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Magnier

Notes sur une alliance hypersonique

Notes sur une alliance hypersonique • Un spécialiste des affaires du Moyen-Orient, et notamment de l’Iran, expose l’acquisition par ce pays de capacités de missiles hypersoniques. • Il s’agit du résultat d’une coopération avec la Russie, maîtresse des technologies hypersoniques.• Les Iraniens ont eux-mêmes largement aidé les Russes, notamment dans le domaine de drones qui sont particulièrement efficaces en Ukraine, tandis que l’Iran commande des chasseurs russes. • Les deux pays ont entamé une coopération militaire intensive, correspondant évidemment à une proximité politique dans le cadre du développement du « Sud Global », et dans des organisations comme les BRICS et l’OCS. • Tout cela se fait… Notes sur une alliance hypersonique

Requiem pour un exceptionnalisme rancie

Requiem pour un exceptionnalisme rancie • Articles du 10 mars 2021. • Quelques réflexions sur l’étonnante présentation du général McKenzie, chez du puissant Central Command US, mettant en évidence, à l’aide de documents déclassifiés, la puissance et la capacité de l’arsenal iranien (missiles balistiques) plus d’un an après la riposte à l’assassinat du général Soleimani début janvier 2020. • Dans quel but, cette intervention ? • Une tentative de réponse de type psychologie-tordue de l’américanisme. • En attendant, le statut de l’Iran est fortement renforcé. • Contributions de dedefensa.org et Elijah J. Magnier. Nous reprenons un texte de Elijah J. Magnier, consacré notamment à la… Requiem pour un exceptionnalisme rancie

Simulacre de ‘retour à la normale’

Simulacre de ‘retour à la normale’ • Articles du 27 février 2021. • Une frappe aérienne US en Syrie, la première depuis décembre 2019, contre des éléments du groupe Hachd al-Chaabi (FMP), identifié par le Pentagone comme un « groupe militant soutenu par l’Iran ». • Aussitôt, les interprétations foisonnent, prenant en compte différents points de vue et n’évitant pas les contradictions. • Il reste à mesurer la signification de l’acte dans le cadre général de la crise de l’américanisme, et par rapport à la tension conflictuelle régnant aux USA. • Contributions : dedefensa.org et Elijah J. Magnier. L’attaque de F-15E de l’USAF en Syrie,… Simulacre de ‘retour à la normale’

Erdogan dans ses meubles, Poutine à contrepied

Erdogan dans ses meubles, Poutine à contrepied E.J. Magnier a été l’un des premiers, le premier à notre connaissance, à avertir clairement du changement fondamental de tactique, par le choix d’un cessez-le-feu unilatéral, des Russes en couverture aérienne de l’offensive syrienne contre les terroristes soutenus directement sinon dirigés par la Turquie, autour d’Idlib. Son tweet d’hier matin disait : « Un cessez-le-feu unilatéral russe a été une grave erreur car la Russie n’a pas anticipé la réaction turque et n’a pas laissé suffisamment de temps à l’armée syrienne et à ses alliés pour s’équiper de systèmes de défense aérienne. » Comme Magnier l’explique en détails,… Erdogan dans ses meubles, Poutine à contrepied

Iran-Syrie, une fluidité crisique si rapide

Iran-Syrie, une fluidité crisique si rapide C’est aussi simple que cela, avec des circonstances plus ou moins directes mais une interprétation aussi nette que ces deux constats qui suivent… Il y a un mois, nous étions au bord de la guerre entre l’Iran et les USA ; aujourd’hui, nous sommes au bord de la guerre entre la Turquie (avec soutien US, vertueuse OTAN oblige) et la Russie. Le « tourbillon crisique » non seulement tourbillonne, comme c’est sa nature même, mais également déboule en cascade torrentielle, sautant d’un centre crisique à l’autre. • Il y a un mois, donc, nous sentions encore le vent des derniers boulets… Iran-Syrie, une fluidité crisique si rapide

Introspection de la riposte iranienne

Introspection de la riposte iranienne Dans ce texte et selon sa démarche habituelle dont on connaît la valeur et l’orientation, E.J. Magnier expose le détail de la décision, des plans et des intentions de la riposte iranienne à l’assassinat de Soleimani. Comme à l’habitude, on sait quelles sont ses sources, à la fois sûres et nettement orientées. Mais dans un monde où la réalité est pulvérisée, la vérité-de-situation se trouve dans la confrontation des narrative des acteurs, des observateurs et des commentateurs. Pour ce cas, nous dirons en espérant ne surprendre personne que nous accordons beaucoup plus d’intérêt et de véracité à la narrative iranienne… Introspection de la riposte iranienne

Les (mé)comptes du Pentagone

Les (mé)comptes du Pentagone Hier en fin de journée, E.J. Magnier tweetait : « De 13 à 18 à 34 à 50. Maintenant 64. L’Iran a dit 80 dès le début. Nous nous rapprochons des chiffres iraniens, qui semblent plus fiables et témoigner de bonnes sources. » Hier également, ZeroHedge.com développait le sujet de cette étonnante cascade des blessés US suite à l’attaque iranienne du 8 janvier : « Il semble que ces mises à jour du Pentagone sur le nombre de blessés lors de l’attaque au missile balistique du 8 janvier sur la base aérienne d’Ayn al-Asad en Irak vont devenir une routine hebdomadaire.… Les (mé)comptes du Pentagone

Irak : nouvel épisode crisique ?

Irak : nouvel épisode crisique ? Avant-hier, le Parlement irakien a voté en faveur du retrait sans délai de toutes les troupes étrangères du territoire. Son vote antérieur, du 5 janvier, portait sur le retrait de ces forces selon les accords signés avec les pays impliqués, c’est-à-dire avec un délai d’un an pour effectuer ce départ. Constatant que son premier vote et les demandes du Premier ministre n’avaient pas été suivi d’effets, le Parlement a voté une recommandation pour exiger le départ sans délai. Dans un texte précédent celui du que nous reproduisons ci-dessous (le 22 janvier 2020 : « Retrait immédiat des USA exigé… Irak : nouvel épisode crisique ?

Notes de 2020 à 2002 et retour

Notes de 2020 à 2002 et retour 17 janvier 2020 – Il y a comme une correspondance de chiffre dans ces deux années, qui pourrait être interprétée comme symbolique, et une symbolique de l’évolution de la situation : 2002 et 2020.Dans quelle mesure et de quelle façon ? Certainement chronologique au sens stricte, mais plutôt psychologiquement par le rapprochement visuel des chiffres composant ces deux années, et la correspondance que nous trouvons dans ces deux années de la façon suivante : • C’est en 2002, à l’été, que Karl Rove, conseiller en communication tout-puissant du président GW Bush, confiait au journaliste et auteur Ron Suskind,… Notes de 2020 à 2002 et retour

Une attaque sans précédent

Une attaque sans précédent Bien entendu, il y a la restriction qui accompagne une action qui se veut symbolique. Les Iraniens ne tenaient surtout pas à mettre Trump dans une situation où, en fonction de tweets agressifs de ces derniers jours, ils auraient dû riposter et ainsi définitivement lancer le cycle de l’escalade. Par contre, les Iraniens ont adopté des attitudes inédites, sans précédent contre des moyens stratégiques US en temps de guerre non-déclaré : ils les ont attaqués en tant que tels, dans une acte volontaire, et ils ont aussitôt proclamé leur responsabilité. Voilà les conditions de l’attaque qui font de la décision US… Une attaque sans précédent

Le brouillard de l’absence de guerre

Le brouillard de l’absence de guerre 8 janvier 2020 – Il est assez évident que la « riposte » iranienne a surpris un grand nombre de commentateurs, y compris votre serviteur évidemment. On attendait de la part des Iraniens, de la patience, du temps, de la ruse et la surprise dévastatrice d’une attaque sur un point important de la puissance militaire US au bout du compte. Au lieu de quoi, cette « frappe » décrite obligeamment par Khamenei comme « une gifle » infligée aux États-Unis et comme la preuve que l’Iran ne veut pas la guerre par le ministre iranien des affaires étrangères, a tout d’une sorte de « service minimum »… Le brouillard de l’absence de guerre

De l’“Orient surréaliste” à “D.C.-la-folle”

De l’ »Orient surréaliste » à « D.C.-la-folle » Le texte de E.J. Magnier ci-dessous qui s’appuie sur la rencontre de Poutine et d’Erdogan à Sotchi aujourd’hui 22 octobre, représente en réalité un intéressant historique des événements qui, depuis début octobre, ont abouti à l’actuelle situation. On découvre, sans surprise excessive, que non seulement il s’agit de l’ »Orient compliqué », mais surtout de l’ »Orient surréaliste », où la Russie règne en maîtresse absolue, reconnue désormais par tout le monde, – sauf bien entendu, à « D.C.-la-folle », les généraux à la retraite, les neocon en chômage et les enquêteurs démocrates et clintonien sur les « Russian assets« . Témoignent de cette domination russe, si besoin… De l’“Orient surréaliste” à “D.C.-la-folle”

En quatrième vitesse

En quatrième vitesse Nous signalions hier les tweets enthousiastes du commentateur Elijah J. Magnier concernant la situation en Syrie. Il nous semble logique de reprendre le texte de ce même commentateur qui reprend lui-même une description complète de la situation après le grand événement que constitue le retrait des forces US protégeant les Kurdes tandis que les forces régulières syriennes et probablement la Russie prennent en charge cette protection. On notera effectivement dans le texte de Magnier le rôle omniprésent des Russes et également la façon dont se poursuivent parallèlement les combats et différentes négociations aboutissant à des accords divers, plus ou moins respectés, entre… En quatrième vitesse

Variations autour du “boucher de Damas”

Variations autour du « boucher de Damas » 15 octobre 2019 – La sanctification des Kurdes est une des deux constantes les plus fermes de la narrative-Système pour ce qui concerne l’explication de l’ »Orient [très-]compliqué » en mode-postmoderne, notion qu’il s’agit de simplifier pour mieux articuler le simulacre de service. L’autre « des deux constantes les plus fermes », installée en 2011, c’est « le boucher de Damas », alias Assad, président syrien. Quoi qu’il se passe, l’impératif du simulacre est de retrouver Assad menaçant d’une boucherie n’importe qui, pour le plaisir et pour le vice partagés, et particulièrement une boucherie des Kurdes. Nous sommes à un de ces points de rupture… Variations autour du “boucher de Damas”

Résilience entêtée de la crise syrienne

Résilience entêtée de la crise syrienne Comme dit l’autre, ou bien notre estimé confrère : « Turkey again invade », et le même, excellemment traduit par Le Sakerfrancophone : « C’est reparti pour une invasion turque ». On rêvasse avec nostalgie au temps où une telle nouvelle, un tel acte, eût provoqué une très grave tension internationale, des mobilisations, des réunions urgentes. Aujourd’hui, eh bien un constat un peu fatigué, « Tiens, ils y vont à nouveau », avec en plus la menace étrange en termes diplomatiques, de la part d’Erdogan que l’âge commence à assiéger, que si l’on ne dit pas que son initiative est remarquable… Résilience entêtée de la crise syrienne

Le tourbillon crisique de l’Adrian Draya-1

Le tourbillon crisique de l’Adrian Draya-1 Hier, dans nos Notes d’Analyse qui prenaient (chronologiquement) comme premier sujet John Bolton, – d’où le titre, « Notes avec ou sans Bolton », – nous avions signalé dans des termes qui laissaient percer toute notre perplexité et notre immense scepticisme la « dernière » de Bolton brandissant une photo-satellite où l’on ne voyait guère le pétrolier iranien Adrian Draya-1 mais où il se trouvait sans aucun doute selon Bolton, tout proche des côtes syriennes et prêt à livrer son pétrole à la Syrie. Notre commentaire à cet égard donnait ceci : « …Ayant dit cela, qui n’est pas faux, on… Le tourbillon crisique de l’Adrian Draya-1

Notes sur un durcissement général

Notes sur un durcissement général 2 août 2019 – La situation générale de la Grande Crise de l’Effondrement du Système présente actuellement plusieurs facteurs, extérieurs et intérieurs, indiquant la poursuite de la montée de la tension entre les acteurs principaux. Nous insistons sur le fait de facteurs extérieurs et intérieurs, car les situations extérieures et intérieures de ces acteurs sont de plus en plus intimement liées et répondent à la même logique de cette montée de la tension. • Dans le domaine extérieur, la crise iranienne est le centre de l’activité crisique. En fait de « crise iranienne », il s’agit désormais d’une crise générale d’une zone… Notes sur un durcissement général

L’Iran croit à la guerre

L’Iran croit à la guerre En complet contraste avec ce que nous écrivions hier, il paraît évident selon les écrits de Elijah J. Magnier que l’Iran croit à la probabilité de la guerre essentiellement du fait des USA, et contre les USA. Le point principal à cet égard est la totale perte de confiance des Iraniens pour la parole des dirigeants américanistes. Les Européens ? Ah oui, les Européens (en mettant à part les laquais britanniques) : ils ne « bénéficient » guère que du complet mépris iranien, pour l’étalage de leur impuissance et de leur soumission ; impuissance à appliquer l’esprit autant que la lettre du… L’Iran croit à la guerre

Du Global Hawk au P-8 Poseidon

Du Global Hawk au P-8 Poseidon Pour suivre et compléter le texte du 22 juin de Elijah J. Magnier sur la position de l’Iran à la lumière des derniers événements accompagnant la tension entre les USA et l’Iran, voici un texte du même auteur rapportant une description précise, du côté iranien, des événements de la destruction du drone RQ-4C Global Hawk, et aussi de la décision de ne pas détruire un P-8 Poseidon de la Navy qui se trouvait dans la même zone. Comme dans l’article précédent, Magnier travaille directement à partir de sources iraniennes, qui sont citées longuement et iden,tifiées dans leurs fonctions (essentiellement,… Du Global Hawk au P-8 Poseidon

L’Iran inflexible et irrémissible

L’Iran inflexible et irrémissible Ce qui nous impressionne par-dessus tout, c’est le ton. On connaît Elijah J. Magnier, journaliste de grande expérience, cultivant de nombreuses sources dans les champs de bataille, en sourdine ou bruyante, du Moyen-Orient. On trouve toujours dans son ton l’habileté manœuvrière et la recherche d’une possible conciliation qui caractérisent les politiques et les diplomatie des pays du champ. L’introduction à un niveau opérationnel écrasant de l’idéologie, des fureurs extrémistes colorées des absolues des religions monothéistes qui ne peuvent avoir d’autres références que leur foi, de l’exclusivisme de l’exceptionnalisme suprémaciste de l’américanisme avec son cortège de « ismes », a brouillé ce jeu jusqu’au… L’Iran inflexible et irrémissible

“D.C.-la-folle” : le bourbier précède la guerre

« D.C.-la-folle » : le bourbier précède la guerre Une dimension géographique et idéologique apparaît de plus en plus importante dans la tension entre les USA et l’Iran, et la volonté du groupe desneocon-MAX autour de Trump d’aller vers une guerre. Il s’agit de l’Irak et des éventuelles « menaces » qui pèsent sur l’important contingent militaire des USA dans ce pays, ainsi que ses diverses implantations de renseignement, diplomatiques, d’influence, etc. Il s’agit également de la situation classique, déjà signalée, d’un occupant (ce que restent les USA en Irak) se transformant, peu à peu ou rapidement c’est selon, en otages d’un conflit impliquant un troisième acteur (l’Iran). E.J.… “D.C.-la-folle” : le bourbier précède la guerre

Pompeo en prépare une de plus

Pompeo en prépare une de plus Le secrétaire d’État Mike Pompeo est sans doute un phénomène de la diplomatie américaniste, – ou bien, plus simplement, « un Signe des Temps » comme disait Guénon. Il semble ne pouvoir qu’enfiler, comme des perles sur un collier, les plus grossières inconvenances, les menaces les plus crues, et, considérées dans le contexte plus général, les sottises les plus aberrantes pour les intérêts du constant projet hégémoniste américaniste. Mais il ne fait, en cela, que suivre l’irrésistible pente de l’autodestruction ménagée par le président Trump, la plus antiSystème des créatures du Système. Pompeo arrive au Liban. Il va émettre des exigences… Pompeo en prépare une de plus

Paradoxales incertitudes iraniennes

Paradoxales incertitudes iraniennes En ce moment, si vous envisagez une guerre américaniste, – puisqu’enfin, l’américanisme doit être toujours gros d’au moins une guerre possible/probable, – ce serait plutôt avec l’Iran. Le casting est excellent : Trump, Bolton et Pompeo sont des Iran-haters pur sucre et certifiés, tandis que les obstacles à une telle entreprise, notamment les trois généraux (McMaster, Kelly et Mattis) en poste au gouvernement l’année dernière et qui étaient tous trois très prudents vis-à-vis de l’Iran, sont partis. L’hostilité à l’Iran permet en plus de faire de l’European-bashing et d’interférer en toute exterrorialité et en pratiquant le sport national des sanctions sur les… Paradoxales incertitudes iraniennes

Urnes, prison, guerre et fluidité syrienne

Urnes, prison, guerre et fluidité syrienne L’article de E.J. Magnier ci-dessous a déjà été publié et repris par divers sites, en anglais et en français notamment. Il présente l’hypothèse d’une attaque d’Israël contre des cibles stratégiques syriennes et des cibles stratégiques iraniennes en Syrie selon le sentiment de l’actuel premier ministre israélien Netanyahou sur ses chances de remporter à nouveau la majorité aux élections d’avril, et d’être ou non reconduit dans ses fonctions. L’argument n’est nullement stratégique mais concerne un destin personnel : si Netanyahou perd, il ira devant la justice avec une forte possibilité, pour ne pas dire « de fortes chances », d’être condamné et… Urnes, prison, guerre et fluidité syrienne