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Where are the carriers ? (suite sans fin)

Where are the carriers ? (suite sans fin) On se rappelle que cette exclamation reprise dans le titre (Where are the carriers ?) était de Kissinger, dans les années 1970, et qu’elle était assurée alors d’avoir un écho rassurant, détaillée et avec mode d’emploi immédiat. Nous l’avions récemment rappelée (voir le 26 janvier 2013), cette fois pour signaler avec angoisse qu’elle n’obtiendrait désormais plus le même écho, notamment et essentiellement à cause de la crise budgétaire du Pentagone qui limitait les déplacements de porte-avions, eux-mêmes désormais en nombre très limité. Le propos s’était trouvée amplifiée (voir le 11 février 2013), et amplement confirmé. Désormais, l’affaire… Where are the carriers ? (suite sans fin)

Craquements dans la poutre-maîtresse

Craquements dans la poutre-maîtresse 14 juillet 2012 Tout commença par une belle matinée de février 1945, le 14 exactement, sur le pont du croiseur de l’U.S. Navy USS Quincy, qui avait jeté l’ancre dans le Grand Lac Salé (al-Buhayrah al-Murra al-Kubra), traversé par le Canal de Suez. Deux jours plus tôt, le président Roosevelt, agonisant, était arrivé au Caire en avion, venu de la conférence de Yalta, avait rejoint le Quincy pour deux jours d’entretien avec divers dignitaires arabes. Le 14 au matin, il recevait le roi Abdoul Aziz, fondateur de la maison des Saoud comme dynastie régnante sur l’Arabie ainsi devenue Saoudite. Roosevelt allait… Craquements dans la poutre-maîtresse

Bien entendu, Kissinger vote Poutine…

Bien entendu, Kissinger vote Poutine Notre ami et excellent chroniqueur M K Bhadrakumar, ancien diplomate indien, nous fait rapport d’une rencontre très récente, à Saint-Petersbourg, entre le président russe Poutine et le vénérable Henry Kissinger, vieille canaille devant l’Eternel. C’était au cours du Davos russe, le Forum Economique International de Saint-Petersbourg qui se termine. Bien entendu, l’accord entre les deux hommes (Poutine et Kissinger) fut parfait et M K Bhadrakumar peut titrer son article «Putin, Kissinger can agree on Syria». (Qui s’en étonnerait, au reste ? Nous-mêmes écrivions, le 11 juin 2012, à propos de Brzezinski et de Kissinger : «[O]n peut conclure sans crainte… Bien entendu, Kissinger vote Poutine…

La raison devenue “idiote utile” de l’affectivité

La raison devenue « idiote utile » de l’affectivité 11 juin 2012 – Les deux ont coutume de ne pas s’aimer beaucoup, comme deux vieilles stars jalouses de leur gloire ancienne. Il n’empêche, sur ce point fondamental de la forme de la politique extérieure US, des relations internationales à l’aune de cette monstruosité qu’est le bloc américaniste-européannistes (bloc BAO), Zbigniew Brzezinski et Henry Kissinger, vieux routiers de la realpolitik pure et dure, sont complètement d’accord… Donc, après Kissinger, voici Brzezinski. …Qu’on nous pardonne, d’ailleurs, si ce fut avant : l’intervention de Brzezinski précède celle de Kissinger du 2 juin 2012, mais ce n’est qu’en lisant un rapport… La raison devenue “idiote utile” de l’affectivité

Kissinger, le Principe et le désordre du monde

Kissinger, le Principe et le désordre du monde Il y a au moins trois façons de considérer Henry Kissinger. Certains le jugent comme un criminel de guerre, responsable d’actions politiques détestables sans nombre, le plus souvent illégales et complètement indifférentes aux principes structurants tels que la souveraineté nationale ; ceux-là n’ont qu’à consulter les archives diplomatiques des quarante dernières années et la littérature critique qu’elles ont engendrée. D’autres le considèrent comme un membre actif du courant de globalisation de l’autorité politique, qu’on nomme cela nouvel ordre mondial ou gouvernance mondiale ; ceux-là pourraient simplement se contenter de suivre l’URL d’Infowars.com, le 3 juin 2012, nous… Kissinger, le Principe et le désordre du monde

Janus au grand galop

Janus au grand galop 9 avril 2012 – Dans le texte (du 31 mars 2012) de Henry Kissinger dont nous rendons compte le 5 avril 2012, dans lequel l’ancien secrétaire d’État fait une vigoureuse critique de la politique « néo-interventionniste » US, on ne trouve pas cité une fois le nom du président Obama ou le mot d’ »administration » (Obama). Cela répond à l’esprit du texte : Kissinger ne fait pas une critique de la politique de l’actuel président ou de cette administration-là. C’est d’autant plus remarquable qu’étant républicain, il pourrait le faire d’une façon avantageuse puisque l’administration au pouvoir est démocrate. Mais non, c’est bien de la… Janus au grand galop

La Syrie fait sortir Kissinger de ses gonds

La Syrie fait sortir Kissinger de ses gonds Nous allions le rater et c’eût été dommage, si l’on considère ce qu’il dit et ce qu’il pèse. Jusqu’ici, le vieux Henry Kissinger, l’homme de la realpolitik et de nombre de coups bas, mais aussi le réaliste intellectuel qui sait s’adapter aux changements politiques pour rester bien en cour dans le courant général du Système, avait à peu près soutenu toutes les incohérences brutales de la politique extérieure US d’après 9/11. (Même s’il a montré de plus en plus de pessimisme ces dernières années, il s’agissait plus de constater que de condamner.) Son comportement contrastait avec celui… La Syrie fait sortir Kissinger de ses gonds

Précisions et aléas autour du “complot Jeb Bush”

Précisions et aléas autour du « complot Jeb Bush » Dans un texte de notre Bloc Notes consacré aux primaires du parti républicain (GOP), ce 27 février 2012, nous développons notamment l’idée d’une « candidature-désignation surprise » pour les présidentielles de novembre, à la convention républicaine de Tampa, en août prochain. Nous citons notamment un texte du site WhatDoesItMeans.com du 18 janvier 2012. Nous reprenons ici cette citation, que nous allongeons de quelques paragraphes supplémentaires empruntés au même texte, et enchaînant directement. «A shocking report prepared by the Ministry of Foreign Affairs for Prime Minister Putin on the just completed meeting between China’s Vice Premier Li Keqiang and former… Précisions et aléas autour du “complot Jeb Bush”

Brzezinski prend acte de la crise du Système

Zbigniew Brzezinski a bien modifié sa vision du monde, depuis son jeu d’échec des années 1990 qui décrivait le triomphe global des USA grâce à d’habiles combinaisons géopolitiques mélangeant la force brute, le cynisme et les pressions d’influence. (Voir, le livre Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, en 1997.) Aujourd’hui, en 2012, il publie Strategic Vision: America and the Crisis of Global Power ; plus rien à voir avec les échecs, et tout avec l’échec de la puissance américaniste tant célébrée… Arnaud de Borchgrave a écouté une conférence de présentation de son livre par l’auteur. Ainsi nous apprend-il que, pour Brzezinski, la crise est au… Brzezinski prend acte de la crise du Système

START-II et le mur de la “guerre civile” du désordre de Washington

Pour Obama, la ratification de START-II est devenu un enjeu majeur, à régler dans les trois semaines qui viennent, avec le Sénat du 111ème Congrès agonisant, avant l’arrivée du 112ème Congrès, le 1er janvier 2011, avec le parti républicain renforcé et, surtout, un parti républicain totalement imprévisible avec sa composante Tea Party. Pour cette campagne de toute urgence, Obama a enrôlé le vieux sénateur républicain Richard Lugar, de la vieille école, celle qui favorisait l’approche bipartisane des grandes causes d’intérêt national (et Dieu sait si START-II en est l’archétype). Lugar fut aussi le mentor du jeune sénateur Obama lorsque celui-ci fit ses premiers pas sous… START-II et le mur de la “guerre civile” du désordre de Washington

«Where are the carriers ? »

«Where are the carriers ? » 5 mai 2010 — Il y a deux jours, le 3 mai, le secrétaire à la défense Robert Gates a asséné un maître coup de pied vachard aux illusions de la puissance américaniste. L’essentiel du propos, dans son discours devant la Navy League regroupant tout ce que la Navy compte d’anciens amiraux, officiers supérieurs, de chefs en fonction, d’experts, etc., est la mise en cause de tout ce qui fait la puissance navale des USA. La principale cible, la plus spectaculaire, c’est le porte-avions, ce maître des mers du monde depuis l’attaque de Pearl-Harbor du 7 décembre 1941, –… «Where are the carriers ? »

Les faucons chinois et la manufacture de BHO

Il y a un article fort intéressant dans le Sunday Times de ce 7 février 2010, absolument de fabrication néoconservatrice, comme c’est normal avec le Times de Rupert Murdoch. D’un côté, nous sommes assaillis de détails plus convaincants les uns que les autres sur une soi-disant tendance apparue en Chine, la tendance de faucons qui veulent une guerre froide avec les USA, voire un affrontement armé. De l’autre, l’article est parsemé de détails intéressants, amusants, surprenants, sans qu’il soit nécessaire une seconde que vous les preniez pour vrais, même avec la recommandation que vous les preniez en bonne part pour un amalgame de choses à… Les faucons chinois et la manufacture de BHO

De Jobert à Séguin

De Jobert à Séguin Cela se passait quelque part au cœur des années 1990. J’étais parfois de passage à Paris, pour retrouver de vieilles amitiés et trouver des nouvelles fraîches, et puis la beauté unique de cette ville qui nous a donnés, comme par un constraste qui en dit long, tant de détestables progénitures qui peuplent salons, rédactions et ministères. Michel Jobert n’était pas de ces progénitures. Nous déjeunions parfois ensemble, dans « son » restaurant, Chez Antoine, proche du Quai Blériot où il travaillait. Nous nous asseyions toujours à sa table, réservée par une inscription gravée sur une plaque de métal fixée au mur (« Monsieur le… De Jobert à Séguin

Le G2 n’aura pas lieu

Le G2 n’aura pas lieu 19 octobre 2009 Il y a une intéressante interview du vieil Henry Kissinger au Figaro, le 17 octobre 2009. Kissinger revient d’une visite en Chine où il a été s’informer de la réalité de la situation dans le pays et du sentiment des dirigeants chinois. Kissinger est un renard vieilli mais toujours rusé. Il sent plus vite que l’éclair d’où vient le vent et sait donc s’adapter très rapidement aux changements de la politique, notamment dans ses conséquences politiciennes, à Washington. Ses réponses montrent qu’effectivement le climat politique a changé à Washington. De ce point de vue, son interview nous… Le G2 n’aura pas lieu

Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

Désordre du « Dream Team » et espoir des anti-guerres La question de la cohésion de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Obama, discutée hier dans notre rubrique F&C, est un cas effectivement de plus en plus débattu, y compris dans les milieux anti-guerres et sur les sites qui vont avec. C’est un signe de l’importance de cette affaire, que la complication tenant aux nuances de position et de situation des acteurs écarte en général des sites politiques non spécialisés. Un signe de cette appréciation se trouve dans la chronique d’aujourd’hui de Doug Bandow, sur Antiwar.com. Bandow fait un tableau très pessimiste de l’équipe de sécurité nationale… Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

Les vieux ne sont pas contents du tout

Les vieux de la vieille de la communauté de sécurité nationale US sont particulièrement mécontents de la NIE 2007. On parle ici, essentiellement, du couple Kissinger-Schlesinger (secrétaires d’Etat et à la défense du temps de Nixon et de Ford), qui se haïrent avec constance à leur époque des années 1970, qui se retrouvent aujourd’hui dans une commune insatisfaction. Le 13 décembre, dans le Washington Post, Kissinger distingue bien qu’il y a eu un coup d’Etat (postmoderne) des services de renseignement, et il s’en plaint avec amertume et colère, pour le bien de l’autorité du gouvernement. (Dans les années 1969-1974, Kissinger fut un maître des manipulations… Les vieux ne sont pas contents du tout

Le système piégé, ou le temps des “guerres” ingagnables

Le système piégé, ou le temps des guerres ingagnables 2 avril 2007 C’est plus qu’un hasard et plus qu’une coïncidence si, en deux jours successivement, deux affirmations similaires sont faites concernant les deux guerres en cours, l’Irak et l’Afghanistan, et qu’elles viennent directement ou indirectement de l’establishment anglo-saxon. Le verdict est le même : ces guerres ne sont pas gagnables et elles peuvent être perdues. Un rapport mis en ligne le 31 mars par le site CommonDreams relaie un texte de The Canadian Press sur une audition au Parlement canadien de deux experts (l’un canadien, l’autre américain). Le rapport, mis en ligne le 1er avril… Le système piégé, ou le temps des “guerres” ingagnables

Les “noisettes salées” de Kissinger

Comme on l’a déjà vu, la révélation du livre de Woodward sur les contacts de Kissinger avec GW Bush comme conseiller concernant la situation en Irak a eu des échos importants. Ces contacts Kissinger-Bush ont notamment été concrétisés par la remise d’une copie d’un mémo secret de Kissinger à Nixon datant de septembre 1969, que Kissinger a remise à Bush comme pouvant servir à la stratégie de l’administration en Irak. Ce mémo est surnommé le Salted Peanuts memo parce que Kissinger compare l’éventualité du retrait progressif de troupes US du Viet-nâm à l’absorption de noisettes salées par le public : au plus il y aurait… Les “noisettes salées” de Kissinger

Confirmation : le plus génial géopoliticien de la Guerre froide a ajouté, dans les catastrophes à son actif, l’Irak au Viet-nâm

Recueillant les premiers échos du livre de Bob Woodward, State of Denial, nous avions déjà noté la révélation que constituait le rôle de conseiller écouté joué par Henry Kissinger auprès de GW Bush. Nous en avions déduit, en constatant les résultats de ces conseils en Irak, une appréciation très critique des conseils donnés au nom de cette réputation mondiale de géopoliticien génial qui accompagne partout Kissinger. Des précisions sont arrivées depuis, qui montrent, selon Woodward, que les conseils de Kissinger étaient effectivement, non pas de modération ou de mesure, mais du plus stupide entêtement à rester en Irak au nom de la mythique crédibilité de… Confirmation : le plus génial géopoliticien de la Guerre froide a ajouté, dans les catastrophes à son actif, l’Irak au Viet-nâm

Kissinger est l’un des conseillers les plus écoutés de GW… Concluez

Parmi les échos recueillis dans le New York Post du 28 septembre, cette indication venue (qui viendra) de Bob Woodward, le journaliste multimillionnaire du Washington Post et vendeur de best-sellers qui lance son dernier bouquin : «That same Sunday [1st October] night, [CBS’ Mike Wallace] will appear on his regular 60 Minutes’ interviewing Bob Woodward about his new book State of Denial.’ One thing the book will tell us is that former Secretary of State and National Security Adviser Henry Kissinger is a regular visitor to President Bush. The president likes to receive visits from Nixon’s former and most famous aide, and he urges Dr.… Kissinger est l’un des conseillers les plus écoutés de GW… Concluez

Référence kissingérienne

Nous évoquons pour Condi Rice, dans le cadre de la décision US d’accepter des entretiens avec l’Iran, la référence de Henry Kissinger, dans notre F&C du jour. Nous prenons soin de signaler que la référence Kissinger implique une gestion réaliste du déclin de la puissance américaniste. Pour expliciter cette appréciation, nous publions ci-dessous un extrait de notre rubrique Analyse, de la Lettre d’Analyse de defensa, numéro du 10 mars 2006. Le sujet était la question de l’hégémonie du dollar et nous rappelions les conditions dans lesquelles avait été prise la décision de l’abandon de la référence-or, le 15 août 1971. Il s’agit ici de l’évocation… Référence kissingérienne

Une Rice “kissingérienne” pour gérer le déclin

Une Rice kissingérienne pour gérer le déclin 5 juin 2006 Les interprétations commencent à apparaître sur la signification du changement de politique US vis-à-vis de l’Iran. Ce changement commence à être considéré comme un tournant ou, dans tous les cas, comme un acte important de politique étrangère de la part de l’administration GW Bush. Pour nous, le plus simple va à l’essentiel : il s’agit d’abord d’une défaite stratégique majeure des États-Unis, même si la présentation tactique peut paraître avantageuse selon une interprétation ou l’autre. Une appréciation conforme de ce changement est, par exemple, donnée par William Rees-Mogg, aujourd’hui dans le Times de Londres. Nous… Une Rice “kissingérienne” pour gérer le déclin

Les craintes chinoises : tiendront-ils, à Washington?

Observant l’évolution d’un sentiment général d’agressivité dans certains milieux, surtout des milieux stratégiques US, des sources diplomatiques chinoises expriment leur préoccupation, voire leur angoisse devant cette évolution. Il est remarquable de remarquer que ces sources rappellent la période entre l’arrivée de l’administration Bush et l’attaque du 11 septembre: « Nous avons tous l’impression, dans le gouvernement, que la Chine a été sauvée par l’attaque du 11 septembre 2001. » L’idée était que la montée des sentiments anti-chinois pendant la période était telle qu’il semblait dramatiquement logique d’en attendre la possibilité d’un conflit. « Nous avons l’impression que ce phénomène recommence. » Nous avions récemment rappelé… Les craintes chinoises : tiendront-ils, à Washington?

La guerre met en évidence les comportements psychologiques US

La guerre met en évidence les comportements psychologiques US 28 avril 2004 Nous publions ci-dessous un texte de Gabriel Ash, de YellowTimes.org, du 22 avril. Il s’agit d’un texte d’analyse générale de la crise irakienne, par un chroniqueur qui en fut constamment l’adversaire déclaré et qui prévoyait dès l’origine que l’aventure se terminerait en désastre. Une analyse excellente, certes, et qui place bien en perspective le piège où se débattent aujourd’hui les Américains. L’intérêt du texte de Ash est également de montrer et d’analyser le comportement américain, et essentiellement le comportement psychologique, en d’autres termes, pourquoi les Américains ne peuvent que perdre en Irak et,… La guerre met en évidence les comportements psychologiques US