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“Out of” Basra…

Out of Basra 3 septembre 2007 Il s’agit bien de la G4G (Guerre de 4ème Génération), pourtant les effets politiques sont semblables à ceux que toute déroute militaire produit. Les Britanniques ont quitté le Palais de Basra (Bassora), dernier point qu’il tenait encore dans la ville: 500 hommes évacués vers le point d’appui de l’aéroport, pas de pertes, etc., et, pourtant, la sensation d’une déroute sans précédent. La ville est maintenant aux mains des diverses factions, gangs, milices et unités régulières irakiennes diverses. Patrick Cockburn, l’excellent reporteur de The Independent, décrit cette déroute. Aucun autre mot ne semble convenir à l’événement, qui est en termes… “Out of” Basra…

$50 milliards? Vous avez dit $50 milliards? Qui a décidé $50 milliards?

Il faut dire que nous avons du mal à suivre la valse irakienne des $milliards bushistes. Ce qui nous rassure et, même, nous réjouit, est que nous ne sommes pas les seuls. Prenez ces derniers $50 milliards pour l’Irak, dont nous avons fait une rapide mention, eh bien il s’avère qu’il y a bien peu de monde pour comprendre ce qui se passe. $50 milliards en plus? Pour quoi faire? Qui a décidé ça? Décidé quoi, d’ailleurs? Consulté, Robert Gates, qui est tout de même secrétaire à la défense, a remarqué à propos de ces $50 milliards nouveaux pour la guerre: première nouvelle (traduction adaptée… $50 milliards? Vous avez dit $50 milliards? Qui a décidé $50 milliards?

“Désordre mou” et “révolte molle”

Désordre mou et révolte molle 2 septembre 2007 Peut-il se passer quelque chose d’important à Washington dans le comportement de certains chefs militaires en cas d’attaque de l’Iran par l’administration GW Bush, ou bien avant, ou bien après? Cette question est implicite, notamment, dans deux nouvelles de notre Bloc-Notes publiées le 31 août sur notre site : L’annonce d’une division telle entre les chefs militaires que ceux-ci refusent de présenter au président un strategic assesment commun de la situation en Irak. Il y a aura plusieurs versions. GW fera son choix. Cette parcellisation du rôle de conseiller du président de la direction militaire est une… “Désordre mou” et “révolte molle”

Un monde renversé : Hollywood-la-virtualiste part en guerre contre le virtualisme de la “réalité” officielle

A Venise se tient le Festival du film annuel, et nous nous intéressons à une déclaration du metteur en scène US Brian De Palma qui présente son film Redacted, le récit d’une atrocité, d’un crime de guerre (viol d’une jeune fille, assassinat de membres de sa famille) par un soldat US en Irak. Ce film fait partie de l’offensive anti-guerre massive de Hollywood que nous avons déjà signalée. Les déclarations de De Palma sont intéressantes du point de vue de l’actualité, mais aussi du point de vue de la situation du système de l’américanisme, de la situation de l’information telle que nous la communiquent les… Un monde renversé : Hollywood-la-virtualiste part en guerre contre le virtualisme de la “réalité” officielle

Sir Mike et les Yankees : fureur sans restriction

Le général Sir Michael Jackson, ou Sir Mike, n’est pas un tendre. Il le montra lors des campagnes britanniques en Irlande, notamment lors du dimanche sanglant de Belfast, en janvier 1972. Plus récemment, Sir Mike dit vertement au général Clark, commandant en chef de l’OTAN (SACEUR) et commandant des forces américaines en Europe, qu’il refusait d’exécuter son ordre. Cela se passait le 11 juin 1999 et Clark avait ordonné à Jackson d’investir l’aéroport de Pristina déjà investi par les Russes (dans le cadre de la prise en main du Kosovo après la guerre du même nom). Jackson expliqua à Clark qu’il n’avait pas l’intention de… Sir Mike et les Yankees : fureur sans restriction

Et si l’illégalité légale devenait illégale ?

C’est une drôle d’histoire Une invasion illégale au regard du droit international, vous avez deviné : en mars 2003. Puis cette invasion est légalisée a posteriori, à la manière des falsificateurs antidatant un document, par un vote de l’ONU de mai 2003. (Le système de l’américanisme qui est la rapine par essence, est essentiellement un régime bourgeois au sens que les grands romanciers français du XIXème siècle donnent à ce terme. Il a toujours besoin d’une bonne conscience et du soutien de la loi, comme un petit enfant serre la main de sa maman. Par la pression de la force, par la falsification imposée, il… Et si l’illégalité légale devenait illégale ?

La guerre divise les chefs militaires US autant que les adversaires ethniques et religieux en Irak

Il s’agit sans aucun doute d’un événement complètement inédit dans un cas aussi grave de la politique de sécurité nationale des USA. Les chefs militaires US n’adresseront pas une seule recommandation au président Bush le mois prochain, lors du strategy assesment sur la poursuite de l’offensive dite surge en Irak. Chacun donnera son avis C’est le site McClatchy Newspapers, qui s’avère être une très bonne source sur la situation à Washington, qui publie une analyse sur cette question le 30 août. «In a sign that top commanders are divided over what course to pursue in Iraq, the Pentagon said Wednesday that it won’t make a… La guerre divise les chefs militaires US autant que les adversaires ethniques et religieux en Irak

Un appel à l’insubordination des chefs militaires US

Un appel à l’insubordination des chefs militaires US A Washington, il est de plus en plus question d’une attaque contre l’Iran. On parle de septembre, voire du 11 septembre (jour où Petraeus doit témoigner devant le Congrès), et la tactique évoquée pourrait être plutôt des raids de représailles contre l’ICGR, ou cette sorte de manœuvres. Mais, contrairement à des occurences précédentes (fausses alertes d’attaque contre l’Iran, attaque contre l’Irak), le climat semble plus résolu contre cette attaque. Une chronique comme celle de Justin Raimundo, aujourd’hui sur Antiwar.com, semble le montrer. Particulièrement significatif, également, le texte de Ray McGovern, dont on a déjà parlé comme membre… Un appel à l’insubordination des chefs militaires US

De quelle guerre s’agit-il?

Il est extrêmement important d’admettre que lorsque les deux interventions sur l’Iran, celle de Sarkozy et celle de Bush sont mises en parallèle, les intentions et les possibilités de guerre qui sont évoquées ont toutes les chances d’être très différentes. Sur le premier cas, celui des intentions, il y a ce commentaire d’Arnaud de Borchgrave, en général très bien informé et venu d’une position d’extrême droite à une position assez indépendante dans le monde politique washingtonien. Dans un commentaire pour UPI du 29 août, Borchgrave interprète l’intervention de Sarkozy comme relevant beaucoup plus d’une tentative pour faire avancer l’issue diplomatique et tenter d’écarter l’alternative qu’il… De quelle guerre s’agit-il?

Bush parle d’“holocauste nucléaire” à propos de l’Iran

GW Bush parle, une fois de plus, d’une attaque contre l’Iran, dans un nouveau discours de politique étrangère, ou de politique agressive si l’on préfère, devant l’American Legion, à Reno, dans le Nevada. Le problème est de savoir à quelle situation ont trait ces menaces d’attaque. Deux réactions de deux médias très différent montrent bien les différences, l’ambiguïté et l’entretien de cette ambiguïté qu’impliquent les différences d’interprétation. Le Times de Londres (article ce jour) suit la ligne résolument alarmiste qui rencontre les conceptions néo-conservatrices, en tentant de rameuter le plus de monde autour de l’idée de l’inévitabilité d’une attaque de l’Iran à cause de son… Bush parle d’“holocauste nucléaire” à propos de l’Iran

En 2001-2003, Israël voulait une attaque contre l’Iran, pas contre l’Irak

Gareth Porter, historien et collaborateur des sites IPS et Antiwar.com rapporte des révélations intéressantes (sur Antiwar.com, ce jour) sur les origines de la guerre contre l’Irak. Il tient ces révélations de Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet de Collin Powell au département d’Etat. Wilkerson détaille la position hostile d’Israël vis-à-vis des projets US d’attaque de l’Irak, en 2001-2003. Les Israéliens étaient partisans d’une attaque contre l’Iran et considéraient l’Irak comme un objectif accessoire, sinon inutile. Le message des Israéliens aux Américains était particulièrement abrupt, selon Wilkerson : Si vous voulez déstabiliser le rapport des forces au Moyen-Orient, faites-le contre le principal ennemi, l’Iran. «Israeli officials… En 2001-2003, Israël voulait une attaque contre l’Iran, pas contre l’Irak

Irak ? Vietnam ? Sacré GW…

Irak ? Vietnam ? Sacré GW 26 août 2007 On ignore si cela était voulu, on devrait même en douter par habitude de scepticisme et d’ironie, mais le discours de GW Bush (le 21 août) où il compare un retrait éventuel d’Irak au retrait du Vietnam pourrait être un coup de maître, une nullité historique mais un coup de maître psychologique, dans une capitale (Washington D.C.) où, la psychologie que tout le monde subit a toujours été plus importante que l’histoire que personne ne connaît. Un article du Sunday Times de Londres de ce matin affirme que ce changement dans l’argumentation a été préparé de… Irak ? Vietnam ? Sacré GW…

Hillary (et O’Hanlon-Pollack) piégés?

C’est une bien curieuse affaire, qui s’accorde aux normes de cette époque étrange où l’information et la communication semblent n’être que les outils du virtualisme. Et puis, voilà que les conséquences sont bien réelles. Au départ, il y a l’article sensationnel de O’Hanlon-Pollack dans le New York Times du 30 juillet. Nous vous en avons parlé notamment le 8 août et le 14 août. L’article affirmait que le surge marchait et que la guerre pouvait être gagnée en Irak. L’affirmation a pu être rapidement remise à sa place, qui est celle d’un montage complet. Les deux experts avaient été baladés par les services de relations… Hillary (et O’Hanlon-Pollack) piégés?

L’impasse des marionnettes

L’impasse des marionnettes 24 août 2007 — Que ceux qui se souviennent rassemblent leurs souvenirs. Nous sommes, disons, en 1969. Les Américains sont au Vietnam mais ils songent à s’en retirer, infortune faite. Nixon n’a qu’un mot à la bouche : « vietnamisation ». La responsabilité de la guerre doit passer sur les épaules de Thieu, le Premier ministre du Sud-Vietnam, considéré comme « un homme de Washington », une « marionnette ». (Thieu commence effectivement à prendre un rôle politique et surtout militaire plus actif mais en restant dans le strict cadre sud-vietnamien, selon les consignes de Washington, et la séquence s’achèvera en 1972 avec les seules troupes sud-vietnamiennes terrestres… L’impasse des marionnettes

Irak : l’offensive contre les “Pudding-eating surrender monkeys” a commencé

Désormais, les USA ont trouvé un nouvel ennemi en Irak. Cette guerre est décidément impitoyable. Les ennemis se suivent, se reproduisent et pullulent. Il y a eu d’abord Saddam, vite expédié. Puis il y a eu les insurgents, également qualifiés de terroristes; puis les forces extérieures méchantes (Syrie et maintenant Iran); puis nous avons innové et un nouvel ennemi, plus original, est apparu: le gouvernement irakien de Maliki, ci-devant marionnette des USA et plus tellement marionnette du tout. Aujourd’hui, c’est fait, le nouvel ennemi, ou l’ennemi de plus, c’est le Britt, le bientôt fameux Pudding-eating surrender monkeys, dont nous vous avions annoncé la venue prochaine.… Irak : l’offensive contre les “Pudding-eating surrender monkeys” a commencé

La guerre par sommation vertueuse?

La guerre par sommation vertueuse? 21 août 2007 A en croire nombre de commentaires, depuis la semaine dernière les USA sont, une fois de plus, sur la voie d’un affrontement avec l’Iran. Cette fois, il ne s’agit pas d’un décompte de porte-avions mais d’une mesure administrative de l’administration, la décision annoncée de classer l’organisation iranienne des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC, ou Islamic Revolution Guard Corps en anglais) comme organisation terroriste. Les implications sont immédiates et considérables dans la mesure ou l’IRGC (125.000 hommes) forme le cur de l’armée iranienne, qu’il existe depuis l’origine de l’actuelle république islamique iranienne, qu’il est une organisation tout… La guerre par sommation vertueuse?

Effectivement, voici «le temps des “Pudding-eating surrender monkeys”»

La situation se détériore à grande vitesse dans la ville de Basra, dans le sud de l’Irak, qui n’est même plus officiellement considérée comme tenue par les Britanniques. Il s’agit désormais d’un retrait qui est déjà une retraite et qui est presque une déroute. Les Américains commencent à s’en aviser sérieusement et nous voilà déjà, encore plus vite que prévu, pas loin du «temps des Pudding-eating surrender monkeys» Au moins deux articles dans la presse londonienne montrent la préoccupation des Américains devant la situation des Britanniques en Irak, alors que le retrait de ces mêmes Britanniques devrait commencer juste après le show Petraeus à Washington… Effectivement, voici «le temps des “Pudding-eating surrender monkeys”»

Merci, “Yo Blair”

Merci, Yo Blair 19 août 2007 On a du mal à suivre les articles de la presse britannique ce matin, en se demandant où se trouve la pire catastrophe en préparation. On passe de l’Afghanistan à l’Irak, de l’Irak aux relations UK-USA Les fruits de la politique de défense de la civilisation de Tony Blair sont déjà amers, épouvantables, insupportables, et ils attendent Gordon Brown à la rentrée en lui réservant de nouvelles mauvaises surprises. On ne peut imaginer, même dans les pires cauchemars, une politique pire pour le Royaume-Uni que celle qu’a suivie Tony Blair depuis le 11 septembre 2001, lorsqu’on en considère aujourd’hui… Merci, “Yo Blair”

Avec des marionnettes comme ça, pas besoin d’Iraniens

En deux jours, d’étranges nouvelles nous viennent du front des marionnettes de Washington, les gouvernements irakien et afghan installés dans leurs pays respectifs avec la bénédiction de Washington. On savait l’Orient compliqué mais la mentalité yankee en a rajouté une couche. Il y a d’abord l’accord passé, le 12 août, entre l’Irak et l’Iran, pour la construction d’un oléoduc entre les deux pays, permettant la circulation plus aisée des 100.000 barils/jour de pétrole irakien que l’Iran s’est engagé à raffiner en 2006, avec retour en Irak. La nouvelle, publiée par World Tribune le 13 août, signale que cet accord tend à institutionnaliser un partenariat majeur… Avec des marionnettes comme ça, pas besoin d’Iraniens

Impasse? Fascinante impasse psychiatrique

Impasse? Fascinante impasse psychiatrique 15 août 2007 «End of Bush’s brain’ will bring down the curtain on lame-duck President» titre hier le Times de Londres à propos du départ de Karl Rove. GW est fini, a lame-duck President sans Rove, a «President in limbo» (titre de la une). Est-ce bien sûr? Ou plutôt: quelle importance? Les règles du jeu, à Washington, ne sont plus celles auxquelles nous étions accoutumés. Le départ de Karl Rove n’a absolument aucune importance et ne changera strictement rien. S’il faut accepter ces expressions classiques du semi-jargon politicien US, nous dirions plutôt que c’est l’establishment washingtonien qui est lame-duck, ou in… Impasse? Fascinante impasse psychiatrique

Le départ de Rove : l’Irak plus que jamais

Il y a quatre ou cinq ans, le départ de Karl Rove, le conseiller de GW, l’homme qui a fait le président US, aurait été un événement d’une importance considérable. Aujourd’hui, c’est tout juste un facteur qui confirme et renforce la tendance en cours, l’impasse actuelle qui passe essentiellement par l’engagement en Irak. Le départ de Rove confirme son échec d’assurer une solide base électorale républicaine après GW Bush, espoir qui a littéralement été volatilisé par les élections de novembre 2006. Les dernières mesures intérieures tentant de ralentir cet effondrement s’abîment elle aussi dans le chaos washingtonien, comme l’échec de la loi sur l’immigration. En… Le départ de Rove : l’Irak plus que jamais

Et voici le temps des “Pudding-eating surrender monkeys”

Et voici le temps des Pudding-eating surrender monkeys 10 août 2007 La guerre de tranchées entre Bush et Brown, ou plutôt de Bush contre Brown, a commencé. Elle durera bien au-delà de Bush, à mesure (au moins) de la durée des conflits irakien et afghan qui ne sont pas prêts de se terminer, et même à mesure de la Long War ou guerre sans fin contre la terreur, qui n’a pas de fin, comme chacun sait. Ces questions irakienne et afghane ne sont que l’occasion d’exprimer ce conflit qui est celui de l’exigence insatisfaite et qui ne pourra être satisfaite d’une psychologie américaniste dont le… Et voici le temps des “Pudding-eating surrender monkeys”

Le général Petraeus marche-t-il sur l’eau?

Lorsque le général Petraeus était passé à l’OTAN, au printemps dernier, l’une des questions que se posaient les uns et les autres était de savoir si cet homme de 55 ans n’avait pas subi un traitement comme il en existe parfois tant son apparence physique est peu ordinaire pour un homme de son âge: «C’est tout juste si on lui donnerait entre 35 et 40 ans», confiait une source sans doute spécialisée dans les problèmes de maintien en bonne forme des forces. Aujourd’hui, Petraeus est comme une bouée de sauvetage pour GW Bush. Le 15 juillet dernier, l’homme du Pentagone (à tous égards: spécialiste et… Le général Petraeus marche-t-il sur l’eau?

Selon la RAND, le retrait US d’Irak est inévitable si les pertes civiles se poursuivent à ce rythme

Certainement le plus prestigieux think tank technique US, la RAND Corporation vient de prendre position sur la situation en Irak avec un rapport sur la situation. Le rapport est ambigu mais la conclusion, notre conclusion est inévitable. Le rapport dit plusieurs choses parfois contradictoires, souvent des enfoncements de portes ouvertes mais qui prennent des allures originales dans le contexte actuel à Washington : La réduction des violences entre civils devrait être le but principal de l’action des forces armées US dans le pays. Si cette violence pouvait être réduite il y aurait une raison majeure pour le maintien des forces US dans le pays et… Selon la RAND, le retrait US d’Irak est inévitable si les pertes civiles se poursuivent à ce rythme