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Le vertige des milliards jusqu’au trillion et au-delà…

Les évaluations du coût de la GWOT (Great War On Terror), seulement pour l’Irak et l’Afghanistan, atteignent des sommets himalayens. A notre sens, cela devrait continuer, se poursuivre en grossissant, s’amplifier et l’Himalaya devrait être largement dépassée. Dernière estimation en date : plus de $700 milliards pour une décennie, estimation rapportée par James Sternglod du San Francisco Chronicle. Voici qu’on nous en dit : « The wars in Iraq and Afghanistan have already cost taxpayers $314 billion, and the Congressional Budget Office projects additional expenses of perhaps $450 billion over the next 10 years. » That could make the combined campaigns, especially the war in… Le vertige des milliards jusqu’au trillion et au-delà…

Les irresponsables aveugles devant leurs basses œuvres

Le New York Times du 18 juillet détaille, avec une incrédulité détachée mais tout de même vaguement inquiète, les réactions des Irakiens devant la nouvelle flambée de violence dans le pays, qui parvient à en rajouter sur la violence quotidienne là-bas, qui passe d’habitude inaperçue. Cela se fait entre des déclarations épisodiques de chefs militaires américains selon lesquels la situation s’améliore parce qu’il n’y a pas eu d’attentat à la voiture piégée depuis deux ou trois heures. Ce pays est possédé par une rage de destruction, et nous observons le spectacle, nous, c’est-à-dire nos amis américains (et britanniques, non?) avec une sorte de détachement surréaliste… Les irresponsables aveugles devant leurs basses œuvres

La civilisation en marche en Irak, type Sherman en Georgie version postmoderne

Nous recommandons à nos lecteurs de lire l’article de l’excellent historien américain Chalmers Johnson, reproduit par ailleurs sur ce site dans la rubrique Nos choix commentés. Pourquoi cette insistance? Parce qu’il y a la description d’une tragédie qui n’est pas du genre à provoquer les larmes de midinette de nos hommes politiques, qui ne fait pas le prime time de nos journalistes spécialistes de la liberté de l’information mais qui, dans l’ordre du symbolisme, de l’intelligence et de l’âme humaines, de la mémoire et de l’âme d’une civilisation, représente un attentat d’une gravité et d’une ignominie qui témoigne d’une façon éclatante du niveau de notre… La civilisation en marche en Irak, type Sherman en Georgie version postmoderne

Combien coûte “une” réalité?

Lisez l’interview du colonel Sam Gardiner, du 22 juin, sur cet étrange sujet de la guerre psychologique de l’Amérique (de GW Bush) contre l’Amérique. Gardiner n’est pas un galopin (il a enseigné au National War College, à l’Air War College et au Naval War College). Il est devenu auteur et journaliste, et l’un de ses livres nous dit tout à propos de son jugement de la situation aux USA : The Enemy is Us. La thèse de Gardiner est donc que la véritable guerre de GW Bush a été de créer une réalité pour pouvoir la mettre à la place de la réalité et justifier… Combien coûte “une” réalité?

La blocage de la confirmation de John Bolton, illustration de la paralysie washingtonienne

La blocage de la confirmation de John Bolton, illustration de la paralysie washingtonienne 22 juin 2005 Le blocage de la confirmation de John Bolton au Sénat est toujours en vigueur. Les dernières nouvelles montrent une nouvelle offensive des démocrates qui ont bloqué à nouveau cette confirmation, et les pressions s’accentuent sur l’administration GW Bush pour qu’une décision de l’administration soit prise pour un nomination unilatérale qui est légale pour une durée de 18 mois (« a recess appointment »). Selon The Washington Post du 21 juin: « The Senate yesterday refused for a second time to confirm John R. Bolton as U.S. ambassador to the… La blocage de la confirmation de John Bolton, illustration de la paralysie washingtonienne

La question est bien de savoir si c’est la révolte qui commence

Washington ne résonne que de cela : un appel bipartisan (deux représentants démocrates, deux républicains) présenté hier et qui, s’il était voté par la Chambre, enjoindrait au président GW Bush de commencer le retrait des forces US d’Irak en septembre 2006. Les quatre parlementaires sont les républicains Walter Jones de Caroline du Nord et Ron Paul du Texas ; les démocrates sont Dennis Kucinich de l’Ohio et Neil Abercrombie de Hawaïi. Trois des quatre ont voté contre les pouvoirs donnés au président pour faire (notamment) la guerre en Irak, et deux (Paul et Kucinich) sont fameux pour leur opposition militante au conflit. Le cas de… La question est bien de savoir si c’est la révolte qui commence

Cette sorte de guerre est inacceptable, point final

Nous recommandons à nos lecteurs qui ne l’ont pas consulté à partir du lien de notre rubrique Nos choix, de s’intéresser vivement au texte publié par le Chicago Tribune du 6 juin, sur l’incapacité biologique du Pentagone de s’adapter à la guerre de la quatrième génération. Le texte fait nombre de références aux divers cercles de réformistes militaires US, par exemple ceux qui sont proches aujourd’hui de William S. Lind ou de groupements tels que le le National & Defense Interest. Il se réfère à diverses interventions célèbres dans la mémoire des dissidents militaires, comme cet article d’octobre 1989 du Marine Corps Gazette, mettant en… Cette sorte de guerre est inacceptable, point final

On vous l’avait bien dit… (suite)

Pour suivre et enrichir notre texte précédent du jour d’avant sur la question, nous attirerons l’attention de nos lecteurs sur le fait que l’auteur du texte du Washington Times, en fait Senior Analyst de UPI intervenant ès-qualité, est le même Martin Sieff que nous citions dans un autre texte du Bloc-Notes, deux jours avant, le 1er mai. Les deux textes de Sieff sont respectivement des 30 avril et du 2 mai, et ils portent sur le même sujet (l’Irak) et selon le même thème (la formidable dégradation de la situation en Irak). On notera la sensible aggravation du ton de Sieff entre ces deux textes,… On vous l’avait bien dit… (suite)

Rupture de l’intégration, outil du virtualisme

Rupture de l’intégration, outil du virtualisme Partout et toujours, lorsqu’il s’agit de l’univers postmoderne et spécialement des Américains qui en sont à la fois les créateurs et les premières victimes, cette même rengaine caractéristique du virtualisme: « déconnexion ». Notre époque est celle de la rupture des liens qui tiennent ensemble les éléments constituants de la réalité, d’une pensée, d’une perception, d’une psychologie, etc. A la place, on voit se mettre en place des stéréotypes reconstitués, souvent reflets de personnages ou de situations qui sont présentés dans les films les plus primaires, les séries de télévision, etc. Le travail de la communication est décisivement favorisé par la… Rupture de l’intégration, outil du virtualisme

C’est entendu, Silvio a cédé, mais quoi et à qui?

C’est entendu, Silvio a cédé, mais quoi et à qui? 17 mars 2005 Le problème que Berlusconi pose aux chroniqueurs du monde entier, c’est qu’il est trop parfaitement conforme à la caricature qu’on fait de lui pour qu’on s’y retrouve vraiment. Faire de lui un fasciste, comme se plaisent à le rêver certains esprits purs de la gauche, est tout simplement risible; Berlusconi est un affairiste, magouilleur, pas très sérieux mais arrangeant pour les affaires comme pour lui-même dans ses affaires, sans l’ombre du souci d’un commencement du moindre scrupule, sans l’ombre du quart du début d’une conviction quelconque, pas antipathique pour autant et avec… C’est entendu, Silvio a cédé, mais quoi et à qui?

La deuxième légitimation de GW

La deuxième légitimation de GW 31 janvier 2005 Faut-il s’attarder aux chiffres? Ceux qui, hier 30 janvier, accompagnèrent (encore plus que suivirent) les élections irakiennes furent marqués à la fois par l’élan des commentaires occidentaux, une sorte de « solidarité mondialisée » pour faire accueil complètement enthousiaste à la démocratie triomphante, et par une confusion sympathique dans leur fonction première d’annonce des résultats. Hier soir, BBC.News titrait: « Iraq election declared success », un peu comme on déclare la victoire. GW fut ému en nous déclarant, lui, que c’était « a great and historical achievement ». Maintenant, voyons le plus intéressant, qui est la petite… La deuxième légitimation de GW

Les élections irakiennes comme événement virtualiste

Les élections irakiennes comme événement virtualiste Faut-il s’attarder aux chiffres? demandons-nous par ailleurs. Pas vraiment nécessaire, c’est-à-dire qu’il est préférable de ne chercher une précision qui, par ailleurs, semble pour l’instant bien insaisissable. Par ailleurs, c’est sur cette précision insaisissable que les commentaires se sont appuyés dès dimanche après-midi pour décrire l’élection en Irak comme un triomphe de la démocratie, jusqu’à décider que c’est bien le cas (« Iraq election declared success » titrait le 30 au soir BBC.News). Nous essayons d’abord de tracer une description de ce processus par rapport à ce qui nous était donné des chiffres de l’élection. Nous ne prétendons pas,… Les élections irakiennes comme événement virtualiste

Le tsunami de Seymour Hersh

Le tsunami de Seymour Hersh 19 janvier 2005 — L’article de Seymour Hersh du New Yorker du 24 janvier, mis en ligne le 17 janvier sur le site du journal, a provoqué des effets d’une extraordinaire puissance. (En fin de matinée (10H45), alors que nous mettons en ligne cet article, le moteur de recherche Google donnait 517 liens menant à des articles traitant de l’article de Seymour Hersh. Cela représente une audience extraordinaire pour un texte ne reposant sur aucune affirmation officielle mais, au contraire, offrant des affirmations contraires à la politique officielle des Etats-Unis. C’est un exemple remarquable de la puissance des réseaux de… Le tsunami de Seymour Hersh

Notes sur Clausewitz KO debout

Volume 20, n°04 du 25 octobre 2004 Depuis la « seconde Guerre froide » de la fin des années 1970, la guerre a évolué d’étrange façon. De « façon de continuer la politique par un autre moyen », elle est devenue moyen de liquider la politique par tous les moyens. Ce texte constitue la rubrique Analyse, Volume 20, n°04 du 25 octobre 2004, de la Lettre d’Analyse de defensa et eurostratégie. Notes sur Clausewitz KO debout D’abord, proposons une audace révisionniste (très vilain terme…). Contrairement à ce qui fut un peu vite affirmé dans notre époque où tout va trop vite, le XXIe siècle n’a commencé que fort récemment.… Notes sur Clausewitz KO debout

John Wayne à Falloujah

Notes sur John Wayne à Falloujah 22 décembre 2004 (10 décembre 2004) – A la bataille de Falloujah, il ne manquait qu’une chose : des hauts-parleurs diffusant l’hymne des Marines. Et, pour la commenter, il nous manquait l’immortel John Wayne, l’homme qui a si bien interprété le soldat américain à l’écran. (Note en passant, sur une vieille anecdote bien dans l’air du temps : Wayne s’est bien gardé de la faire, la guerre, préférant les studios d’Hollywood. Fin 1944, en pleine forme, il visita un hôpital militaire d’Honolulu en mission de commando de soutien du moral des troupes. On y soignait les Marines blessés à… John Wayne à Falloujah

Les généraux US jouent au football avec la réalité

Les généraux US jouent au football avec la réalité 18 décembre 2004 Il est vrai que la lecture de ce que dit le général Casey (baptisé pompeusement chef de la coalition) après avoir lu les nouvelles d’avant-hier, où le Lieutenant Général Lance Smith, adjoint du commandant en chef de US Central Command, nous annonçait l’amélioration radicale des capacités de la résistance irakienne, voilà qui a de quoi nous arrêter. D’où notre question : Les généraux US nous prennent-ils pour des débiles ? mais aussi notre réponse : Non, ils continuent leur petite guéguerre de gestion de la perception cousue de mensonges, de montages, de tricheries… Les généraux US jouent au football avec la réalité

L’Amérique malade de l’Irak, — et comment la soigner

L’Amérique malade de l’Irak, et comment la soigner 17 décembre 2004 On ne sait pas encore qui perdra en Irak (bien qu’on commence à en avoir une petite idée) mais on sait d’ores et déjà que l’Amérique en sortira malade. Certains pourraient d’ailleurs répliquer que c’était déjà fait, que l’Amérique était malade avant d’aller en Irak et que, justement, elle attendait la guérison de cette expédition absurde et cruelle. Il faut en effet garder à l’esprit qu’avant d’être une question de puissance et de guerre, ce qui se passe aujourd’hui est une question de psychologie malade : il faut qu’il en soit ainsi pour déclencher… L’Amérique malade de l’Irak, — et comment la soigner

A quoi sert Falloujah ?

A quoi sert Falloujah ? 14 novembre 2004 Où qu’elle en soit réellement, la bataille de Falloujah a apporté d’ores et déjà deux enseignements opérationnels importants : D’une part, les Américains sont trop peu nombreux pour tenir le pays dans une situation d’une insurrection contrôlée tactiquement et coordonnée stratégiquement par les rebelles, comme c’est de plus en plus le cas. C’est une situation stratégique classique dite de la couverture trop courte : on concentre des forces dans un point pour remporter une victoire tactique et, pour cela, on dégarnit d’autres points où les rebelles peuvent intervenir avec une assez grande impunité. (Selon le Daily Telegraph… A quoi sert Falloujah ?

L’Ohio et le Rest Of the World, le Guardian et Ralph Nader

L’Ohio et le Rest Of the World, le Guardian et Ralph Nader 20 octobre 2004 L’initiative du Guardian peut nous sembler chaleureuse, inquiète, responsable, civique, etc. Pour les Américains, elle apparaît déplacée, pour le moins, voire complètement arrogante ou affreusement absurde, et rien de moins qu’une ingérence, une violation de la souveraineté. On peut comprendre les deux points de vue et admettre qu’ils sont justifiés, et aussitôt conclure que ce sont bien deux mondes complètement étrangers que sépare l’Atlantique, entre le Royaume-Uni comme partie intégrante de l’Europe, pour cette fois aucun doute, et les Etats-Unis. Les Américains ont très, très mal réagi à l’initiative du… L’Ohio et le Rest Of the World, le Guardian et Ralph Nader

L’utopie américaniste en action en Irak, par Noami Klein

L’utopie américaniste en action en Irak, par Noami Klein Cet article de la fameuse activiste Noami Klein est un monument qu’il faut lire toutes affaires cessantes. Klein a été en Irak, elle en revient en en croyant à peine ses yeux, ses oreilles et son jugement. Contrairement à ce qui se dit d’un air entendu, les Américains avaient bien un plan pour l’après-guerre : laisser faire après avoir tout casser, laisser se réaliser l’utopie néo-conservatrice, laquelle est bien, contrairement à nos airs entendus, l’utopie américaniste : briser les structures traditionnelles, briser le passé et tout ce qui peut ressembler à une racine qui lie un… L’utopie américaniste en action en Irak, par Noami Klein

Tony, all alone avec sa folie irakienne et la crise du système

Tony, all alone avec sa folie irakienne et la crise du système 21 septembre 2004 L’Histoire s’interrogera longuement : quelle mouche a donc piqué le sémillant Premier ministre Tony Blair, en 2001-2002 ? John Kampfner, du Statesman, écrivant dimanche dans The Observer, répond ceci : « Blame No 10’s hubris and genial naivety », ajoutant que le Premier a ignoré tous les avis, tous les avertissements, toutes les mises en garde. L’explication psychologique doit en effet être tenue comme essentielle pour comprendre le drame de Tony Blair. « Blair disregarded these warnings because they did not fit his justification for invading Iraq the hubris in… Tony, all alone avec sa folie irakienne et la crise du système

Une guerre civile neocon ?

Une guerre civile neocon ? 25 août 2004 — Parlons-en puisque tout le monde en parle, surtout depuis le 13 août et un article de Steve Clemons dans « Washington Note ». Cette fois, il semblerait que l’on puisse annoncer que c’est sérieux : il y aurait, dans les rangs des néo-conservateurs, de très sévères accrochages, au point où Francis Fukuyama regarde Charles Krauthammer comme un évadé d’un asile psychiatrique. Écoutons Justin Raimundo qui, on s’en douterait, boit du petit lait : « It was all too delicious for words. Francis Fukuyama, the boy wonder of the neocons who had famously pronounced the End of History, sat… Une guerre civile neocon ?

Kerry par la barbichette

Kerry par la barbichette 24 août 2004 Ces derniers jours, la campagne électorale US a pris un tour polémique qui illustre assez justement le climat réel du pays, le désarroi du système et l’acharnement des candidats pour un seul aspect de cet événement : l’emporter à tout prix et de toutes les façons possibles. Mais surtout, ce tour polémique a permis de mettre en évidence le dilemme où John Kerry lui-même s’est mis, en acceptant à 100% la théologie républicaine et bushiste sur la situation présente. La polémique a concerné la question du passé militaire de John Kerry, et elle a mis le candidat démocrate… Kerry par la barbichette

Désormais, les relations USA-Europe sont en jeu

Désormais, les relations USA-Europe sont en jeu 10 mai 2004 Les signes se multiplient de réactions extrêmement vives en Europe, à l’encontre des Etats-Unis, dans le scandale des tortures. Une source européenne précise que, « dans certains pays, notamment les pays nordiques pourtant alliés fidèles des USA mais aussi très pointilleux sur la question des droits de l’homme, la mise en évidence de la torture érigée en système au sein de l’armée américaine a un effet absolument horrible, dévastateur ». Cette analyse renforce les estimations faites par Richard Armitage, n°2 de Colin Powell, lors d’une émission sur CNN. Un très récent article du Washington Post… Désormais, les relations USA-Europe sont en jeu