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Mexique

L’Arizona, Etat-laboratoire des menaces contre la cohésion des USA

Il y a depuis quelques semaines une activité marquée des cartels mexicains de la drogue sur la frontière avec l’Arizona et en Arizona même. On peut se reporter à ce propos à notre Ouverture libre du 19 juin 2010. D’autres nouvelles sont publiées à ce sujet. Le site WarNews signale le 22 juin 2010 plusieurs de ces informations, dont une de CNN, le 21 juin 2010, concernant des menaces des cartels contre les divers agents de services de sécurité US qui tenteraient d’entraver leurs voies de pénétration en Arizona. Le site de Fox.News du 22 juin 2010 confirme la nouvelle donnée par un journal local… L’Arizona, Etat-laboratoire des menaces contre la cohésion des USA

Le moment de vérité approche

Le moment de vérité approche On connaît bien James Carroll, souvent cité dans ces colonnes, homme assez rare dans les quartiers sympathiques de la dissidence anti-américaniste en Amérique même. On prêtera l’attention qu’il faut à son dernier éditorial du 22 juin 2010, dans le Boston Globe, surmonté de la photo cruelle d’un général Petraeus au visage juvénile et comme lifté, et pourtant hagard, à bout de souffle, comme perdu dans un désarroi inexplicable, photo lors de son malaise lors d’une audition du Congrès. Carroll trace un parallèle qui devient presque une exigence, entre la déroute en Afghanistan et la catastrophe dans le Golfe Persique, avec… Le moment de vérité approche

Nous et la la référence Tchernobyl

Dans Ouverture libre, nous rassemblons quelques références (ce 22 juin 2010) de l’interprétation de la crise du Golfe du Mexique comme une sorte de Tchernobyl américaniste. C’est, bien entendu, se référer à l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en URSS (aujourd’hui en Ukraine), en avril 1986. Nous avons réuni ces textes pour servir de support à cette réflexion. L’accident de Tchernobyl a été l’objet de nombreuses interprétations, dès l’époque où il a eu lieu. L’accident lui-même, les réactions des autorités concernées, ont été aussitôt perçus comme une indication de l’état du système. Gorbatchev lui-même a interprété Tchernobyl dans ce sens et s’est appuyé sur… Nous et la la référence Tchernobyl

Quel Tchernobyl ?

Quel Tchernobyl ? Le dimanche 20 juin 2010, Hervé Kempf, dans Truthout.org, parle, à propos de la catastrophe du Golfe du Mexique, d’un American Tchernobyl. «An uncontrollable industrial catastrophe, a worm-eaten system controlled by a rigid nomenklatura, a dynamic leader who wants to change things: doesn’t that remind you of something? Yes, of course: Chernobyl, the Soviet Communist Party, Gorbachev. »Let’s recall the 1980s: during that era, people knew that the USSR was doing poorly, but who would have bet a franc or a dollar on its rapid collapse? Still less so, given that the country had found an appealing and modern leader. From the… Quel Tchernobyl ?

La Terre blessée, vue par Naomi Klein

La Terre blessée, vue par Naomi Klein Naomi Klein est fameuse depuis son ouvrage La stratégie du choc (Actes Sud, 2007). Dans ce livre, elle décortique la stratégie fondamentale du capitalisme (le chaos créateur) depuis un demi-siècle. Aujourd’hui, elle devient sous nos yeux une écologiste consciente, hors des groupes de pression répertoriés et apparus comme corrompus, avec un sens aigu de la dimension symbolique et sacrée de la destruction de l’environnement. Klein donne un long article le 19 juin 2010 dans le Guardian sur la catastrophe du Golfe du Mexique après une longue visite sur place. En même temps qu’elle règle son compte au principe… La Terre blessée, vue par Naomi Klein

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples L’évolution d’une crise commencée assez discrètement et transformée en deux mois en un événement fondamental par sa diversification et l’action puissante du système de la communication, voilà le caractère principal de la crise de l’ »oil spill » dans le Golfe du Mexique. Les accusations d’un candidat républicain de Caroline du Nord, Bill Randall, sur un « complot » BHO-BP (voir dans Ouverture libre, ce 21 juin 2010) font effectivement plus partie du domaine de la perception, de la communication, etc., que de la réalité politique (quoi qu’il en soit de cet intéressant « complot »). L’absence très caractéristique des grandes organisations écologiques dans le… Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples

La colère d’Albion (en plus de Gardiner)

On peut considérer d’une façon générale que le texte de Nile Gardiner, que nous présentons par ailleurs dans la rubrique Ouverture libre, reflète un sentiment devenu extrêmement fort et profond chez les Britanniques. Le traitement infligé à BP par Obama et par le Congrès, suivis par tout l’appareil du système de l’américanisme, représente pour les Britanniques une affaire extrêmement grave. La question n’est pas tant de savoir si BP le mérite, sa responsabilité est patente, mais aussi celle des autorités US avec la faveur qu’elles accordent au Big Oil, du Congrès arrosé régulièrement par les subventions du même Big Oil, etc. La question concerne plutôt… La colère d’Albion (en plus de Gardiner)

Le président Calderon deviendra-t-il un nouveau Karzaï ?

Puisque nous sommes en démocratie, il faut bien que le peuple joue son rôle. C’est ce qu’indique en substance le président mexicain Calderon, dans un appel télévisé et solennel à une mobilisation générale du peuple contre la puissance et l’impunité des cartels de la drogue qui menacent de transformer Calderon en une autorité accessoire et sans grand effet sur la vie mexicaine. (Cela, accompagné d’un long article publié dans la presse.) Bien entendu, cette adresse télévisée, qui marque une aggravation de plus de la situation dans ce narco-pays comme l’on dit, est, si l’on veut, l’autre face, extérieure celle-là, de l’affaire de l’Arizona, et singulièrement… Le président Calderon deviendra-t-il un nouveau Karzaï ?

Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

D’une façon générale, BHO, le président du Yes, we can, commence à les exaspérer. Disons, comme dit Keith Olbermann, de MSNBC : «It was a great speech if you were on another planet for the last 57 days.» Les réactions au grand discours du président US sur son 9/11 à lui sont pour le moins grinçantes, sinon furieuses. «President Obama’s Oval Office speech Tuesday night on the Gulf oil disaster was a cowardly exercise in evasion and cover-up that could have been written by the publicity department of BP.» (Selon WSWS.org.) HuffingtonPost, qui offre une couverture importante de la catastrophe et attendait beaucoup du discours,… Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

L’oil spill et l’impuissance du pouvoir politique Le problème n’est toujours pas résolu Qui est in charge aux USA, face à la plus grande catastrophe environnementale de l’histoire des USA et, peut-être, de tous les temps, et avec des conséquences incalculables, et alors que la crise se poursuit avec le pétrole qui jaillit du fond du Golfe du Mexique ? Qui est in charge, BP ou Obama ? Réponse à peu près générale, BP, bien entendu. Dans tous les cas, c’est d’abord la réponse de Robert Reich, sur son blog, le 12 juin 2010. Reich, qui se bat sans discontinuer pour tenter de donner (redonner)… L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

La résistance des psychologies et la nécessité du pire

Il y a une intéressante chronique de John McQuaid, journaliste scientifique US qui a été honoré d’un Prix Pulitzer, sur Huffington.post, le 11 juin 2010, à propos du oil spill, de l’attitude de BP dans le domaine des relations publiques, de l’attitude psychologique des dirigeants politiques autant que du public. Après avoir montré combien les arguments de BP développés pendant de longues années sur son greening (la prise en compte des impératifs de protection de l’environnement) se sont révélés d’une façon éclatante être un pur montage de relations publiques, combien l’entreprise, comme le reste du corporate power et du système, continue à ne suivre que… La résistance des psychologies et la nécessité du pire

Le flot du Golfe sans fin

Le flot du Golfe sans fin Ce qui est remarquable, c’est qu’au plus BP avance prétendument dans la récupération du pétrole qui s’échappe par flot du fond du Golfe du Mexique, au plus les estimations officielles de l’importance de ce flot augmentent. Dans le New York Times du 10 juin 2010, on annonce effectivement un doublement de l’évaluation probable de la fuite (entre 20.000 et 40.000 barils/jour) alors que BP n’espère pas récupérer plus de 15.000 barils par jour dans la phase actuelle. «A government panel on Thursday essentially doubled its estimate of how much oil has been spewing from the out-of-control BP well, with… Le flot du Golfe sans fin

La crise qui faisait tâche d’huile

La crise qui faisait tâche d’huile 8 juin 2010 La crise du oil spill, ou crise du Golfe (du Mexique) aux USA, prend un tour remarquable en s’élargissant et en s’approfondissant d’une part vers de nouvelles tensions qui brouillent la compréhension de la lutte contre ses causes, en paraissant paradoxalement évoluer d’autre part dans un sens où plus personne ne semble capable de dire quand elle sera terminée (quand la fuite sera colmatée) alors qu’on finirait par se demander si le fondement de la crise est réellement cette fuite de pétrole (oil spill) au fond du Golfe du Mexique. Dans ce sens, on dirait qu’il… La crise qui faisait tâche d’huile

De “Yes, we can” à “No, we can’t

La crise du Golfe, qui désigne aujourd’hui le Golfe du Mexique et non le Golfe Persique, comme les temps changent, s’est installée comme une crise nationale fondamentale aux USA. Obama a supprimé une importante tournée dans le Pacifique et en Asie, y compris une visite symbolique en Indonésie, premier pays musulman du monde, où il séjourna une partie de sa jeunesse. Mais les événements décident. Et ils décident, comme le note Rupert Cornwell dans The Independent le 6 juin 2010, sans tenir compte des dégâts terribles qu’ils infligent à la psyché américaniste. «The President was not responsible for the spill. Neither he nor his government… De “Yes, we can” à “No, we can’t

BHO, nationalisez BP !

Le mouvement politique autour de la catastrophe du Golfe du Mexique se concentre de plus en plus dans une nouvelle sorte d’attaques officielles et de commentateurs contre BP. Ces attaques ne sont plus liées aux seules circonstances de la catastrophe mais mettent en cause le fonctionnement très capitaliste de la société par rapport aux réalités catastrophiques de la situation. The Independent, le 5 juin 2010, publie un long article de son correspondant aux USA, David Usborne, sur le sujet. Usborne détaille les réactions des uns et des autres, y compris la mention de certains hommes politiques US qui demandent une intervention sur les bénéfices de… BHO, nationalisez BP !

De l’“oil spill” à la mise en cause du système

Justement, il faut passer de l’appellation catégorielle de oil spill à celle de catastrophe environnementale, c’est la première proposition de Jim Wallis, dans Huffington.post du 3 juin 2010. Constatant le mouvement général d’horreur et d’interrogation sur cette catastrophe dont les effets environnementaux commencent à être diffusés par le système de la communication aux USA, Wallis observe qu’il s’agit d’un teachable moment, une occasion pour que la pensée effectue une réflexion de rupture. «This could be one of those moments when the nation’s attention all turns to the same thing, as in 9/11 and the days after Katrina. To use an over-used phrase, this could be… De l’“oil spill” à la mise en cause du système

BP versus les USA, – et le système en cause…

La situation du oil drill du Golfe du Mexique est dramatique dans ses implications directes sur l’environnement. Elle ne l’est pas moins, semble-t-il, ou ne le devient pas moins, dans ses implications politiques et structurelles pour le système en général. On parle ici, d’abord, de l’attitude de BP vis-à-vis des divers acteurs US, à commencer par l’administration Obama. Les rapports, comme l’explique le Guardian le 31 mai 2010, s’enveniment de diverses façons. «BP has challenged widespread scientific claims that vast plumes of oil are spreading underwater from its blown-out rig in the Gulf of Mexico. The denial comes as the oil giant prepares for a… BP versus les USA, – et le système en cause…

Le trou noir du Golfe

Le trou noir du Golfe 31 mai 2010 En quelques jours, tout semble s’être rassemblé pour former ce qu’ils nomment a perfect storm. L’expression désigne le rassemblement, autour d’un événement, des conditions qui font de cet événement quelque chose d’extraordinairement explosif, presque une crise parfaite Nous avons déjà souvent employé l’expression de perfect storm parce que notre temps n’est pas avare de cette sorte d’occurrence. Il semble qu’elle doive servir, à nouveau, pour caractériser la catastrophe de Deepwater Horizon. Enumérons quelques faits Voilà une catastrophe qui dure depuis bientôt six semaines, qui est une catastrophe dès l’origine et qui, pourtant, s’est déroulée pendant un bon… Le trou noir du Golfe

Le sort d’une présidence

Aux USA, les événements des dernières 72 heures (le I’m in charge d’Obama, suivi des échecs de BP pour colmater les fuites des conduits pétroliers dans le Golfe du Mexique) ont déclenché une formidable offensive médiatique de spéculation sur le sort du président. Brutalement, la catastrophe s’est effectivement transformée en une crise nationale, de caractère politique. Désormais, les commentateurs jugent que le sort de la présidence Obama est dans la balance. L’image du Kristina d’Obama est remplacé par une analogie politiquement beaucoup plus féroce : la crise est comparée à la crise des otages de Téhéran qui emporta Jimmy Carter et sa présidence à partir… Le sort d’une présidence

De la dissolution du pouvoir politique

De la dissolution du pouvoir politique 28 mai 2010 Dans notre Bloc-Notes du 27 mai 2010, nous parlions de tactique du gouvernement d’Obama, celle d’avoir laissé toute la responsabilité de la catastrophe de Deepwater Horizon à BP. Le raisonnement soutenant la tactique était simple : puisque BP est responsable, à BP de s’en débrouiller. Hier encore, pendant ce temps, à Washington, le président Obama donnait une conférence de presse pour annoncer dramatiquement qu’il prenait désormais à son compte la catastrophe, et la responsabilité de la chose par conséquent ; c’était, retenez ce fait, la première conférence de presse de BHO depuis dix mois Entretemps encore,… De la dissolution du pouvoir politique

BHO face au “Wall Street de l’océan”

Il commence à apparaître que la tactique suivie par l’administration Obama dans l’affaire de la catastrophe de la station d’exploitation pétrolière BP Deepwater Horizon est de moins en moins efficace. Cette tactique consiste à dénier toute responsabilité au gouvernement fédéral et à charger BP de cette responsabilité, à la fois du désastre et de la réparation du désastre. Son efficacité, au départ, dépendait de la rapidité avec laquelle BP réglerait le problème. Comme on le voit, ce n’est pas vraiment un cas satisfaisant. BP développe actuellement, après diverses autres, une tentative qui se veut radicale et décisive et qui, si elle ne réussit pas, installerait… BHO face au “Wall Street de l’océan”

Conscience de la globalité de la crise

Conscience de la globalité de la crise 25 mai 2010 La semaine dernière fut chaude. Mais on dira : une fois de plus, et c’est exactement le cas Plusieurs situations de tension et de crises endémiques ont continué à se développer parallèlement, connaissant, effectivement durant cette semaine, l’un et l’autre paroxysmes de plus. Le cas nous permet, après récapitulation des événements, de passer au sujet qui nous intéresse, qui est la question de la conscience de la globalité de la crise, constituée en structure crisique, qui accompagne l’effondrement d’une civilisation, la nôtre, en l’occurrence. La crise de l’euro a connu effectivement un paroxysme, avec des… Conscience de la globalité de la crise

BP, le bordel washingtonien et les Etats de l’Union

Le système toujours au top de sa forme, comme on dit en langage fun Donc, rengaine, une fois de plus, la gigantesque machinerie washingtonienne montre sa totale incompétence. Ainsi s’exclament les Etats de l’Union touchés par la catastrophe pétrolière de la station Deepwater Horizon BP/Golfe du Mexique. Il faut lire dans le Times de ce 25 mai 2010 les bruits et les exclamations de la révolte des autorités des Etats touchés par la catastrophe contre l’immobilisme de Washington et de ses gigantesques moyens d’hyperpuissance. «Fury over the handling of the BP oil disaster intensified yesterday as state officials challenged federal authorities, accusing them of bureaucratic… BP, le bordel washingtonien et les Etats de l’Union

Guerre des “sanctions” entre l’Arizona et L.A.

La loi anti-immigrants adoptée par l’Etat de l’Arizona a conduit plusieurs villes US à boycotter l’Etat en instaurant une politique de sanctions. Il y a notamment Boston, Austin (Texas), San Francisco et Los Angeles (L.A.) en Californie. Une controverse entre l’Arizona et Los Angeles a lieu actuellement, selon le Guardian du 20 mai 2010. «Arizona’s tough new immigration law has drawn it into an open conflict with one of the most powerful cities in America, after a prominent Arizona politician threatened to pull the plug on its power supply to Los Angeles in retaliation for the city’s boycott of the state. »Gary Pierce, a commissioner… Guerre des “sanctions” entre l’Arizona et L.A.