de l’Amérique latine. La performance du président US au Sommet des Amériques, à la fin avril, notamment du plus spectaculaire avec ses entretiens chaleureux avec Chavez, relève moins d’une performance justement, cela étant perçu comme une démarche de relations publiques, que d’une retrouvailles de BHO avec ses réflexes et ses conceptions d’engagement social dans la communauté noire, dans ses jeunes années à Chicago. C’est du BHO vrai populiste dont il est question, et la chose a marqué… A quand les “excuses” pour Chavez et Castro?

La “politique des excuses” des USA touche la crise climatique

La chose commence à être assez habituelle, voire rituelle, pour qu’on puisse parler d’une politique de communication de l’administration Obama. Il s’agit de reconnaître la responsabilité US ou in fine ou explicitement de présenter les excuses des USA, soit à un pays, soit à une région, soi au reste du monde pour une attitude ou une politique fautive des USA. Il y a eu, le 25 mars 2009, la reconnaissance par Hillary Clinton de la responsabilité US dans la crise de la guerre des cartels de la drogue au Mexique (et aux USA). Il y a eu, le 4 avril 2009, la reconnaissance par Obama… La “politique des excuses” des USA touche la crise climatique

La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Les petits signes se multiplient, d’une distance décidément de plus en plus marquée de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël, en connexion avec l’évolution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s’agit de ce qui semble être la marginalisation de Dennis Ross au département d’Etat. La nomination en janvier 2009 de Ross, agent sioniste notoire, comme envoyé spécial pour l’Iran, avait été considérée comme une concession majeure d’Obama au lobby sioniste et à Israël. Il semblerait apparaître que Ross a été marginalisé par des manuvres bureaucratiques, notamment menée par le poids lourd Richard Holbrooke, envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan. C’est Wayne Madsen… La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Contractions afghanes

Contractions afghanes 1er avril 2009 Sans aucun doute, l’Afghanistan est un pays compliqué, surtout pour ses envahisseurs saisonniers. L’on prétend que l’administration Obama a mis sur pied une stratégie pour la guerre en Afghanistan, consistant d’abord dans l’augmentation des troupes déployées dans ce pays. D’autre part, les premiers contacts positifs avec l’Iran, notamment concernant l’Afghanistan, viennent d’avoir lieu, et ils sont encore plus que simplement positifs, ils sont prometteurs. Un texte de Patrick Cockburn, dans CounterPunch du 30 mars 2009, fait un récit des événements depuis l’attaque US d’octobre 2001, pour montrer combien la partie fut cousue de fil blanc avec la participation massive du… Contractions afghanes

Hillary et la vérité (mexicaine) par nécessité

La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton est en visite à Mexico City, pour assurer le Mexique et, surtout, son président Calderon, du soutien des USA. Cela nous vaut, lors de son voyage vers Mexico, hier, et lors d’une conférence de presse à son arrivée, une confession assez rare dans son principe de la part d’un dirigeant US, sur la responsabilité des USA dans la situation de désordre qui prolifère au Mexique, sur le frontière Sud des USA et à l’intérieur du Sud des USA. Il est effectivement assez rare d’entendre un dirigeant US reconnaître que les USA portent une responsabilité dans une situation de crise extérieure,… Hillary et la vérité (mexicaine) par nécessité

On réduit la toile

On réduit la toile 7 mars 2009 — Commençons par le plus important. Habiles diplomates et gens du monde, les Américains avaient prévu qu’Hillary Clinton remettrait au Russe Lavrov un présent symbolique de l’esprit de la « retrouvaille ». Cela marquerait la rencontre, à Genève hier, des deux ministres des affaires étrangères, sorte de « retrouvailles » effectivement, comme allait nous l’indiquer ce cadeau. Ce fut donc un boîtier jaune sur lequel on trouve un bouton rouge et deux mots qui n’en font qu’un, l’un anglo-américain et l’autre sa traduction en russe, symbolisant l’esprit de la diplomatie lancée pour tracer un nouveau cours aux relations USA-Russie, – le mot,… On réduit la toile

Hillary serait-elle sacrilège?

… C’est-à-dire, Hillary ne serait-elle pas à 125% favorable à Israël? Grande émotion, consternation, indignation dans les organisations juives US favorables avec la passion qu’on sait à la cause d’Israël. La situation étant instable et imprévisible, les surprises, ou supposées telles, ne manquent pas. C’en serait une, semble-t-on dire, de retrouver Hillary Clinton, désignée par tous les critiques de la politique belliciste et pro-israélienne de l’administration précédente comme fortement partisane d’Israël, sous le feu d’une critique furieuse de certaines organisations juives US. En cause, et cela jugée impardonnable, un avertissement sévère de la secrétaire d’Etat lancé à Israël, sous la forme d’une déclaration officielle exigeant… Hillary serait-elle sacrilège?

Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Il est de plus en plus manifeste que le rapport annuel des services de renseignement présenté par l’amiral Blair le 12 février dernier (nous en avons parlé les 13 février, 14 février et 16 février) a soulevé une importante question de sécurité nationale à Washington; ou, dirions-nous plutôt, le rapport a servi de révélateur à une perception sous-jacente, évidemment née avec la crise économique. Associated Press publie une analyse là-dessus, ce 26 février, mettant en évidence ce phénomène. La question de la sécurité économique, avec son annexe de la sécurité financière, était jusqu’ici perçue en termes policiers et militaires, face à une menace du même… Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Hillary en tournée de promotion

Ce premier voyage à l’étranger d’Hillary Clinton, avec plusieurs visites de capitales asiatiques, permet de mettre en évidence le nouveau style de la secrétaire d’Etat, qui est également une conception différente de la fonction. L’une des missions d’Hillary est la restauration de l’image des USA après les catastrophiques années Bush. La chose a déjà été longuement évoquée et, dès l’automne 2007, lorsque Hillary était donnée comme future présidente et qu’on évoquait le rôle de son mari (l’ hypothèse Billary), il en était question comme d’un objectif diplomatique de grande importance. Une dépêche de Reuters du 23 février donne des précisions confirmant cette situation. Le texte… Hillary en tournée de promotion

Hillary, sa sébille à la main

La visite d’Hillary Clinton, en Chine, symbolise et marque à la fois, par la forme de la visite, une évolution aussi bien de la politique extérieure des USA que du rôle du secrétaire d’Etat. (Clinton a bien pris la précaution de préciser que, dans le dialogue stratégique qui allait s’établir entre les USA et la Chine, le secrétaire au trésor US aurait sa place avec elle, à égalité avec elle.) La principale matière de la visite fut la crise économique et la principale demande US fut pour la poursuite du soutien financier de la Chine aux USA par l’achat de bons du trésor. Ce thème… Hillary, sa sébille à la main

La retraite sans en avoir trop l’air…

Durant les huit dernières années, Patrick J. Buchanan, ancien speechwrier de Reagan, actuel directeur de The American Conservative, conservateur de tendance dite paléo, anti-interventionniste, s’est affirmé comme un adversaire acharné de la politique bushiste, comme il a été adversaire de McCain lors de la dernière élection présidentielle. Il reste néanmoins conservateur, et vote républicain (quand c’est possible), et certainement pas démocrate. Il a accueilli Obama avec la plus grande méfiance, y ajoutant, à la fin de l’année, lorsqu’elle a été nommée secrétaire d’Etat, sa détestation d’Hillary Clinton avec sa réputation de libéral hawk (libérale interventionniste, de la tendance de nos humanitaristes guerriers et interventionnistes, pullulant… La retraite sans en avoir trop l’air…