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mondiale

La leçon d’histoire de Notre-Président

Ce texte en catimini, venu un peu tard puisque nous n’avons pas rendu notre hommage convenu aux libérateurs américains et exclusifs de la Deuxième Guerre Mondiale. Heureusement, notre président était là pour nous, qui salua le Nouveau Monde d’un vibrant «Nous vous devons la liberté». Tenons-nous-en au compte-rendu du très-fidèle Figaro qui tient haut et fort que «sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur», dans ses éditions du 7 juin 2009. Tenons-nous-en également au rapide compte-rendu que le même Figaro fait du discours du président français car, dans ce résumé en pilule pré-digéré, nous avons bien l’essentiel: Monsieur le Président des USA… La leçon d’histoire de Notre-Président

En souvenir de vous, – l’affrontement France-USA du début 2003 et le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale

En souvenir de nous Ci-dessous, nous reproduisons un texte de février 2003, lorsque les relations entre la France et l’Amérique n’étaient pas sereines, et lorsque le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale était transformé à mesure. Le texte a été rafraîchi en raison de certains problèmes de liens et d’actualisation nécessaire. Le prétexte en était l’hostilité déclenchée par l’opposition de la Belgique, de la France et de l’Allemagne à l’expédition bushiste en Irak, concrétisée par un vote de veto à l’OTAN sur une matière annexe mais symboliquement significative. L’occasion faisant le larron, et le larron étant une extraordinaire hostilité des vrais américanistes (au contraire de… En souvenir de vous, – l’affrontement France-USA du début 2003 et le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale

Les USA en guerre et le “miracle” industriel

Alan L. Gropman — Mobilizing U.S. Industry in World War II Nous reprenons ci-dessous un texte que nous avions publié en 2003, qui apporte des éléments extrêmement intéressants sur les conditions de la « mobilisation industrielle » des USA pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ce point est particulièrement important dans la mesure où cette « mobilisation » servit de référence, – et l’on découvre ici que la référence a des allures de mythe, – aux capacités, à la productivité, à la rationalisation et à la coordination structurée du capitalisme américaniste. Cela fut une contribution puissante, comme on peut s’en douter, à l’image irrésistible de la puissance américaniste à partir… Les USA en guerre et le “miracle” industriel

La “Grande Guerre américaniste”

Extrait de La grâce de l’Histoire Ci-dessous, on trouve une interprétation de la Deuxième Guerre mondiale, d’un point de vue américaniste, et selon le moyen dans ce cas de la communication, selon un processus qui conduira plus tard, grâce à l’extension de ce même moyen de la communication, au virtualisme. En effet, notre interprétation générale est bien que la communication fut la principale force qui sauva l’Amérique au bord de l’effondrement avec une Grande Dépression qui ne cessait plus de miner ce pays après le relèvement ratée du New Deal. Dans cette perspective, la guerre n’était pas seulement le moyen d’un relèvement économique par la… La “Grande Guerre américaniste”

De la théorie à la pratique: Washington perd la Banque Mondiale

Les changements observés durant les trois derniers jours concernant la position des USA au sein de l’ensemble occidental, comme on l’apprécie dans divers textes que nous mettons en ligne aujourd’hui, se concrétisent par un développement politiquement important et symboliquement significatif. Le Guardian du 13 octobre annonce que les USA abandonnent leur pouvoir de nomination du président de la Banque Mondiale et, par là, le contrôle de cet organisme. Le supplément symbolique autant que politique à cet événement symbolique autant que politique est que la personne qui est au cur de l’opération aboutissant à la capitulation des USA est le secrétaire au développement du gouvernement du… De la théorie à la pratique: Washington perd la Banque Mondiale

Gordon Brown et le monde après GW

Gordon Brown est en Inde après avoir séjourné en Chine. Le Premier ministre britannique visite les nouvelles grandes puissances. Il en profite pour distiller sa vision du monde à venir, du monde à venir dans très peu de temps puisqu’il s’agit, selon The Independent du 22 janvier, d’une «vision for life after Bush». D’une part cela ne nous laisse plus que quelques mois, d’autre part cela nous confirme le peu d’estime pour GW Bush du nouveau Premier ministre britannique. Dans un texte du jour précédent, le 21 janvier, le même journal avait développé cette vision de Gordon Brown. Elle comporte plusieurs points intéressants. «The Prime… Gordon Brown et le monde après GW

En récompense des prouesses accomplies

Puisqu’il a été décidé dans nos conseils restreints de ne plus nous étonner de rien du tout, nous ne nous étonnerons pas d’apprendre que s’ouvre un nouvel épisode dans la vie et la carrière remarquable & exemplaire de Paul Wolfowitz. Après avoir inventé une nouvelle sorte de catastrophe avec l’Irak et les armes de destruction magiques, et cochonné la Banque Mondiale jusqu’à une démission dans les habituelles normes scandaleuses (népotisme de bon aloi), Wolfowitz s’est vu offrir un poste au State Department, selon Newsweek du 10 décembre. Ses qualifications ayant été reconnues comme il se doit, il devrait prendre le poste de directeur de International… En récompense des prouesses accomplies

L’étonnante propension à la paralysie de notre pouvoir postmoderne : les démissions “30 jours fin de mois”

A-t-on observé la curieuse similitude d’attitude entre Tony Blair et Paul Wolfowitz ? Blair annonce le 9 mai qu’il démissionnera fin juin (le 27 ? Le 28 ? Paris ouverts) de son poste de Premier ministre britannique, Wolfowitz annonce le 17 mai qu’il démissionne et quittera le 30 juin son poste de directeur de la Banque Mondiale. Nommons cela une démission 30 jours fin de mois, comme les factures. Ces démissions viennent évidemment après des semaines ou des mois de crise (crise chronique dans le cas de Blair, depuis le début de la guerre en Irak), c’est-à-dire dans le cadre d’un pouvoir d’ores et déjà… L’étonnante propension à la paralysie de notre pouvoir postmoderne : les démissions “30 jours fin de mois”

D’un neocon l’autre, — de Paul à Tony ?

Autre aspect de l’affaire Wolfowitz, des ambitions personnelles ou des manuvres nationales sous-tendant de possibles et importants effets politiques. Un aspect du texte de Larry Elliott, du Guardian de ce matin, commenté par ailleurs sur notre site, nous en donne un exemple intéressant. Il s’agit de la fin du texte, des derniers mots du texte, point d’interrogation compris, le tout souligné par nous pour la commodité de la chose. «The way forward is obvious. The Europeans should make it clear they would veto an unsuitable Bush nomination for the Bank, and to make things easier they should give up the right to nominate the next… D’un neocon l’autre, — de Paul à Tony ?

L’inéluctabilité de la crise (suite)

L’inéluctabilité de la crise (suite) 16 avril 2007 Wolfowitz a donc l’intention de se battre. L’habituelle transmutation du virtualisme est en train de se faire. Ce qui était au départ un scandale assez commun prend l’allure d’une bataille politique fondamentale. Hier, le Financial Times signalait effectivement que les pays européens avaient pris la tête d’une offensive destinée à obtenir le départ du directeur de la Banque mondiale. Les arguments ont évolué et l’on se trouve désormais sur un terrain politique, avec une opposition entre les Européens et Wolfowitz, lequel est soutenu par l’administration GW Bush et certains pays. «European leaders took the lead on Saturday… L’inéluctabilité de la crise (suite)

Le cas Wolfowitz, revu par Maistre

On sait que l’affaire Wolfowitz est une excellente illustration des problèmes systémiques de notre civilisation. C’est aussi un problème humain. Le mélange des deux nous intéresse. Nous nous référons à un lecteur (intervention de Erem, en date du 16 avril sur le Forum de notre F&C du 13 avril), qui signale son désaccord avec notre conception. Pour lui, d’après ce que nous comprenons, les hommes comptent beaucoup, jusqu’à élaborer des complots qui bouleversent l’Histoire. Nous tenons la thèse inverse et nous y maintenons, savoir que la logique systémique et la puissance du système sont si grandes qu’elles conduisent les affaires et tous les processus ;… Le cas Wolfowitz, revu par Maistre

La chute de Paul Wolfowitz

La chute de Paul Wolfowitz 13 avril 2007 La hargne, la fureur et l’acharnement du Financial Times contre Paul Wolfowitz constituent en soi un phénomène remarquable. La chose a éclaté avec le scandale d’un Wolfowitz pris en flagrant délit de népotisme, au profit d’une de ses employées qui est aussi (d’après ce que nous croyons comprendre, avec notre esprit tortueux) sa maîtresse. Au moins, cela nous permet d’affirmer avec certitude que Wolfowitz, le chef-inspirateur des idéologues neocons dans l’aventure irakienne, l’homme qui fit danser le monde au son de l’hyperpuissance elle-même manipulée par une cabale d’idéologues et tout ce qui va avec, que Wolfowitz est… La chute de Paul Wolfowitz

Faut-il ENCORE s’intéresser aux clowns? Le problème est que le clown pourrait devenir président des USA, mais est-ce si GRAVE?

Cette fois, c’est promis, juré, garanti : Newt Gingrich est candidat pour la désignation républicaine à la présidence en 2008. La surprise est que, par rapport à la fois précédente où il fut acquis que cette fois c’est promis, juré, garanti…, Gingrich est candidat, son programme politique est exactement inverse. Mais est-ce vraiment un problème? Nous voulons dire : l’essentiel, c’est le clown, non pas le tour qu’il nous fait, non? Et comme le tour qu’il nous a fait deux fois avant celui-ci rejoint celui-ci, contrairement à celui qu’il y a entre, qui aura à cur de se plaindre ? Donc, aux dernières nouvelles, Gingrich… Faut-il ENCORE s’intéresser aux clowns? Le problème est que le clown pourrait devenir président des USA, mais est-ce si GRAVE?

La démonstration par Gingrich

La démonstration par Gingrich 21 juillet 2006 Hier, sur le site du Guardian (et dans l’édition papier), paraissait un texte de Newt Gingrich, l’ancien Speaker (président) de la Chambre des Représentants de 1992 à 1996. Court, expéditif, nous annonçant ce que tout le monde sait, vous, moi, la communauté internationale et ma chienne adorée Margot : « The third world war has begun. » On ne peut dire que ce texte est médiocre, ou alarmiste, ou provocateur ; ce serait lui accorder une importance de substance qu’il n’a pas. C’est un petit tract électoral relevant d’une bande dessinée des années cinquante (il était déjà question… La démonstration par Gingrich

Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?

L’offensive extrémiste est bien lancée à Washington. Objectif : transformer l’actuelle crise du Moyen-Orient, sinon en conflit général, du moins en une perception qu’il s’agit d’un conflit général, pas moins que la Troisième Guerre mondiale. (Quoiqu’il y a débat : certains disent la Quatrième Guerre mondiale, arguant que la Guerre froide a droit au numéro trois. Grave débat, qui mérite qu’on y réfléchisse. Ce sera fait.) Un des architectes de cette nouvelle offensive patriotique pour sauver les USA et le reste du monde civilisé (c’est-à-dire américanisé), Newt Gingrich, l’ancien Speaker (1992-1996) de la Chambre des Représentants. Voici ce que nous en dit The Seattle Times,… Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?

Wolfowitz et notre “mea culpa

Il n’y a pas si longtemps encore, nous ironisions sur Wolfowitz, sur sa position par rapport au conflit irakien, sur sa position à la tête de la Banque Mondiale. Depuis, un avis honorable est venu nous troubler et nous faire envisager que Wolfowitz mériterait aujourd’hui bien moins le sarcasme qu’il n’en fut l’objet hier. L’avis est celui du Prix Nobel d’Économie Joseph Stiglitz, dissident notoire et critique avéré du système. Stiglitz s’était élevé in illo tempore (il y a à peu près un an) contre la nomination de Wolfowitz à la Banque Mondiale. Voici ce que dit The Independent d’aujourd’hui, de Stiglitz et de Wolfowitz… Wolfowitz et notre “mea culpa

La France et Saint-Exupéry vus par un Américain, Lewis Garantière

La France et Saint-Exupéry vus par un Américain, Lewis Garantière L’extrait est en fait composé de deux textes. Il s’agit d’abord d’un article paru dans la revue L’âge nouveau, numéro baptisé Visages des États-Unis, n° 74-75-76, Juin-juillet-août 1952, Paris. Le second texte est un article paru dans The Atlantic Monthly, avril 1947. (Le premier texte est en français, le second en anglais.)  L’auteur, Lewis Garantière, Américain, éditeur, écrivain, traducteur, mais aussi expert financier (Chambre Internationale de Commerce de Paris de 1920 à 1927 et Federal Reserve Bank de New York de 1928 à 1929), haut fonctionnaire de l’administration Roosevelt (dirige l’Office of War Information de… La France et Saint-Exupéry vus par un Américain, Lewis Garantière

En souvenir de vous

En souvenir de vous 11 février 2003 L’affaire dite du veto des trois pays (Allemagne, Belgique, France) à l’OTAN a eu un écho médiatique extraordinaire à partir du 10 février, elle se poursuit évidemment sur le fond de l’affrontement avec le débat à l’ONU et la politique des trois rebelles (Allemagne, Belgique, France). Bien entendu, l’explosion de critiques du 10 janvier ne correspond à aucune réalité, c’est d’abord le produit d’une mise en scène qui était destinée à faire céder ces trois pays, qui fait partie de la politique de violence des Anglo-Saxons ; la décision elle-même (à l’OTAN) n’était pas nouvelle puisque deux votes… En souvenir de vous