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modernité

Analyse et plaidoirie pour la Tradition

• Diagnostic courant : la GrandeCrise poursuit sa folle équipée vers l’effondrement. • Les positions s’affirment, autour du traditionalisme contre la modernité. • ªUne interview du penseur espagnol Carlos X. Blanco.

Gloire de la métahistoire

Gloire de la métahistoire 7 février 2026 (18h15) – Je vais soumettre mes lecteurs, nombreux j’espère, à un exercice qu’ils trouveront peut-être complexe, incompréhensible, abscons, etc. Qu’ils me pardonnent. La chose m’est venue avec l’idée de reprendre un texte de Douguine (du 2 février 2026 sur le site superbe ‘euro-synergies.hautetfort.com‘) donnant son interprétation de la parabole de ‘la Caverne’ de Platon. J’y ai vu, en tournant les choses à ma manière, une analogie soudaine et pressante avec la situation présente, dans l’acte de libération des spectateurs stupidement attachés à des ombres… Je m’appuie notamment et également sur une source mystérieuse que je désigne pour le… Gloire de la métahistoire

La Ière Internationale-Tradi en embuscade

La Ière Internationale-Tradi en embuscade 30 janvier 2026 – Douguine invite à un regroupement pour lutter contre ‘Antikeimenos‘, mot désignant dans sa compréhension philosophique et religieuse « le Diable ». Nous savons aussitôt de quoi il est question grâce à l’agile et gracieuse IA qui fait désormais le travail de ‘Google‘. (« Est-ce que nous perdons vraiment au change ? », me dit cette interrogation venue à mon esprit, et malgré les anathèmes sans nombre lancés contre l’IA.) « Le terme grec ‘Antikeimenos’ (‘ντικεμενος’) signifie « adversaire », « opposant » ou « ce qui est opposé » en français. Issu du grec ancien, il désigne littéralement quelqu’un qui se tient en face ou contre,… La Ière Internationale-Tradi en embuscade

Métapolitique de la culture

Métapolitique de la culture 22 janvier 2026 (15H45) – Nous allons vous présenter un texte dont nous savons rien précisément sur tous les attributs de sa fabrication, mais dont nous apprécions le sens comme exceptionnel dans notre époque, c’est-à-dire conforme à ce que nous jugeons être le meilleur du sens des choses. Or, pour nous comme pour moi, ce qui compte dans un texte c’est ce qu’il dit à notre esprit. Peu m’importe qu’il soit le produit d’un complot, d’une cabale, d’un schisme ou d’un dessein impie, d’un banni ou d’un Empereur-philosophe ; si le texte est bon comme j’entends « être bon », s’il reprend ce… Métapolitique de la culture

Trump est-il le « dernier homme » de Nietzsche ?

Trump est-il le « dernier homme » de Nietzsche ? 14 janvier 2026 – C’est ce texte d’Alastair Crooke qui m’a donné l’idée à moi-même de demander à PhG en personne, de reprendre quelques extraits d’un texte qu’il écrivit en son temps, à propos du « dernier homme » débusqué par le Zarathoustra de Nietzsche. Il nous vint, à la lecture de Crooke (qui cite Nietzsche, bien sûr) la question : Trump, avec son absolu nihilisme et sa complète ignorance des valeurs humaines, est-il peut-être bien le « dernier homme » de Nietzsche ? Cette phrase superbe de Nietzsche définissant ce « dernier homme »… Trump est-il le « dernier homme » de Nietzsche ?

La clarté de l’inconnaissance

La clarté de l’inconnaissance 24 novembre 2025 – Le texte présenté ici a la vertu d’être extrêmement clair bien qu’il concerne un problème philosophique et métahistorique de la plus haute importance et de la plus grande complexité : le rôle central de la raison et de la place qu’on lui a attribuée dans la vie intellectuelle, – dans le développement de l’épisode terminal de notre civilisation qu’est la modernité… L’appréciation générale correspond absolument à notre vision, ou bien à ma vision dont je vais donner deux exemples. On peut bien entendu remonter à ce que je considère comme le texte fondateur du domaine dans la… La clarté de l’inconnaissance

De la surpuissance à l’autodestruction

De la surpuissance à l’autodestruction • Une description de la démocratie comme modèle accompli et irrésistible de la démocratie. • Entre l’individualisme devenu fou et opposant tous les « citoyens » entre eux et le simulacre infâme de toute action collective. _________________________ 28 août 2025 (16H30) – Ce que nous propose cette situation de GrandeCrise, c’est un tableau extrêmement pragmatique, et non pas réaliste, – la différence entre les deux mots est énorme, – selon les canons de l’art pompier (« art académique » si l’on veut être réaliste selon la voie officielle). C’est une description de la démocratie comme modèle de la modernité suivant précisément ce qu’elle est… De la surpuissance à l’autodestruction

Comment l’État moderne a détruit notre civilisation

Comment l’État moderne a détruit notre civilisation L’État en France, la bureaucratie à Bruxelles, l’administration Trump deviennent fous, liquidant/ruinant leur population, menaçant le reste du monde. Un rappel… Hans-Hermann Hoppe, philosophe allemand, disciple de Murray Rothbard, est un libertarien traditionnel, un guénonien en quelque sorte, qui remet radicalement en cause les soi-disant acquis de notre modernité. Autant dire qu’il ne plaira pas à tout le monde : pour lui le système produit un phénomène de dé-civilisation dont on voit les effets terminaux en Europe comme en Amérique (effondrement moral, démographique, culturel, spirituel, et même socio-économique). Le phénomène se mondialise : voyez l’Asie et son déclin… Comment l’État moderne a détruit notre civilisation

Kierkegaard annonce la Société du Spectacle

Kierkegaard annonce la Société du Spectacle Chris Hedges a dans un texte remarquable dénoncé l’Idiocratie américaine et cité Kierkegaard et sa dissertation peu connue sur le temps présent, qui explique comme Balzac, Vigny, Poe, Chateaubriand, Tocqueville ou Pouchkine que nous entrons dans une époque paralytique et gelée, post-historique et post-religieuse, et cela avant la grosse révolution industrielle. Kierkegaard pendant cet âge d’or danois (notion marrante à découvrir) lutte contre des forces comme les médias ou l’Eglise protestante danoise et contre ce qu’on pourrait nommer le tassement de l’esprit humain. On cite quelques pages alors et cette belle entrée en matière : « Finalement cette époque… Kierkegaard annonce la Société du Spectacle

Air conditionné et fin du monde

Air conditionné et fin du monde Dans son livre Orient et occident, René Guénon croyait encore possible, il y a un peu moins de cent ans maintenant, de récupérer spirituellement l’occident et de lui conférer une dimension plus sereine, moins matérialiste et moins néo-spiritualiste si j’ose dire. C’est qu’il voyait encore un orient traditionnel, pas trop esquinté par les conquêtes coloniales, et qui pouvait encore contester le primat matérialiste et scientiste de la marmite occidentale. Force est de remarquer que si nous avons dépassé depuis longtemps le déclin de l’occident (comme dit un ami, prof d’informatique dans une fac euro-américaine, l’occident a touché le fond,… Air conditionné et fin du monde

Faye et notre occident humanitaire-totalitaire

Faye et notre occident humanitaire-totalitaire Je ne sais pas si quelqu’un est assez stupide encore pour se réclamer du grand Occident ou de la vieille Europe, ou du christianisme de grand-maman, mais il est sûr qu’il y a quarante ans déjà Guillaume Faye y avait mis bon ordre. Sur les conseils de Robert (Steuckers) j’ai donc redécouvert le livre de Guillaume dont je ne cite que quelques passages, comme des tapas gourmands pour donner l’envie (comme dit Saint Paul) de retrouver des nourritures solides en marge de Twitter et des lectures rapides. Précisons que pour lui l’Occident c’est le déclin alors que l’Europe est la… Faye et notre occident humanitaire-totalitaire

Guillaume Faye et le grand condominium planétaire

Guillaume Faye et le grand condominium planétaire Il y a plus de quarante ans Guillaume Faye écrit son œuvre au noir sur le système à tuer le peuple. Télé, technologie, commerce, bouffe et pensée rapide. Avec style et panache, mais rigueur et dureté aussi, il dépeint ce temps immobile qui liquide l’espace (Guénon s’est trompé là encore) et toutes les Traditions orientales. Les derniers mondes premiers disparaissent (cf. Sept ans au Tibet ou les Seychelles de Heinrich Harrer) et ce sont du reste les Allemands qui y sont plus sensibles, avec les derniers Français héritiers spirituels de la Restauration. Mais j’ai parlé ailleurs et maintes… Guillaume Faye et le grand condominium planétaire

Albert Camus et la prostration du Français

Albert Camus et la prostration du Français On sait que Camus aura beaucoup souffert du carcan scolaire. Le redécouvrir c’est le lire en oubliant le fatras idéologique (Résistance, Vichy, décolonisation, communisme, absurde…) qui l’accompagne, certes en le remettant aussi à sa modeste – modeste mais indispensable – place. Car il ne faut pas oublier que sa mort accidentelle aura arrangé tout le monde, surtout à gauche. Certains le voyaient mal tourner alors. J’ai eu comme ça un besoin de relecture étant resté sur des souvenirs lumineux et surpris (on se doute qu’il n’était pas a priori ma tasse de thé). Mais en le triangulant avec… Albert Camus et la prostration du Français

Quand Victor Hugo entrevoit l’horreur architecturale

Quand Victor Hugo entrevoit l’horreur architecturale L’horreur architecturale s’est reproduite partout sur notre pauvre terre, la recouvrant de tours de Babel. Plus aucune ville n’est reconnaissable, toutes se flattant de reproduire le squelette du business cosmopolite. On attend que Tom Cruise en fasse l’escalade dans ses missions pas possibles, et puis on est content à Dubaï ou à Shanghai pendant qu’au pied du débris minéral se serrent les cohortes des fourmis motorisées qui rêvent de retrouver leur télé ou leur caisse de supermarché. En relisant Notre-Dame de Paris je me suis toutefois consolé : la catastrophe avait eu lieu bien avant Manhattan ! On se… Quand Victor Hugo entrevoit l’horreur architecturale

La catastrophe Bergoglio et la lâcheté des cathos

La catastrophe Bergoglio et la lâcheté des cathos J’ai toujours défendu le catholicisme ; mais il y a un moment où il faut sortir corde et fouet pour chasser les intrus et les lâches qui les accompagnent. Les fidèles de Serge de Beketch savent de quoi je parle. Bergoglio ruine ce qui reste de catholicisme romain dans la royale indifférence de ses ouailles. Certes la fréquentation s’est effondrée à Rome, mais qui se lève contre Lui ? Pas même le vieux Ratzinger qui accepta de se faire remplacer sans broncher. A moins qu’il ne soit détenteur d’un quatrième secret mollasson de Fatima… De même, qui… La catastrophe Bergoglio et la lâcheté des cathos

Evola et la race de l’homme fuyant

Evola et la race de l’homme fuyant Vers 1960 le penseur Julius Evola évoque dans l’Arc et la massue l’émergence d’un homme fuyant (le « peuple nouveau » de l’autre) qu’il définit en ces termes – dans son excellent et actuel recueil l’Arc et la massue : « L’avènement de la démocratie est quelque chose de bien plus profond et bien plus grave que ce qu’elle paraît être aujourd’hui du seul point de vue politique, c’est-à-dire l’erreur et la prétention infiniment stupide d’une société qui creuse sa propre tombe. En effet, on peut affirmer sans nul doute que l’atmosphère « démocratique » est telle qu’elle… Evola et la race de l’homme fuyant

L’Europe, somnambule désespérée

L’Europe, somnambule désespérée • Nous atteignons un point étonnant où les restes de l’Europe invertie et plongée dans l’ivresse de son simulacre se trouvent plongés dans la trahison du maître auquel elle s’est soumise pendant trois-quarts de siècle. • Regardez-là agiter des rêveries qui n’ont plus rien de commun avec l’évolution du monde tandis que leur maître s’arrange parfaitement de l’Ennemi total qu’elle croyait avoir trouvé. • L’Europe fait des projets sur une comète morte depuis des millions d’années, elle n’existe plus vraiment, elle se promène dans le néant, somnambule désespérée. _________________________ La situation européenne dans ce qu’elle a d’essentiel selon la volonté des « vrais »… L’Europe, somnambule désespérée

Schiller et le déclin des civilisations

Schiller et le déclin des civilisations Un génie visionnaire apparaît en Allemagne au moment de la révolution française et de l’étrange épopée napoléonienne ; il y a Beethoven, les poètes, tous les philosophes et toutes ces visions des grecs et du déclin occidental : pensez à Hölderlin, Hegel, Novalis, à Humboldt, à une dizaine d’autres. Une génération miraculeuse : car après Nietzsche et Heidegger seront bien seuls, sinon en tant que philosophes du moins en tant qu’allemands. La grandeur allemande fut d’avoir perçu avant les héritiers aristocratiques Français (Tocqueville, Chateaubriand, Vigny même) la chute de notre civilisation devenue trop technique et administrée : il lui… Schiller et le déclin des civilisations

Bernanos et les hommes dévalués

Bernanos et les hommes dévalués On a la tyrannie européenne (avec l’euro tout sera terminé), la guerre, le terrorisme climatique, l’invasion migratoire, on a et tout ce que la masse réclame c’est plus de censure ici, ou de lutte contre Trump et Poutine et Elon Musk là-bas. Revenons à Bernanos alors, qui croyait avoir tout vu et tout subi en 1945. Bernanos avait rêvé au début juste après la Libération, et ça donne la légendaire France contre les robots, livre dépassé un an ou deux après. Le grand esprit déchante vite (« votre place est parmi nous ! » lui chantait de Gaulle qui part… Bernanos et les hommes dévalués

Hiver qui vient : Laforgue et le postmoderne.

Hiver qui vient : Laforgue et le postmoderne. « C’est la saison, c’est la saison, la rouille envahit les masses, /La rouille ronge en leurs spleens kilométriques/Les fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe. » On a tous connu son poème à l’école, poème publié en 1886. Je suis retombé dessus grâce à Google et à « l’hiver qui vient » et j’ai été stupéfait. Mon présent permanent est là, plus fort que jamais, aussi présent que chez Sorel, Bloy, Drumont ou Maupassant. Sauf que c’est en poésie, une poésie qui liquide la poésie. La France liquide le vers, l’alexandrin, la rime, les… Hiver qui vient : Laforgue et le postmoderne.

Bacon et la Nouvelle Atlantide techno-gnostique

Bacon et la Nouvelle Atlantide techno-gnostique Notre utopie technognostique remonte à la Renaissance. Elle est d’origine anglaise et Engels lui a consacré, à cette origine, des lignes essentielles sur le socialisme utopique. Francis Bacon, ministre de la reine Élisabeth, est le père de I’Intelligence au sens anglais du terme, c’est-à-dire de l’espionnage. Il était chargé de l’information auprès de l’ambassadeur d’Angleterre à Paris dans les années 1576-1577. Il est surtout l’inventeur du cryptage des messages diplomatiques au moyen d’un code binaire – chaque lettre de l’alphabet est transformée en une simple combinaison de deux symboles, et à chaque symbole correspond une typographie différente. Bacon voit… Bacon et la Nouvelle Atlantide techno-gnostique

Le dernier safari et les fourmis blanches

Le dernier safari et les fourmis blanches Henry Hathaway est le dernier cinéaste de l’âge d’or hollywoodien qui ait survécu aux années soixante. Pendant que le royal trio des westerns (voyez mon livre) composé de Hawks, Ford et Wash s’étiole et s’absente, Hathaway tient bon. Il tient grâce à John Wayne et aussi à Stewart Granger et aussi grâce à la violence, qui devient son terreau d’inspiration. Les quatre fils de Kathy Elder sont par ailleurs un chef-d’œuvre mythologique et tragique. Le septuagénaire Hathaway se permit même un film d’auteur où il régla discrètement ses comptes avec le monde moderne. Comme toujours on découvre ce… Le dernier safari et les fourmis blanches

Spengler et le tournant vers la mort

Spengler et le tournant vers la mort On va reparler de Spengler mais je voudrais faire quelques rappels pour expliquer pourquoi les Européens agonisent depuis longtemps. Nietzsche en a parlé, et Yockey et Drieu… les grands penseurs enracinés américains (Madison Grant notamment) ont aussi vu ce risque : la liquidation du paysan-soldat républicain heureux dans le monde de la ville, de la consommation et de l’industrie. Dans mon recueil sur les penseurs allemands j’ai souligné cette haine et cette peur du monde moderne et de la catastrophe qu’il amène ; on les retrouve chez tous les grands penseurs allemands ou autrichiens, y compris certains juifs.… Spengler et le tournant vers la mort

Evola et la révolte contre le monde moderne

Evola et la révolte contre le monde moderne Contribution de Nicolas Bonnal au recueil collectif : Julius Evola envers et contre tous (Orientations/Avatar, 2009). 3266 mots. En titrant d’une manière provocante Révolte contre le monde post-moderne, je suppose qu’il y a quelque chose de pire que ce monde moderne contre quoi se révolter… Sommes-nous descendus plus bas qu’à l’époque où Julius Evola tonnait contre son monde moderne? Et d’ailleurs cela fait beaucoup de temps que l’on tonne contre ce monde. Montesquieu s’en moque fort dans ses Lettres persanes, et de l’inflation, et de la mode, et de la crise démographique (comme déjà l’historien grec Polybe… Evola et la révolte contre le monde moderne