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L’Irak au Pays des Merveilles

L’Irak au Pays des Merveilles 8 août 2007 Tout avait commencé sur Fox News le 12 juillet, le jour, où parlait William Kristoll. Ou bien n’est-ce pas dans le train entre New York et Washington, où se trouvait Arianna Huffington, dans le siège derrière celui de Kristoll, après un article flamboyant du même Kristoll dans le Washington Post (le 15 juillet)? (Ah oui, le sujet de l’article, comme des bavardages sur Fox News : Kristoll annonçait la victoire en Irak.) Puis la rumeur a enflé : on va ga-gner. La consigne a été diffusée notamment par la grâce d’un article sensationnel de Michael O’Hanlon et… L’Irak au Pays des Merveilles

L’étrange et immensément improbable duel Hillary-Ron Paul

Nous proposons ce commentaire hors de la situation des sondages institutionnalisés et de leurs variations parfois bien étranges, ou de leurs tendances parfois bien suspectes (la disparité entre la position officielle de Ron Paul dans les sondages et sa popularité sur Internet est une de ces tendances suspectes). Si l’on considère la situation US pré-électorale, il existe une correspondance antinomique très inhabituelle entre la candidate quasi-certaine du parti démocrate, Hillary Clinton, et le non-candidat quasi-certain du parti républican, Ron Paul. Malgré la position de Barack Obama et en fonction des réserves grandissantes qui se développent sur son inexpérience et certaines de ses prises de position… L’étrange et immensément improbable duel Hillary-Ron Paul

Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Depuis cinq jours, le candidat à la désignation démocrate Barack Obama se débat dans les suites de son intervention où il recommandait d’attaquer le Pakistan. Obama a même réussi à amener des protestations officielles de la direction pakistanaise, ainsi que quelques manifestations anti-US éparses au Pakistan, comme un président vrai de vrai, un président en fonction. Pourtant, à notre humble avis, le meilleur de ses interventions de ces derniers jours concerne ce qu’il a dit sur le nucléaire. Obama n’a guère d’expérience en matière de politique extérieure. Alors, il s’en remet à son instinct de libéral, de démocrate et d’homme de gauche dans le système… Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Le Parlement irakien part en vacances sans avoir voté la “loi scélérate” sur le pétrole irakien

Décidément, les gestionnaires de l’entreprise d’investissement du monde par les USA, les guignols déguisés en président, vice-président, etc., sont de la dernière médiocrité possible, comme nous le remarquions hier en citant précisément un exemple. Il s’agit de la loi scélérate que Washington voudrait voir voter par le Parlement irakien, qui assurerait par des procédures diverses concernant l’exploitation des pétroles par des compagnies étrangères, et par les circonstances qui placent les USA au centre du jeu, une exclusivité d’exploitation de facto des pétroles irakiens par les compagnies US. Un excellent article de Jonathan Steele, dans le Guardian d’aujourd’hui, expose que le Parlement irakien s’en va en… Le Parlement irakien part en vacances sans avoir voté la “loi scélérate” sur le pétrole irakien

Une guerre complètement privatisée, ou la barbarie en marche à grandes enjambées

On connaît divers élélments sur la privatisantion de la guerre en Irak. On sait que ce phénomène a pris des dimensions considérables. Le Guardian publie aujourd’hui un article d’un particulier intérêt sur le sujet, de Jeremy Scahill, particulièrement bien informé et nous faisant comprendre l’ampleur de la dmension de ce phénomène. («There are now 630 companies working in Iraq on contract for the US government, with personnel from more than 100 countries offering services ranging from cooking and driving to the protection of high-ranking army officers. Their 180,000 employees now outnumber America’s 160,000 official troops. The precise number of mercenaries is unclear, but last year,… Une guerre complètement privatisée, ou la barbarie en marche à grandes enjambées

La déclaration d’indépendance de Gordon Brown

La déclaration d’indépendance de Gordon Brown 31 juillet 2007 La rencontre entre George Bush et Gordon Brown n’a pas été chaleureuse. Elle a confirmé combien le nouveau Premier ministre britannique est différent de son prédécesseur ; elle a encore plus nettement confirmé combien l’alliance presque mystique (mystique de pacotille mais mystique tout de même pour ces esprits enfiévrés) établie entre Bush et Blair sur l’image apocalyptique de l’attaque du 11 septembre 2001 tenait d’abord aux deux hommes ; combien elle fut maintenue grâce à la volonté des deux hommes ; combien elle se trouve maintenant à son terme puisque l’un des deux manque à l’appel… La déclaration d’indépendance de Gordon Brown

Sous nos yeux d’aveugles en vacances

Rappellez-vous ce que furent nos larmes, nos exclamations d’horreur, nos incantations furieuses, nos anathèmes scandalisés devant le spectacle des réfugiés, des déplacements de population, des massacres de civils (sans rectification quand la réalité était plus tard découverte), en ex-Yougoslavie et, surtout, lors de nos bombardements humanitaires (dixit Vaclav Havel, avril 1999) du Kosovo. Tout l’appareil officiel de virtualisation du monde tournait à plein régime et l’Ouest se sentait si bien dans sa morale donneuse de leçon, dans cette certitude presque joyeuse de pouvoir lancer des bombes en se disant que c’était pour punir le méchant et pour aider les opprimés gentils (sans rectification quand la… Sous nos yeux d’aveugles en vacances

Rice, Gates et les armes

Le voyage conjoint de Rice et de Gates à Riad étant sans guère de précédent (voir un secrétaire d’Etat et un secrétaire à la défense faire une visite ponctuelle hors de tout cadre collectif d’importance), il importe de tenter d’explorer son sens du point de vue de la politique washingtonienne. Rice et Gates sont les modérés de l’administration GW, à la fois partisans d’un retrait d’Irak progressif d’Irak et d’un arrangement avec l’Iran. L’importance de leur visite doit donc également être considérée à la lumière du gros marché d’armement qu’ils apportent dans leur musette. Dans ce cadre général, leur visite pourrait être interprétée selon la… Rice, Gates et les armes

Qui perd gagne?

Qui perd gagne? 27 juillet 2007 Le conflit irakien, conflit typique de la guerre de la quatrième génération (G4G) suscite un long commentaire d’un des principaux spécialistes US du phénomène, William S. Lind. Appliquant les enseignements de la G4G, Lind s’interroge : peut-on gagner en Irak? Ce qui devient : comment les USA peuvent-ils gagner en Irak? Avec une réponse apparemment paradoxale : en perdant complètement. Voici le raisonnement de Lind, tel qu’exposé dans le numéro du 30 juillet du magazine (paléo-conservateur, fondé par Patrick J. Buchanan) The American Conservative. La première chose est d’abandonner la guerre actuelle, qui est devenue une guerre tactique sans… Qui perd gagne?

Effectivement, “Hollywood goes to war

Sans doute la gloire de Hollywood est-elle prudente et tardive par rapport à ce que nous observons du conflit mais il faut signaler qu’elle semble se lever effectivement, et dans des conditions nouvelles. Nous parlons de la gloire toute morale de se pencher enfin avec gravité et alacrité sur ce conflit irakien qui n’en finit pas et dont les conditions de sauvagerie, connues de tout observateur un tant soit peu informé, sont absolument extraordinaires, sans précédent par l’étalage qui en est fait et le systématisme glacé qui les gouverne. La sauvagerie US en Irak, qui est la cause première du reste et donc la responsabilité… Effectivement, “Hollywood goes to war

La politique de la morale — Rubrique Analyse, Volume 22 n°18 & 19 des 10 et 25 juin 2007

La politique de la morale Ces deux rubriques Analyse de notre Lettre d’Analyse dedefensa & eurostratégie (dd&e), des 10 et 25 juin 2007, offrent une définition générale, dans la perspective historique comme dans la situation politique présente, de ce que nous désignons comme la politique de la morale. Il s’agit de la politique suprématiste que l’Ouest, sous l’impulsion américaniste, a développée entre 1917-1919 (uniquement les USA) et à partir de 1989-1991 (les USA entraînant les autres) Suprématiste, à notre sens, ce mot résume tout. Il comprend à la fois la fausseté de la perception du monde, la perversion d’une conception des relations internationales basée sur… La politique de la morale — Rubrique Analyse, Volume 22 n°18 & 19 des 10 et 25 juin 2007

Tony Blair décidant du sort du monde, avec Murdoch au bout du fil

En apprendre de nouvelles sur les liens entre Tony Blair et Rupert Murdoch n’a rien pour nous surprendre. On savait que TB était l’homme de Murdoch, et Murdoch le 24ème membre du cabinet de TB. Mais les détails sur cette relation si intime sont toujours intéressants; les circonstances où ils sont dévoilés également. L’article de The Independent sur le sujet nous apporte des détails notamment sur les trois coups de téléphone entre TB et Murdoch à la veille de la guerre contre l’Irak. «In 2003, Mr Blair phoned the owner of The Times and The Sun on 11 and 13 March, and on 19 March,… Tony Blair décidant du sort du monde, avec Murdoch au bout du fil

Cet Ouest-là qui est l’anarchie du monde n’est plus le nôtre

Cet Ouest-là qui est l’anarchie du monde n’est plus le nôtre 17 juillet 2007 Il y eut une vogue des scénarii apocalyptiques à partir du début des années 1990, concernant ces zones et pays de non-droit qui allaient éclater en autant d’horribles pandémies d’anarchie chaotique. Le plus fameux de ces écrits est l’article (février 1992, dans Atlantic monthly) devenu livre de Robert D. Kaplan, The Coming Anarchy. (Plus tard, ce livre publié en 1997 devint un des livres de chevet de GW Bush.) L’argument était que les causes et les fautifs de ces terribles troubles à venir étaient les peuples de l’En-Dehors, Etats-voyous ou dans… Cet Ouest-là qui est l’anarchie du monde n’est plus le nôtre

Et en Irak? Le véritable ennemi extérieur (des US) est l’Arabie, pas l’Iran…

Une autre information, bien entendu intéressante par elle-même, a de plus l’avantage d’accentuer la lumière portée sur l’attitude étrange, pour ne pas dire bizarre, pour ne pas employer d’autres termes, de l’Arabie Saoudite ; étrange, bizarre, et d’autres termes, voilà qui décrit également fort bien l’alliance anglo-saxonne avec l’Arabie et, par conséquent, justifie les remarques qu’on fait dans la précédente nouvelle sur les menaces de représailles saoudiennes dans l’affaire BAE-Yamamah. D’autre part, cette nouvelle ridiculise les accusations US sur l’implication iranienne en Irak, puisqu’elle nous dit qu’une part importante, voire majoritaire des interventions étrangères en Irak (anti-US notamment), par le biais de l’implication de terroristes… Et en Irak? Le véritable ennemi extérieur (des US) est l’Arabie, pas l’Iran…

Retour à 9/11, le désarroi et la déroute en plus

On perçoit aujourd’hui la montée d’un sentiment général de déroute de l’esprit, dans un conflit qui, dès l’origine, fut pourtant sans le moindre esprit sinon celui d’une construction grotesque de mensonges et de tromperies. La guerre en Irak, la catastrophe irakienne est d’abord un tribut rendu à une époque qui a décidé, appelez cela virtualisme si vous voulez, de soumettre la réalité à sa propre volonté. Aussi est-il bien difficile d’accepter comme réel un débat sur la volonté de vaincre que l’Amérique serait en train de perdre puisqu’il n’y eut que la volonté du faussaire. Peut-on parler de volonté de vaincre à propos d’une guerre… Retour à 9/11, le désarroi et la déroute en plus

La stratégie de Kristol : victoire en Irak (c’est quasiment fait), on attaque le Pakistan (notamment)

Jamais, jamais au grand jamais, on ne sera autorisé à dénier aux neocons US le très grand souffle de coureur de très grand fond, sorte de long distance warmongers, jamais découragés, toujours au four et au fourneau, toujours à l’affût d’une nouvelle attaque et d’une nouvelle catastrophe, transformant d’un coup de baguette sublime le vil plomb (la réalité) en or scintillant (la victoire en chantant). Admirez ces artistes des temps postmodernes. D’ailleurs, tout le monde continue à les écouter d’une oreille religieuse et d’un il attentif. Tout cela pour vous dire que William Kristol, l’un des chefs de la bande, éditeur du Weekly Standard, nous… La stratégie de Kristol : victoire en Irak (c’est quasiment fait), on attaque le Pakistan (notamment)

Malheureusement, à côté de la lucidité de Kristol il y a les besogneux de la réalité en Irak

Il faut bien les citer, on parle de ceux qui parlent de la réalité. On parle de la réalité en Irak. A côté du brio, de la vision transcendantale, de la perception magique de Kristol, il faut avouer qu’ils font un peu tâcherons, ces besogneux avec leurs images toutes faites de morts, de blessés, de carcasses qui brûlent, tout ce stuff, stuff hapens disait immortellement Rumsfeld. Bref, il y en a qui n’ont pas la même façon de voir que Kristol, ni la même façon de lire le rapport officiel qui nous est venu d’Irak, ni la même façon d’entendre les bruits de la guerre… Malheureusement, à côté de la lucidité de Kristol il y a les besogneux de la réalité en Irak

Une guerre d’un genre complètement nouveau, — «Un Irakien mort est juste un Irakien mort de plus.. Et alors?»

Derrière les explications et les analyses rationnelles, même les plus pessimistes, la guerre en Irak reste pour l’instant un mystère. Il se dégage de cette guerre une telle inhumanité, une telle sauvagerie, une telle froideur humaine malgré le feu et le sang, une sorte de haine indifférente, presque abstraite, presque mécanique et sans motifs humains profonds sinon des sentiments primaires et enfantins qu’on peut effectivement la juger comme un événement exceptionnel que la notion traditionnelle de guerre n’englobe pas. De même, ce jugement approximatif permet d’envisager que cette guerre, malgré ses proportions réduites par rapport aux conflits possibles, est néanmoins une guerre avec toutes les… Une guerre d’un genre complètement nouveau, — «Un Irakien mort est juste un Irakien mort de plus.. Et alors?»

Y aller et retour

Y aller et retour 9 juillet 2007 C’est le même jour ou presque que la presse, dans divers lieux du soi-disant imperium anglo-saxon, nous annonce qu’il faut partir, et que cela ne fut pas si simple d’y aller, contrairement à ce que l’on crut. L’aventure irakienne, plus elle se découvre, plus elle apparaît comme une monstrueuse machinerie accouchant d’une souris dont on ne ferait qu’une bouchée, laquelle souris s’avérant finalement être un monstrueux Frankenstein plus gros que la montagne accoucheuse, et tout le monde ou presque, finalement, craignait qu’il en serait ainsi. Certes, le New York Times recommande, ce 8 juillet, de s’en retourner chez… Y aller et retour

L’extase de la guerre, ou le journalisme-“Extasy”

L’extase de la guerre, ou le journalisme-Extasy Nous avons un problème de civilisation. En fait, nous en avons plusieurs, mais en voici un qui nous importe particulièrement. C’est le problème du journalisme ; c’est le problème du conformisme journalistique de la presse dite MSM qui prétend pompeusement représenter tantôt la liberté d’expression, tantôt la liberté tout court, tantôt le Quatrième Pouvoir ; c’est le problème des journalistes anglo-saxons en général, américanistes précisément, qui n’est pas mieux illustré que par leur attitude professionnelle durant l’attaque de l’Irak en mars-avril 2003. Ces journalistes-là s’élevèrent (ou bien faut-il écrire : sombrèrent ?) dans ce qu’il est bienvenu de… L’extase de la guerre, ou le journalisme-“Extasy”

La note salée pour le (la) prochain(e) président(e)

Pendant ce temps où le patron de Boeing s’inquiète douloureusement et où William S. Lind annonce une révolution anti-RMA, les indices s’accumulent de la situation catastrophique du budget DoD face aux dépenses folles des armées US en campagne (en Irak principalement). Ces dépenses non programmées menacent évidemment les dépenses folles d’ores et déjà programmées dans le budget pour des systèmes d’arme horriblement coûteux et absolument inutiles. La question devrait être débattue pendant la campagne présidentielle, mais elle ne le sera sans doute pas, parce qu’elle sera perdue dans les habituelles procédures démagogiques. Le prochain président (la prochaine présidente) se trouvera donc devant un problème absolument… La note salée pour le (la) prochain(e) président(e)

Irak, la guerre privatisée

Des chiffres inédits récemment obtenus par le Los Angeles Times (LAT) donnent une image radicale de la situation en Irak. Il s’agit du rapport entre les militaires (civils) privés payés par les USA et les militaires officiels déployés par les USA. Le chiffre des contractants civils (180.000) dépasse désormais celui des militaires US (160.000). Un article du LAT du 4 juillet, repris par CommonDreams.org, donne de nombreux détails sur cette situation : «The number of U.S.-paid private contractors in Iraq now exceeds that of American combat troops, newly released figures show, raising fresh questions about the privatization of the war effort and the government’s capacity… Irak, la guerre privatisée

Une surprise de Gordon Brown ?

Dans un peu plus d’une semaine, le Royaume-Uni aura un nouveau Premier ministre et la décennie Blair prendra fin. Gordon Brown héritera d’une situation très difficile, notamment avec l’engagement britannique en Irak et des relations avec les USA à la fois très alignées et très controversées. Il est évident que c’est sur ces dossiers de politique extérieure que le monde politique britannique, et aussi les Européens et les Américains, attendent Gordon Brown. Certaines rumeurs annoncent une surprise, ou des initiatives spectaculaires pour l’arrivée de Brown. Il semble en effet que la chose serait utile, pour tenter de sortir l’équipe britannique du marasme et de l’impopularité… Une surprise de Gordon Brown ?

L’attaque contre l’Iran, — enjeu politique et spasme ultime ?

L’attaque contre l’Iran, enjeu politique et spasme ultime ? 16 juin 2007 Jusqu’ici, la politique du all options are on the table, signifiant en réalité que les USA sont prêts à utiliser la force contre l’Iran et même sur le point de le faire, était considérée comme le signe ultime de ce que la politique US de GW Bush peut envisager de plus extrémiste. Il s’agissait d’une politique considérée comme hors de contrôle, une politique folle, les USA basculant dans la fuite en avant préconisée par les néo-conservateurs et leurs soutiens. Insensiblement, ces dernières semaines, la perception a changé. Cette étrange option est devenue une… L’attaque contre l’Iran, — enjeu politique et spasme ultime ?