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On inaugure le F-35C dans une extrême nervosité

Dans le (petit) monde de l’information de défense étendu à Internet, le site DoDBuzz.com a acquis une réputation. D’une façon générale, il soutient les initiatives du secrétaire à la défense US Robert Gates. Ainsi, dans la guerre des avions de combat qui fait rage au Pentagone, le site a fortement appuyé la liquidation du F-22 et a semblé plutôt favorable au JSF (F-35). Mais cette faveur est conditionnelle, comme elle commence à l’être aujourd’hui au niveau officiel. On s’en aperçoit par la couverture que Colin Clark, journaliste-vedette du site, fait de l’inauguration du premier modèle de la version embarquée (U.S. Navy) du JSF, le F-35C,… On inaugure le F-35C dans une extrême nervosité

Le déclin de l’USAF et la politique d’Obama

Le déclin de l’USAF et la politique d’Obama 14 avril 2009 Des précisions paraissent ici et là concernant le mouvement de réforme du Pentagone lancé par Robert Gates, après la publicité des propositions budgétaires pour FY2010 du secrétaire à la défense. Ces analyses reflètent une réelle confusion, souvent alimentée par la contradiction entre le choc causé par ce budget et la comptabilité de ce budget. Ce budget est présenté comme le premier coup déjà puissant d’une très puissante tentative de réforme, avec des réductions importantes dans divers programmes d’armement institutionnalisés, alors que le budget continue à présenter une augmentation (autour de 5%) d’un volume d’argent… Le déclin de l’USAF et la politique d’Obama

Le tsunami de l’US. Navy

Robert Gates a annoncé plusieurs recommandations de nomination importantes, qui affirment une extraordinaire prééminence de l’U.S. Navy dans les grands commandements structurels à forte implication politique des forces armées US. Une dépêche BBC.News du 18 mars, notamment, donnent les indications à cet égard. L’amiral James Stavridis, qui commande Southern Command (la zone de l’Amérique Latine) est recommandé comme nouveau commandant en chef de European Command et nouveau commandant en chef suprême en Europe (SACEUR, chef militaire de l’OTAN) en remplacement du général de l’U.S. Army John Craddock. Cette recommandation est un événement, notamment dans la mesure où Stavidris est le premier amiral pour ce poste,… Le tsunami de l’US. Navy

L’U.S. Navy fait-elle partie du complot anti-JSF?

Manifestement, l’U.S. Navy ne croit pas que le JSF est un chasseur universel, suffisant pour rencontrer ses besoins en matière d’avion de combat embarqué dans les trois ou quatre décennies à venir. Des déclarations du Chief of Naval Operations, l’amiral Gary Roughead, faites à Navy Times et à Defense News, montrent que la Nacvy entend bien disposer de deux types d’avion de combat, y compris après le retrait des actuels Hornet et Super Hortnet (F/A-18 et F/A-18E). C’est le type de situation que détestent les croisés du programme JSF, car ce programme est bâti sur l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à lui-même (ou TINA:… L’U.S. Navy fait-elle partie du complot anti-JSF?

L’amiral Zumwalt aura-t-il son destroyer?

L’amiral Elmo Zumwalt, qui fut chef des opérations navales (CNO) de 1970 à 1974, était célèbre pour son esprit réformiste. Il prit en mains l’U.S. Navy alors que celle-ci était dans une crise interne profonde (problèmes de discipline, de personnel, etc., en marge de la guerre du Vietnam) et parvint à la remettre en selle. Pour le saluer, l’U.S. Navy décida, 25 ans plus tard, lors du lancement du programme de baptiser la nouvelle classe de destroyer révolutionnaire DDG-1000 de son nom, et ce serait le classe Zumwalt, le premier DDG-1000 devant être le USS Zumwalt. La question se pose aujourd’hui, alors que près de… L’amiral Zumwalt aura-t-il son destroyer?

En Mer Noire, Mullen à la barre

Des déclarations de l’amiral Mullen, le président du Joint Chiefs of Staff, évidemment directement proche de l’U.S. Navy de par son origine, confirment que, comme à l’accoutumé de ces dernières années, les militaires US sont extrêmement prudents. Cette prise de position concerne la situation dans la Mer Noire, où la Navy est impliquée au premier chef. Une dépêche Reuters du 28 août rapporte des déclarations de Mullen. D’abord, pour ce qui concerne la situation en Mer Noire : «Adm. Mike Mullen, chairman of the Joint Chiefs of Staff, also said Russian and U.S. military officials were working carefully to coordinate the movements of their navies… En Mer Noire, Mullen à la barre

Tension en Mer Noire

La situation dans la Mer Noire est un point particulier de la tension entre la Russie et l’Ouest, disons le point opérationnel central de cette tension. Un article du Times de ce jour met particulièrement l’accent sur ce point, à la lumière d’une indication également alarmiste venue cette fois de Poutine et non de Medvedev («Dmitri Peskov, a spokesman for Vladimir Putin, the Prime Minister, declared that Russia was taking measures of precaution against American and Nato naval ships. Let’s hope we do not see any direct confrontation in that, he said. Any attempt by countries in the West to isolate Russia would definitely harm… Tension en Mer Noire

Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

On a des précisions tardives mais intéressantes sur la visite de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major US (JCS), en Israël à la fin juin (plutôt que début juillet, comme l’affirme le texte utilisé ici en référence). Mullen est bien allé dire aux Israéliens qu’il était préférable pour eux (les Israéliens) de ne pas envisager une attaque contre l’Iran. Mais il a été plus précis encore, et implicitement plus menaçant, selon TV.Press du 3 août et Information Clearing House du 4 août (les deux sites reprennent une information du Jerusalem Post). Mullen aurait fermement averti les Israéliens contre la tentation d’un nouvel incident… Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

L’USAF pire que la Navy

Les divers services des forces armées US ne cessent de défiler au Congrès pour exposer leur horrible situation. Après la Navy, qui est venue se plaindre de la difficulté de ses perspectives en dotation d’avions de combat, c’est le tour de l’USAF. Les conditions sont bien pires que celles de la Navy. Voici ce qu’en dit le Daily Report de l’Air Force Association, du 11 avril: «Fighter Gap’ Now a Problem: Testifying before a Senate panel April 9, two Air Force generals said the service faces a fighter gap in the years ahead that could leave it drastically short of its requirement for 2,250 fighters… L’USAF pire que la Navy

La Navy-Hamlet : “to get or not to get the JSF

L’U.S. Navy est engagée dans un grand mélodrame, ou bien est-ce une tragédie shakespearienne, à propos du JSF. Elle entend bien n’être accusée en aucune façon d’entretenir contre le programme une vindicte quelconque. Elle place donc son problème au vu et au su de tout le monde, en ajoutant mezzo voce qu’il ne tient qu’au JSF de s’arranger pour satisfaire la Navy en suscitant pour lui-même un considérable effet de promotion, en accélérant son entrée en service. C’est ajouter le chantage à la calomnie. Le 7 avril (accès payant), Defense News nous présente le problème «The U.S. Navy is mulling proposals to bridge a strike… La Navy-Hamlet : “to get or not to get the JSF

JSF: Boeing sent l’odeur de la chair fraîche

JSF: Boeing sent l’odeur de la chair fraîche 17 mars 2008 Boeing développe une offensive qui peut devenir significative d’alternative aux JSF/F-35, marquant combien les difficultés du JSF commencent désormais à mettre en place une situation nouvelle. Plusieurs points, déjà développés sur ce site et auxquels nous renvoyons respectivement, signalent ou expliquent cette offensive lorsqu’ils sont rassemblés et confrontés. Pour la première fois, Boeing se place en concurrent du JSF avec son F-18E/F Super Hornet sur deux marchés étrangers, de deux pays qui font partie du programme international du JSF. Il y a déjà eu la Norvège. Il semble que Boeing ne soit pas autorisé… JSF: Boeing sent l’odeur de la chair fraîche

“JSF Fatigue” (I): le cas de l’U.S. Navy

L’U.S. Navy est prudente. Le 5 mars, selon Defense News du même jour, elle est venue témoigner devant le Sénat qu’elle envisageait des commandes supplémentaires de F-18E/F Super Hornet, voire une nouvelle version dite 4.75 (pour génération 4.75, chasseur situé entre la quatrième génération, comme le F-18 basique, et la cinquième génération, dont le F-35 JSF est le plus beau fleuron). Voici quelques détails… «The U.S. Navy is considering buying 69 F/A-18E/F Super Hornet fighters to bridge a strike-fighter gap that commanders fear could imperil aviation readiness at a time when older jets are wearing out before new aircraft are ready to take their place,… “JSF Fatigue” (I): le cas de l’U.S. Navy

Un tournant dans la politique iranienne de la France?

Un commentateur US interprète une intervention de l’ambassadeur de France, le 1er février à Washington, comme l’indication d’un possible/probable tournant radical («radical shift«) de la politique iranienne de la France. Il s’agit de Gareth Porter, sur Antiwar.com aujourd’hui Porter écrit notamment: «Ambassador to the United States Pierre Vimont told a conference on Iran at the Middle East Institute in Washington Friday that one reason Iran has refused to give up its nuclear program is its perception of potential threats in the Middle East. »Sometimes they can feel there are threats, Vimont said, and thus a need for bold initiatives. This is why you have a… Un tournant dans la politique iranienne de la France?

La Navy accomodante

La Navy accomodante Il se confirme qu’un aspect important de l’ »incident du Golfe Persique » entre Iraniens et U.S. Navy est le comportement de l’U.S. Navy à la lumière de ce qui est en général considéré comme sa « politique » autonome d’accommodement vis-à-vis de l’Iran. Nous citons un texte d’analyse de Philip Geraldi, aujourd’hui dans Antiwar.com, parce que Geraldi est un ancien analyste de la CIA et qu’il a gardé beaucoup de contact avec ses anciens collègues et, en général, dans le monde de la sécurité nationale à Washington. Son commentaire vient en appui d’une partie de la thèse présentée par Jim Lobe, concernant justement le rôle… La Navy accomodante

Quand le Pentagone joue à la bataille navale, il entend gagner

Quand le Pentagone joue à la bataille navale, il entend gagner A l’été 2002 eut lieu un exercice important et coûteux ($250 millions) que s’imposa le Pentagone pour prouver que son énorme puissance conventionnelle n’avait rien à craindre d’une attaque asymétrique. Cet exercice est au centre d’une des polémiques accompagnant l’évolution de la réflexion à propos de l’incident du Golfe Persique. Puisqu’il fallait bien un ennemi dans cet exercice, le général à la retraite Paul Van Riper, du Corps des Marines, fut rappelé en service actif pour se voir confier la sempiternelle Red Team, étiquette habituelle héritée de la Guerre froide pour ceux qui perdent… Quand le Pentagone joue à la bataille navale, il entend gagner

Le fascinant “Filipino Monkey” et la Troisième Guerre mondiale à votre service

La documentation commence à se faire plus précise sur l’incident du Golfe Persique qui faillit nous conduire, hop là, au seuil de la Troisième Guerre mondiale. S’agit-il d’un complot des Gardiens de la Révolution? D’un montage des fous américanistes comploteurs professionnels? D’une attaque sournoise de Poutine? Rien de tout cela. Voyons plutôt du côté de Filipino Monkey La publication Navy Times publie un reportage, avec divers témoignages intéressants, ce 13 janvier. Le Guardian en reprend quelques détails essentiels aujourd’hui. La thèse d’une interférence de transmission, avec messages menaçants de l’un ou l’autre messager anonyme dont le goût serait semble-t-il de semer le désordre, cette thèse… Le fascinant “Filipino Monkey” et la Troisième Guerre mondiale à votre service

La Navy veille dans le Golfe

L’incident du Golfe Persique suscite beaucoup plus de commentaires qu’il n’alimente de réelles tensions. Il semblerait bien, et ce depuis la NIE 2007, que l’heure de l’attaque-surprise imminente soit passée. Jim Lobe nous donne, sur son site, hier, quelques précisions intéressantes. D’une part, Lobe note le silence complet des néo-conservateurs sur cette affaire. En temps normal, si l’affaire était normale dans le sens où elle impliquerait la possibilité d’une prolongation dans une montée aux extrêmes et une possibilité d’affrontement, nous aurions été noyés sous une avalanche d’imprécations furieuses et vengeresses. Ce n’est pas le cas. Au contraire, le silence radio est complet et sans la… La Navy veille dans le Golfe

Fallon à découvert

Fallon à découvert Dans le jeu à la fois subtil et truqué qui caractérise la « guerre de la communication » à l’intérieur du monde occidental sur la possibilité d’une guerre contre l’Iran, l’amiral Fallon (commandant Central Command) a franchi un pas important. Il a déclaré, d’une façon publique et irréfutable, qu’il était contre la guerre et qu’il considérait toutes les supputations concernant une attaque US comme très dommageables et très contestables. C’est une attaque directe et violente contre le « War Party » occidental, qu’on peut juger concentré notamment à la Maison-Blanche (essentiellement Cheney et ses soutiens néo-conservateurs). C’est aussi un signe de plus de la parcellisation du… Fallon à découvert

Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran?

Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran? 24 septembre 2007 Nous revenons sur un intéressant article du Sunday Times de Londres du 23 septembre, dont nous parlions déjà hier. Il s’agit de quelques détails sur la mise en place d’un groupe autonome de l’USAF, dit Project Checkmate, chargé, ou qui s’est auto-chargé? de préparer un plan de campagne aérienne contre l’Iran. «The United States Air Force has set up a highly confidential strategic planning group tasked with fighting the next war as tensions rise with Iran. Project Checkmate, a successor to the group that planned the 1991 Gulf War’s air campaign, was… Y a-t-il une OPA de l’USAF sur l’attaque contre l’Iran?

Le vrai danger de la crise iranienne?

Le vrai danger de la crise iranienne? La crise iranienne est entrée dans une phase d’aggravation marquée par un durcissement occidental, particulièrement français. Les Français sont désormais en pointe dans les exigences de sanction contre l’Iran; ils affirment et réaffirment : « l’arme nucléaire iranienne est inacceptable ». Pour autant, les conditions n’ont pas changé et les Iraniens peuvent aisément répondre: « Pourquoi les armes nucléaires israéliennes et pakistanaises sont-elles, elles, acceptables? » Ce qui nous amène au Pakistan. Il y a une école d’analyse, discrète et minoritaire, mais dont l’argument est puissant: le véritable danger de la crise iranienne, c’est le Pakistan. On trouve notamment cette tendance dans… Le vrai danger de la crise iranienne?

Notre “attak of the week”, — celle du Sunday Telegraph

Effectivement, chaque semaine au moins, en général le week-end, nous nous devons d’avoir notre projet d’attaque contre l’Iran, détaillé, minutieux, bien léché. Effectivement, les plans deviennent de plus en plus détaillé, minutieux, etc., comme on peut le lire dans le Sunday Telegraph du 16 septembre, où l’on apprend, ô surprise mais sans surprise excessive, que «Bush [is] setting America up for war with Iran» Suivent diverses informations, des effets d’atmosphère, des décisions sur le nombre d’objectifs en Iran (2.000), sur le timing de la chose. Le plan est si détaillé qu’il concerne même les Iraniens, puisqu’on annonce leur riposte à une première attaque assez anodine,… Notre “attak of the week”, — celle du Sunday Telegraph

La Navy à la barre

La Navy à la barre Il fait de moins en moins de doute qu’il existe aux USA une tendance presque « autonome » au sein des forces armées, particulièrement dans le chef de l’U.S. Navy et sans aucun doute en accord avec le secrétaire à la défense Robert Gates et avec son soutien très actif. Cette « tendance » va évidemment dans le sens de contrecarrer la politique expansionniste et aventuriste de l’administration GW. On a eu un signe de plus de cette situation avec le témoignage du nouveau président du Comité des chefs d’état-major, l’amiral Mike Mullens. Joe Galloway, de McClatchy Newspapers, donne le 1er août un commentaire… La Navy à la barre

Les deux porte-avions britanniques sont lancés, — reste à voir ce qu’on mettra dessus

Il est assez rare dans l’histoire navale de voir lancé un programme aussi important que les deux porte-avions d’attaque britanniques de 65.000 tonnes, les HMS Queen Elizabeth et Prince of Walles, avec, en guise d’accompagnement, autant d’incertitude pour ce qui concerne l’essentiel: la flotte aérienne embarquée (aéronavale). Les deux porte-avions coûteront £3,9 milliards, ils sont prévus pour 2014 et 2016. C’est BAE Systems et le VT Group (avec Thalès) qui se chargeront du programme. Dans sa déclaration annonçant la décision, le ministre Des Browne précise que les possibilités de coopération avec la France vont continuer à être explorées, mais le Financial Times précise de son… Les deux porte-avions britanniques sont lancés, — reste à voir ce qu’on mettra dessus

Le porte-avions volant

Le porte-avions volant 18 juillet 2007 — Un renforcement naval US dans le Golfe Persique apparaît, aujourd’hui (par les temps qui courent), comme un signe quasi certain d’une possibilité d’attaque contre l’Iran, — surtout lorsqu’il s’agit d’un groupe de porte-avions (un porte-avions avec son escadre, « Strike Carrier Group« ). Ce fut donc le cas lorsque, le 10 juillet, comme l’annonce l’International Herald Tribune, on apprend que le porte-avions Enterprise était en route vers le Golfe Persique. «The U.S. Navy said Tuesday it had sent a third aircraft carrier to its 5th Fleet area of operations, which includes waters close to Iran, whose dispute with the West… Le porte-avions volant