Aller au contenu

irak

Si Hillary avait su

Finalement, elle n’aurait pas voté pour les pleins pouvoirs qui donnèrent au président Bush le droit d’attaquer l’Irak. D’autres, dit-elle, auraient fait comme elle. Est-ce bien sûr? Aujourd’hui, dans tous les cas, elle le dit, sinon haut et fort du moins à voix audible. Les explications qu’elle donne implicitement font accepter ses déclarations comme crédibles . Son «if we knew then what we know now» apparaît simplement comme une restriction de type si nous avions su que la guerre serait si mal faite et aboutirait à une quasi-défaite. La réserve concerne l’habileté du metteur en scène et nullement le fondement moral et politique de l’acte.… Si Hillary avait su

L’ISG a perdu la guerre

L’ISG a perdu la guerre 19 décembre 2006 Les indices s’accumulent, l’entêtement de GW se confirme, la guerre de Washington arrive à son terme. Il semble maintenant très probable que l’administration GW Bush entend renforcer l’engagement US en Irak, au moins temporairement. Certains, les neocons en tête évidemment, jugent qu’il s’agit d’un tournant stratégique vers la victoire en Irak. Rien que ça. Les esprits sont toujours prompts à s’enflammer, le désordre continue à régner. Par guerre de Washington, nous entendons bien entendu la bataille principale : l’ISG et les modérés contre le radicalisme bushiste. Effectivement, le destin du rapport de l’ISG qui devait tout changer… L’ISG a perdu la guerre

Le sens de la crise

On notera combien l’éditorial du New York Times du 13 décembre, repris ce même jour par l’International Herald Tribune, donne une sensation très forte, à la fois que les USA (Washington) sont en crise, et que cette crise est très pressante. Accessoirement, on a la déploration d’un gouvernement qui temporise, en fait qui manuvre pour écarter les recommandations de la commission Baker (ISG). Mais cette critique, même si elle semble s’adresser à l’administration et à GW, concerne toutes les magouilles et les manoeuvres qui caractérisent comme jamais Washington, où l’on magouille et manuvre, aujourd’hui, comme l’on danse sur un volcan. (Voyez par exemple ce commentaire… Le sens de la crise

La thèse de “la fuite en avant”

La thèse de la fuite en avant 14 décembre 2006 Un peu d’imagination et vous renversez la proposition. Du pour sauver l’Irak, vous devenez copains avec l’Iran (thèse de l’ISG-Baker, où l’Iran est appelé à collaborer en Irak) au pour sauver l’Irak, vous attaquez l’Iran, il n’y a qu’un tout petit pas. Il est déjà franchi, sauté, éliminé. Pour certains esprits, cela ne fait aucun doute, et, sans doute, pour celui de GW Bush. (Il est possible que la prochaine crise institutionnelle des USA soit : faut-il destituer le président pour avoir illégalement attaqué l’Iran ? Nous avons deux bonnes années pour cela.) Arnaud de… La thèse de “la fuite en avant”

Portrait de soldat (I) …

Le lieutenant général Peter Chiarelli, U.S. Army, quittait avant-hier son poste de commandant en second du théâtre irakien pour les forces armées US. Il s’agissait de son second séjour en Irak, pour y faire la guerre, et son deuxième retour aux USA. Le général comprend aussi peu ce qui se passe en Irak que ce qui se passe aux USA… Selon une agence américaine, dont un journaliste assista à la conférence de presse ultime du général, avant son départ, «At times, Chiarelli in charge of day-to-day combat operations throughout Iraq sounded exacerbated, almost despairing, over what he said were misperceptions that American forces were fighting… Portrait de soldat (I) …

Est-il donc si difficile de dire : “nous avons perdu” ?

Habitués à l’hypocrisie structurelle de la politique anglo-saxonne (y compris la branche américaniste, cela va de soi), souvent relayée par la presse officielle, saluons avec d’autant plus de respect le commentaire de Matthew Parris dans le Times de Londres du 9 décembre. Le titre illustre l’état d’esprit de l’auteur, que nous essayons pour une fois de rendre en bon français : «Je devrais applaudir le rapport Baker. Alors, pourquoi est-ce qu’il me rend malade?» Cette chronique ne dissimule rien des formidables hypocrisies de la politique US-UK en Irak. Elle ne dissimule rien de la formidable hypocrisie du rapport Baker qui prétend rejeter la responsabilité de… Est-il donc si difficile de dire : “nous avons perdu” ?

Un petit air de panique…

Un petit air de panique 8 décembre 2006 GW existe, nous l’avons rencontré. D’une certaine façon, le reste du monde (including Tony Blair et le reste de Washington avec ses salons peuplés de vieux sages) regarde le président US avec un air courroucé et stupéfait. Comment, il résiste? Il prétend, seul contre tous, et surtout contre les vieux sages dépêchés illico presto (quelques mois d’analyse) par Dad (Bush-le-vieux), contre tout cela, il prétend avoir raison? D’un autre côté, quand le vin est tiré il faut le boire. Evénement ordinaire transformé en événement extraordinaire, comme s’il y avait un événement, et pourtant, c’est le cas Quel… Un petit air de panique…

L’Iraq Study Group qui ne perd pas le nord

Certes, le climat (au sens politique) est tragique ; certes, Junior en prend un peu à son aise avec les vieux sages de l’establishment. Pour autant, l’ISG (Iraq Study Group) ne perd pas du tout le nord. Une sacrée boussole, même Hier, la station de radio Democracy Now!, avec Amy Goodman comme excellente animatrice, recevait l’activiste Antonia Juhasz pour l’interroger sur un aspect très particulier du rapport de l’ISG : la privatisation du pétrole irakien. Ce détail du rapport est à vous couper le souffle. Dans cette tragédie immense qui secoue les USA aujourd’hui, avec des enjeux humains et politiques considérables, avec la perspective de… L’Iraq Study Group qui ne perd pas le nord

Une difficile journée pour la situation américaniste en Irak

La journée de mercredi fut symbolique puisqu’on assista à Washington à la remise officielle du rapport du Iraq Study Group (ISG) au président. Elle fut aussi une journée particulièrement difficile, également symbolique (de la difficulté de la situation en Irak), avec deux nouvelles significatives. D’une part, le co-président de l’ISG, le démocrate Lee Hamilton, a annoncé que, d’après les estimations du groupe, le coût de la guerre en Irak dépasserait largement le trillion de dollars ($1.000 milliards). Hamilton ne donne pas de date-butoir pour cette estimation et implique que l’option générale proposée par l’ISG du retrait des forces soit mise en application, d’une façon ou… Une difficile journée pour la situation américaniste en Irak

Irak : comment tout a commencé

A l’heure où le futur secrétaire à la défense américain est en train d’annoncer que les USA ne sont pas en train de gagner la guerre, Tom Pritchard, auteur d’un livre sur la bataille de Nasiraya (Ambush Alley: the Most Extraordinary Battle of the Iraq War), présente dans un article les péripéties de cette bataille commencée le 23 mars 2003, trois jours après le déclenchement de l’invasion de l’Irak. La thèse de Pritchard tend à réconcilier les conceptions diverses sur les événements d’Irak: y a-t-il eu deux guerres, l’une que les USA ont gagnée et la seconde qu’ils sont en train de perdre? Y a-t-il… Irak : comment tout a commencé

Pour Kofi Annan, on peut dire que la situation aujourd’hui en Irak est pire qu’au temps de Saddam

On sent bien que le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, va s’en aller (fin de son mandat à la fin de l’année). Il ne se retient plus vraiment pour dire certaines choses que beaucoup n’apprécieront pas, les Américains en premier. On comprend cela, dans l’entretien qu’Annan a donné à la BBC, qui est retransmis aujourd’hui. Quelques extraits le montrent. Guerre civile ou pas? C’est un grand débat dialectique qui agite Washington. Annan répond : mais c’est pire «Etant donné le niveau de violence, le nombre de personnes tuées et l’amertume et la façon dont les forces s’organisent les unes contre les autres, il… Pour Kofi Annan, on peut dire que la situation aujourd’hui en Irak est pire qu’au temps de Saddam

Un système irrémédiablement bloqué

Un système irrémédiablement bloqué 2 décembre 2006 La phrase est hautement significative : «Expectations are out of control», dit une source proche du Iraq Study Group (ISG) de Baker, qui va rendre son rapport public. Un texte de Reuters, du correspondant diplomatique Carol Giacomo, résume les réactions au document de l’ISG qui n’est pas encore rendu public ni officiellement connu. «Even before its release, a high-profile advisory panel’s report on U.S. policy alternatives in Iraq is generating much excitement but some worry that its main recommendations will fall short of expectations and may be ignored by President George W. Bush. »The Iraq Study Group plans… Un système irrémédiablement bloqué

Une leçon de logique des neocons

Personne ne s’est privé d’attaquer et de dénoncer les néo-conservateurs. Aujourd’hui, ils sont partout sur la défensive. Pour autant, ils n’ont pas nécessairement tort dans leurs ripostes. L’opposition des neocons au rapport de l’ISG est furieuse. Elle n’en est pas moins argumentée et, finalement, empreinte d’un certain bon sens. Principalement, disent-ils, le rapport de l’ISG ne fait que reprendre tout ce qui a été précédemment proposé, et qui fut soit refusé, soit confronté à l’échec ou à l’incapacité. Cette critique mérite d’être citée assez longuement, extraite de l’édito (de William Kristoll et Robert Kagan) du numéro du Weekly Standard à paraître le 11 décembre :… Une leçon de logique des neocons

A Washington, rien de nouveau, — c’est-à-dire de pire en pire ?

L’ISG de Baker se prépare à rendre sa copie. On s’interroge sur les intentions de GW : suivra-t-il les conseils, d’ailleurs assez édulcorés, de réalisme et de modération venus du groupe? Aujourd’hui, sur Antiwar.com, Jim Lobe conclut que non. Lobe détaille divers points qui le convainquent que, pour l’instant, Bush reste à fond du parti de Cheney, la dernière citadelle neocon au sein de l’administration. On reste en Irak jusqu’à la victoire finale, boys. L’un des points qui attire particulièrement l’attention de Lobe, c’est sans aucun doute le départ de Philip Zelikow du poste de n°2 au département d’Etat. Pour Lobe, Zelikow a conclut qu’il… A Washington, rien de nouveau, — c’est-à-dire de pire en pire ?

Les chefs d’état-major US favorables à la victoire en Irak : on ne change rien

Un facteur important dans le débat sur la situation en Irak et la possibilité de retrait US. Les chefs d’état-major (Joint Chief of Staff) se sont prononcés unanimement pour un maintien des forces US en Irak, avec un seul but, la victoire. Selon le Washington Times d’ aujourd’hui : «All six members of the Joint Chiefs of Staff, amid an ongoing Pentagon review of strategy for Iraq, oppose pulling out U.S. troops now, and are also against a specific withdrawal timetable, a defense source said yesterday. »The chiefs are solid. They want victory, the source said. There is no dissent.» Cette prise de position constitue… Les chefs d’état-major US favorables à la victoire en Irak : on ne change rien

Le rapport de l’ISG de Baker : faites pour un mieux mais faites assez vite tout de même…

Le rapport de l’Iraq Study Group dirigé par James Baker est bouclé. Il sera présenté la semaine prochaine au président des Etats-Unis. Le New York Times d’aujourd’hui nous en communique la substantifique moelle. En gros : Oui, il vaudrait mieux envisager de quitter l’Irak (Et comment !) Un retrait graduel serait la meilleure chose à faire, qu’il faudrait annoncer assez vite si possible, et qu’il faudrait commencer relatively soon, quelque part en 2007 ce serait bien. Pour autant, retrait sur quoi, et où ? Pas de précisions. Ce pourrait être un retrait sur les grandes bases US en Irak, dans l’un ou l’autre pays voisin… Le rapport de l’ISG de Baker : faites pour un mieux mais faites assez vite tout de même…

Les 1.347 jours de l’Irak…

Les 1.347 jours de l’Irak… 26 novembre 2006 — Puisque nous sommes au 1347ème jour depuis le 19 (ou le 20) mars 2003, puisque la « guerre d’Irak » dépasse désormais en longueur, à partir de ce jour, la Deuxième Guerre mondiale (version « courte », américaniste, celle qui « marche » le mieux et qui est la plus sérieuse), — eh bien parlons-en. Il y a la façon conventionnelle quoique sérieusement informée d’en parler. Le Financial Times a publié le 21 novembre un article là-dessus, abordant l’événement de cette durée sur le thème des « conséquences cachées » de cette guerre pour l’Amérique (Hidden costs wait to surface from Iraq war’s depths).… Les 1.347 jours de l’Irak…

La guerre s’étend à l’ISG

L’Iraq Study Group, constitué pour enfin trouver une solution à l’épouvantable crise irakienne, se trouve pour l’instant conduit à des querelles internes en constante aggravation. La guerre en Irak n’est pas résolue mais la guerre à l’ISG s’étend. C’est un fascinant processus bureaucratique, parfaitement illustratif de l’état réel du système américaniste. On tente d’encommissionner les crises pour les neutraliser mais bientôt la réalité apparaît. Bien loin de neutraliser les crises (la situation ne cesse de s’aggraver en Irak), l’encommissionnement ne parvient qu’à mettre en évidence les divisions à l’intérieur du système de l’américanisme concernant la crise irakienne. Les contradictions internes du système sont aujourd’hui plus… La guerre s’étend à l’ISG

La confusion du “piège” irakien et la crainte des désordres populaires (aux USA)

La confusion du piège irakien et la crainte des désordres populaires (aux USA) 24 novembre 2006 Un expert israélien donne quelques avis catégoriques sur la situation washingtonienne. Son apport est intéressant, non seulement dans le détail mais également, mais surtout dans l’atmosphère générale qu’il permet de fixer, pour contribuer à tenter de comprendre la situation US (bien plus qu’irakienne) dans toute sa complexité. Le témoin et les circonstances d’abord: «Giora Romm, senior researcher for the Jewish Institute for National Security Affairs, [speaks to] a forum attended by members of the Foreign Ministry and delegates from the American Jewish community in Jerusalem Tuesday [21st November]. »Romm… La confusion du “piège” irakien et la crainte des désordres populaires (aux USA)

Après l’inculpabilité, l’indéfectibilité…

Après l’inculpabilité, l’indéfectibilité… En revenant sur la nouvelle donnée hier sur l’étouffement de l’ISG de Baker par un torrent d’initiatives bureaucratiques, dont une du Pentagone où règne encore Rumsfeld, on rappellera comme un fait significatif l’énoncé de l’article du Washington Times du 21 novembre que nous citions (avec en gras, le mot que nous voulons mettre en évidence) : «The Pentagon is drafting its own new options for winning in Iraq, in part, to give President Bush counterproposals to fall back on in case the Iraq Study Group comes up with ideas he does not like, defense officials say.» Ce qu’on jugerait comme un extraordinaire… Après l’inculpabilité, l’indéfectibilité…

Complot pour la paix ?

Selon Tom Hayden, ancien activiste célèbre du mouvement anti-guerre durant la guerre du Viet-nâm, devenu depuis parlementaire radical (Californie) et chroniqueur indépendant, il y a effectivement un processus secret tendant à des décisions radicales en Irak, avec retrait US, installation d’un nouveau pouvoir, retour (avant la fin de l’année) sur la scène politique irakienne de Tarek Aziz, l’ancien ministre des affaires étrangères de Saddam. Baker, qui serait le machiniste de ce complot essentiellement avec des Irakiens et des Jordaniens, compterait sur Aziz pour rallier les Sunnites et le parti Baas clandestin à un nouvel arrangement. Rice (elle est restée proche de Bush-père et, par conséquent,… Complot pour la paix ?

La définition de Kofi Annan : l’Amérique “prise au piège”

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan quitte son poste à la fin de l’année. Il est amené à parler plus librement qu’il ne faisait lorsqu’il était encore en fonction d’une façon régulière. L’intervention qu’il a faite le 21 novembre lors d’une interview pour la chaîne de télévision CBC News est révélatrice de son état d’esprit. Interrogé sur la position des USA en Irak, Annan a répondu : «[The US] cannot stay and it cannot leave. There are those who maintain that its presence is a problem and there are those who say that if it leaves precipitously, the situation will get worse.» Annan a… La définition de Kofi Annan : l’Amérique “prise au piège”

Le sommet de Téhéran…

Le Moyen-Orient est en pleine évolution, en plein reshaping, comme le voulaient les néo-conservateurs, mais certainement pas dans le sens où ils le voulaient. On y apprend que les Iraniens ont convoqué pour dimanche prochain un sommet avec les Syriens et les Irakiens, oui, c’est bien cela : les Irakiens du gouvernement installé sous protectorat américaniste. Résumons : on n’a jamais vu jusqu’ici un signe plus tangible de la catastrophe pathétique qu’est devenue la politique extérieure US, notamment dans cette région vitale. De Washington, Rupert Cornwell écrit aujourd’hui dans The Independent : «President Mahmoud Ahmedinejad has invited the leaders of Iraq and Syria to a… Le sommet de Téhéran…

Refus déterminé et notablement scandalisé de la réalité

Parmi les retombées des élections américaines du 7 novembre, on trouve, de plus en plus exprimé de façon concrète et détaillée, le sentiment que William Pfaff mettait hier en évidence. Le refus complet de la réalité, notamment pour ce qui concerne l’Irak, et le piège mortel qui en résulte. Les deux appréciations qu’on signale ici constituent indirectement une description sérieuse et minutieuse du règne incontesté du virtualisme à Washington, et renforçant dans le sens de l’inquiétude extrêmement forte la question angoissée qui terminait l’article de Pfaff, après que ce dernier ait constaté que nous nous trouvons tous coincés dans ce virtual world» : «how do… Refus déterminé et notablement scandalisé de la réalité