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La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne

La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne 13 janvier 2007 Pourquoi attaquerait-on bien l’Iran? Oubliez le nucléaire, qui fut l’argument exclusif jusqu’ici. Si vous lisez bien les commentaires qui fleurissent depuis le discours de GW Bush du 10 janvier, vous trouvez une évolution fondamentale. La crise iranienne a changé de substance, elle est en voie d’être phagocytée par la crise irakienne et de perdre sa vertu fondamentale. Nous avons déjà cité Patrick J. Buchanan, dans un texte sur le site Antiwar.com. Pour rappel : «while the surge is modest, Bush has in mind a different kind of escalation widening the war… La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne

La réelle situation d’autonomie des forces US en Irak et le pouvoir chiite à Bagdad

Certaines déclarations, du sénateur Kennedy et auparavant du conseiller de la sécurité nationale Ben Bartlett, jettent une lumière étonnante sur les conditions dans lesquelles évoluent les forces US en Irak. Voici ce qu’en rapporte RAW Story, dans ses éditions du 11 janvier : «During an appearance on the Ed Schultz Show today [11 January], Senate Armed Forces Committee member Ted Kennedy (D-MA) will say that it was news to Congressional members that US troops are restricted by the Iraqis, RAW STORY has learned, after receiving a copy of the prerecorded interview. »The most-listened to liberal talk show host is set to break the news on… La réelle situation d’autonomie des forces US en Irak et le pouvoir chiite à Bagdad

L’aveu

L’aveu 11 janvier 2007 Nous avouons avoir hésité. Fallait-il dire quelques mots du discours de GW Bush ? Ne serait-ce pas lui faire bien de l’honneur, pour des décisions déjà connues, pesées, appréciées, pour une direction dont on connaît l’imposture et l’impuissance ? Parler de son discours, ne serait-ce pas accepter son langage et, par conséquent, sa tromperie ? Parler de nouvelle stratégie comme ce président l’a fait hier soir, c’est accepter la dialectique virtualiste obscène de cette direction américaniste ; c’est accepter sa démarche naturelle de désinformation ; c’est présenter implicitement l’idée grotesque qu’il y a une conception pensée dans tous ces actes, que… L’aveu

Quel “renforcement”?

Les chiffres et les précisions diverses du renforcement annoncé par GW confirment une affirmation de Jim Miklaszewski, de NBC.News, reprise par le site Think Progress du 3 janvier : «an administration official admitted to us today that this surge option is more of a political decision than a military one.» Les précisions rapportées par AP ce 10 janvier montrent que le renforcement revient à des arrangements divers prolongeant certains déploiements ou en accélérant certains autres déjà prévus. Le total qu’on atteindra lorsque le renforcement sera achevé (153.500 hommes) sera à peu près équivalent à l’effectif déployé il y a deux mois (152.000 hommes) et inférieur… Quel “renforcement”?

L’Irak pour cacher l’Iran ?

La situation actuelle, dans sa confusion, dans l’incertitude des buts et des moyens, a ceci de séduisant qu’elle permet bien des interprétations. En voici une, de Paul Craig Roberts, aujourd’hui sur Antiwar.com : le renforcement (surge) en Irak comme écran de fumée pour dissimuler l’attaque qui se prépare contre l’Iran, et pour détourner l’attention du Congrès à cet égard. Paul Craig Roberts fait d’abord le décompte des signes de préparatifs d’une attaque éventuelle, tout en observant au contraire que le renforcement en Irak n’a aucun sens militaire et peut donc être interprété comme une manuvre de dissimulation. Mais l’essentiel de la thèse de Roberts repose… L’Irak pour cacher l’Iran ?

Une image du désarroi washingtonien

Au sortir d’un entretien avec le président GW Bush, le sénateur républicain Gordon Smith a montré, avec calme et modération, tous les signes du désarroi et de la relativité des opinions qui touchent actuellement le monde politicien de Washington. L’incident mesure par ailleurs la profondeur de la crise, qui pourrait prendre la forme, selon Smith, d’une «confrontation classique sur les pouvoirs de guerre» entre le Congrès et l’exécutif. Smith est sénateur de l’Oregon, un État nettement anti-guerre. Il doit faire campagne en 2008 pour sa réélection. Il est coincé entre son appartenance au parti du président et les difficultés électorales à venir. Smith est un… Une image du désarroi washingtonien

Le mauvais esprit et l’“esprit de la loi”, ou la crise institutionnelle dans toute son horreur

Le mauvais esprit et l’esprit de la loi, ou la crise institutionnelle dans toute son horreur 8 janvier 2007 Washington est dans un de ces moments dangereux, lorsque l’équilibre des forces est en plein renversement, lorsque la loi n’existe plus que par l’interprétation qu’on en fait. L’esprit de la loi triomphe, et les dangers sont grands si le mauvais esprit s’impose, c’est-à-dire la mauvaise volonté, la spéciosité, la chicanerie dans le domaine du légalisme, etc. La situation est exceptionnelle pour différentes raisons qui conduisent au triomphe de la défiance, du soupçon, de l’acrimonie, de la rancur. Le rappel du cheminement des positions des deux pouvoirs… Le mauvais esprit et l’“esprit de la loi”, ou la crise institutionnelle dans toute son horreur

Le “surge” en Irak est terriblement impopulaire chez les éditorialistes US

C’est peut-être une première dans la grande presse US : les six éditorialistes du New York Times (Brooks, Krugman, Friedman, Dowd, Kristof et Rich) sont d’accord sur un grand dossier brûlant de politique extérieure. Ils sont tous contre le renforcement (surge) du contingent US en Irak, tel que GW Bush devrait l’annoncer mercredi. D’habitude, leurs différences idéologiques les séparent nettement, et ce fut notamment toujours le cas pour les questions autour de l’Irak. Les divers cas cités prennent position contre le renforcement pour des raisons diverses et même parfois inverses : certains parce qu’ils sont contre tout renforcement, certains parce que, selon eux, le renforcement… Le “surge” en Irak est terriblement impopulaire chez les éditorialistes US

GW versus le Congrès : faiblesse contre faiblesse

Les projets du président des Etats-Unis de renforcer le corps expéditionnaire américain en Irak ne cessent d’accroître la tension à Washington, alors que le Congrès à majorité démocrate vient à peine de s’installer. C’est la semaine prochaine que Bush doit faire sa communication (elle est repoussée depuis avant la Noël) pour présenter sa nouvelle stratégie. Alors qu’il s’agit d’un cas minime pour cette hyper-puissance militaire (15.000 hommes de plus? 20.000? 30.000?), alors qu’on se trouve dans la situation ahurissante pour cette même puissance de peiner à rassembler de telles forces pourtant si minimes, la forme de la mésentente entre Bush et le Congrès démocrate prend… GW versus le Congrès : faiblesse contre faiblesse

La limite du contrôle des choses

La limite du contrôle des choses 7 janvier 2007 Est-ce la pendaison de Saddam qui marque le nouveau rythme (le momentum)? Ou bien la prise du pouvoir officielle des démocrates au Congrès des Etats-Unis? Faut-il un nouveau rythme, d’ailleurs, et n’est-ce pas la pente naturelle des choses qui poursuivent leur processus de dégradation? De nouveau, l’on observe une convergence d’événements qui pourraient mener à ce que nous désignerions comme le chas de l’aiguille et qui peut être également qualifié de moment de vérité, c’est-à-dire, une possibilité de plus d’un moment de vérité, puisqu’il y en eut avant dans ces temps exceptionnels et exceptionnellement riches en… La limite du contrôle des choses

La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Une théorie nouvelle commence à être développée ici et là, concernant l’Irak. Nommons-la théorie de la patate chaude. Il s’agit de ceci : malgré tous les bruits de renforcement, de changements de généraux et autres, les bruits de résolution de GW, de volonté de remporter la victoire, etc., l’idée est que l’on veut tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler l’horrible patate chaude de la défaite au successeur de GW. L’idée est bien cette incroyable chose : GW ne veut pas laisser à l’Histoire un legs catrastrophique. Il semblerait donc qu’ils ont de ces idées-là, ces gens-là Il y a d’abord Robert Parry qui, sur… La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Gordon Brown sort du bois… à pas comptés

Il semble qu’on puisse dire que le Chancelier de l’Echiquier Gordon Brown a commencé, avec la prudence qui le caractérise, son opération de repositionnement comme futur nouveau Premier ministre. Il s’agit d’un commentaire de Brown dans le Guardian et, surtout, d’un commentaire du Guardian à propos du commentaire de Brown. Le texte de Brown, uniquement axé sur une grandiose proposition médiatico-humanitaire (un grand programme d’éducation pour les enfants africains pour marquer l’année du bicentenaire de l’abolition du commerce de l’esclavage par le Royaume-Uni) est d’un intérêt très accessoire s’il n’est accompagné du texte du Guardian. Il s’agit, pour le second, d’un commentaire évidemment inspiré directement… Gordon Brown sort du bois… à pas comptés

Fuite en avant, version postmoderne

Fuite en avant, version postmoderne 4 janvier 2007 Patrick Cockburn, dans The Independent, nous assure que «Saddam must already be laughing in his grave». Il n’y a aucune raison pour ne pas le croire, d’autant qu’il suffit de tendre l’oreille. Dans tous les cas, voici la situation étrange que l’exécution inique de Saddam aurait, d’autre part, mise en lumière : le profond malaise entre les Américains et le gouvernement irakien. D’une part, il apparaît fondé de penser que les Américains ont été, dans cette affaire de l’exécution précipitée, quelque peu manuvrés. Dans son édito, The Independent nous explique d’une façon convaincante : «The truth [about… Fuite en avant, version postmoderne

Un avertissement de Kaletsky à Gordon Brown

La politique britannique est aujourd’hui entrée dans une phase délicate. Le texte que nous citons beaucoup aujourd’hui, du chroniqueur Anatol Kaletsky, 4 janvier dans le Times, est aussi un message à Gordon Brown. Kaletsky, adversaire de Blair, est coutumier du fait (messages codés à Gordon Brown) dans ses colonnes ces derniers mois. Dans le cas présent, il s’agit pour Kaletsky d’avertir Gordon Brown d’éventuelles intentions de Tony Blair d’impliquer le Royaume-Uni dans une aventure iranienne. De ce point de vue surtout, la présence de Blair dans l’éventuelle aventure d’une coalition regroupant par ailleurs les USA, Israël et l’Arabie Saoudite ne surprendra pas. C’est une façon… Un avertissement de Kaletsky à Gordon Brown

L’Irak restera la préoccupation exclusive de Washington en 2008

David Corn, le chroniqueur de l’hebdomadaire de la gauche progressiste US The Nation, fait une incursion dans les colonnes du Guardian (le 30 décembre 2006) pour nous livrer ses prévisions pour 2007 D’ailleurs, nous dit-il, elles seront probablement les mêmes pour 2008 et l’article du 30 décembre 2006 pourra sans doute être publié à nouveau le 30 décembre 2007. Contentons-nous donc, pour résumer cet article justement intitulé «2007: Iraq, Iraq, Iraq», de citer l’introduction et la conclusion. «After the presidential election of 2000 (aka, the Florida fiasco) I swore off making political prognostications. I even refused to proclaim a Democratic victory in the House of… L’Irak restera la préoccupation exclusive de Washington en 2008

En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

Le lieutenant général de l’U.S. Army Karl Eikenberry, commandant les forces US en Afghanistan, va quitter son poste en janvier. Il a dispensé à ces hommes, lors d’une tournée d’adieu, diverses considérations sur la situation et les perspectives dans le pays, où l’OTAN (avec sa force ISAF) assure l’essentiel des combats contre les divers groupes de résistance et d’insurrection généralement regroupés sous le vocable un peu abusif de talibans. (Le remplaçant de Eikenberry, le général Dan McNeill, prendra le commandement de l’ISAF, en plus du commandement des forces US. Il remplacera le Britannique Richards à la tête de l’ISAF.) Le discours de Eikenberry, rapporté par… En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

Pauvre GW, — même ses chers GI’s sont contre lui

C’est un événement notable et remarquable : le seul segment important de la population US qui semblait devoir soutenir GW jusqu’au bout dans sa guerre irakienne l’abandonne. Selon le sondage annuel de Air Force Times, publié le 29 décembre, pour la première fois une majorité de soldats désapprouve sa façon de mener la guerre. En 2004, 63% des militaires approuvaient sa façon de faire la guerre en Irak. En 2005, on était passé à 54% mais ce chiffre restait une solide majorité (25% contre). En 2006, selon le sondage effectué du 18 novembre au 22 décembre, le pourcentage d’approbation est tombé à 35% et le… Pauvre GW, — même ses chers GI’s sont contre lui

Une armée brisée, une révolte en pleine lumière avec the Appeal for Redress

Sans doute le choc que subit l’armée des Etats-Unis aujourd’hui est-il sans précédent, y compris, bien sûr, le cas du Viet-nâm fameux pour ses troubles au sein des forces armées. A côté des aspects matériels, opérationnels et doctrinaux, un des points d’attraction de la rupture qui frappe les forces armées US se trouve dans l’activisme qui se développe dans leurs rangs, pour protester contre la guerre en Irak. Plus qu’un mouvement anti-militariste, c’est spécifiquement un mouvement anti-guerrre (contre cette guerre d’Irak). L’Appeal for Redress, initiative sans autre précédent aux USA qu’une page (avec un texte anti-guerre) signée par 1.369 militaires d’active dans le New York… Une armée brisée, une révolte en pleine lumière avec the Appeal for Redress

Après l’Irak ? «Il n’y a plus d’après…»

Après l’Irak ? «Il n’y a plus d’après» 30 décembre 2006 Avec une plume teintée d’une sombre désespérance, William Pfaff nous confie, le 28 décembre, que l’année nouvelle s’annonce comme la plus lugubre dont il puisse se rappeler («This New Year opens to bleaker prospects than any I can remember».) Cet historien d’expérience, qui connut la Grande Dépression dans sa prime enfance, situe ainsi le caractère historique du Moment que nous traversons. «The 1940 and 1950s were hopeful years», et même le drame vietnamien, dix ans plus tard, serait encore loin de l’atmosphère crépusculaire qui prévaut aujourd’hui. Dit courtement, l’Amérique du Washington d’après-9/11 s’est fabriqué… Après l’Irak ? «Il n’y a plus d’après…»

L’Irak comme Grand Guignol sanglant

«The worst diplomatic blunder since Suez? By comparison, Suez had a happy ending.» Quand on sait à quel degré de dérision catastrophique est placée (le plus souvent de manière injuste) l’expédition de Suez de 1956 par les historiens britanniques, le jugement de Roy Hattersley dans le Guardian d’aujourd’hui pèse de tout son poids. Hattersley parle de l’attaque de l’armée britannique, aidée par des éléments de la police de Basra, contre le poste de la police irakienne de Basra que cette même armée britannique a puissamment contribué à mettre en place il y a près de quatre ans, lors de la libération du pays. Déjà, la… L’Irak comme Grand Guignol sanglant

Appel à un putsch postmoderne

Appel à un putsch postmoderne 27 décembre 2006 — La crise irakienne et le blocage washingtonien vont de pair aujourd’hui. La première accentue l’autre, le second aggrave la première. L’ »option iranienne » (une possible attaque contre l’Iran) couronne le tout en aggravant les deux cas. Les conditions politiques à Washington à partir du 1er janvier 2007 (un président républicain à la fois affaibli, irresponsable et entêté, un Congrès démocrate puissant mais irrésolu) sont également idéales pour l’aggravation générale. Nous approchons de l’année 2007 avec la sensation que toutes les conditions d’un drame majeur sont réunies. William S. Lind, le stratège et gourou de la « guerre de… Appel à un putsch postmoderne

La défaite du complexe militaro-industriel

L’historien Gabriel Kolko est un spécialiste des questions militaro-politiques et des problèmes de la guerre (Another Century of War?, Anatomy of a War: Vietnam, the United States and the Modern Historical Experience, The Age of War). Il suit attentivement la situation militaire des USA, et, dans le cas que nous présentons, s’arrête à la situation du complexe militaro-industriel (CMI) avec le départ de Donald Rumsfeld. Dans cet article du 26 décembre, sa conclusion est radicale. Le CMI, préoccupé de tout autre chose que de gagner les guerres réelles, est engagé dans une impasse tragique, et il se trouve peut-être dans sa phase terminale. L’analyse de… La défaite du complexe militaro-industriel

Politique d’époque (l’ère psychopolitique)

Politique d’époque (l’ère psychopolitique) La politique extérieure américaniste présente aujourd’hui des caractères très particuliers dans sa forme, qui nous permettent de mieux identifier et définir la nouvelle époque où nous estimons nous trouver (voir notre rubrique de defensa, 25 novembre 2006). Il s’agit de l’hypothèse que nous faisons selon laquelle nous sommes passés de l’ère géopolitique à l’ère psychopolitique. Nous parlons ici de la forme de la politique extérieure US, et nullement du fond. Certes, la forme détermine le fond dans la mesure où elle permet d’atteindre ou de ne pas atteindre les objectifs qu’on s’est fixés. Nous prenons comme point de départ le 11… Politique d’époque (l’ère psychopolitique)

Surge” : explication de texte des néo-conservateurs

Surge : explication de texte des néo-conservateurs 25 décembre 2006 Surge (accélération, renforcement très rapide, montée accélérée en puissance, etc.) est le mot-clef à Washington, aujourd’hui. Il définit les intentions de GW Bush vis-à-vis de l’Irak : un renforcement rapide des forces US en Irak, pour frapper un coup décisif (à Bagdad), qui permettrait de renverser le cours de la guerre. Certains jugent que ce surge-là doit être du court terme (short term surge), le changement de la situation militaire devant permettre aux Américains de passer la main aux Irakiens et de s’en aller, vite, le plus vite possible. Il est assez juste de dire… Surge” : explication de texte des néo-conservateurs