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L’éternité selon GW (et le Pentagone)

L’éternité selon GW (et le Pentagone) 5 juin 2008 Patrick Cockburn publie, dans The Independent de ce jour, un article présentant ce qui serait le plan secret des USA pour garder un contrôle absolu sur l’Irak. Il s’agit d’un accord, une sorte de traité qui serait imposé à l’Irak, qui serait en réalité un plan massif de contrôle de l’Irak, avec 50 bases US, le contrôle de l’espace aérien, l’impunité totale pour les soldats et les contractants privés US, la liberté complète pour les USA de réaliser ce que bon leur semble en Irak. Cockburn signale une réaction caractéristique d’un dirigeant iranien, pourtant l’un des… L’éternité selon GW (et le Pentagone)

L’aggravation des conditions psychologiques au combat

De nouvelles statistiques présentées par le U.S. Army Surgeon General montrent une aggravation considérable des conditions psychologiques des forces armées US au combat. En quatre ans, le nombre de cas de soldats au combat (U.S. Army et Marine Corps) affectés par des troubles psychologiques graves, ou PTSD (Post Traumatic Stress Disorder), a été multiplié par dix: de 1.020 soldats de l’U.S. Army et 206 Marines en 2003, à 10.049 et 2.114 respectivement en 2007. (A noter que ces chiffres portent sur des situations où les deux principales guerres étaient complètement engagées.) Bien entendu, ce constat doit être placé dans la logique des récentes révélations sur… L’aggravation des conditions psychologiques au combat

La connexion des crises: le pétrole et l’Irak

Il est intéressant de constater, dans la perception générale, la progression du phénomène, fondamental pour réaliser l’ampleur générale de la crise systémique, de connexion des crises systémiques spécifiques. On a déjà vu ce phénomène dans le cas de l’Irak et de l’économie US, étant admis que la guerre en Irak représente en elle-même la manifestation violente d’une crise systémique de l’appareil militaro-technologique US; on a vu également la connexion entre la crise du pétrole et les crises du dollar et de l’économie US. Ici, il s’agit d’une connexion établie entre la même crise du pétrole (crise du prix du pétrole) et l’invasion de l’Irak. C’est… La connexion des crises: le pétrole et l’Irak

Les guerres qu’ils ont tous voulues

Les guerres qu’ils ont tous voulues 12 mai 2008 Nous revenons sur un texte de Gareth Porter du 7 mai, notamment sur ATimes.com. Porter s’attache à certains aspects du récent livre (War and Decision, publié en avril 2008) de Douglas Feith, un des anciens neocons en poste au Pentagone jusqu’en 2005. Depuis la publication du livre, Porter a eu l’occasion de parler avec Feith et de clarifier un point laissé dans le vague dans son livre. Douglas Feith parle d’un mémorandum très important de Donald Rumsfeld pour le président Bush, le 30 septembre 2001, où Rumsfeld propose d’attaquer plusieurs pays soupçonnés de soutenir le terrorisme.… Les guerres qu’ils ont tous voulues

Les variations de John McCain et le conformisme de système

Sam Stein, publiant sur le site Huffington Post, a joliment déterré des déclarations de John McCain sur la situation en Irak et ce qu’il convient de faire datant de 2005. Il les rappelle dans son texte du 28 avril. En les lisant, il faut avoir à l’esprit que la position de McCain aujourd’hui est que les USA sont en train de gagner en Irak, qu’il faut absolument qu’ils y restent pour conduire la bataille, qu’il faudrait qu’ils y restent 100 ans si cela était nécessaire, même en absence de toute violence, c’est-à-dire après l’inéluctable victoire US. Voici le passage sur ces déclarations de McCain, qui… Les variations de John McCain et le conformisme de système

Le général Suleimani est-il le vrai maître de l’Irak?

Le groupe McClatchy Newspaper, connu pour la qualité de ses informations sur l’Irak, publie une longue analyse ce 29 avril sur le général Qassem Suleimani, commandant de la Force Quds des Gardiens de la Révolution iraniens. Suleimani est présenté, au travers de nombreux faits et témoignage, comme l’homme le plus puissant de l’Irak, celui qui contrôle réellement la situation dans le pays. Un officiel irakien, cité dans l’article résume ainsi la position de Suleimani: «Whether we like [Suleimani] or not, whether Americans like him or not, whether Iraqis like him or not, he is the focal point of Iranian policy in Iraq. The Quds Force… Le général Suleimani est-il le vrai maître de l’Irak?

La “guerre majeure” implique la “débacle majeure”

La guerre majeure implique la débacle majeure 18 avril 2008 Un jugement particulièrement sévère sur la guerre en Irak est donné par un rapport d’un institut dépendant du Pentagone, l’INSS (Institute for National Strategic Studies), dépendant lui-même de la National Defense University qui est l’université nationale du Pentagone. Daté d’avril 2008 et rédigé par Joseph J. Collins, le rapport est disponible sur le site de l’INSS. Jonathan S. Landay and John Walcott, de McClatchy Newspapers, signalent le 17 avril la publication de ce rapport avec l’appréciation suivante, pour en situer l’importance: «The report carries considerable weight because it was written by Joseph Collins, a former… La “guerre majeure” implique la “débacle majeure”

Le lien guerre-crise économique entre subrepticement dans le débat politique

L’Irak est plus que jamais le thème central de la vie politique aux USA mais il commence désormais à le devenir par le point fondamental du lien entre la guerre et la crise économique. L’idée de ce lien est un apport fondamental des économistes Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, comme on l’a noté à plusieurs reprises. L’idée appliquée d’une façon concrète à la situation intérieure a été développée par un Représentant démocrate, John Yarmuth, lors d’une émission radiodiffusée le 12 avril, selon AP. »The growing cost to the United States of fighting the war in Iraq "is not only linked to our economic skid, but… Le lien guerre-crise économique entre subrepticement dans le débat politique

Le désespoir de la volonté

Le désespoir de la volonté 14 avril 2008 — Dieu s’intéresse-t-il encore à l’Amérique? s’interroge, implicitement ou explicitement c’est selon, Bob Herbert, l’un des columnist du New York Times (le 12 avril). Dieu semble avoir mis sur la route de l’Amérique un énorme obstacle, infranchissable, comme pour lui signifier la fin de l’aventure. «The U.S. seems almost paralyzed, mesmerized by Iraq and unable to generate the energy or the will to handle the myriad problems festering at home. […] The war in Iraq stands like a boulder in the road, blocking so many progress on other important issues that are crucial to our viability as… Le désespoir de la volonté

Le “surge”, côté sombre

Il y a eu l’audition du général Petraeus, sans grand tralalas publicitaire et spectaculaire. La performance, répétée de six mois en six mois, commence à lasser, d’autant que le catéchisme est une succession de lieux communs et d’affirmations vides. La philosophie de la chose est que le surge marche, que la situation en Irak s’améliore, mais qu’il faut être patient, qu’il faut garder toujours autant de soldats là-bas, tout cela sur fond d’explosions et de recrudescence des troubles divers en Irak. Une éditorialiste du groupe North Star Writers a eu l’idée de baser sa chronique du 10 avril sur le témoignage que le lieutenant général… Le “surge”, côté sombre

Le général Petraeus, le nihilisme de sa stratégie et le nihilisme des opinions des candidats à la présidence

Le général Petraeus témoigne devant le Congrès, sorte de rituel désormais (troisième série d’audition), sorte de discours sur l’état de l’Irak. Cette fois, le spectaculaire de la nouveauté de la procédure l’a cédé devant la médiocrité de la chose: médiocrité du général, médiocrité de sa stratégie, médiocrité des interventions des sénateurs pompeux et satisfaits d’eux-mêmes (mais pas toujours de Petraeus, il faut bien se donner l’illusion de l’esprit critique). Bref, nous avons eu confirmation que la médiocrité intellectuelle extraordinaire du système et de ses acteurs est à la base de la catastrophe inégalée dans l’Histoire pour de telles conditions qu’est l’Irak. Involontairement sans doute, un… Le général Petraeus, le nihilisme de sa stratégie et le nihilisme des opinions des candidats à la présidence

Questions sur une guerre à $3.000 milliards

Nous avons développé un intérêt particulier pour le lien négatif établi par Joseph Stiglitz et Linda Bilmes dans leur livre The Three Trillion Dollar War entre le coût de la guerre en Irak et la situation économique (crise) aux USA. Le site de McClatchy Newspapers a installé une rubrique Ask a Question entre le 1er et le 15 avril, ouverte à ses lecteurs pour des questions adressées à Stiglitz-Bilmes. Cette rubrique permet d’obtenir d’intéressantes précisions sur divers aspects du travail des deux économistes sur le coût de la guerre. Nous avons choisi trois questions et leurs réponses, en date du 4 avril, portant spécifiquement sur… Questions sur une guerre à $3.000 milliards

Mais qu’allaient-ils donc faire à Bassorah?

La crise à allure de quasi-guerre civile de Bassorah (puis dans d’autres points en Irak), commencée le 25 mars, s’est achevée, dans tous les cas temporairement, le week-end dernier. La crise s’avère être une victoire substantielle de celui qu’on jugeait pouvoir liquider rapidement, le chiite radical Al Sadr, et s’achève sur une interruption des combats négociés par les Iraniens. Pendant ce temps, le gouvernement régulier irakien, secondé par la fameuse coalition, a vu s’écrouler tous ses espoirs de régler rapidement la question, après avoir obtenu un soutien emphatique du président des Etats-Unis. Il y a dans ces événements une sorte d’archétype des erreurs et de… Mais qu’allaient-ils donc faire à Bassorah?

La trêve est finie, le pire a triomphé

Depuis trois jours, un nouveau courant de violence se répand en Irak, ajoutant une nouvelle dimension à cette guerre. Pour William S. Lind, le 27 mars sur SpaceWar.News (UPI), c’est la fin de la trêve (lull) «Most wars move not at a steady pace but in a series of fits and starts. For about half a year, we have been enjoying something of a lull in the war in Iraq. Anything that reduces casualties is to be welcomed. But the bulletins’ claims that the downward trend in violence will continue should be seen more as political vaporing than military analysis. Events begin to suggest that… La trêve est finie, le pire a triomphé

Les mérites imprévus de la démocratie triomphante

Les mérites imprévus de la démocratie triomphante 27 mars 2008 C’est une étrange situation qui se développe simultanément dans deux pays présentant, par rapport à leur mentor US, des positions assez proches dans l’esprit. En un sens, on pourrait trouver quelques similitudes d’interprétation dans les développements en cours en Irak et au Pakistan, comme des conséquences de l’évolution de ces deux pays vers un régime démocratique, l’effet étant à la fois la perte de contrôle US et l’accroissement de la violence. Au Pakistan, la première conséquence de l’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Yousaf Raza Gilani avec l’installation de la nouvelle majorité issue de… Les mérites imprévus de la démocratie triomphante

Hagel: il faut un nouveau parti politique aux USA

On a déjà vu combien, à l’intérieur d’un système dont il est certes comptable (ce qui implique des limites à la critique, sans aucun doute), le sénateur républicain Chuck Hagel représente une des personnalités les plus proches de la lucidité critique et de l’honnêteté intellectuelle. Le livre (America: Our Next Chapter) que vient d’écrire Hagel et qui sera en vente le 25 mars nous donne ses réflexions sur l’état de l’Amérique. Raw Story (Associated Press) nous en fait rapport le 20 mars: «U.S. Sen. Chuck Hagel writes in a new book that the United States needs independent leadership and possibly another political party, while suggesting… Hagel: il faut un nouveau parti politique aux USA

Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

La guerre contre l’Irak a-t-elle été lancée pour verrouiller l’accès à des réserves importantes de pétrole (6% des réserves mondiales de pétrole en Irak)? Les arguments, les théories de complot et le reste ne manquent pas pour une réponse qui se veut être le contraire de négative. On connaît le débat et les débatteurs qui sont en général honorables et péremptoires. Cette sorte de débat écarte en général certains aspects du problème irakien qui ne manquent pas d’intérêt. L’un des plus paradoxaux et certainement le plus symbolique et le plus révélateur nous est détaillé par Robert Bryce, directeur de la rédaction de Energy Tribune. Voici… Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

Déconstruction de la puissance

Déconstruction de la puissance 19 mars 2008 Les USA sont depuis cinq ans en Irak. Il en est pour nous expliquer que c’était voulu, que le chaos installé là-bas fait partie des plans, que c’est là une fine tactique plaquée sur une stratégie sans un pli. Ils nomment cela chaos créateur. La chose est si bien faite, avec cette guerre des $3.000 milliards (au moins) qu’elle entraîne l’Amérique elle-même, l’Amérique et son système qui est le nôtre, dans un trou noir sans fond, même si certains autres nous expliquent que les trillions de dollars, qu’est-ce que ça veut dire?, auxquels nous serions tentés d’ajouter, pour… Déconstruction de la puissance

Les chiffres de leurs morts volontaires

Le suicide est devenu un phénomène important dans les événements politico-militaires de ces dernières années, par son rôle central dans l’acte des attaques suicides (ce que les Anglo-Saxons nomment suicide bomber). Les guillemets que nous mettons dans ce cas au mot suicide indiquent la complexité de la chose et la nécessité où l’on se trouve de devoir la considérer de différents points de vue pour mieux tenter de la définir et de la comprendre. Du point de vue politique et militaire, dans ce que nous nommons de l’expression apparemment précise mais qui demande une redéfinition constante de guerre de la 4ème génération (G4G), le suicide… Les chiffres de leurs morts volontaires

La guerre transformée, ou le Complexe contre le système

La guerre transformée, ou le Complexe contre le système 8 mars 2008 La guerre en Irak est, sans le moindre bruit particulier désormais tant ce conflit est devenu une habitude de notre information officielle dirigée, le laboratoire de la transformation radicale de la guerre. C’est aussi le champ de manuvre de l’effondrement du système. Nous faisons le constat qu’à la lumière de ce conflit, qui engage les conceptions et les moyens de la soi-disant hyperpuissance notamment militaire, la guerre selon les normes classiques, les normes guerrières, dirait-on, est en cours de rapide transformation en un phénomène complètement différent et sans doute impossible à décrire dans… La guerre transformée, ou le Complexe contre le système

La guerre des $3.000 milliards (au moins)

L’ancien Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz est devenu, en travaillant en équipe avec l’économiste Linda Bilmes, le spécialiste du décompte du coût réel de la guerre en Irak. Les deux auteurs viennent de publier The Three Trillion Dollar War, livre qui analyse le coût réel de cette guerre dans toutes ses implications et toutes ses dimensions. Aida Edemariam, du Guardian, publie aujourd’hui une analyse du livre, ponctuée par une interview de Stiglitz. L’impression qui en ressort est celle d’une catastrophe aux dimensions extraordinaires, qui dépasse les caractères d’un événement spécifique (une guerre) pour prendre les allures d’un événement systémique, une catastrophe du système tout entier,… La guerre des $3.000 milliards (au moins)

Obama contre Clinton, miroir du déchirement interne du parti démocrate?

Que représente la bataille entre Clinton et Obama? Une réponse évidente est qu’il s’agit d’un affrontement de personnes et d’ambitions. Cela laisse le registre politique ouvert: y a-t-il un affrontement politique de fond entre Clinton et Obama? Dit autrement, cela implique de s’interroger pour savoir si les deux candidats représentent des tendances politiques différentes alors que les débats télévisés qui les opposent montrent surtout des affrontements polémiques sans véritable substance. Le site WSWS.org (dans un article publié aujourd’hui) estime que la question se pose et il tente de lui donner une réponse. Après avoir fait une rapide analyse du dernier de ces débats, à Cleveland,… Obama contre Clinton, miroir du déchirement interne du parti démocrate?

Que faire après l’Irak?

Que faire après l’Irak? 28 février 2008 Que reste-t-il après l’Irak? Quoi qu’on fasse et quoi qu’on argumente, quelles que soient les batailles d’influence, les pressions et le reste, il semble qu’on puisse commencer à envisager un puissant courant révisionniste dans l’évolution de la politique de sécurité nationale des USA. Il apparaît plus important de jauger les courants d’information et de commentaire qui suggèrent le déplacement en cours, que de spéculer sur des plans ou des grands desseins stratégiques, comme font nombre de commentateurs à propos des intentions des uns et des autres concernant le point de vue opérationnel sur les divers théâtres d’opération. Ce… Que faire après l’Irak?

L’Irak, à nouveau

L’Irak, à nouveau 22 février 2008 Faut-il oublier l’Irak? Non, il ne faut jamais oublier l’Irak, qui n’entend pas de son côté se faire oublier. Outre que le pays et ses troubles existent toujours dans le sens qu’on sait des événements courants, il s’avère que l’Irak pourrait revenir plus encore à une situation d’affrontement aggravé, comme nombre d’analystes en ont déjà exprimé la crainte. Une excellente analyse de WSWS.org du 21 février nous fixe là-dessus. Elle nous précise que la situation en Irak est sur le point de (re)devenir explosive, avec les récents alliés sunnites bruyamment achetés à coups de subvention US, qui s’impatientent des… L’Irak, à nouveau