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Le général Sanchez et la crise de la direction US

Le général Sanchez commanda le théâtre d’opération irakien de l’été 2003 à l’été 2004. Il se retira de l’U.S. Army à l’été 2006 après avoir refusé une quatrième étoile que lui proposait Rumsfeld. Il craignait d’avoir à faire face à un processus de confirmation chaotique et voué à l’échec devant le Sénat, notamment à cause du scandale d’Abou Ghraib (tortures) mis à jour durant son commandement. La dépêche d’AFP du 3 juin qui rend compte des déclarations de Sanchez qui nous intéressent reste assez vague et confuse sur cette circonstance, ce qui implique un aspect polémique évident. Les déclarations de Sanchez sont radicales et concernent… Le général Sanchez et la crise de la direction US

Soyons sérieux… GW nous explique ce qu’il faut comprendre de l’opinion des citoyens

GW Bush continue à montrer un dynamisme roboratif lorsqu’il s’agit de nous expliquer la réalité de la réalité. Il a son interprétation des résultats des élections (de novembre 2006), de la signification des sondages, de ce que veulent dire précisément les citoyens américains lorsqu’ils disent quelque chose sur la guerre. Pour lui, les Américains sont pour la guerre, ils le soutiennent, lui GW, ils en redemandent, etc. Associated Press nous explique la chose, dans une analyse publiée hier, écrite sur un ton assez mordant montrant que même les journalistes commencent à en avoir un peu marre. Goûtez le ton du premier paragraphe, que nous traduisons… Soyons sérieux… GW nous explique ce qu’il faut comprendre de l’opinion des citoyens

Sa Majesté en a vraiment marre

Autre facette des brillantes dix années de pouvoir de Tony Blair : des relations exécrables avec la reine. Le Sunday Telegraph publie ce 27 mai des révélations sur les sentiments très hostiles d’Elizabeth II à l’encontre de son Premier ministre. Voici quelques extraits du rapport du Sunday Telegraph, qui constitue sans aucun doute un reflet fidèle du jugement de la Reine, et qui a été divulgué dans ce sens, d’une façon confidentielle, sur ses instructions : «The Queen has been left exasperated and frustrated at the legacy of Tony Blair’s 10 years in power, friends have disclosed. She has been deeply concerned by many of… Sa Majesté en a vraiment marre

Quand une tragédie nationale devient une tragédie personnelle

Nos lecteurs connaissent Andrew J. Bacevitch, cet ancien officier de l’U.S. Army devenu professeur d’université, spécialiste des questions historico-militaires, ardent critique de la politique extérieure US et de la guerre en Irak. Bacevitch vient de perdre son fils, soldat, tué le 13 mai en Irak. La tragédie nationale devient une tragédie personnelle. Contrairement à Cheney en 1969, lors de la guerre du Vietnam, le fils Bacevitch n’avait pas d’autre priorité que celle de servir son pays, fût-ce pour une cause jugée perverse et mauvaise par son père et par lui-même. Voici (dans le Washington Post du 27 mai) les réflexions du père privé de son… Quand une tragédie nationale devient une tragédie personnelle

Le Congrès se soumet

Le Congrès des Etats-Unis, dirons-nous pompeusement, s’est soumis à l’inéluctabilité de la poursuite de la guerre. En un sens, il a reconnu qu’ils sont tous dans la même galère, Bush, Washington, lui-même (le Congrès) et, sans doute, le futur président. Le Congrès n’a pas les tripes ni la vista pour comprendre qu’en cette occurrence, il lui aurait fallu rompre avec la logique du système pour tenter éventuellement de sauver le système. D’ailleurs, il est évident qu’il (le Congrès) n’imagine pas une seconde toutes ces complications du raisonnement, ni que le système soit en danger. Alors, après une longue bataille, un chipotage juridique épuisant, des déclarations… Le Congrès se soumet

Ave Fabius Maximus, what’s new ?

Parmi les nombreux auteurs intéressants du site très représentatif du mouvement dissident au sein des forces armées US National & Defense Interest, l’auteur anonymus Fabius Maximus est réputé pour ses analyses incisives et sans concession. Dans son article du 22 mai, il s’attaque à une cible désormais favorite : les généraux des forces armées US. Sa thèse est simple : Par rapport à ce qu’ils pourraient faire, les insurgés, résistants, etc., sont particulièrement incompétents et inefficaces. Pourtant, les forces armées US sont dans une situation catastrophique. La cause en est donc l’extraordinaire incompétence du commandement US, précisément les généraux, absolument incapables d’envisager la moindre situation… Ave Fabius Maximus, what’s new ?

L’Irak vaut bien un néologisme : “sociocide”

Grâce soit rendue au site WSWS.org pour son travail en trois articles d’analyse (de Bill Van Auken) et un de commentaire, successivement les 19 mai, 21 mai, 22 mai et 24 mai. C’est un travail magnifique qui documente de façon précise et irréfutable une nouvelle sorte de crime contre l’humanité. WSWS.org s’est cru autorisé à utiliser ce qui est pour nous un néologisme : sociocide, ou le meurtre, la destruction d’une société, les gens, les structures, les murs, les traditions, l’économie, l’environnement, etc. Le forfait accompli par les USA en Irak passe peut-être tous les précédents, dans tous les cas il innove diablement, même si… L’Irak vaut bien un néologisme : “sociocide”

Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

D’abord, justifier le titre. On sait que l’expression Yo, Blair, jetée par GW à Blair lors d’une conférence où un micro indiscret avait fait son travail, avait jeté la consternation chez les commentateurs britanniques tant elle semblait marquer la piètre considération où le président US tenait le PM britannique. Du côté français et sarkozien, nous voilà devant la perspective d’une confrontation de cette sorte. Simon Tisdall, du Guardian, nous annonce aujourd’hui ce que nous présentions dans nos Liens comme The very habile stratégie of the patate chaude, avec l’option envisagée par l’équipe Blair de refiler l’horrible chose irakienne à l’ONU et à quelques Etats-membres qui… Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

Peur et fascination de son propre anéantissement

Peur et fascination de son propre anéantissement 22 mai 2007 Il est bon de rappeler régulièrement l’évolution des grandes tendances (surtout psychologiques) de notre monde postmoderne, là où elles se trouvent le plus exposées à notre vision. Ici, il s’agit du virtualisme et il s’agit de l’Irak qui en est le champ d’expérimentation privilégié, et Washington D.C., le système de l’américanisme, avec un pied dans chacun de ces domaines. Le texte de Robert Parry, sur ConsortiumNews.com, du 18 mai, est excellent dans cette mesure où il nous permet d’observer l’évolution du concept virtualiste extraordinaire de la guerre contre la réalité. Parry titre fort justement son… Peur et fascination de son propre anéantissement

Pas d’attaque contre l’Iran pour l’instant

A la bourse des possibilités d’attaque contre l’Iran, les possibilités sont très faibles pour l’instant, nous dit Simon Tisdall, du Guardian, le 16 mai. Tisdall semble donner une interprétation venue de sources modérées washingtoniennes, constatant l’actuelle paralysie du pouvoir, parfois en des termes expéditifs («Although technically George Bush still gives the orders, nobody especially in Baghdad is really listening any more»). Il faut observer que l’épisode de l’U.S. Navy et de l’amiral Fallon donne du crédit à cette interprétation. L’intérêt du texte de Tisdall est le processus implicite qu’il décrit, notamment la descente dans l’impotence complète du pouvoir de GW Bush tandis que des dispositions… Pas d’attaque contre l’Iran pour l’instant

On a trouvé le “czar wars”, et il n’est pas loin d’être anti-war

L’extraordinaire et rocambolesque aventure de dénicher un général qui accepte la fonction de superviser deux guerres perdues d’avance et caractérisées par un foutoir immensément globalisé s’achève par la désignation d’un général trois étoiles notoirement opposé à la stratégie de surge suivie par GW Bush en Irak. Il s’agit du lieutenant-général Douglas Lute. L’article de Robert Parry, sur ConsortiumNews.com le 17 mai, nous restitue l’essentiel de cette affaire, selon une approche enrichissante. Il est manifeste qu’on trouve là, une fois de plus démontrés, la faiblesse du pouvoir civil à Washington et le désordre régnant par conséquent dans la hiérarchie militaire et dans les élites. «How should… On a trouvé le “czar wars”, et il n’est pas loin d’être anti-war

Par conséquent, un G.I. vaut bien entre 3.333,33 et 5.000 Irakiens, et même bien plus que ça

Washington est engagé dans une mission forcenée : retrouver trois soldats US disparus en Irak. Le New York Times nous donne tous les détails sur les 4.000 soldats US engagés dans des missions de recherche. «About 4,000 American ground troops supported by surveillance aircraft, attack helicopters and spy satellites swept towns and farmland south of Baghdad on Sunday, searching for three American soldiers who disappeared on Saturday after their patrol was ambushed, military officials said. »The Islamic State of Iraq, an umbrella insurgent group that includes Al Qaeda in Mesopotamia, asserted that it had captured the three missing Americans and claimed responsibility for the attack,… Par conséquent, un G.I. vaut bien entre 3.333,33 et 5.000 Irakiens, et même bien plus que ça

Qui n’a pas son million de barils de pétrole irakien ?

Un rapport du Government Accountability Office qui doit être publié dans deux semaines, et qui est annoncé dans le New York Times du 12 mai, présente l’étonnante situation de la corruption et du vol dans l’exploitation des pétroles irakiens. Ce sont entre 100.000 et 300.000 barils qui disparaissent chaque jour, sur une production de 2 millions de barils. Si l’on tient compte de l’importance stratégique de la production pétrolière irakienne pour les USA et des moyens énormes de sécurité mis en place pour la contrôler, il s’agit de l’exemple le plus convaincant de l’absence totale de contrôle où se trouve aujourd’hui l’Irak. «Between 100,000 and… Qui n’a pas son million de barils de pétrole irakien ?

Ils commencent à mesurer l’ampleur de la catastrophe, — l’exemple de Holbrooke

Une communication de Richard Holbrooke, le 10 mai lors d’un séminaire américano-turc, est remarquable par la tonalité alarmiste qu’elle montre, et indique que l’establishment washingtonien prend de plus en plus la mesure de l’ampleur de la catastrophe irakienne. (Holbrooke, diplomate d’expérience après plusieurs postes de haut niveau dans l’administration Clinton [Bill], est donné favori comme secrétaire d’Etat d’une autre administration Clinton [Hillary], si Hillary est élue en 2008.) Holbrooke estime que la situation en Irak est pire qu’elle n’était au Vietnam (il y fut en poste comme jeune fonctionnaire). D’ores et déjà, il s’agit d’une guerre civile hors de contrôle («a civil war raging out… Ils commencent à mesurer l’ampleur de la catastrophe, — l’exemple de Holbrooke

On cherche toujours un “Czar war”

Cela fait près de cinq mois que l’administration GW Bush cherche un tsar pour ses guerres en cours. Le Observer fait le point, ce 6 mai, sur cette affaire absolument et totalement surréaliste. On argumente effectivement sur l’intérêt désormais évident d’avoir un coordinateur pour toutes ces guerres, principalement l’Irak et l’Afghanistan, qui durent depuis 3, 4, 5 ans et plus. On se demande pourquoi maintenant un tel personnage, à une telle fonction, est-il nécessaire ? Après tout, les guerres vont bien assez mal sans lui et il suffirait de laisser aller. Mais non, il semble bien qu’une impulsion supplémentaire soit nécessaire pour que les choses… On cherche toujours un “Czar war”

Seul contre tout et contre tous, GW ira jusqu’au bout

Il doit nous apparaître de plus en plus évident que le président GW Bush est déterminé à aller jusqu’au bout dans la guerre en Irak, c’est-à-dire jusqu’au bout de sa présidence, sans plus vraiment s’inquiéter du résultat, des conséquences et des réalités de cette guerre. Un article de commentaire de Joseph L. Galloway, datant du 3 mai et mis en ligne par McClatchy Newspapers, présente l’image d’une extraordinaire détermination chez ce président des Etats-Unis. «The time for bumper-sticker bombast, sound-bite strategizing and gotcha politics as practiced by the politicians who infest the nation’s capital needs to end right now, at least where it intersects with… Seul contre tout et contre tous, GW ira jusqu’au bout

A la gloire de la France

Il est bien entendu bien rare, et plus que rare, de rencontrer tant d’opinions extrêmes, et éventuellement dithyrambiques sur la France, de la part des Anglo-Saxons, en général pour discréditer l’un ou l’autre candidat français, sans que l’on sache pourtant, indeed, si c’est bien de la France dont il s’agit. La dernière pierre à ajouter à cet édifice est celle de Martin Jacques, commentateur régulier dans le Guardian, aujourd’hui même. Le but de Martin Jacques est d’appeler aux armes, citoyens d’Europe, progressistes et libéraux dans le sens politique, contre la menace fasciste, raciste, néo-conservatrice, pro-américaniste, de Nicolas Sarkozy. Ce qui est somme toute intéressant est… A la gloire de la France

Her Majesty” en première ligne

«Her Majesty is beginning to be fed up» commente ironiquement un bookmaker londonien (pour nos amis anglophobes : Sa Majesté commence à en avoir marre). En quelques jours, la Couronne se trouve impliquée, ou annonce son implication, dans deux affaires délicates voire sensibles, consécutives à la politique de Tony Blair. Il y a le scandale des pairies (dons de titres nobiliaires à des donateurs sonnants et trébuchants du parti travailliste, en récompense de leurs loyaux services). Ainsi nous en informe The Observer, hier : «Buckingham Palace is today thrust into the centre of the ‘cash for peerages’ affair as The Observer discloses that the most… Her Majesty” en première ligne

Le magicien envoûté

Les Américains débattent pour savoir quand et comment quitter l’Irak, contre le seul GW Bush, de plus en plus isolé dans sa volonté d’y rester jusqu’à la victoire finale. Les populations arabes de la région, qui voient les USA comme des envahisseurs, sont furieuses et ne songent qu’à une chose : voir les Américains partir. La roi Abdallah d’Arabie a qualifié la présence US en Irak d’illégale et d’illégitime. On pourrait alors croire que des forces puissantes sont à l’uvre pour aboutir effectivement à un retrait US. Hussein Agha, un chercheur de l’université d’Oxford, estime (dans le Guardian, du 25 avril) que c’est le contraire.… Le magicien envoûté

Cho et l’Irak, et la violence selon Carroll (et Arendt)

La violence selon Carroll (et Arendt) 26 avril 2007 — Il faut régulièrement être attentif à ce qu’écrit James Carroll. Son commentaire dans le Boston Globe du 23 avril vaut qu’on s’y arrête. Carroll y traite des « deux types de violence » («The two types of violence») à la lumière de deux événements : l’un, ponctuel et inattendu (le massacre de Virginia Tech), l’autre, on dirait presque « structurel » et quotidiennement prévisible malgré tous les plans et finasseries tactiques et grotesques (l’Irak). • Qu’est-ce que la violence ? Carroll cite Arendt et Clauzewitz : «« Violence is by nature instrumental, » the political philosopher Hannah Arendt wrote. « Like all… Cho et l’Irak, et la violence selon Carroll (et Arendt)

L’honneur perdu de George Tenet

Trois ans après sa démission, l’ancien directeur de la CIA George Tenet s’explique avec une indignation qui n’a pas passé avec le temps sur l’expression qui lui fut prêtée, et constitua l’étendard dialectique, le truc virtualiste sur lequel s’appuya la campagne de propagande de l’administration GW pour préparer l’opinion à la guerre contre l’Irak Il s’agit de l’expression Slam Dunk, intraduisible pour notre compte. Il s’agit d’un panier gagnant à tout coup au basket, lorsque le joueur, au haut de sa détente, surmontant le panier, smashe ou dépose le ballon dans le panier (voir l’encyclopédie Wilkipedia pour une explication de l’expression). L’exclamation de Tenet, au… L’honneur perdu de George Tenet

Vous voyez bien que la modernité progresse : l’Afghanistan était “l’école de la terreur”, l’Irak est l’“université de la terreur”

Al Qaïda confirme : l’Irak est vraiment un établissement d’enseignement de très grande qualité pour fabriquer des terroristes. Cette guerre est considérée comme supérieure à cet égard à celle de l’Afghanistan, ce qui montre que la modernité américaniste progresse : entre Afghanistan et Irak, on est passé de l’école à l’université. C’est un enregistrement mis sur internet, et dont l’Irish Times, parmi d’autres, nous rapporte la substance le 17 avril. Les gens d’Al Qaïda sont d’accord : l’initiative de GW, la façon dont ses soldats se battent, la stratégie appliquée, la tactique, l’appréciation médiatique, les mensonges, la sottise générale, tout contribue à faire du théâtre… Vous voyez bien que la modernité progresse : l’Afghanistan était “l’école de la terreur”, l’Irak est l’“université de la terreur”

Richard Perle, courtier en assurances

Richard Perle fait toujours recette et est toujours régulièrement consulté, selon l’argument incontournable qu’il s’est trompé sur les questions essentielles (Saddam, Irak, ADM, Al Qaïda) avec une exemplaire et rigoureuse régularité. Mais s’est-il vraiment trompé? Ne vous y trompez pas : il y a se tromper et se tromper. Le 15 avril, Perle était l’invité de Wolf Blitzer, dans l’émission de CNN Late Edition. On peut écouter un extrait de l’émission et en lire un résumé sur RAW Story. En gros, Perle nous dit qu’effectivement, de tout ce qui était vrai avant l’invasion rien ne s’est révélé vrai. (Sauf des liens entre Saddam et Al… Richard Perle, courtier en assurances

L’attaque contre la superbe démocratie irakienne et l’indéfectibilité US

Il est toujours réjouissant d’analyser la logique de l’inculpabilité US, ou de sa branche opérationnelle, l’indéfectibilité (du mot indéfectible : «Qui ne peut défaillir, être pris en défaut»). On en a eu un magnifique échantillon après l’attaque du Parlement irakien de Bagdad, c’est-à-dire l’attaque de la démocratie irakienne, cette démocratie concentrée dans la Zone Verte où règne effectivement, ou devrait régner le paradis démocratique et américaniste sur cette pauvre terre irakienne déchirée par les divers méchants. Alors, s’inquiète-t-on, c’est que l’offensive de sécurisation de Bagdad ne marche pas ? Rien compris Par contre, Olivier Knox, de l’AFP, commence à comprendre, qui écrit le 12 avril… L’attaque contre la superbe démocratie irakienne et l’indéfectibilité US