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Le fantôme de Tony Blair ricane jaune…

Le fantôme de Tony Blair ricane jaune… Les Français qui savent encore ce que cela signifie qu’être Français, ces Français-là éprouveront un sentiment mêlé d’ironie devant le paradoxe du Système et de tristesse fatiguée devant l’usage courant de la République-poire en constatant que, soudain, un accroc se manifeste du côté britannique. Les Français sont sous l’empire patelin du président-poire, parfaite illustration d’une soumission de type notaire-de-province monté à Paris au diktat du Système, et ils ne se posent aucune question. La démocratie fonctionne, proclament les salons ; ils n’imaginaient certainement pas, les salons, qu’un spasme qu’on serait conduit alors à décrire comme anti-démocratique puisse venir… Le fantôme de Tony Blair ricane jaune…

Du temps où le chimique, ça allait…

Du temps où le chimique, ça allait… C’est une occurrence sympathique que la CIA ait dû déclassifier les documents montrant l’attitude positive, sinon attendrie, des USA vis-à-vis de l’emploi massif de gaz chimiques contre les Iraniens par Saddam Hussein, en 1987-1988. La déclassification se fait donc en temps opportun, grâce à la machinerie bureaucratique qui ne s’arrête pas à des détails tels que la contradiction révélatrice du contenu des documents déclassifiés avec l’attitude absolument furieuse, outrée, indescriptible d’indignation, du bloc BAO, à l’encontre de l’emploi massif de gaz sarin, bien évidemment par Saddam, oups, pardon ! par Assad-le-Syrien. Foreign Policy, qui a obtenu les documents… Du temps où le chimique, ça allait…

Les incertitudes dubitatives de l’hystérie

Les incertitudes dubitatives de l’hystérie Il n’est pas indifférent que le ministre russe des affaires étrangères Lavrov ait caractérisé la phase actuelle de la crise syrienne par le mot hystérie. Il s’agissait de la première réaction circonstanciée des Russes à propos de l’actuelle séquence autour de la toujours-mystérieuse attaque chimique de la semaine dernière et de l’entraînement général du bloc BAO pour une attaque contre la Syrie. Le premier message tweeté du ministère des affaires étrangères à propos de cette conférence de presse portait effectivement sur cette qualification («Lavrov: We are highly concerned about Syria, with growing hysteria and confrontation from the use of chemical… Les incertitudes dubitatives de l’hystérie

Hélicos russes et filière Russie-Irak-Syrie

Hélicos russes et filière Russie-Irak-Syrie Discrète et brève annonce de RIA Novosti le 28 juin 2013. Le très gros contrat d’armement entre la Russie et l’Irak ($4,3 milliards) commence à être livré, avec plus d’une dizaine d’hélicoptères d’attaque (gunship) avec capacités d’intervention nocturne, Mil Mi-28NE. Les termes de la très courte dépêche de Novosti sont pour le moins laconiques, sinon expéditifs, comme il est de coutume pour les livraisons d’armements russes. «La Russie livrera à l’Irak plus de 10 hélicoptères d’attaque Mi-28NE Chasseur de nuit, conformément à un accord d’armement évalué à plusieurs milliards de dollars, a annoncé à RIA Novosti le directeur adjoint de… Hélicos russes et filière Russie-Irak-Syrie

Obama et le chimique, l’Irak et les rebelles syriens

Obama et le chimique, l’Irak et les rebelles syriens Jeudi (voir le 25 avril 2013), DEBKAFiles faisait grand cas, jusqu’à une discrète hystérie guerrière qui caractérise le sens historique du site, du changement («a remarkable reversal») d’appréciation du secrétaire à la défense Hagel par rapport à l’utilisation ou pas de l’armement chimique par Assad. Hagel se trouvait à la fin d’une tournée au Moyen-Orient et voilà que, après qu’il ait écarté dans des déclarations les jours précédents l’évaluation selon laquelle Assad aurait utilisé de l’armement chimique, cet usage devenait désormais dans son estimation assez probable. En même temps, la nouvelle était annoncée par le président… Obama et le chimique, l’Irak et les rebelles syriens

De la “démence stratégique” à la “doctrine de la stupidité”

De la démence stratégique à la doctrine de la stupidité Par ailleurs, ce même 21 mars 2013, on lit un texte de Fédor Loukianov donnant une appréciation russe, et celle de Poutine spécifiquement, sur la guerre US contre l’Irak et sur ce qui a suivi aux USA en matière de politique étrangère, ou, plus largement et justement exprimé, de politique de sécurité nationale. L’expression démence stratégique (strategic insanity) est proposée. Ce n’est pourtant pas faute, dans le chef de Poutine, d’avoir essayé d’établir des relations normales et équilibrées avec les USA, ce qui indique qu’il resta longtemps prêt à écarter le doute grandissant qui le… De la “démence stratégique” à la “doctrine de la stupidité”

Poutine, l’Irak 10 ans après et la “démence stratégique”

Poutine, l’Irak 10 ans après et la démence stratégique Le terme anglo-saxon de strategic insanity peut avoir différentes traductions. Nous avons choisi celui de démence stratégique pour ne pas introduire le terme de folie qui a plusieurs connotations à cause de son emploi multiple, et en écartant l’expression stratégie de la démence (ou stratégie de la folie) qui pourrait impliquer un calcul, une empreinte de la raison dans l’exécution d’une stratégie à desseins divers qu’on camouflerait sous l’apparence de la démence ou de la folie. Dans l’expression démence stratégique, c’est le terme démence qui importe, et, pour nous sa puissante connotation psychologique, avec le mot… Poutine, l’Irak 10 ans après et la “démence stratégique”

Cela fait dix ans

Cela fait dix ans Dix ans ce n’est pas l’âge de raison. Le 20 mars 2003, une coalition organisée autour des US(a) a envahi l’Irak sous la forme inédite d’une agression militaire préventive pour épargner à l’humanité l’emploi d’armes de destruction massive inexistantes par un régime dictatorial aux abois après un embargo de 13 ans et pour apporter par les armes en bénéfice secondaire la démocratie au peuple irakien. Dix ans après, le pays est très loin d’avoir retrouvé le niveau des infrastructures dont il jouissait avant le premier cataclysme qu’il a essuyé de la part de l’occident en 1991. L’hypothèse basse de 1,5 millions… Cela fait dix ans

Ces 99%-là sont peut-être décisifs

Ces 99%-là sont peut-être décisifs 25 février 2013 Lorsqu’on dit 99%, on pense aux 99% popularisés par le mouvement Occupy Wall Street (les 99% de la population US face aux 1% les plus riches qui détiennent près de la moitié de la fortune privée du pays). Les 99% dont nous voulons parler, c’est tout à fait autre chose Il s’agit du pourcentage, déterminé par enquête statistique, de citoyens US estimant que l’Iran nucléaire (perçue automatiquement comme nucléaire militaire) est une menace (critique ou importante) contre les intérêts vitaux des États-Unis. Ces 99%-là, il s’agit d’un événement peut-être décisif, et si c’est le cas, s’il est… Ces 99%-là sont peut-être décisifs

Le Guardian, la Syrie et le chaos-Système

Le Guardian, la Syrie et le chaos-Système Nous nous arrêterons à cet article, long et détaillé, manifestement fruit d’une enquête disons sérieuse, du quotidien Guardian de Londres, ce 27 décembre 2012. Le Guardian ne le dissimule pas et le considère au contraire comme un document, le plaçant (à l’heure où nous écrivons) en manchette sur son site. L’enquête, puisqu’enquête il y a, se fait uniquement chez les rebelles par rapport à la situation qu’ils ont établie dans les zones qu’ils contrôlent, particulièrement dans la région d’Alep. Il s’agit d’une enquête critique, qui ne s’attache en rien à la situation opérationnelle d’affrontement avec le régime Assad,… Le Guardian, la Syrie et le chaos-Système

L’“encercleur” encerclé

L’encercleur encerclé 19 octobre 2012 Deux éléments significatifs, d’ordre militaire et technologique et en développement dans ces domaines, mais d’ores et déjà effectifs au niveau de la communications et donc d’ores et déjà transformés en équivalents postmodernistes d’évènements effectifs, affectent la situation autour de la crise haute en développement dans sa zone moyenne-orientale. Ces deux évènements liés aux crises syrienne et iranienne, touchent en réalité une zone géographique beaucoup plus large, englobant comme limites extérieurs la Syrie, Israël, la Turquie, la Russie (l’Arménie) et l’Iran, l’Irak éventuellement Il s’agit donc d’un cercle stratégique, désignation symbolique plus que géométrique, à la fois géographique, technologique et de… L’“encercleur” encerclé

A propos des USA évidemment trotskistes…

A propos des USA évidemment trotskistes L’appréciation des USA trotskistes semblerait selon les commentateurs communs et les idées reçues, comme une idée absurde et un commentaire cherchant le paradoxe sollicité et grossier. On comprend aussitôt que ce n’est pas le cas et on laisse les idées reçues à ceux qui les reçoivent avec soulagement et reconnaissance. L’idée, en général sous-jacente à toute étude sérieuse du comportement des USA tel qu’il se fait naturellement et parfois un peu indépendamment des politiques annoncées, est beaucoup plus souvent évoquée ces dernières années, notamment à propos des néo-conservateurs, inspirateurs de la politique de GW Bush. (Nous avons baptisé cette… A propos des USA évidemment trotskistes…

Joseph de Maistre travaille-t-il pour Stratfor?

Joseph de Maistre travaille-t-il pour Stratfor? On lit par ailleurs, ce même 15 octobre 2012, le texte de George Friedman (en accès libre), directeur de la société d’analyse stratégique Sratfor sur la doctrine émergente des États-Unis. Il faut entendre par là une nouvelle doctrine, qui se dessine à la suite des diverses mésaventures du printemps arabe, et notamment les mésaventures libyenne et syrienne. Friedman, qui a la vision particulièrement vaste et historique, voire métahistorique sans le vouloir c’est selon, y ajoute les enseignements des campagnes passées depuis 9/11, et principalement l’Irak. Il ne repousse, on le voit en passant et nous le signalerons marginalement, ni… Joseph de Maistre travaille-t-il pour Stratfor?

Russie-Irak : armements et accélération de l’Histoire

Russie-Irak : armements et accélération de l’Histoire 12 octobre 2012 Il y a six ou neuf mois, il était de bon ton, dans la presse-Système, de dauber sur les mésaventures de la Russie, isolée, exclue de partout, fort peu fréquentable puisque dépouillée de toute carte d’accès au club BAO, conduite à soutenir désespérément le régime syrien barbare et d’ailleurs condamné pour tenter sans espoir de conserver son seul et dernier allié au Moyen-Orient. Aujourd’hui, il est admis que la Russie est en train, avec une perspective raisonnable de grande influence, de soutenir, vraiment, pour le cas, un triangle Irak-Iran-Syrie, auquel il ne serait pas impossible… Russie-Irak : armements et accélération de l’Histoire

Déstabilisation, de la Turquie à l’Irak

Déstabilisation, de la Turquie à l’Irak La Turquie continue à s’enfoncer dans l’imbroglio enfanté par sa politique syrienne, et exacerbé ces derniers jours par les échanges de tir entre la Syrie et la Turquie. Les Turcs alternent des déclarations incendiaires et des déclarations apaisantes à propos de ces incidents, qui semblent plutôt un enchaînement de circonstances, avec des provocations qui les accompagnent, mais qui illustrent surtout l’impasse complète caractérisant la position turque : conserver l’intransigeance anti-Assad de la politique turque, continuer à figurer d’une façon offensive dans les tirs de frontière, et en même temps s’alarmer constamment des possibilités d’extension de ces incidents de frontière… Déstabilisation, de la Turquie à l’Irak

L’Irak change, et la Russie n’est pas loin

L’Irak change, et la Russie n’est pas loin L’interview du Premier Ministre irakien Nouri Al-Maliki qu’a publié Russia Today, le 5 octobre 2012, est d’un particulier intérêt. Il y a une importante partie qui est consacrée à la crise syrienne, bien entendu, et l’on constate que l’Irak se trouve sur la même ligne que la Russie, peut-être plus qu’aucun autre pays de la région, peut-être plus qu’aucun autre pays tout court. Voici les questions et les réponses concernant la crise syrienne, spécifiquement. Russia Today: «What do Iraq and Russia have in common in terms of their approach to the Syrian crisis; and do you think… L’Irak change, et la Russie n’est pas loin

Al Qaïda forme déjà un quart de la rébellion en Syrie

Al Qaïda forme déjà un quart de la rébellion en Syrie Il commence à se dire beaucoup, dans la presse-Système US, qu’al Qaïda tient une place de plus importante dans la rébellion en Syrie. L’estimation, communiquée par le parlementaire républicain Mike Rogers, est qu’un quart des 300 groupes qui forment la rébellion évoluent officiellement sous le contrôle complet d’al Qaïda et formé exclusivement de militants d’al Qaïda, et que l’expansion de cette présence est en constante accélération avec lez flot d’al Qaïda venu d’Irak. Qui plus est, comme s’en réjouissait encore récemment un expert du Council of Foreign Relations, les combattants d’al Qaïda sont de… Al Qaïda forme déjà un quart de la rébellion en Syrie

Notes sur la deuxième “chaîne crisique”…

Notes sur la deuxième chaîne crisique Nous parlâmes, in illo illo tempore (voir le 24 février 2011 et le 2 avril 2011) de chaîne crisique à propos des débuts du printemps arabe. Désormais, ce concept-là, sinon le printemps lui-même, retrouve une nouvelle vigueur, une nouvelle dynamique, dans et à partir de la crise syrienne et nullement réduit à la seule crise syrienne. Il s’agit donc d’une deuxième chaîne crisique, engendrée par la crise syrienne telle qu’elle a été continuellement alimentée depuis près d’un an et demi, par le bloc BAO augmenté avec avantage des amis saoudiens et qataris, et particulièrement depuis novembre 2011 par les… Notes sur la deuxième “chaîne crisique”…

L’axe Damas-Bagdad-Téhéran, au pas de charge

L’axe Damas-Bagdad-Téhéran, au pas de charge Dans le courant actuel dont rien ne semble indiquer qu’il puisse lui devenir défavorable du côté du bloc BAO malgré les preuves et la documentation s’accumulant sur la vérité de son action, al Qaïda ne dissimule plus ses ambitions. En gros, il s’agit de former un « État islamiste », sorte de cœur grondant d’un khalifat de bonne circonstance, constitué de la Syrie et de l’Irak, dont le but est de mener une guerre résolue et sans indulgence particulière contre Israël et l’Iran, et de libérer les Palestiniens. C’est un programme de « réarrangement » de la situation au Moyen-Orient qui devrait séduire… L’axe Damas-Bagdad-Téhéran, au pas de charge

Fous ou affolés?

Fous ou affolés? Sont-ils fous ? Ceux qui veulent depuis Paris, Tel Aviv et Washington détruire Damas ? Une multitude de raisons, la moins insensée et la plus triviale parmi elles, toutes absurdes, le contrôle des axes d approvisionnement en pétrole de l’orient arabe, sont supposées conforter les stratégies occidentales tendues vers la fragmentation de la Syrie. Tous les arguments invoqués justifiant l’interventionnisme appuyé, livraison d’armes, formation des mercenaires, propagande hardiment mensongère parfois soutenue par la fabrication d’informations filmées dans des studios de Doha, suscitent des contre-indications à cet engagement. Déjà, les députés iraniens ont voté dans leur majorité la fermeture du détroit d’Ormuz en… Fous ou affolés?

Résistance & autodestruction

Résistance & autodestruction 2 juillet 2012 – Il était tentant d’écrire comme titre, parce que la formule vient naturellement sous la plume, comme une sorte de recette vitale si l’on veut : « Résistance à l’autodestruction ». Ce n’est pas le cas. Nous voulons, avec ce titre, séparer deux phénomènes, – la « résistance » d’un côté, l’ »autodestruction » de l’autre ; nous voulons montrer que les deux phénomènes se trouvent confrontés dans certains évènements très précis et sensationnels, et que pourtant ils se trouvent liés (on n’ose écrire « complices » mais c’est techniquement le cas) par des rapports objectifs d’interférences souvent inconscientes, « mécanique » dirions-nous, que les rapports de cause à… Résistance & autodestruction

Notre “double standard” jusqu’à la nausée

Notre double standard jusqu’à la nausée Le terme double standard s’applique, dans les conditions des évènements actuels, au fait de distinguer entre les massacres perpétrés ou prétendument perpétrés par des forces désignées comme ennemies ou mauvaises, et les incidents collatéraux (entre d’autres termes) suscités par l’intervention de forces amies, essentiellement US. Les différences des termes utilisés n’est nullement polémique mais correspond à une pratique standard du double standard. Le phénomène du double standard est largement remis au centre des réflexions par le massacre (sans guillemets, mais aussi sans coupable désigné a priori, avant enquête, etc.) de Houla. De nombreux articles lui sont consacrés. Sur le… Notre “double standard” jusqu’à la nausée

Les États affermés et les firmes privées

Les États affermés et les firmes privées La gestion des secours de la catastrophe de l’ouragan Katrina qui s’est abattu en Louisiane en août 2005, très vite devenue une intervention répressive, a été confiée à des sociétés militaires privées. Une dizaine de sociétés avaient signé pour l’occasion un contrat avec le Département de la Sécurité intérieure. Outre la célèbre Blackwater, il faut citer l’Instinctive Shooting International, firme israélienne qui se présente comme fournisseur agréé du gouvernement américain pour ses prestations de services. L’activité des mercenaires avait baissé en Irak et ces nouvelles missions civiles obtenues en raison de l’incurie de la FEMA étaient les bienvenues,… Les États affermés et les firmes privées

Plus la Grèce coule, plus la Grèce est “sauvée”, – et vice-versa

Un nouveau bailout européen, sous surveillance disciplinaire et inflexible de l’Allemagne, pour sauver la Grèce une fois de plus. Ces sauvetages ont une étrange tournure puisqu’ils s’appliquent à une Grèce qui continue de couler, prisonnière dans ses divers carcans dont celui du diktat euro-allemand n’est pas le moindre. Le Premier ministre grec nommé par l’UE, Lucas Papademos, a faut le minimum syndical exigé de ses employeurs en qualifiant la décision des ministres des pays de l’UE d’évidemment historique : «The Greek Prime Minister, Lucas Papademos, called it an historic day after the 130bn (£109bn) deal was concluded early on Tuesday. And European finance ministers said… Plus la Grèce coule, plus la Grèce est “sauvée”, – et vice-versa