Aller au contenu

lind

G4G dans l’arrière-cour

G4G dans l’arrière-cour 10 juin 2008 — Spécialiste de la « guerre de 4ème génération », ou G4G (4thGW en anglo-américain), William S. Lind tend actuellement à se concentrer sur un nouveau type de G4G. Il tend à écarter le phénomène islamiste comme principal, voire exclusif générateur de la G4G, pour y ajouter d’autres cas et d’autres circonstances sociales et géographiques. L’un des nouveaux domaines sociaux et géographiques de prédilection est le Mexique, avec les cartels de la drogue qui mènent cette nouvelle forme de G4G. Pour Lind (analyse publiée le 5 juin, sur UPI), ce qui se passe entre les USA et le Mexique prend l’allure… G4G dans l’arrière-cour

La trêve est finie, le pire a triomphé

Depuis trois jours, un nouveau courant de violence se répand en Irak, ajoutant une nouvelle dimension à cette guerre. Pour William S. Lind, le 27 mars sur SpaceWar.News (UPI), c’est la fin de la trêve (lull) «Most wars move not at a steady pace but in a series of fits and starts. For about half a year, we have been enjoying something of a lull in the war in Iraq. Anything that reduces casualties is to be welcomed. But the bulletins’ claims that the downward trend in violence will continue should be seen more as political vaporing than military analysis. Events begin to suggest that… La trêve est finie, le pire a triomphé

L’hypothèse de Lind: le calme en Irak avant la tempête par l’Iran

Certains milieux et experts occidentaux restent persuadés qu’il y aura une attaque US contre l’Iran avant la fin du mandat GW Bush. (C’est le cas notamment des Français et de Sarkozy, selon des sources européennes impliquées dans les négociations avec l’Iran, très intenses en ce moment. Ce serait une explication de la politique française, dont le maximalisme serait tactique et aurait pour but de pousser les Iraniens aux concessions pour éviter le plus possible tout prétexte d’attaque US. Les Français considèrent cette perspective d’une attaque US comme catastrophique et il est hors de question qu’ils y participent.) William S. Lind est de ceux qui penchent… L’hypothèse de Lind: le calme en Irak avant la tempête par l’Iran

Qui perd gagne?

Qui perd gagne? 27 juillet 2007 Le conflit irakien, conflit typique de la guerre de la quatrième génération (G4G) suscite un long commentaire d’un des principaux spécialistes US du phénomène, William S. Lind. Appliquant les enseignements de la G4G, Lind s’interroge : peut-on gagner en Irak? Ce qui devient : comment les USA peuvent-ils gagner en Irak? Avec une réponse apparemment paradoxale : en perdant complètement. Voici le raisonnement de Lind, tel qu’exposé dans le numéro du 30 juillet du magazine (paléo-conservateur, fondé par Patrick J. Buchanan) The American Conservative. La première chose est d’abandonner la guerre actuelle, qui est devenue une guerre tactique sans… Qui perd gagne?

La G4G enterre la RMA

La G4G enterre la RMA 6 juillet 2007 — Se référant à un des rapports dont nous avons déjà commenté la signification, William S. Lind, grand spécialiste aux USA de la G4G (Guerre de la 4ème Génération), estime que la défaite de Tsahal au Liban constitue un coup fatal porté à la RMA (Revolution in Military Affairs, rebaptisée Transformation sous Rumsfeld). (A noter que la RMA a déjà été l’objet d’attaques sévères. Celle-là l’est particulièrement, sinon décisivement quant à l’esprit de la chose.) Cela signifie effectivement que le type de guerre qui triomphe aujourd’hui, — la fameuse G4G, — a mis à nu la complète… La G4G enterre la RMA

Un rappel pour nos âmes inquiètes : le cri d’alarme de Boeing parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour la défense

Nous proposons ce rappel, plein d’intérêt pour une circonstance actuelle que met en évidence William S. Lind. A la veille du Salon du Bourget (18-24 juin), le 17 juin, le CEO de Boeing s’était alarmé du montant du budget américain de la défense. Il le trouvait très étriqué, disons à la limite des nécessités, et il s’inquiètait qu’il puisse décroître dans certaines circonstances (malheureuses ?), comme par exemple la fin de la guerre en Irak ou/et en Afghanistan. Certains pourraient juger cette inquiétude étrange (celle du budget menacé), devant ce qui paraît être une tendance budgétaire colossale (voir les estimations les plus récentes sur un… Un rappel pour nos âmes inquiètes : le cri d’alarme de Boeing parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour la défense

La G4G et la fin de la globalisation

La G4G et la fin de la globalisation 14 mai 2007 La Guerre de la 4ème Génération (G4G) continue à entretenir la réflexion et à gagner en vastitude, en diversité et en complexité dans l’extension de sa définition. William S. Lind reste un auteur de référence (mais très américain, sinon américaniste) sur le sujet et c’est un article de lui qui nous arrête ici, à propos d’un autre auteur du domaine et de sa plus récente publication : John Robb et son livre Brave New War: The Next Stage of Terrorism and the End of Globalization. La thèse de Robb, soutenue par Lind, est que… La G4G et la fin de la globalisation

Un saisissant parallèle : de Valmy à Iéna

Nous détachons un aspect de l’important article du lieutenant-colonel Yingling, dont nous proposons une rapide analyse par ailleurs. Il s’agit des deux paragraphes qui terminent l’article, qui pourraient effectivement être intitulés : De Valmy à Iéna. «This article began with Frederick the Great’s admonition to his officers to focus their energies on the larger aspects of war. The Prussian monarch’s innovations had made his army the terror of Europe, but he knew that his adversaries were learning and adapting. Frederick feared that his generals would master his system of war without thinking deeply about the ever-changing nature of war, and in doing so would place… Un saisissant parallèle : de Valmy à Iéna

Qui n’a pas sa définition de la G4G?

La définition du concept de guerre de 4ème génération (G4G), qui prétend englober le type de guerre en cours aujourd’hui, semble être un exercice sans fin. Chaque auteur, chaque chroniqueur, y apporte sa vision et sa conception. Plus sûrement que toute analyse, cela rend compte de la confusion d’un temps historique où la notion de guerre ne peut plus être comprise selon des références fermes et définies, d’ailleurs, une notion de la guerre qui semble ne plus répondre du tout à des références. Les seules affirmations solides auxquelles on parvient dans ce genre d’exercice est bien de définir ce que la G4G n’est pas. Pour… Qui n’a pas sa définition de la G4G?

Appel à un putsch postmoderne

Appel à un putsch postmoderne 27 décembre 2006 — La crise irakienne et le blocage washingtonien vont de pair aujourd’hui. La première accentue l’autre, le second aggrave la première. L’ »option iranienne » (une possible attaque contre l’Iran) couronne le tout en aggravant les deux cas. Les conditions politiques à Washington à partir du 1er janvier 2007 (un président républicain à la fois affaibli, irresponsable et entêté, un Congrès démocrate puissant mais irrésolu) sont également idéales pour l’aggravation générale. Nous approchons de l’année 2007 avec la sensation que toutes les conditions d’un drame majeur sont réunies. William S. Lind, le stratège et gourou de la « guerre de… Appel à un putsch postmoderne

L’apocalypse selon Lind

William S. Lind est particulièrement pessimiste, quant à la possibilité d’une attaque américaine contre l’Iran. Il est encore plus pessimiste quant aux conséquences de cette attaque. Dans sa dernière chronique, sur Antiwar.com, il détaille une hypothèse qu’il a déjà évoquée, parallèlement, semble-t-il, à Donald Rumsfeld. Il s’agit du sort du corps expéditionnaire américain en Irak. Lind estime que ce corps serait un objectif privilégié des Iraniens cherchant à riposter à l’éventuelle attaque US contre leurs installations nucléaires. Voici les explications de Lind, qui semblent refléter certaines préoccupations qui existeraient au sein de l’U.S. Army. «What I fear no one foresees is a substantial danger that… L’apocalypse selon Lind

Don Rumsfeld et William S. Lind, même pensée ?

On peut difficilement faire du secrétaire à la défense Rumsfeld et de l’expert dissident, promoteur du concept de la guerre de quatrième génération (G4G) William S. Lind, des personnalités proches par les conceptions. D’où la surprise de les voir se rencontrer, selon certaines interprétations, sur un point fondamental d’analyse stratégique. Lind développe depuis quelque temps l’idée que les forces US en Irak sont dans une position difficile, qui peut devenir tragique dans certaines circonstances (une attaque de l’Iran par les USA, une riposte de l’Iran). Dans son plus récent (11 août) article, Lind compare la position du corps expéditionnaire US à une sorte de Stalingrad… Don Rumsfeld et William S. Lind, même pensée ?

De quelle guerre parle-t-on? — Définition de la G4G, suite

De quelle guerre parle-t-on? — Définition de la G4G, suite Les analyses commencent à se répandre. S’agit-il d’une nouvelle forme de guerre ? On le dit. Un article du 6 août, de Matthew B. Stannard du San Francisco Chronicle, annonce : « Hezbollah wages new generation of warfare ». Bien entendu, il est question de la fameuse « guerre de quatrième génération ». Nous avons déjà adopté le thème, proposant même d’en faire un acronyme à-la-française (G4G). Tenons-nous-y. On connaît le « pape » de la G4G : William S. Lind. Bien entendu, il est beaucoup consulté, notamment dans le texte que nous donnons en référence. « « I think… De quelle guerre parle-t-on? — Définition de la G4G, suite

La G4G et la légitimité

La G4G et la légitimité 30 juillet 2006 — On a déjà fait grand cas de la crise israélo-libanaise, ou Israël-Hezbollah, comme une démonstration convaincante de la puissance du nouveau courant de « guerre de la quatrième génération » (‘4thGW’ en anglo-américain, dont nous proposons l’abréviation française équivalente de G4G). La crise mérite cet honneur. En fait, elle mérite bien plus parce qu’elle permet d’élargir de façon très instructive le concept de « guerre de la quatrième génération ». Et il s’agit bien plus que d’une appréciation opérationnelle. D’abord, on observe que le concept de G4G appliqué à cette crise se diversifie dans tous les sens. Ainsi voit-on les… La G4G et la légitimité

Est-ce l’été 1914 ?

William S. Lind, le spécialiste américain de la guerre de quatrième génération (4thGW), évoque une prospective pour les événements actuels au Liban. Cette crise constitue, selon lui, le premier exemple d’une guerre entre un Etat et une force dépendant de la 4thGW, et l’enjeu est considérable : « If Hezbollah and Hamas win and winning just means surviving, given that Israel’s objective is to destroy both entities a powerful state will have suffered a new kind of defeat, again, a defeat across at least one international boundary and maybe two, depending on how one defines Gaza’s border. The balance between states and 4GW forces will… Est-ce l’été 1914 ?

Le titre de la pièce est : “No Exit

Comme à l’habitude, William S. Lind nous donne (aujourd’hui, sur Antiwar.com) une excellente analyse, cette fois sur la révolte des généraux. Certes, les généraux ont raison. Mais les défenseurs de Rumsfeld qui disent que les généraux se révoltent parce que le secrétaire à la défense leur impose une réforme révolutionnaire n’ont pas tort, et Dieu sait si le Pentagone a besoin d’être réformé, et d’une façon révolutionnaire. Mais l’on doit aussi savoir que la réforme révolutionnaire que veut imposer Rumsfeld va dans la plus parfaite mauvaise direction qui soit: « Instead of attempting to move from the Second Generation to the Third (much less the… Le titre de la pièce est : “No Exit

Le vrai problème des militaires aujourd’hui, c’est l’argent, — parce qu’il y en a trop

Le vrai problème des militaires aujourd’hui, c’est l’argent, — parce qu’il y en a trop L’Occident experte en choses militaires ne cesse de se pâmer devant l’immensité himalayenne du budget du Pentagone. Pour l’Europe martiale des bureaucrates des différents ministères de la défense, pour les experts qui tournent autour, la montagne de $milliards du Pentagone est la panacée et la recette de la puissance. Voyez le résultat en Irak, en attendant mieux. Il y a au moins un stratège américain qui a tout compris, se saisissant d’un outil dont la rareté fait toute l’efficacité : le bon sens. Pour William S. Lind, le vrai problème… Le vrai problème des militaires aujourd’hui, c’est l’argent, — parce qu’il y en a trop

Retour à Sedan, mai-juin 1940

Le stratège américain William S. Lind, non-conformiste typique dans le paysage américain, est connu pour ses avis originaux sur la situation militaire américaine, et, d’une façon plus générale, sur la situation de la guerre. Lind est le théoricien du conflit de quatrième génération. Récemment il s’est rendu en Europe et a suivi une sorte de reconstitution de l’offensive allemande de mai-juin 1940, avec une unité de l’U.S. Army. (Il écrit dans un article publié le 20 octobre sur le site de Defense & National Interest: « Life occasionally offers a chance to make a boyhood dream come true, and I did just that a couple… Retour à Sedan, mai-juin 1940

En attendant le Big One à Frisco

Dans une chronique incendiaire pour le Financial Times du 5 septembre, sous le titre de « Tragic costs of Bush’s Iraq obsession », l’expert américain Michael Lind nous rappelle ceci : « In early 2001, shortly after President George W.Bush was inaugurated and before 9/11, the Federal Emergency Management Agency warned of the three most devastating disasters that could strike the US: a terrorist attack on New York City, a hurricane flooding New Orleans and a San Francisco earthquake. The Bush administration was focused on its priority: Iraq. » Les deux premières prévisions se sont réalisées, sans qu’aucune préparation pour les prévenir ou en atténuer… En attendant le Big One à Frisco

Une révolution américaniste?

Une révolution américaniste? 11 août 2005 — En mars 1983, quelques jours après le jour (23 mars) du discours de Ronald Reagan annonçant la SDI (Star War), le maréchal Ogarkov, chef d’état-major de l’Armée Rouge, fait une promenade avec le journaliste américain Leslie Gelb, ancien haut fonctionnaire du département d’État durant la présidence Carter. La scène se passe à Genève, où se poursuivaient, sans grand espoir de réussite alors, les négociations sur la limitation des engins à portée intermédiaire et à capacités nucléaires, — ceux-là que les Américains appelèrent successivement LRTNF, puis TNF (Theater Nuclear Forces) tout court, qui étaient surnommés les euromissiles, — SS-20… Une révolution américaniste?

Bouvard and Pecuchet at war (suite*)

Bouvard and Pecuchet at war (suite*) 9 août 2005 Jamais pris de court, le Pentagone s’est aperçu qu’il y a une nouvelle forme de guerre en cours en Irak, c’est-à-dire une forme de guerre à laquelle les forces américaines ne sont pas adaptées. La surprise est totale et cette trouvaille considérable mériterait des mesures adéquates, a conclu le Pentagone. Montrant une souplesse considérable, le Pentagone prend donc des mesures pour s’adapter. Il a formé une unité spéciale, le Asymmetric Warfare Group (AWG), dont le rôle va être de partir partout où l’armée américaine se bat, c’est-à-dire partout où elle essuie des revers, pour comprendre, compiler,… Bouvard and Pecuchet at war (suite*)

Hors la guerre avec la Chine, rien ne sert de penser

Les débats sur un conflit avec la Chine commencent à s’installer d’une façon régulière à Washington. L’excellent expert en stratégie William S. Lind débat, sur Antiwar.com d’un article de Robert S. Kaplan dans Atlantic Monthly. Début de l’article de Kaplan : « The Middle East is just a blip. The American military contest with China in the Pacific will define the twenty-first century. And China will be a more formidable adversary than Russia ever was. » Lind fustige les partisans d’une guerre chaude avec la Chine (comme Kaplan, d’ailleurs, qui recommande de rechercher autre chose qu’un conflit direct, au plus haut niveau). Il explique que… Hors la guerre avec la Chine, rien ne sert de penser

Wolfowitz s’en va, une époque s’achève…

Wolfowitz s’en va, une époque s’achève 18 mars 2005 Au contraire de la nomination de Bolton à l’ONU, qui constitue une affirmation offensive du renouvellement de la politique unilatéraliste US, le départ de Paul Wolfowitz du Pentagone à la direction de la Banque Mondiale marque plutôt la fin d’une époque. Per se, la nomination de Wolfowitz est étrange. Comme on peut le voir dans tous les commentaires critiques, comme celui de Jim Lobe, Wolfowitz n’a aucune qualification pour ce poste, certainement pas technique, et pas davantage du point de vue idéologique (tiersmondiste, Wolfowitz ?). (Mais cette absence de qualification est peut-être en soi une recommandation,… Wolfowitz s’en va, une époque s’achève…

La démocratie religieuse — Rubrique Contexte, Volume 20, n°11 du 25 février 2005

La démocratie religieuse @SOUSTITRE = Les élections en Irak ont constitué un étrange phénomène: tout s’est passé comme prévu, autant pour les circonstances que pour le comportement des votants. Elles furent pourtant accueillies comme une formidable divine surprise. Qu’on nous laisse évoquer succinctement quelques impressions des années 1960, quand nous étions jeune journaliste encore plein d’illusions. Pourtant, nous n’avions pas celle du mythe électoral, conforme en cela à un comportement général, systématique et qui n’a jamais fait problème à cette époque. Les élections dans les pays troublés ou sous tutelle, qu’ils fussent d’un bord ou l’autre, qu’il s’agisse de la Pologne communiste ou du Sud… La démocratie religieuse — Rubrique Contexte, Volume 20, n°11 du 25 février 2005