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La Syrie, al Qaïda et le malaise de la droite interventionniste US

La Syrie, al Qaïda et le malaise de la droite interventionniste US Andrew McCarthy, monument idéologique de la droite interventionniste (dans National Review), qui fait partie d’une nébuleuse où l’on trouve aussi les neocons, est un ennemi acharné d’al Qaïda et de la soi-disant vague d’agression du monde musulman contre la civilisation occidentale. Par exemple, en 2010 (le 13 juillet 2010), il attaquait le ministre de la justice de l’administration Obama Eric Holder parce que celui-ci faisait bénéficier un accusé d’al Qaïda impliqué dans l’attaque 9/11 et son avocat de toutes les dispositions habituelles de la justice US. Pour McCarthy, il n’y a pas d’ennemi… La Syrie, al Qaïda et le malaise de la droite interventionniste US

R2P en Syrie, rien d’une promenade de santé

R2P en Syrie, rien d’une promenade de santé Depuis le début de l’année à peu près, l’idée d’une intervention étrangère en Syrie est envisagée. Il s’agit bien entendu, d’une idée du bloc BAO, qui ne se tient plus d’aise pour cette perspective, depuis l’affaire libyenne, du moins, pour ce qui est de ses idéologues et des commentateurs de la presse-Système. Il s’agit donc, en général, d’une hypothèse de type modèle libyen, d’une intervention rapide, décisive, très efficace et à peu de frais (peu ou pas de pertes, essentiellement, cela, pour les intervenants et agresseurs puisqu’il s’agit de la préoccupation essentielle des dirigeants politiques et de… R2P en Syrie, rien d’une promenade de santé

Lavrov et leur “chantage”

Lavrov et leur chantage Le ministre russe des affaires étrangères Serguei Lavrov, même s’il garde son sang-froid et la mesure de l’expression, n’hésite pas moins à dénoncer les méthodes de chantage du bloc BAO pour obtenir l’autorisation implicite de pouvoir enfin lancer sa guerre en Syrie, c’est-à-dire essentiellement avoir la tête du président syrien Assad. On trouve dans les méthodes dénoncées un curieux mélange halluciné, de sauvagerie et de conformisme formaliste, pouvoir enfin lancer sa guerre et/ou avoir la tête d’Assad, mais avec la bénédiction des instances vertueuses de la communauté internationale. Lavrov a précisé, comme allant de soi, que la Russie (et la Chine… Lavrov et leur “chantage”

Syrie, aveu d’impuissance et démonstration d’incohérence

Syrie, aveu d’impuissance et démonstration d’incohérence On s’arrêtera à un éditorial de l’Observer (Guardian) que nous tenons pour particulièrement significatif d’une tendance apparue, pourrait-on dire, de toute urgence dans les pays du bloc BAO les plus impliqués dans la crise syrienne. (Les plus impliqués dans la crise syrienne signifiant en réalité les plus agressifs à l’encontre du régime Assad, les pays qui parlent d’une intervention militaire possible.) Il faut avoir à l’esprit que le Guardian (l’Observer), ce fameux journal de centre-gauche à posture progressiste qui a pris la relève des neocons, est l’un des plus féroces partisans d’une intervention, évidemment humanitaire, évidemment anti-Assad, en Syrie… Syrie, aveu d’impuissance et démonstration d’incohérence

La Russie et l’hypothèse du conflit armé

La Russie et l’hypothèse du conflit armé On parle bien sûr, en fait de conflit armé, de la nébuleuse de crises diverses dont celle de la Syrie et celle de l’Iran, évoluant en crise haute selon notre classification. Des signes divers ne cessent de se multiplier, dans le même sens qui est celui d’une impression extrêmement affirmée que la Russie exclut de moins en moins une confrontation armée où elle pourrait être impliquée, et elle-même se préparant en conséquence. Cette attitude est évidemment en accord d’esprit et de logique avec la réinstallation puissante de la Russie comme acteur extérieur principal au Moyen-Orient. DEBKAFiles écrit, le… La Russie et l’hypothèse du conflit armé

Notes sur la chute du “modèle” qui n’existait pas

Notes sur la chute du modèle qui n’existait pas De plus en plus d’observations et d’évaluations conduisent à faire envisager que la situation en Syrie s’est modifiée d’une façon structurelle, ou même rupturielle, à l’avantage du président Assad. On a pu lire une de ces analyses sous la plume de Sharmine Narwani, puis dans une interview de Russia Today (voir le 26 mars 2012). Nous-mêmes, le 15 mars 2012, signalions combien la crise syrienne s’éloignait de ce que les experts du bloc BAO ont pompeusement désigné comme le modèle libyen, impliquant évidemment une victoire pour le bloc : «On pourrait alors observer qu’on avance de… Notes sur la chute du “modèle” qui n’existait pas

La Syrie comme cimetière de leurs illusions ?

Il est possible que la crise syrienne évolue vers une véritable guerre, qu’on qualifie d’une façon incantatoire de civile, mais qui serait déjà internationalisée, et où la coalition du bloc BAO et de ses alliés arabes (les démocrates saoudiens et qataris), si elle se trouvait impliqués, aurait à faire face à forte partie C’est pour cette raison qu’il ne faut pas (plus) écarter certaines révisions déchirantes. (Comme on le voit par ailleurs, ce même 19 mars 2012, les présidentielles françaises ont leur rôle à jouer.) D’autres raisons vont dans le même sens des révisions déchirantes, selon d’autres évolutions sur le terrain, sans nécessairement le transit… La Syrie comme cimetière de leurs illusions ?

La farce des copains de la Syrie vaut bien une foire

La conférence des amis de la Syrie (FOS, ou Friends Of Syria) s’est déroulée dans un désarroi certain, sinon chaotique, qui a marqué des lignes de mésentente diverses entre les amis. Le point central est que la conférence s’est prononcée en majorité contre une intervention étrangère en Syrie et contre la militarisation du conflit interne, ce qui n’a pas plu à tout le monde. L’Arabie Saoudite et l’Union Européenne ont quitté la conférence avant sa conclusion, pour marquer leur mécontentement, ou bien parce qu’ils avaient d’autres obligations qui sait Le sentiment général est, bien entendu, qu’on reviendra sur le sujet (intervention étrangère et militarisation). Il… La farce des copains de la Syrie vaut bien une foire

De la Syrie à la Libye, démonstration ad absurdum et ad nauseam

Dans notre Bloc Notes d’hier sur la nouvelle situation de la Russie dans la crise syrienne (9 février 2012), nous citions des remarques de Vladimir Poutine du jour précédent. Faisant la parallèle avec la Syrie, le Premier ministre russe disait quelques mots sur la situation en Libye et la façon dont cette situation est aujourd’hui ignorée. «Je comprends bien la nature de l’ancien régime libyen. On en a beaucoup parlé. Mais personne ne parle de la situation qui prévaut actuellement à Syrte et d’autres villes libyennes qui avaient appuyé Kadhafi. On y commet des crimes épouvantables et personne n’en parle, parce qu’il s’agit des conséquences… De la Syrie à la Libye, démonstration ad absurdum et ad nauseam

La Syrie pire que la Libye

Au moins, le New York Times sert encore à quelque chose. Parfois, dans une bouffée inattendue et incontrôlée d’un reportage rendant compte de la vérité de la situation du monde, il ouvre rapidement, avant de la refermer, une fenêtre sur cette vérité. Ainsi en est-il de la Syrie, avec ce reportage du 9 décembre 2011, où est mise en évidence la division d’ores et déjà structurelle de l’opposition au président Assad. Cela implique une situation pire qu’en Libye où ces divisions sont apparues au grand jour après la chute de Kadhafi. Ici, le désordre préexiste à la cause ultime qui, en général, entraîne le désordre,… La Syrie pire que la Libye

Une semaine dans l’existence de la Libye “libérée”

Jeudi, Sarkozy et Cameron se trouvaient en Libye, dans le cadre de ce qu’il est coutume de désigner une fois que l’on est informé du projet, une visite surprise. Les deux dirigeants espéraient trouver dans cette visite une trêve bienvenue dans les problèmes considérables et fort nombreux qui les accablent dans leurs pays respectifs. Les comptes-rendus de la visite n’ont pas réservé de grandes surprises, comme la visite elle-même. La visite se fit sous haute surveillance (voir le Guardian du 15 septembre 2011) et certains la jugèrent prématurée, parce qu’il leur paraissait prématuré d’aller crier victoire sur place (Russia Today du 15 septembre 2011). D’une… Une semaine dans l’existence de la Libye “libérée”

Préservons nos fidèles dictateurs

Préservons nos fidèles dictateurs Mais j’ai comme une absence, un trou de mémoire. Peut-être un début de torpeur estivale, ou les relents d’un samedi soir trop bien fêté ? Ou un suivi de l’actualité insuffisamment rigoureux ? Je ne comprends plus trop pourquoi nous (nous le Bloc Américano-Occidentaliste) nous nous sommes lancés dans cette guerre en Lybie, même si ce n’en est pas une bien qu’elle y ressemble de plus en plus terriblement. Il doit bien me manquer quelques éléments, j’ai toujours vu Kadhafi comme un despote respectable, une sorte de garant de la paix dans une zone propice aux conflits tribaux. Il cherche à… Préservons nos fidèles dictateurs

L’exposé magistral de Hubert Védrine

L’exposé magistral de Hubert Védrine … Nous prenons le mot « magistral » dans son sens précis, quasiment universitaire (« qui est relatif au maître », « qui est donné par un maître »), pour signifier qu’il s’agit d’un exposé d’une impeccable logique, superbement argumenté, construit avec rigueur et équilibre, dessiné comme un « jardin à la française ». Jusque là, tout va bien. Puis on en arrive à la réalité. Il s’agit de deux interviews que donne l’ancien ministre français des affaires étrangères Hubert Védrine, souvent qualifié, et à très juste titre sans aucun doute, de « l’un des meilleurs ministres des affaires étrangères français de la Vème République » avec Juppé et Couve… L’exposé magistral de Hubert Védrine

Psychologie d’un vote de l’ONU

Commentant avec sa verve coutumière le vote de l’ONU (hier soir) autorisant certaines formes d’intervention armée contre la Libye («un acte flagrant de colonialisme», précise-t-il), Kadhafi a annoncé dans une interview à la TV portugaise que puisque le monde était fou, il le serait également, et au jeu du on verra qui sera le plus fou, on ne peut pas ne pas considérer qu’il a de solides arguments : «If the world gets crazy with us, we will get crazy too. We will respond. We will make their lives hell because they are making our lives hell. They will never have peace.» Ainsi Kadhafi nous… Psychologie d’un vote de l’ONU

Le miracle du printemps libyen surgi en pleine glaciation

Le miracle du printemps libyen surgi en pleine glaciation L’ordre de Malte, fondé au XIème siècle pour assister les pèlerins vers la ville sainte de Palestine, se transforma très vite en force auxiliaire efficace des croisades. Plusieurs galères des chevaliers à la croix blanche avaient pris part à l’expédition de Tunis en 1535 quand Charles Quint était intervenu dans les affaires du monde arabe. Pour celui qui hérita du plus vaste empire chrétien du siècle, la remise sur le trône d’un descendant des Hafsides était un moyen de contrer l’avancée des Ottomans dans cette région de l’Occident musulman. Il avait à défendre et augmenter les… Le miracle du printemps libyen surgi en pleine glaciation

Gates : c’est non, non et non

Gates : c’est non, non et non Les ministres de la défense de l’OTAN se réunissent aujourd’hui et demain à Evere, au siège de l’OTAN. Parmi les sujets discutés, la Libye et les projets d’intervention américaniste-occidentaliste, dont essentiellement l’idée d’une No Fly Zone. Cet article du Guardian du 9 mars 2011, rapportant les propos du porte-parole du Pentagone présent dans l’avion conduisant Gates à Bruxelles, montrent la singulière résolution de ce dernier à s’opposer à tout engagement militaire en Libye. Manifestement, Gates est le plus ferme et le plus résolu des membres de l’administration dans cette affaire, et sa fermeté et sa résolution concernent le… Gates : c’est non, non et non

Obama, l’OTAN et la Libye

Les événements militaires en Libye sont aujourd’hui du domaine de la confusion et de l’incertitude, avec, par conséquent, la certitude de la chute rapide de Kadhafi qui prévalait au début des événements éventuellement remise en question. Il en résulte que la question d’une intervention plus ou moins appuyée et plus ou moins militaire de la communauté internationale est posée de façon plus pressante. Dans tous les cas, c’est ce que laisse voir le système de la communication qui relaie les martiales déclarations officielles, les bavardages, les messages implicites, les hésitations et les manuvres, les analyses et les dévoilements de plans variés, beaucoup plus que la… Obama, l’OTAN et la Libye

La crise libyenne et l’extrême nervosité de l’Ouest

Le secrétaire à la défense Robert Gates a eu des mots fort peu aimables pour ses amis britanniques, puisqu’amis il y a, puisque special relationships il y aurait jusqu’à preuve du contraire. La cause se trouve dans la crise libyenne, plus précisément dans cette affaire de No Fly Zone. Gates a qualifié de loose talk (propos grossiers, ou mieux, propos irresponsables) les idées lancées d’établir une No Fly Zone en Libye ; l’on sait que ces idées viennent des Britanniques, notamment de Cameron, et c’est donc des Britanniques que Gates veut parler. Le Guardian du 3 mars 2011 ne s’y est pas trompé une seule… La crise libyenne et l’extrême nervosité de l’Ouest

Dogfight pour une No Fly Zone (III – OTAN)

Et, bien entendu, l’OTAN devait juger que cela fait partie de ses affaires ; car l’OTAN papote ferme à propos de la No Fly Zone en Libye. Une dépêche AFP, relayée par RAW Story le 2 mars 2011 nous apprend que les alliés de l’OTAN débattent de l’option militaire en Libye. On a déjà vu (dans ce texte de ce 3 mars 2011) que l’un de ces alliés avait pris attitude, et sans ambages, le Turc Erdogan : «This would be absurd, NATO has no business being there. We are opposed to such a scenario. Such an eventuality is unthinkable.» Les Français, sous la direction… Dogfight pour une No Fly Zone (III – OTAN)

La Libye et la hantise russe : le sottisier occidentaliste

Les Russes craignent que les Occidentaux, ou américanistes-occidentalistes, n’envisagent très sérieusement d’intervenir en Lybie. Les Russes ne craignent pas un avantage stratégique occidental, ou US pour être plus précis selon les lignes de la pensée habituelle, qui impliquerait une défaite stratégique pour eux-mêmes. Ils craignent que les américanistes-occidentalistes créent un nouveau bourbier et ajoutent un point central et explosif de déstabilisation, dont ils (les américanistes-occidentalistes) seraient d’ailleurs eux-mêmes les premières victimes. Cette crainte s’étend en fait à toute la région en général conformément à l’activité de la chaîne crisique qui poursuit son travail de sape. On peut mentionner plusieurs signes, informations, analyses qui s’insèrent dans… La Libye et la hantise russe : le sottisier occidentaliste

La “leçon d’ignominie”, suite: Time après le NYT

La leçon d’ignominie, suite: Time après le NYT Cela devrait devenir une rubrique, la leçon d’ignominie, pour caractériser le comportement de la presse la plus veule, la plus soumise, la plus subversive de l’ordre de la civilisation qu’est la presse US, essentiellement la presse de référence, absolument soumise au Système et au déchaînement de la matière qui est en train de détruire l’univers. Après la leçon d’ignominie du New York Times, celle de Time. Il se susurre que Time en était venu à envisager de choisir Julian Assange comme Man of the Year, que la chose fut aussitôt communiquée par les habituelles voies du Seigneur… La “leçon d’ignominie”, suite: Time après le NYT

Intervenir militairement au Mexique…

Intervenir militairement au Mexique Intervenir au Mexique : le gouverneur du Texas Rick Perry rajoute une couche au désordre, en proposant une intervention militaire au Mexique, selon le Dallas Morning News (lien). Extraits : «Gov. Rick Perry says he’s open to the idea of sending U.S. troops into Mexico to fight the drug war. The Texas governor told MSNBC this morning that border violence has escalated dramatically since George W. Bush was governor a decade ago. He said more aggressive fédéral tactics are needed. You have a situation on the border where American citizens are being killed, and you didn’t see that back when George… Intervenir militairement au Mexique…

La cause de la guerre

Les relations entre les USA (l’OTAN) et le Pakistan sont agitées ces derniers jours. Les attaques US (OTAN) en territoire pakistanais, avec les pertes collatérales qui vont avec, ont amené à une fermeture temporaire par le Pakistan de la frontière Pakistan-Afghanistan, et le blocage du ravitaillement terrestre de l’ISAF par le Pakistan. Des attaques contre les convois immobilisés ont fait de gros dégâts et provoqué des pertes. Dans War in Context, Paul Woodward examine les appels (US) à une attitude dure contre le Pakistan, voire une attaque contre ce pays. (On trouve une synthèse sur le sujet également sur Antiwar.com le 5 octobre 2010.) Il… La cause de la guerre

Détail mexicain, en marge des préoccupations françaises: une possible intervention US

La presse et les TV françaises officielles en général nous donnent ces derniers jours quelques soucis de digestion, intellectuellement s’entend, discrètement, certes, mais la nausée tout de même. Réduire le dossier mexicain, qu’on aborde puisque l’Autorité Suprême qu’on sait s’y rend, à peu près au destin sans doute malheureux d’une jeune femme embastillée, voilà qui donne la nausée. Ce système atteint un état d’inexistence frénétique, avec son intelligence réduite aux acquêts de la futilité galopante et du goût absolument effrénée du conformisme. Il importe donc de le laisser à ses douleurs bienséantes et bienpensantes, à ses gémissements humanistes, à ses papotages de bonne sur émoustillée… Détail mexicain, en marge des préoccupations françaises: une possible intervention US