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$2.400 milliards : «Le chiffre est si haut, l’esprit chancelle»

Nous avons traduit un peu poétiquement l’exclamation du député US Rahm Emanuel («The number is so big, it boggles the mind» «Le chiffre est si haut, l’esprit chancelle») devant la dernière estimation semi-officielle, puisque venant du Congressional Budget Office (CBO), sur le coût des deux guerres d’Afghanistan et d’Irak jusqu’en 2017. L’estimation tient compte d’une prospective selon laquelle 75.000 hommes resteront déployés dans les deux pays à cette date, dont 50.000 en Irak. Il reprend une précédente estimation en y ajoutant les intérêts puisqu’il s’agit d’argent qui entre dans la dette du budget fédéral. Cette estimation est donc de $2.400 millions, dont $1.900 milliards pour… $2.400 milliards : «Le chiffre est si haut, l’esprit chancelle»

Et six ans après, la catastrophe continue…

Tout de même, lire cet avis dit par le général britannique qui fut en charge de la préparation et de la planification de l’après-guerre en Irak, en coordination constante avec les Américains :«There is still no coherent national campaign plan for the so-called global war on terror which is, after all, where this all started, nor seemingly sufficient resources overall to have any real effect.» Cela nous est dit aujourd’hui, 21 octobre 2007, alors que cette guerre, leur guerre, la Longue Guerre, le choc des civilisations est commencée depuis six ans. Ils n’ont toujours pas de plan pour cette guerre. Ils n’ont pas assez de… Et six ans après, la catastrophe continue…

Ça grogne dans les rangs et l’on parle de coup d’Etat à Fort Leavenworth

Le malaise des militaires US est aujourd’hui une rubrique majeure de la crise générale de l’américanisme. On ne s’en cache plus et le virus touche désormais les rangs intermédiaires du corps des officiers de l’U.S. Army. Ainsi en apparaît-il à la lecture d’un excellent article du New York Times du 14 octobre. Il s’agit d’une visite à Fort Leavenworth, où se trouve l’Ecole du Corps des Officiers de l’U.S. Army. Si tout est intéressant dans cet article, on s’arrêtera surtout à ce fait prodigieux pour qui connaît l’état d’esprit formaliste de l’armée US d’une discussion à propos de la possibilité pour les généraux de bloquer… Ça grogne dans les rangs et l’on parle de coup d’Etat à Fort Leavenworth

Mon Dieu, mon Dieu, que faire, que faire de notre victoire de destruction massive?

Plaignez donc les pauvres généraux US en Irak, et aussi les services de communication de la Maison-Blanche et tout le reste, America the Beautiful, Wall Street et American Dream, Hollywood et John Wayne. Bon, c’est sûr, la victoire est acquise en Irak; étourdissante, achevée, complète Al Qaida est volatilisé (quoique, certains pondèrent la chose, incroyablement modestes et réalistes: non non, Al Qaida est démoli à 60%-70%, n’exagérons rien, ah, les braves gens, ce souci de la précision, cette humilité dans le décompte). C’est ce que nous raconte, parce que nous avons été bien sages, le Daily Telegraph du jour, dans un contexte qui décrit les… Mon Dieu, mon Dieu, que faire, que faire de notre victoire de destruction massive?

L’Irak, ce “cauchemar sans fin”

Le général Sanchez commanda en Irak de la mi-2003 à la mi-2004. Son changement d’affectation (il devint commandant du V Corps, U.S. Army, en Allemagne) fut accompagné de certaines rumeurs selon lesquelles on préférait écarter le général assurant le commandement en Irak au moment du scandale des tortures d’Abou Ghraib. Sanchez a toujours affirmé qu’il n’était pas au courant de ces pratiques, sinon d’une manière formelle et sans réelle documentation. Sanchez a quitté l’U.S. Army début 2006, après avoir refusé une quatrième étoile, ou bien est-ce qu’on a préféré ne pas lui offrir cette quatrième étoile. Dans les deux cas, la raison avancée, soit du… L’Irak, ce “cauchemar sans fin”

La leçon bien apprise, ou le philosophe-robot

Il faut noter, lire et apprécier un article du philosophe français André Glucksman, dans l’International Herald Tribune du 5 octobre. Le sujet, c’est bien sûr l’Iran, ou plutôt, la guerre contre l’Iran qui ne saurait tarder, espérons-le. Le contenu, c’est la leçon bien apprise, de tout ce que vous voulez (néo-conservateurs US? Les grands courants de pensée Rive-Gauche? Le Pentagone? Les réseaux du ministre Kouchner? Bof, le choix est si vaste). La cause de l’article, c’est que Kouchner se sent un peu seulet en ce moment, et qu’il a besoin du soutien des amis. Dont acte. Passons à l’accessoire Quelques morceaux de choix divers dans… La leçon bien apprise, ou le philosophe-robot

Les mercenaires de l’Empire et une sacrée bonne question

Puisque la question des mercenaires US de firmes privées comme Blackwater est devenue d’actualité pressante après la tuerie du 16 septembre (de 8 à 28 Irakiens civils tués à Bagdad par des mercenaires de Blackwater sans provocation), on se penche avec intérêt sur le phénomène. Le site WSWS.org donnait hier des indications précises sur leur situation. Les chiffres sont impressionnants, comme par exemple d’apprendre que 40% des dépenses US pour la guerre en Irak ($2 milliards par semaine) va au secteur privé ; et qu’il y a 180.000 contractants US venus du secteur privé (sécurité et le reste) pour 160.000 soldats US alors que le… Les mercenaires de l’Empire et une sacrée bonne question

Ce qu’il faut craindre, c’est leur folie

Ce qu’il faut craindre, c’est leur folie 26 septembre 2007 Les Français se déchirent à propos de la politique extérieure de la présidence Sarkozy, notamment la politique iranienne. Ils parlent d’alignement sur les USA. Le débat est compréhensible, il est même nécessaire et essentiel, mais il est peut-être un peu prématuré (l’alignement, on verra) et il se pourrait surtout qu’il avérât dépassé avant même d’avoir été sérieusement lancé. On peut craindre, aux derniers échos de Washington, qu’un problème autrement plus grave nous sera posé dans les 12-18 mois qui viennent. Rappelons d’abord la note publiée le 23 septembre sur ce site, concernant le candidat (favori)… Ce qu’il faut craindre, c’est leur folie

Vous vous inquiétez du coût de la guerre ($500.000 par minute)?

Encore une évaluation du coût de la guerre en Irak, à nouveau selon le Prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz et la conférencière de Harvard Linda J. Bilmes (ils avaient déjà donné une évaluation générale de la guerre en janvier 2006). Leur trouvaille est que la guerre coûte $720 millions par jour ($500.000 par minute) somme qui permettrait d’acheter 6.500 maisons, ou d’assurer les soins de santé pour 423.529 enfants, ou d’équiper en électricité 1.27 million de maisons. Tout cela est détaillé dans un article du Washington Post publié ce jour. (Il y a un an et demi, en février 2006, l’évaluation du coût de… Vous vous inquiétez du coût de la guerre ($500.000 par minute)?

Les 700.000 morts de ElBaradei

Nous avons ici à offrir des excuses pour une erreur que nous avons commise et quelques réflexions sur cette erreur et cette rectification de l’erreur. Dans notre article du 19 septembre sur la crise iranienne, nous avions primitivement inclus dans le texte, dans le paragraphe Position autonome des institutions internationales, la remarque suivante, entre parenthèses : «Les 70.000 tués civils en Irak cités par ElBaradei dans l’extrait ci-après sont une estimation extrêmement modérée. Pendant qu’il y est, ElBaradei devrait mettre en avant des chiffres plus vraisemblables [voir le décompte de l’institut britannique ORB]. Cela rappellerait les vrais effets de la politique occidentaliste/américaniste.» Un lecteur, Miquet,… Les 700.000 morts de ElBaradei

Gates “ne sait pas” (si la guerre en Irak valait le coup…)

La lassitude générale faisant ses effets, on en surprend de plus en plus qui, par inadvertance, vous disent la vérité. C’est le cas du secrétaire à la défense Robert Gates, dont on peut se demander par ailleurs si sa candeur n’est pas un peu calculée. Quoi qu’il en soit, Gates nous interprète un excellent numéro, tout en retenue, sur le thème classique du si j’aurais su j’aurais pas venu Cela, lors d’une interview pour le New Yorl Times, dont ABC.News nous restitue la substantifique moëlle ce 19 septembre: «Defense Secretary Robert Gates’ stunningly candid answer came in an interview with New York Times columnist David… Gates “ne sait pas” (si la guerre en Irak valait le coup…)

L’attaque contre l’Histoire

L’attaque contre l’Histoire 17 septembre 2007 Il est important de rapprocher l’article de Robert Fisk de ce jour dans The Independent de la nouvelle mise en ligne sur notre site le 15 septembre concernant le véritable coût humain de la guerre en Irak et son aspect désormais génocidaire. Les deux points de vue sur la guerre se complètent. Ils composent une appréciation catastrophique et radicale de l’événement. Cette appréciation est expliquée dans son mécanisme, par Noami Klein, selon l’interprétation qu’en fait Kimberly Phillips-Fein, professeur à l’université de New York, comme «a political project driven by neoliberal ideology and economic interest a natural extension of the… L’attaque contre l’Histoire

L’Irak-2005 pire que le Rouanda-1994

L’Irak-2005 pire que le Rouanda-1994 Une enquête bien documentée, techniquement sans faille et qui présente toutes les apparences de la respectabilité conclut que plus d’un million d’Irakiens (1,2 million) sont morts en Irak depuis 2003, de « morts violentes » pouvant être considérées comme des conséquences de l’invasion US du pays. Le site WSWS.org rapporte cette nouvelle hier, précisant que les résultats de cette enquête atteignent le rythme d’un génocide selon la définition la plus récente puisque le rythme des assassinats dépasse désormais celui du génocide du Rouanda (800.000 assassinats en 1994). Les précisions qui sont données sur l’enquête et sur l’organisation qui l’a réalisée sont pleinement… L’Irak-2005 pire que le Rouanda-1994

L’allié sunnite de Bush en Irak assassiné, — à cause de la publicité US autour de cette alliance?

A l’heure où le président US présentait à la TV ses plans pour l’engagement US en Irak, persévérer et persévérer encore puisque le surge est un succès, son principal et nouvel allié sunnite dans la province d’Anbar était assassiné. Abdul-Sattar Abu Risha était l’homme qui avait décidé de s’allier, sans doute temporairement, aux USA contre Al Qaïda dans la province sunnite d’Anbar. Sa position et l’évolution dans la province étaient le principal argument du succès du surge présenté par le général Petraeus. Son assassinat montre la fragilité de toute situation en Irak, surtout une situation de rapprochement des USA. La concentration de la propagande US… L’allié sunnite de Bush en Irak assassiné, — à cause de la publicité US autour de cette alliance?

L’exploration sans fin de la tromperie et de la manipulation des Britanniques par Washington

Effectivement, c’est une chronique sans fin que celle de la tromperie et de la manipulation des Britanniques par les Américains. Sir David Manning, qui quitte son poste d’ambassadeur britannique à Washington ce mois-ci et qui fut le chef des conseillers de politique extérieure de Blair, en dit beaucoup là-dessus au New Stateman. Ses confidences sont reprises aujourd’hui par le Guardian et le Times notamment. Manning développe divers aspects, notamment les sempiternelles remarques sur les erreurs d’évaluation des uns et des autres (Blair comme les autres et pire que les autres), sur les croyances extraordinaires d’un Irak devenant démocratique et pro-anglo-saxon par la grâce de l’invasion… L’exploration sans fin de la tromperie et de la manipulation des Britanniques par Washington

Réflexion d’un 11 septembre: l’Irak vaut le Darfour

Il est significatif et bienvenu à la fois que le même jour où le général Petraeus vendait sa salade à un Congrès acquis d’avance, l’ONU décrivait la situation en termes généraux en faisant l’équivalence entre la situation humanitaire de l’Irak à celle du Darfour. Les termes de la comparaison autant que la signification de la comparaison elle-même sont clairs. Le Darfour est aujourd’hui le point du monde représentant, selon notre catéchisme moralisateur, l’horreur humanitaire du monde sans l’Occident (dito, sans l’intervention occidentale). L’Irak est aujourd’hui le point du monde représentant, en importance, en effort, en volume, en attention de communication, en forces militaires et en… Réflexion d’un 11 septembre: l’Irak vaut le Darfour

9/11 en Irak

9/11 en Irak 11 septembre 2007 — C’est un truc de relations publiques, un truc virtualiste dans un univers qui n’est plus que virtualisme ; un truc dont ils ont imaginé qu’il serait l’habileté même… C’est le général Petraeus témoignant devant le Congrès un 11 septembre (son audition commencée hier s’est poursuivie aujourd’hui). Surprise, ce général n’a rien de flamboyant ni de particulièrement sexy. Finalement, il est aussi commun que son patron, GW, car on fit rarement mieux en fait d’humanité commune pour cette fonction d’exception, qu’avec ce président-là, avec sa psychologie sommaire bornée par une seule idée. La gloire centrale de l’américanisme, — le… 9/11 en Irak

Brand Petraeus” en action

Le général Petraeus est la nouvelle star du système, l’homme-clef de la guerre, l’homme-miracle de le victoire, le prestidigitateur de la crise. Il existe également en vrai, puisqu’il va parler en chair et en os devant le Congrès. S’il existe, c’est qu’il y a également une réalité du général Petraeus. On se renseigne donc peu à peu. Leonard Doyle et Raymond Whitaker, de The Independent, nous transmettaient hier d’intéressants rappels sur la carrière de Petraeus, notamment en citant l’auteur Glenn Greenwald. Petraeus a toute sa carrière guerrière consacrée à l’Irak ppuisque, avant l’invasion de 2003, il n’avait participé à aucun combat. «Greenwald, author of How… Brand Petraeus” en action

GW a gagné, par KO et par avance

GW a gagné, par KO et par avance 10 septembre 2007 Aujourd’hui commence la grande semaine des soldes du général Petraeus, désormais surnommé Brand Petraeus par Tom Engelhardt. (Brand signifiant marque au sens commercial, ou bien étiquette, l’expression est difficilement traduisible d’une façon acceptable. Disons qu’elle désigne un général transformé en marque commerciale ou en étiquette de relations publiques. On acceptera alors l’idée que la semaine qui commence à Washington est une grande semaine des soldes, au cours de laquelle la version de GW Bush-Brand Petraeus de la réalité sera vendue aux autorités du système, et à un prix dnt on espère qu’il défie toute… GW a gagné, par KO et par avance

La concurrence entre le désordre irakien et le désordre washingtonien : Fallon versus Petraeus

L’une des caractéristiques de la situation irakienne est le désordre. Quelques fins analystes occidentaux (notamment les officiels français) affirment que c’est le but réel des US: installer le désordre en Irak pour empêcher l’Iran de dominer la région. Dans ce cas, le succès dépasse toutes les espérances puisque le désordre empêchera également les Etats-Unis de faire quoi que ce soit d’efficace… Il (le désordre) est en effet aussi fermement installé dans la direction et l’establishment washingtonien, y compris chez (entre) les chefs militaires. C’est une stratégie nouvelle et originale de dupliquer chez soi la discorde qu’on veut installer chez l’ennemi. L’article du Washington Post de… La concurrence entre le désordre irakien et le désordre washingtonien : Fallon versus Petraeus

La victoire en payant

On avait oublié cette bonne vieille stratégie: le $ (c’est-à-dire : US dollar is good for you). Elle continue à marcher, y compris pour le surge, la magnifique victoire dont le général Petraeus va nous entretenir à partir de demain au Congrès. On sait que cette victoire consiste notamment à un ralliement, évidemment temporaire mais on verra plus tard, de certaines tribus sunnites aux Américains, c’est-à-dire contre les ennemis principaux temporaires des stratèges américanistes. Il s’agit de Sunnites qui ont décidé de combattre Al Qaïda parce qu’ils en ont assez des dégâts causés par les terroristes. Mais même ce geste d’un cur courroucé a été… La victoire en payant

Vraiment, est-il nécessaire de dire la réalité sur le débarquement du 6 juin 1944 en Irak?

Un dialogue instructif nous est rapporté, venu de la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants US, entre une parlementaire de Floride, Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la minorité républicaine de la Commission, et David Walker, Comptroller General et patron du GAO. La Chambre avait demandé un rapport au GAO sur les résultats du surge en Irak. Le GAO devait notamment observer le résultat de la suation politiques à partir de 18 références de la situation en Irak. Les résultats du rapport sont très négatifs. Le dialogue nous est rapporté par Defense News le 6 septembre : «When U.S. Comptroller General David Walker finished… Vraiment, est-il nécessaire de dire la réalité sur le débarquement du 6 juin 1944 en Irak?

Le marché de Petraeus

La guerre est devenue une affaire de compromis entre diverses réalités. Tout cela se passe à des milliers de kilomètres du théâtre de la guerre, où devrait se trouver la réalité, en principe. Mais ce n’est plus si sûr, et qu’importe d’ailleurs. Par contre, ce qui est sûr c’est que le général David Petraeus, l’homme de la victoire en Irak, le Grant de GW Bush comme le nomme William Kristoll, est doué dans la matière des négociations politiciennes et washingtoniennes. Quelques jours avant sa déposition (le 11 septembre, c’est tout dire) au Congrès où il annoncera la victoire prochaine à la suite du surge, il… Le marché de Petraeus

Mais qui a donc dissous l’armée?

Tout le monde, analystes, commentateurs, dirigeants politiques, s’accorde pour estimer que la décision la plus catastrophique prise par les Américains après l’invasion de l’Irak a été la dissolution de l’armée irakienne. Cette décision est considérée comme le facteur primordial qui a alimenté le désordre et l’instabilité dans le pays. D’où l’intérêt de cette question: qui a pris cette décision? Une biographie autoriséede GW Bush, Dead Certain, de Robert Draper, qui paraît aujourd’hui aux USA, présente une position assez incertaine dans les détails du président, mais qui est caractérisée surtout par son affirmation que le maintien en l’état de l’armée irakienne faisait partie de sa politique.… Mais qui a donc dissous l’armée?