Aller au contenu

obama

Obama, pourquoi pas un coup d’Etat?

Les commentaires et les jugements s’exacerbent, c’est connu, en période de crise. En période de crise systémique générale, à tendance eschatologique, tout cela passe à la vitesse supérieure. C’est le cas de Martin Wolf, le distingué commentateur du Financial Times (FT), dans son commentaire du 10 février au soir. Nous précisons au soir (18H10, il y a exactement un jour), parce que le texte est fait en commentaire de l’annonce du nouveau plan US d’aide massive aux banques, quelque chose comme, quoi? $2.000 milliards? Un peu plus? On verra. Wolf est très sévère pour Obama, parce qu’il juge que la méthode choisie par le jeune… 

Catastrophisme sollicité

Catastrophisme sollicité 11 février 2009 Depuis quelques jours, les constats catastrophiques des dirigeants s’empilent. Jeudi dernier, le président français Sarkozy a parlé de la pire crise depuis un siècle. Cette même appréciation revient dans la bouche d’un ministre du gouvernement Brown, considéré en l’occurrence comme un porte-parole discret de Brown. Ce même Brown, lui, avait laissé glisser le mot terrible de dépression, par inadvertance. (Le Français DSK, qui dirige le FMI, ne se gêne pas non plus pour parler dans le même sens. Mais nous le mettons à part, puisqu’il n’est pas chef d’Etat, de gouvernement, etc.) Tout cela a-t-il un sens, disons par rapport… 

Une victoire à la Pyrrhus encore incertaine…

L’accord du Sénat qu’a obtenu Obama dans la nuit de vendredi à samedi pour son plan de stimulation fixé à $780 milliards sera voté sans doute cette semaine, avec l’aide d’un Ted Kennedy qui souffre d’une tumeur au cerveau et a essuyé une attaque cérébrale il y a quinze jours, et qui devrait être tiré de son lit pour venir voter. Le vote du Sénat présente une étrange perspective pour le président. Rarement victoire d’un président démocrate sur un programme aussi sensible aura été accueillie avec autant de fureur à l’intérieur de son propre parti, et du côté de ses partisans en général. Encore cette… 

Gorbatchev encalminé dans la tempête…

Gorbatchev encalminé dans la tempête 6 février 2009 La rapidité étant la marque des événements en cours, même lorsqu’il s’agit d’événements dont l’effet est de bloquer la marche des événements en cours, faut-il s’étonner de commencer à lire des appréciations sur le sort d’Obama qui se trouverait de plus en plus freiné, on n’ose écrire encore paralysé, dans ses entreprises réformistes (si entreprises réformistes il y a, au fait),  et, surtout dans sa lutte contre la Grande Crise? On ne s’en étonne pas puisqu’on ne s’étonne plus de rien dans une époque aussi riche en prolongements inattendus et imprévus. On lit déjà par ailleurs, dans… 

Une impitoyable bataille intérieure

L’excellent bulletin quotidien du Progress Report fait une analyse d’un aspect important de la situation politique à Washington, dans son édition du 5 février. Il s’agit de la lenteur de la confirmation de certaines nominations de l’administration Obama aux postes de direction, dans ce cas celle de la nouvelle secrétaire au travail Hilda Solis, nommée le 19 décembre 2008 et qui a du attendre le 5 février un vote de la commission sénatoriale sur son cas. C’est l’exemple d’une intense guérilla fondée sur l’hostilité idéologique (Solis est une progressiste), de la part des républicains des commissions concernées, à l’aide de manuvres procédurières, de manuvres d’obstruction,… 

Dommage, Hillary n’est pas à la Maison-Blanche

Il est assez possible que les Britanniques n’aiment pas vraiment Obama. Il est probable qu’ils ne l’aiment pas parce qu’ils ne savent pas par quel bout le prendre, parce qu’ils ignorent de quel bois il se chauffe, parce qu’ils se demandent si c’est du lard ou du cochon Du coup, ils n’ont plus l’impression de manipuler l’Amérique à leur guise, comme ils se l’imaginent faire depuis qu’ils ont établi cette ligne politique d’alignement sur les USA, depuis 1941-1944, avec renouvellement d’intensité après la crise de Suez et l’éviction d’Antony Eden. Divers articles dans la presse londonienne saluent la rencontre du secrétaire au Foreign Affairs David… 

Boutiquiers négociant autour de l’incendie du Titanic en cours de naufrage

Tout semble se dérouler selon le plan prévu, sans surprise excessive, selon les us et coutumes de l’Etat de droit et du système dit check & balance. Comme tout brave petit boutiquier de l’Empire, selon l’aimable mot d’un de nos lecteurs, nous nous attardons moins aux ors et aux pompes des inaugurations, moins aux caractéristiques ethnico-culturelles des uns et des autres, moins aux montages fulgurants et postmodernes, et très humains, de notre passé et de notre avenir, pour plus et mieux nous attacher aux comptes sonnants et trébuchants. C’est ainsi que raisonne l’Empire, dito le Titanic postmoderne: comme un tiroir-caisse. Ainsi le malheureux président Obama… 

Psychologie de BHO

Psychologie de BHO 28 janvier 2009 La première interview télévisée de Barack Hussein Obama devenu président est allée à la chaîne arabe Al Arabiya. Elle a été réalisée lundi. Le fait même d’une première interview du président US allant à une chaine arabe, dans les circonstances générales que nous connaissons, est remarquable en soi. Le contenu de l’interview (voir la transcription dans le Los Angeles Times du 28 janvier) a certainement quelque intérêt bien réel sur l’approche qu’Obama privilégie dans les rapports, qu’il voudrait certainement renouvelés de fond en comble, des USA avec le monde musulman. Il y a notamment une appréciation des déclarations d’Obama… 

Moscou, le BMDE et la “fenêtre d’opportunité” d’Obama

Il est manifeste que les Russes croient avoir avec Obama, dans cette période du début de l’administration dans tous les cas, une bonne opportunité, sinon d’arrangements immédiats, du moins d’une détente ouvrant l’opportunité d’arrangements. Pour les Russes, outre les divers signes indicateurs d’une certaine prudence dans le camp Obama vis-à-vis du BMDE depuis l’élection d’Obama, la volonté officiellement affirmée de l’administration Obama de parler avec l’Iran constitue un autre volet d’une appréciation positive, du sens d’une opportunité à saisir. Une poussée US d’une détente avec l’Iran ouvre la perspective de discréditer complètement l’argument officiel du déploiement du BMDE (anti-missiles) en Europe, en Pologne et en… 

Etat d’urgence

Etat d’urgence 22 janvier 2009 Les indications ne manquent pas de l’exceptionnalité des temps, et de l’urgence qui s’impose à cet égard. Il en faut, du sens de l’urgence, dans un système et dans une capitale où la vertu et le politically correct se portent haut, où la mécanique à broyer les individus qui se font prendre dans un scandale ou une situation hors des apparences vertueuses marche à plein régime, pour tenter de forcer à la désignation d’un Timothy Geithner comme secrétaire au trésor. C’est d’ailleurs le titre explicite de Reuters ce 21 janvier: « Crisis may force Geithner’s approval.» Tant pis, BHO pousse… 

La réponse de l’Histoire au système: la chute des “marchés” et l’ombre de GDII

Tout cela apparaîtrait comme réglé par une mécanique fort bien huilée, effrayante et terrible. Le fait est que le keynésianisme inaugural, même cela, ne marche plus. Le jour où Obama était inauguré, avec un formidable battage de tous les réseaux de communication du système, avec des commentateurs patentés par camions, répétant tous le même catéchisme trempé au miel de nos valeurs postmodernes, commentaires extraordinairement inconsistants et surréalistes pour les circonstances réelles, le marché, le sacro-saint marché enregistrait une chute qu’en d’autres temps on aurait presque qualifiée d’effondrement. C’est une étrange et effrayante occurrence contradictoire de nos espérances générales, comme une réponse terrible de l’Histoire au… 

I do what I can

I do what I can 21 janvier 2009 Le président est en fonction et ceux qui attendaient un immense bouleversement peuvent commencer à se demander ce qui a changé. L’événement a été mondial et le monde entier a applaudi au thème du jour qui était la renaissance tant attendue de l’Amérique, tout cela pour nous permettre de mesurer combien le désarroi des USA est aussi celui du monde. Le President-elect, devenu président, a fait un discours qui était plus du I do what I can que du Yes, we can. Il l’a fait sans atteindre à la grandeur de la tragédie des temps mais avec… 

La Russie (et l’Europe), premier enjeu d’Obama

Nous sommes alternativement en accord et en désaccord avec les analyses de George Friedman, de Stratfor.com, selon les sujets, selon le mode de traitement des sujets, voire selon l’humeur des choses. Cette fois, ce serait plutôt un accord, sur le sujet du premier grand enjeu de politique extérieure de BHO, le nouveau président US. «Obama Enters the Great Game», nous dit Friedman ce 19 janvier 2009. Le thème est une question: mises à part les surprises, sur quoi on ne peut par définition supputer, quel est le premier grand dossier qui attend BHO à la Maison Blanche? La réponse est : la Russie, mise à… 

Peur ou optimisme, quelle attitude face la crise?

L’évolution de la crise économique aux USA suit une voie à la fois traditionnelle et pleine d’inconnus effrayants. Si les pressions financières et économiques pures ne cessent pas, le facteur psychologique est de plus en plus évident. Une analyse récente du milliardaire et investisseur US Warren Buffet confirme son image extrêmement juste de la crise comme un Pearl Harbor économique mais y ajoute de plus en plus expressément le facteur psychologique de la peur. Buffet estime que l’état des USA aujourd’hui n’est pas aussi mauvais économiquement que durant la Grande Dépression, mais il est néanmoins extrêmement grave. Buffet montre une très grande confiance dans les… 

“Keynésianisme inaugural”

« Keynésianisme inaugural » 19 janvier 2009 — Wall Street est un des principaux donateurs pour le financement fastueux de l’inauguration de Barack Obama, dans tous les cas le premier donateur de toutes les corporations qui font l’Amérique. Précipitez-vous sur OpenSecret.org, du 15 janvier 2009, et également pour le détail des donateurs, pour en savoir plus… «The struggling finance, insurance and real estate sector still managed to pull together at least $7.1 million in contributions for Obama’s inauguration, leading all sectors in giving. Financier George Soros and his extended family contributed at least $250,000. […] Looking at specific industries within these sectors, the securities and investment industry… 

La “guerre du gaz” a bien eu lieu

La guerre du gaz a-t-elle duré treize jours? C’est l’avis de l’excellent analyste et ancien diplomate indien M. K. Bhadrakumar, sur atimes.com ce 17 janvier, avec la réserve qu’il faut plutôt parler d’une phase achevée, et qu’il y en a d’autres à venir («More battles ahead in Russia’s gas war»). M. K. Bhadrakumar fait la chronologie et l’analyse de la guerre, dont l’origine directe remonte à plusieurs mois. Il décrit les relations russo-ukrainiennes, la situation très particulière de l’Ukraine avec la bataille sans fin entre les deux leaders de la révolution orange (Youchtchenko et Tymochenko), qui commence à ressembler à un conflit endémique et incontrôlable;… 

La crise nous révèle et nous contraint

La crise nous révèle et nous contraint 15 janvier 2009 Sans nul doute, au niveau du symbole et de la communication dont on sait l’importance dans l’élaboration de la politique aujourd’hui, l’intervention du secrétaire au Foreign Office britannique David Miliband a une réelle importance. On ne manquera pas, dans son aspect révisionniste de la politique générale occidentale suivie depuis 2001-2002, de la mettre en parallèle avec l’évolution constatée par ailleurs, ce même jour, dans les relations de l’UE avec l’Europe de l’Est activiste et anti-russe. Il s’agit d’une révision, ou plutôt d’une dynamique de répudiation générale des concepts qui ont guidé l’action de l’Occident depuis… 

L’Iran et le President-elect

L’Iran et le President-elect 12 janvier 2009 Les conditions politiques actuelles, avec l’attaque israélienne de Gaza et la très prochaine entrée en fonction d’Obama, le 20 janvier, réactivent la crise du Moyen-Orient, notamment, en arrière-plan de la crise de Gaza, autour de la question iranienne. Cette évolution est renforcée depuis hier par des déclarations d’Obama affirmant qu’il agira promptement dès son entrée en fonction pour établir une nouvelle approche de l’Iran. Le President-elect emploie des mots extrêmement choisis pour établir un équilibre dans ses propos entre une ouverture et un avertissement. (Signalons en passant, mais pour renforcer le cas de la nouvelle approche, que, presque… 

Première rencontre extérieure de BHO: le voisin du Sud

C’est une tradition nous assure Barack Obama, dit BHO. Quoi qu’il en soit, le premier dirigeant étranger que le President-elect rencontre de façon tout à fait officielle, aujourd’hui même, une semaine avant son inauguration, est bien le président mexicain Felipe Calderon. Reuters nous présente, ce jour, la rencontre qui aura lieu dans quelques heures. Il n’est nullement dissimulé, bien entendu, que sera prioritairement abordée la question de la guerre de la drogue, ou de la guerre intérieure mexicaine qui déborde évidemment sur les USA, telle que nous l’avons évoquée le 10 janvier 2009. «U.S. President-elect Barack Obama will discuss the drug war and trade issues… 

Le President-elect et la catastrophe qui menace les USA

C’est désormais un lieu commun d’observer que la pression de la crise économique se renforce chaque jour aux USA; il n’empêche, cette pression est si forte qu’Obama intervient désormais directement, c’est-à-dire encore plus directement, encore plus comme s’il était effectivement président à cet égard, pour lancer des cris d’alarme. Celui qu’il a lancé hier, comme cri d’alarme, est remarquablement strident. The Independent développe le thème dans un article de ce 9 janvier 2009: «Obama: US faces economic ruin if you don’t back me.» Il est vrai que l’affaire est, disons, convaincante, avec les chiffres, indices et prévisions qui s’accumulent; il est vrai que le President-elect… 

Absence et urgence

Absence et urgence 6 janvier 2009 Les événements mettent de plus en plus en évidence ce qui semble devoir être une orientation radicale de la présidence Obama, et une caractéristique de plus en plus marquée, renvoyant à une tendance historique des USA. Cette orientation radicale comprend deux composantes qui, elles aussi, prennent des aspects radicaux avec des événements qui favorisent cette orientation générale. La chose est résumée, notamment, par deux textes du Times, du même jour (aujourd’hui), qui sembleraient à première vue concerner la même question, et qui ne la concernent pas du tout. Dans l’un, il nous est dit que le monde attend qu’Obama… 

Une année à la dérive

Une année à la dérive 5 janvier 2009 L’année 2009 ne commence pas comme 2008 s’est terminée, mais plutôt comme une conséquence de 2008, ou mieux encore, ou pire, comme une dérive de 2008. Divers événements, aggravations de situation ou crises tout court, en général résurgences de crises endémiques, marquent une incapacité grandissante des diverses directions et responsables dans l’exercice du contrôle de la situation générale, pour ne pas parler d’un ordre quelconque. Une forme d’analyse intéressante est celle qui permet d’envisager effectivement plusieurs événements selon une logique et une dynamique qui les dépassent mais les influencent évidemment. Nous mentionnons notamment trois sortes d’événements, et… 

La très difficile mission de Barack Obama : “No, we can’t

Tout tourne autour de l’American Dream, qui est une pure délusion (le terme, dont le racine est le latin delusia et deludere pour tromper), dont la mise à nu est le défi essentiel de notre temps. La chronique de Matthew Parris, de ce jour dans le Times, et signalée par ailleurs, donne une excellente description de la réalité américaniste et de la triste, et très difficile mission qui attend Obama: «Yes we can! was an easy sentiment to recommend. No we can’t, will be a far, far harder thing to say.» Parris estime qu’Obama est le président du déclin, celui dont la tâche historique va… 

Aux USA, après l’automobile l’acier et ses exigences protectionnistes

L’industrie du système, ou ce qu’il en reste, prend goût à l’interventionnisme de la puissance publique aux USA. On comprend cela, puisque cet interventionnisme se chiffre en $milliards, directement ou indirectement. Au reste, ce n’est que proclamer ouvertement ce que les USA pratiquent d’une façon à peine dissimulée depuis 1945, notamment au niveau de l’armement. En bref pour 2008, après l’automobile, c’est l’acier. L’industrie de l’acier demande à son tour une aide de l’administration fédérale, mais de façon indirecte, en imposant aux grands programmes de travaux que l’administration Obama veut lancer une clause de buy American, qui inclurait évidemment et prioritairement l’acier. L’industrie de l’acier…