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Qui est la marionnette de qui?

Qui est la marionnette de qui ? 5 mai 2009 — Force est de reconnaître que l’héritage de GW Bush est bien vivant, bien actif, bien vigoureux, comme un vrai bon virus « mutant » qui vous désorganise votre système immuntaire. La campagne otanienne et américaniste en Afghanistan se porte mal, as usual, sinon de plus en plus mal. L’attention s’est largement élargie au cas pakistanais, qui est désormais l’objet de tous les soupçons, notamment pour ce qui concerne les craintes à propos de la sécurité de l’arsenal nucléaire du Pakistan. Ainsi l’Afghanistan, élargie au concept AfPak cher à l’administration Obama, tend-il à devenir une crise restaurée,… Qui est la marionnette de qui?

Surge” à Wall Street

Surge à Wall Street 20 avril 2009 Les articles et analyses n’ont pas manqué ces derniers jours pour mettre en évidence la manuvre en cours. Il s’agit de relever la vision de la situation, de présenter une amélioration qu’on suggérerait bientôt comme décisive, qui passe essentiellement sinon exclusivement par un relèvement aussi étrange que massif et enthousiaste du secteur bancaire US. La manuvre est si énorme, à la mesure du susdit secteur, et si considérable, si convaincante que la presse officielle se sent soudain encouragée à parler de la fin de la crise, notamment serait-on tenté d’observer, selon l’argument impératif et qui doit nous clore… Surge” à Wall Street

L’Irak, ou la conquête en partant

Le vénérable et austère Government Accounting Office (GAO), connu pour le sérieux et la probité de ses travaux, a publié un document qui confirme toutes les évolutions inquiètes qu’on envisageait concernant le retrait US d’Irak. Le document examine essentiellement les coûts de la logistique et les divers coûts associés impliqués par un retrait, notamment les projets d’ores et déjà affirmés de l’administration Obama de rapatrier autour de 140.000 hommes d’ici à la fin de 2011. La principale trouvaille du GAO est notamment mise en évidence par un article du Washington Post du 25 mars 2009, qui démarre sur l’annonce que le retrait coûtera, pendant plusieurs… L’Irak, ou la conquête en partant

Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Justin Raimondo, qui n’est pas aisément convaincu, reconnaît qu’il se passe peut-être quelque chose, qu’il s’est peut-être trompé puisqu’il a souvent annoncé qu’il ne se passerait rien, et qu’il en serait heureux, de s’être trompé: «The playing field isn’t level, but, then again, it never is. Nevertheless, the odds are no longer quite so stacked against us, and that’s a sign of progress, I’m glad to admit.» De quoi parle-t-il, aujourd’hui, sur Antiwar.com? De la politique extérieure de Barack Obama. Justin Raimondo, l’un des leaders de droite du parti antiguerre, relève les divers signes qui montrent qu’il se passe effectivement quelque chose, qui pourrait être… Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

$125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

Est-ce une nouvelle tentative sérieuse de record du monde postmoderne de l’escroquerie dans les conditions courantes de notre-démocratie? Les généraux US sont-ils meilleurs que Madoff? Les vrais pilleurs de l’Irak sont-ils les autorités étoilées et libératrices plutôt que les pilleurs de Bagdad? Qui s’en étonnerait? Les lecteurs américains liront-ils ce type d’article?, se demande un lecteur américain du site de The Independent, en commentaire de l’article mis en ligne ce 16 février, de Patrick Cockburn qui se trouve en Irak. L’affaire se résumerait joliment en ceci que des chefs militaires US, travaillant en pleine et loyale coopération avec des contractants privés, sans doute aussi avec… $125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

L’opportune visite de Sarko en Irak

Parfois, le temps et la chronologie font bien les choses. Le président français Sarkozy se rend, en visite-surprise, en Irak, le 10 février. Flons-flons sous haute sécurité, embrassades et enthousiasme des discours, et serments d’une amitié sans fin, disons, comme au temps de Chirac-Saddam? Voici un extrait de la chose, du Figaro du même 10 février: «Le président Sarkozy a affirmé que la France est aux côtés de l’Irak et salue ses efforts. Elle soutient son ancrage démocratique, sa réappropriation progressive de la souveraineté, sa réconciliation nationale et sa reconstruction, a affirmé une source de la présidence française présente à Bagdad. »Nous souhaitons collaborer sur… L’opportune visite de Sarko en Irak

Petraeus versus Obama

Après les premiers jours de l’installation dynamique de l’administration Obama commencent à apparaître les premières rumeurs concernant des batailles internes. On fait grand cas de l’article de Gareth Porter, publié sur le site CounterPunch le 2 février 2009, qui expose les détails d’un affrontement feutré entre le nouveau président et le général Petraeus, l’homme du surge, ancien commandant en Irak et chef aujourd’hui du grand commandement Central Command. Porther est un enquêteur réputé, avec d’excellentes sources chez les militaires, qui lui ont permis notamment de détailler, il y a deux ans, l’affrontement autour d’une possible attaque contre l’Iran. Porther explique comment Petraeus a reçu, avec… Petraeus versus Obama

Etat d’urgence

Etat d’urgence 22 janvier 2009 Les indications ne manquent pas de l’exceptionnalité des temps, et de l’urgence qui s’impose à cet égard. Il en faut, du sens de l’urgence, dans un système et dans une capitale où la vertu et le politically correct se portent haut, où la mécanique à broyer les individus qui se font prendre dans un scandale ou une situation hors des apparences vertueuses marche à plein régime, pour tenter de forcer à la désignation d’un Timothy Geithner comme secrétaire au trésor. C’est d’ailleurs le titre explicite de Reuters ce 21 janvier: « Crisis may force Geithner’s approval.» Tant pis, BHO pousse… Etat d’urgence

Une tactique sans stratégie

Une tactique sans stratégie 16 janvier 2009 Quel but fondamental poursuivent les Israéliens à Gaza? Pour parler en termes militaires, puisque certains prétendent qu’il s’agit d’une guerre, quelle est leur stratégie? Une réponse abrupte nous vient d’un expert US fameux, représentant une tendance centrale de l’establishment stratégique washingtonien, avec toutes les références de crédit et d’honorabilité qui importent. Sur le site du CSIS de Georgetown University, où il tient une place de choix, Anthony H. Cordesman donne, le 9 janvier, son analyse de l’attaque israélienne contre Gaza. On lit notamment une reprise du texte de Cordesman, sous la plume de Bernd Debusmann, sur Reuters, le… Une tactique sans stratégie

L’Irak, Obama et l’hypothèse JFK

L’Irak, Obama et l’hypothèse JFK 29 novembre 2008 Gareth Porther, journaliste d’investigation et historien de l’histoire récente de la sécurité nationale aux USA, période Vietnam (Perils of Dominance: Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam), a montré à plusieurs reprises qu’il est bien informé des arcanes des relations à l’intérieur de la hiérarchie militaire, et entre cette hiérarchie et le pouvoir civil. Depuis 2006, il a suivi avec attention, et nous a informés à mesure, la lutte interne dans l’administration GW Bush autour de la possibilité d’une attaque contre l’Iran. Il a mis en évidence l’opposition à cette attaque d’une fraction importante… L’Irak, Obama et l’hypothèse JFK

En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas

En Afghanistan, la victoire sera made in USA ou ne sera pas 22 novembre 2008 Des indications venues de sources dans les milieux de la défense à Bruxelles et un éditorial du New York Times qui recoupent ces indications en fixant leur esprit permettent de reconstituer les projets US pour l’Afghanistan avec la nouvelle présidence. Sont-ce ceux d’Obama ou non? C’est une autre affaire et il est encore trop tôt pour y répondre, nous verrons plus loin nos spéculations à cet égard. D’une part, nos sources dans les milieux de la défense à Bruxelles, à partir de constats très récents sur place, à un niveau… En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas

L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

Musardant dans les colonnes toujours passionnantes de Tom Engelhardt, dans sa dernière livraison du 20 novembre, nous trouvons un texte consacré à, si l’on veut, la dernière ligne de défense du Pentagone pour ne pas quitter l’Irak. (La bataille, évidemment, se livre entre le Pentagone et la direction politique US, pas en Irak même.) Engelhardt référence notamment deux liens, un de Robert Dreyfuss de The Nation, du 13 novembre, l’autre du Washington Post du 17 novembre, qui renforcent son propos. (Voir aussi, puisque nous y sommes, le Wall Street Journal du 17 novembre.) Mais citons Engelhardt: «It’s the ultimate argument, the final bastion against withdrawal,… L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

Lind, plus que jamais Cassandre

Cassandre, ou bien, selon lui-même, Caton (le vieux Caton du Delenda est Cartago), William S. Lind continue imperturbablement à nous offrir des scénarios fort peu optimistes. Cette fois, il attire notre attention sur l’autre élection, dans un article du 29 octobre sur Antiwar.com. L’autre élection, c’est Israël. Si des élections ont lieu en février 2009, et si, comme certains sondages l’avancent, le Likoud était gagnant? C’est l’hypothèse qu’envisage Lind, dans un cadre général où Obama aurait été élu et où tout le monde en attendrait l’apaisement des engagements guerriers US, notamment au Moyen-Orient «A Likud government in Israel come next spring would make two wars… Lind, plus que jamais Cassandre

Combien de guerres, combien de défaites? Deux, trois, quatre?

Avec un sarcasme désenchanté, William S. Lind envisage une hypothèse stratégique concernant la situation US dans l’arc de crise, avec les engagements US effectifs en Irak et en Afghanistan, et les engagements possibles au Pakistan et en Iran. Son hypothèse, exposée aujourd’hui sur Antiwar.com, s’appuie sur l’analogie allemande des deux guerres mondiales, avec les deux fronts, à l’Est et à l’Ouest. «One way to look at the wars in Iraq and Afghanistan is to see them as one war with two fronts. Germany fought two-front wars twice in the 20th century, and it was almost able to prevail because it had the advantage of interior… Combien de guerres, combien de défaites? Deux, trois, quatre?

Du Sud au Nord, la crise bascule

Du Sud au Nord, la crise bascule 25 août 2008 Décidément, l’affaire géorgienne apparaît d’une importance considérable. Rien ni personne dans le monde des autorités politiques, notamment en Occident, ne semble capable d’en prendre la mesure, a fortiori d’envisager une initiative ou l’autre qui puisse relancer la marche des choses vers une matière plus constructive. Effectivement, comme l’écrivait d’une plume angoissé le Britannique Michael Binyon du Times (le 16 août), la crise n’évolue nullement comme font d’habitude les crises lorsqu’on est parvenu à les contenir sur le terrain et sa tension reste plus que jamais active et proliférante («This conflict threatens to trigger a struggle… Du Sud au Nord, la crise bascule

De l’Irak à l’Afghanistan

De l’Irak à l’Afghanistan Nous avons toujours considéré la société Stratfor (site Stratfor.com) avec une certaine retenue. Ses engagements nous paraissent évidents, dans le sens de l’école géopolitique US dure, et tordent souvent le jugement et l’analyse dans un sens qui fait la part trop belle au seul poids de la puissance, donc aux USA. On connaît la cause principale de cette tendance, outre le simple aspect intellectuel: il y a une proximité connue entre Stratfor et certains centres de puissance US (notamment certains centres du renseignement). D’autre part, et selon les auteurs, Stratfor peut apporter une vision intéressante, paradoxalement à propos de la position… De l’Irak à l’Afghanistan

Bourbiers pour un “camé”

Bourbiers pour un camé 28 juillet 2008 Une guerre chasse l’autre, comme on dit un clou chasse l’autre. Mais l’esprit reste le même, signe que l’esprit bushiste dépassera l’administration de la même qualification, et que GW, idiot du village global et de l’américanisme, est en même temps complètement significatif de son époque. Nous sommes dans une époque bushiste et GW en est l’emblème; on mesure le cloaque où nous sommes, sans doute uvre du dernier homme que Nietzsche nous annonçait, qui nous fait un décor adéquat pour saluer le crépuscule saltimbanque de cette civilisation si contente d’elle-même. Ce qui signifie, concrètement que, si les neocons… Bourbiers pour un “camé”

Du bon usage du candidat Obama, – par l’Irakien Maliki

Obama le candidat est en tournée parmi nous (on veut dire : the Rest Of the World). Il passe en Irak, ce qui va de soi. Il rencontre un Maliki qui nous surprend tous, car c’est bien de Maliki dont nous voulons parler. Maliki s’affirme de plus en plus comme un acteur à part entière, une marionnette reconvertie dans l’habileté manuvrière pour manipuler son colossal conquérant devenu une sorte de Gulliver ligoté et sans idée bien précise. Voici ce qu’écrit Patrick Cockburn, le 21 juillet, du Premier ministre Maliki: «However, even if government claims to have won a military victory are overblown, its recent successes… Du bon usage du candidat Obama, – par l’Irakien Maliki

Et le Pentagone soudain inquiet…

Comment faut-il prendre l’intervention de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major (JCS), le 20 juillet à Fox.News? Il y a deux interprétations possibles. Le site WSWS.org considère (aujourd’hui) cette intervention comme un rappel à l’ordre du Pentagone au candidat Obama, contre sa politique de retrait d’Irak, désormais appuyé par le désormais très influent Premier ministre irakien Maliki. Pressé de s’exprimer sur la question d’un retrait d’Irak en seize mois décidé comme une politique conceptuelle, hors des considérations chronologiques de situation sur le terrain durant ce retrait, et cela en laissant formellement de côté le fait que ce soit justement le programme du candidat… Et le Pentagone soudain inquiet…

Aux USA, l’économie a chassé l’Irak

A côté des variations presque quotidiennes de l’évaluation des préoccupations populaires, souvent associées à des variations de perception où les manipulations de communication jouent leur rôle, il semble qu’on puisse envisager comme un fait politique majeur et durable désormais le basculement des priorités du public US, de l’Irak vers l’économie. C’est une analyse qu’on rencontre désormais d’une façon courante chez les statisticiens spécialisés dans les enquêtes d’opinion. C’est le constat que fait l’agence McClatchy Newspaper, ce 16 juillet, dans une analyse appuyée notamment sur le travail de John Zogby, qui dirige un des instituts de sondage parmi les plus souvent désignés aux USA pour ses… Aux USA, l’économie a chassé l’Irak

Hagel comme candidat vice-président avec Obama? Les rumeurs se précisent

Une note très rapide de Steve Clemons, sur son site The Washington Note, le 11 juillet, et aussi quelques commentaires éclairés de ses lecteurs permettent d’avancer comme de plus en plus fondées des possibilités importantes autour d’Obama. La chose est encore au stade de la rumeur mais il s’agit de rumeurs sérieuses, d’une orientation également sérieuse et logique par rapport aux ambitions d’Obama. Le sénateur républicain (mais anti-guerre) Chuck Hagel serait sur le point d’annoncer son soutien à la candidature de Barack Obama. Chuck Hagel accompagnerait Obama lors de son prochain voyage en Irak. Ainsi serait solennellement fixée l’entente des deux hommes sur l’un des… Hagel comme candidat vice-président avec Obama? Les rumeurs se précisent

L’américanisme et la psychologie des “marionnettes”

L’américanisme et la psychologie des marionnettes 8 juillet 2008 Les négociations pour un traité entre Washington et le gouvernement irakien mis en place sous les auspices tutélaires de Washington se poursuivent, de plus en plus mal, merci. Il s’agit au départ, selon les conceptions US, d’un traité type-brejnévien, d’amitié et d’assistance dans le plus pur style soviétique, garantissant par une légalité douteuse et d’apparence une présence militaire US massive en Irak. C’était dans tous les cas l’intention de départ de Washington, avec des prétentions rocambolesques (plus de 50 bases US, latitude complète des forces US de faire ce qui leur plaît en Irak, immunité légale… L’américanisme et la psychologie des “marionnettes”

Quand April rencontrait Saddam

Quand April rencontrait Saddam Qui se souvient d’April Glaspie ? Plus personne ou presque, justement. April Glaspie est cette ambassadrice des USA à Bagdad qui, à la fin juillet 1990 (le 25), rencontre Saddam Hussein sur instruction expresse du département d’État et lui fait savoir à mots à peine couverts que les USA ne se considéreraient comme nullement impliqués si l’Irak lançait une opération contre le Koweït. C’est ce qu’on appelle un « feu vert ». (En, passant, on goûtera, dans la transcription de l’entretien, tout ce que l’ambassadeur des Etats-Unis dit à Saddam en fait de compliments absolument admiratifs sur ce qu’il fait pour son peuple… Quand April rencontrait Saddam

L’Irak rechigne

L’idée d’un très grand traité USA-Irak qui ferait de l’Irak un véritable pays-satellite des USA rencontre en Irak une opposition grandissante. L’article de Patrick Cockburn, qui a mis à jour les conditions de ce traité, paraît avoir déclenché des réactions très violentes. Un article du Times, aujourd’hui, met en évidence la dureté des réactions irakiennes, avec des manifestations et des prises de position très fermes du gouvernement irakien. Pratiquement toutes les dispositions controversées du projet sont mises en cause. Ainsi, les positions du gouvernement irakien sembleraient être de rechercher le maximum de restrictions sur le statut des forces US, leurs déplacements, leurs possibilités d’action. «Ali… L’Irak rechigne