Aller au contenu

irak

Les démocrates commencent en fanfare

Un premier grand affrontement a eu lieu au sein du parti démocrate vainqueur aux élections du 7 novembre, et son leadership a été battu. Nancy Pelosi, Speaker de la prochaine Chambre, soutenait John Murtha à la désignation du nouveau chef de la majorité démocrate ; c’est Steny H. Hoyer qui a été désigné, par un vote catégorique de 149 voix contre 86. A cette occasion, on a pu mesurer la vigueur des tensions qui parcouraient le parti démocrate, malgré les dénégations des différents acteurs. Il s’agit dans tous les cas d’une mise en cause de l’autorité de Pelosi avant que cette autorité ne soit installée.… Les démocrates commencent en fanfare

Pas vraiment Orwell-1984 mais plutôt virtualisme-2006 : comment en sortir?

En un sens, comme on le comprend, les élections du 7 novembre ont considérablement aidé à affaiblir la bulle du virtualisme où vivent Washington et quelques amis extérieurs (Tony Blair, premier d’entre eux). Et alors ? Comment en sortir lorsque toute une politique a été fondée là-dessus, avec des moyens énormes pour l’appliquer, non, pour l’imposer à la réalité ? Lorsque cette politique a installé le piège sanglant et brûlant des flammes de l’enfer qu’est la situation irakienne ? William Pfaff, dans le texte qu’il publie ce jour dans The Observer, est certainement celui qui approche le plus cette étrange réalité, la définit, en mesure… Pas vraiment Orwell-1984 mais plutôt virtualisme-2006 : comment en sortir?

Observation intéressée du Titanic en train de sombrer

Observation intéressée du Titanic en train de sombrer 19 novembre 2006 L’évolution politique de GW Bush, essentiellement sur l’Irak, est aujourd’hui devenue un mystère intéressant, un mystère très washingtonien, et, au bout du compte, un mystère cousu de fil blanc. Il est manifeste qu’il y a eu un virage serré de GW Bush aussitôt le résultat des élections connu. Mais ce virage fut-il voulu par le président ou lui fut-il imposé? La mise à pied de Rumsfeld et la nomination de Robert Gates jouent un rôle essentiel pour illustrer la réponse qu’on propose. L’interprétation apparaît aujourd’hui si assurée qu’on peut dire effectivement que le départ… Observation intéressée du Titanic en train de sombrer

Tony Blair et sa longue bataille avec la désastreuse réalité

Autre rude combattant du virtualisme : le Britannique Tony Blair. De plus en plus en roues libres ces derniers temps. On sent qu’on prépare ses bagages. Alors, on se laisse aller à dire des choses. Son interview à Al Jazeera, avec la fameuse question sur le désastre irakien, a fait des vagues. Le voici donc à la manuvre. Tony Blair explique qu’en réalité il n’a pas dit ce qu’on a dit (et entendu) qu’il a dit, qu’en disant cela, c’était autre chose qu’il disait, que d’ailleurs il n’aurait pu dire ce qu’il a dit puisqu’il dit aujourd’hui que ce qu’on a cru qu’il disait hier,… Tony Blair et sa longue bataille avec la désastreuse réalité

Le presque-lapsus de Blair : «It has, but you know…»

Glorieusement ou de façon symbolique, on ne sait, Tony Blair donnait une interview au premier jour d’émission de la nouvelle chaîne en anglais de la station TV arabe Al Jazeera. Blair était interrogé par Sir David Frost, journaliste fameux, britannique et anobli, recruté par Al Jazeera pour mener la chaîne anglaise de la station. La question a été posée à Blair de savoir si l’aventure en Irak était un désastre et le Premier ministre a laissé échapper un c’est vrai mais, pour aussitôt enchaîner sur des explications tendant à réduire l’effet de cette réponse. Le Guardian, notamment, détaille l’intervention. «Tony Blair conceded last night that… Le presque-lapsus de Blair : «It has, but you know…»

Le départ de Rumsfeld est-il une tragédie ?

Le départ de Rumsfeld est-il une tragédie ? 15 novembre 2006 La rapidité de la décision du départ de Donald Rumsfeld de la direction du Pentagone après les élections du 7 novembre a été mise en évidence au niveau politique. L’explication doit aussi être complétée de la dimension psychologique, comme nous tentons toujours de le faire en face des événements politiques. Nous avons déjà abordé ce problème avec Rumsfeld. Nous proposons de compléter cette démarche par la publication d’une analyse sur la même question de l’interrogation psychologique autour de la position et de l’évolution de Rumsfeld, publiée dans notre édition du 25 octobre 2006 de… Le départ de Rumsfeld est-il une tragédie ?

Que peut l’ISG contre le désordre de Washington ?

Ray McGovern, ancien analyste de la CIA devenu commentateur de la scène politique washingtonienne, estime que l’impulsion donnée par l’Iraq Study Group (ISG) de James Baker (qui veut un désengagement d’Irak) ne donnera rien. Nous ne sommes pas loin du tout de partager son avis, jusqu’à le faire nôtre. L’ISG va se heurter, se heurte déjà au chaos washingtonien, au désordre des initiatives en tous sens, où la faiblesse de l’administration est compensée par l’entêtement et l’aveuglement de GW et les manuvres dilatoires des derniers partisans du groupe Cheney-Bush. La nomination d’une commission interne, une sorte d’ISG de la Maison-Blanche, soi-disant pour aider l’ISG de… Que peut l’ISG contre le désordre de Washington ?

Les élections du 7 novembre ont posé crûment l’énorme problème des présidentielles de 2008

On trouve une très complète analyse des résultats des élections du 7 novembre, avec une approche très critique de la position de l’establishment, sur le site WSWS.org ce 11 novembre. L’extrait ci-dessous montre bien l’extraordinaire différence de sentiment sur la guerre en Irak entre les électeurs et les élus, particulièrement entre les électeurs et les démocrates qui sont censés représenter et exprimer ce sentiment au travers de leur victoire. «Exit polling on election day confirmed that the central issue in the minds of voters was the war in Iraq, which is opposed by sizeable majorities in every region of the country. Public opinion is far… Les élections du 7 novembre ont posé crûment l’énorme problème des présidentielles de 2008

Un “nouveau départ” — vers quoi ?

La nomination de Robert Gates à la place de Donald Rumsfeld au Pentagone est présentée comme un nouveau départ, a fresh start, ou encore a fresh perspective. Tout le monde s’accorde là-dessus, semble-t-il, et cela est considéré comme très rafraîchissant. Mais départ vers où? Perspectives de quoi ? Le sens commun, notamment des Européens si prompts à prendre leurs désirs américains pour des réalités américanistes, semble dire : vers un désengagement, un ralentissement de la guerre. Le site WSWS.org, dans une excellente analyse de cette crise née le 7 novembre, cite longuement l’accueil fait à la nomination de Gates par certains leaders du Congrès. Le… Un “nouveau départ” — vers quoi ?

Tu quoque”, Richard…

« Tu quoque« , Richard… 5 novembre 2006 — Le texte de David Rose mis en ligne sur le site de Vanity Fair le 3 novembre est étonnant. Il a été placé sans aucun doute à cause de l’échéance électorale, en raison de l’écho attendu ; il s’agit d’un « abstract » un peu allongé d’un article qui passera dans le numéro de janvier 2007 de Vanity Fair (David Rose : «I will present my findings in full in the January issue of Vanity Fair, which will reach newsstands in New York and L.A. on December 6 and nationally by December 12. In the meantime, here is a brief… Tu quoque”, Richard…

Tout ça, c’est de la faute à Wolfowitz

Puisque nous sommes dans la saison des aveux et des Neo Culpa, une autre longue précision d’un autre acteur incertain du drame irakien. Ahmed Chalabi, qui vit fastueusement à Londres et que les néo-conservateurs destinaient à prendre en main les destinées de l’Irak libéré et démocratique, règle ses comptes en douceur. Il a choisi un objectif : son ami Wolfowitz, cause de l’échec selon lui. Extraits d’un article massif du New York Times Magazine : «The real culprit in all this is Wolfowitz, Chalabi says, referring to his erstwhile backer, the former deputy secretary of defense, Paul Wolfowitz. They chickened out. The Pentagon guys chickened… Tout ça, c’est de la faute à Wolfowitz

Nouvelle évaluation du coût de la guerre par Bilmes-Stigiltz : cette fois, plus de $2.000 milliards

Deux économistes, Linda Bilmes et le Prix Nobel Joseph E. Stiglitz, avaient publié en janvier de cette année une évaluation projetée du coût total de la guerre en Irak qui devait dépasser les $1.000 milliards pour approcher les $2.000 milliards. L’évaluation paraissait alors considérable mais pourtant pas vraiment surprenante. On a en effet depuis trois ans en Irak l’impression d’un amoncellement extraordinaire d’argent gaspillé, essentiellement à cause du mode de fonctionnement de la machine de guerre américaniste et des méthodes massives de guerre. Les conséquences directes et indirectes son évidemment considérables et doivent être prises en compte. Dans le numéro de décembre de la Milken… Nouvelle évaluation du coût de la guerre par Bilmes-Stigiltz : cette fois, plus de $2.000 milliards

Et si l’Irak était la Chapelle Sixtine en cours de finition ?

C’est, selon Julian Borger du Guardian, et on le suit volontiers «one of the most extraordinary attempts by the US military leadership to put a positive spin on the worsening violence». Bien sûr, il s’agit de la situation en Irak, comparée à une uvre d’art en cours d’élaboration. Brièvement présentée par un Borger au souffle coupé et à la plume qui lui tombe des mains, la déclaration est, en effet, extraordinaire. Elle ne demande aucun commentaire. Sa simple existence mesure une fois de plus, mais spectaculairement dans ce cas, le degré de désarroi et de ridicule auquel les Américains officiels sont parvenus dans leur mission… Et si l’Irak était la Chapelle Sixtine en cours de finition ?

Octobre 2006 en Irak: plus de 100 GI’s tués

Aujourd’hui, les forces américaines en Irak ont eu deux tués supplémentaires, atteignant 103 tués pour le mois d’octobre. C’est l’une des plus fortes pertes statistiques (par mois) depuis l’invasion du printemps 2003, et un chiffre symbolique (plus de 100 tués) frappant. L’agence Associated Press détaille cette situation statistique dans une dépêche aujourd’hui: «October 2006 is already the fourth deadliest month for American troops since the war began in March 2003. The other highest monthly death tolls were 107 in January 2005; at least 135 in April 2004, and 137 in November 2004.» La situation en Irak en constante dégradation est caractérisée par le paradoxe d’un… Octobre 2006 en Irak: plus de 100 GI’s tués

L’apocalypse selon Lind

William S. Lind est particulièrement pessimiste, quant à la possibilité d’une attaque américaine contre l’Iran. Il est encore plus pessimiste quant aux conséquences de cette attaque. Dans sa dernière chronique, sur Antiwar.com, il détaille une hypothèse qu’il a déjà évoquée, parallèlement, semble-t-il, à Donald Rumsfeld. Il s’agit du sort du corps expéditionnaire américain en Irak. Lind estime que ce corps serait un objectif privilégié des Iraniens cherchant à riposter à l’éventuelle attaque US contre leurs installations nucléaires. Voici les explications de Lind, qui semblent refléter certaines préoccupations qui existeraient au sein de l’U.S. Army. «What I fear no one foresees is a substantial danger that… L’apocalypse selon Lind

Aux armes, citoyens-soldats …

Aux armes, citoyens-soldats 26 octobre 2006 Ils étaient 65 au départ (au début de la semaine dernière), quand le texte de l’appel a été bouclé ; 119 quand le texte a été mis en ligne sans publicité (à la fin de la semaine dernière) ; 219 mercredi, quand le texte a été présenté publiquement. (346 ce matin, selon RAW Story, effectivement près de 350 selon WSWS.org [«The number of petitioners has now reached nearly 350, with more than 125 of them on active duty.»].) C’est une initiative inhabituelle, qui concerne les soldats en service actif, en Irak ou pas, des trois armes et du Marine… Aux armes, citoyens-soldats …

«Personne ne veut dire l’amère vérité…»

Le New York Times soutint la guerre contre l’Irak. Il lui trouva toutes les vertus, celles de la force comme celles de la civilisation. Il arrangea pour cela les nouvelles, la vérité et les perspectives. A l’occasion de l’Irak, le New York Times nous montra jusqu’où pouvait aller dans la mise en scène d’une réalité factice le porte-drapeau proclamé et auto-proclamé du libéralisme de l’esprit habillé du sérieux du professionnalisme qui caractérise l’auto-description de la sphère anglo-saxonne de notre civilisation. Le New York Times, avec sa réputation, est l’une des premières victimes de cette catastrophe historique qui se nomme l’Irak et ce n’est pas la… «Personne ne veut dire l’amère vérité…»

Que reste-t-il au commentateur sinon la colère méprisante ?

L’Irak est une telle catastrophe qu’on a du mal à imaginer un lieu du monde plus petit où aura été concentrée une telle somme d’horreurs, d’erreurs, de stupidités, de lâchetés et d’aveuglement de la part d’une civilisation (l’anglo-saxonne) qui prétend régenter le monde. De cette façon, c’est aussi un paradoxe : comment ont-ils réussi à accumuler tant de sottises et d’horreurs dans un lieu si réduit, alors que le monde est si vaste Placé devant cette situation, le commentateur hésite. Sa plume ne trouve plus les mots capables de décrire un tel désastre. Il lui reste la colère et le mépris, pour se distinguer des… Que reste-t-il au commentateur sinon la colère méprisante ?

La victoire en s’tirant

Ceci, en date du 4 octobre et venu de nos sources internes, avait échappé à notre vigilante attention. Par conséquent, nous publions ce texte avec quelques excuses, et en plus nous observons que les amis américanistes ne sont jamais pris de court, qu’ils prévoient tout, absolument tout, jusqu’à la plus invraisemblable cocasserie «U.S. Congress sets aside $20 million to celebrate victory in Iraq, Afghan wars »The military’s top generals have warned Iraq is on the cusp of a civil war and that U.S. troops must remain in large numbers until at least next spring. But if the winds suddenly blow a different direction, Congress is… La victoire en s’tirant

Les “neocons” nous la jouent désormais dans le registre sagesse condescendante et scepticisme

Quelle est l’attitude des néo-conservateurs devant le déchaînement de la crise irakienne cette fois à Washington (et à Londres), aussi violente en un sens, quoique d’une autre sorte de violence, que sur le théâtre des opérations ? L’attitude est plus discrète que ce qu’on a connu d’eux et paradoxalement mesurée. Les néo-conservateurs se posent désormais presque en modérés : puissamment sceptiques, certes, mais avec une touche de sagesse désenchantée. L’argument va de soi : puisqu’on ne veut plus de notre stratégie (guerre à outrance), voyons ce qu’on propose à la place ; notre jugement est pour le moins sceptique. Les néo-conservateurs jouent avec une maestria… Les “neocons” nous la jouent désormais dans le registre sagesse condescendante et scepticisme

Le bateau ivre anglo-saxon

Qui commande aux Etats-Unis, GW Bush? Qui commande au Royaume-Uni, Tony Blair? Réponses douteuses dans les deux cas. L’Irak est en train de réduire en lambeaux la stabilité et la maîtrise tant vantées des deux régimes anglo-saxons. The fact of the matter, comme ils disent, est qu’une fièvre de panique s’est emparée des deux establishments. En cause, une seule question : comment se sortir d’Irak, et vite? Aux USA, la recherche d’une stratégie de sortie prend des allures frénétiques. Le plus intéressant, au travers de ces nouvelles, est de découvrir que, de plus en plus, les deux pays fonctionnent avec des structures parallèles qui coopèrent… Le bateau ivre anglo-saxon

Le monde enchanté de Dick Cheney

Il est vrai que Dick Cheney ne cesse de surprendre par l’audace de ses appréciations de la situation en Irak. Il semble qu’il faille désormais considérer que le vice-président des Etats-Unis se trouve dans un univers qui lui est propre, dont lui seul connaît les règles et les enchantements. Claude Salhani, de UPI, qui rapporte la dernière en date des appréciations de Dick Cheney, montre quelque irritation sarcastique. «Replying to a question on a radio talk show Vice President Dick Cheney said he believes the war in Iraq is going remarkably well. The follow up question should have been who is it going well for?’.… Le monde enchanté de Dick Cheney

GW admet que les choses ne vont pas absolument bien en Irak et que cela a peut-être un impact sur les élections US

GW Bush vient de donner une interview télévisée à George Staphanopoulos, de ABC.News. Des extraits de cette interview sont publiés dans un texte de Ed O-Keefe, sur le site ABC.News, ce 18 octobre. Deux domaines sont notamment abordés : la comparaison de la situation en Irak avec celle du Viet-nâm et la perception que les élections mid-term (7 novembre) sont devenues un référendum sur la guerre. «Stephanopoulos asked whether the president agreed with the opinion of columnist Tom Friedman, who wrote in The New York Times today that the situation in Iraq may be equivalent to the Tet offensive in Vietnam almost 40 years ago.… GW admet que les choses ne vont pas absolument bien en Irak et que cela a peut-être un impact sur les élections US

L’Irak (2006) comme Suez (1956)?

L’Irak (2006) comme Suez (1956)? 19 octobre 2006 Ce qui se passe en Irak et autour de l’Irak aujourd’hui ressemble-t-il à ce qui se passa à Suez et autour de Suez en 1956, il y a cinquante ans? C’est la question implicite que pose le texte de Martin Woollacott, publié aujourd’hui dans le Guardian. On comprend que Woollacott la pose, question d’opportunité intellectuelle et commerciale, puisqu’il publie un livre sur le sujet ces jours prochains. (Cet avis à la fin du texte de Woollacott : «Martin Woollacott’s book After Suez: Adrift in the American Century’ will be published by IB Tauris this month.») C’est une… L’Irak (2006) comme Suez (1956)?