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L’“impatience” US impatiente grandement les Pakistanais

On se demande si on pourrait trouver une meilleure chronologie et une meilleure absence de coordination à l’intérieur du gouvernement US, remarque faite au premier ou un second degré, c’est selon. La rencontre entre le Premier ministre pakistanais, en visite à Washington, et GW Bush a été précédée de quelques heures par une nouvelle attaque US contre un village pakistanais, avec (peut-être) l’habituelle bavure. Ou bien non, il y a une autre façon qu’insister sur la possible bavure, pour présenter la chose: cette attaque a-t-elle été volontairement lancée avant la rencontre pour démontrer au Premier ministre pakistanais l’efficacité des interventions US en coordination ou pas… L’“impatience” US impatiente grandement les Pakistanais

La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

Ainsi s’avère-t-il de plus en plus évident que Barack Obama, quasi-d’ores et déjà président, ou McCain, sans doute président si l’occasion se présentait, va s’engager sur la voie du changement de champ de bataille prioritaire, passant de l’Irak à l’Afghanistan. Par conséquent, cette évolution en train de se faire intéresse les commentateurs, qui s’interrogent pour savoir de quelle guerre il s’agit, pourquoi elle est faite, à quoi elle sert et ainsi de suite. Les questions qui tuent, en un sens, puisqu’elles conduisent à s’interroger pour savoir si cette guerre a un sens. Nous retenons deux de ces commentateurs, pour présenter par leur intermédiaire deux axes… La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

Bourbiers pour un “camé”

Bourbiers pour un camé 28 juillet 2008 Une guerre chasse l’autre, comme on dit un clou chasse l’autre. Mais l’esprit reste le même, signe que l’esprit bushiste dépassera l’administration de la même qualification, et que GW, idiot du village global et de l’américanisme, est en même temps complètement significatif de son époque. Nous sommes dans une époque bushiste et GW en est l’emblème; on mesure le cloaque où nous sommes, sans doute uvre du dernier homme que Nietzsche nous annonçait, qui nous fait un décor adéquat pour saluer le crépuscule saltimbanque de cette civilisation si contente d’elle-même. Ce qui signifie, concrètement que, si les neocons… Bourbiers pour un “camé”

L’Amérique ou ROW? Il faut choisir, Barack…

Qui a écrit que Barack Obama ne parlait pas substance et s’employait essentiellement à un tour de promotion et de relations publiques dans les terres extérieures? Parmi d’autres, dedefensa.org a fait cela. Il est temps de songer à son mea culpa. Hier, Barack a parlé substance, et comment, et combien précisément! Il suffit de lire ces remarques, reproduites par CNN.News hier, à partir d’une interview donnée par Obama à CNN: «Barack Obama said Friday that persuading NATO allies to contribute more troops to Afghanistan could lead to U.S. troop cuts and help improve the U.S. economy, with reduced military expenditure being diverted into tax cuts… L’Amérique ou ROW? Il faut choisir, Barack…

La non-escale de Bruxelles

On l’a vu et on l’a dit, le voyage de Barack Obama dans le reste du monde (ROW) n’était pas vraiment calibré pour des projets d’information et de délibération politiques. Une appréciation politique de ce voyage inspire donc diverses critiques. Ce fut le cas le 16 juillet, lorsque Steve Clemons, de The Washington Note, s’étonnait que Obama n’ait pas songé à faire une escale à Bruxelles. «I’m worried. While some have become distracted by a silly discussion inside Germany on whether Obama should speak at the Brandenburg Gate in Berlin and whether he should defer to Angela Merkel, most seem to have forgotten that Obama’s… La non-escale de Bruxelles

S’il n’a rien dit, on n’en entend pas moins (notamment à propos du KC-45)

D’accord, Obama n’a guère parlé substance durant son voyage en Europe, mais on en sait assez sur lui, on a saisi assez de détails ici et là, pour se faire une idée. Et ce n’est pas précisément encourageant, oh non, pas du tout. Ainsi en conclut Steven Erlanger, dans l’International Herald Tribune, ce 25 juillet. «But for all the rock-star excitement abroad – reminiscent of the European embrace of the last Democratic president, Bill Clinton – Obama was vague on crucial issues of trade, defense and foreign policy that currently divide Washington from Europe and are likely to continue to do so even if Obama… S’il n’a rien dit, on n’en entend pas moins (notamment à propos du KC-45)

Obama est-il un “Fuhrer”, ou un Juan Peron, … ou un FDR?

Pendant que le candidat démocrate Barack Obama ravit les foules allemandes comme s’il était déjà président des USA et JFK réincarné, Ben Stein, speechwriter de Nixon et de Ford devenu acteur et présentateur de TV, présente quelques jugements assassins sur le comportement électoral du même Obama. Cela se passait sur CNN, le 23 juillet (l’émission Headline News, de Glenn Beck), comme le rapporte MediaMatters.org le 24 juillet. La discussion portait sur la décision du parti démocrate, annoncée le 7 juillet, d’ouvrir au public les portes de la Convention de nomination du parti, le mois prochain à Denver, lors du discours d’investiture d’Obama. On attend alors… Obama est-il un “Fuhrer”, ou un Juan Peron, … ou un FDR?

Farce ou force de l’incantation

Farce ou force de l’incantation 26 juillet 2008 «His appearance had the air of a rock concert, with a teeming crowd hooked on every word», explique le Scotsman du 25 juillet. C’était Obama à Berlin, où cela se passa de cette façon : «It was part John F. Kennedy, part Martin Luther King and part Ronald Reagan. But in the end, it fused into one man: Barack Obama.» Les Européens découvrent, avec Obama, une formidable machine de reconstruction de la réalité, plus que jamais américanisée dans la méthode, et dans les rapports avec les autres. Le Monde détaille, le 25 juillet, quelques aspects de l’organisation… Farce ou force de l’incantation

Globalisation et symbolisation d’Obama

Globalisation et symbolisation d’Obama 23 juillet 2008 Obamamania? Nous dirions plutôt: globalisation d’Obama, en même temps qu’une transmutation de l’homme politique par sa symbolisation. Obama poursuit sa tournée pré-électorale dans le monde, pardon: le président Obama effectue sa visite présidentielle dans les terres extérieures de l’Empire. Le phénomène est remarquable. Aucune substance, certes, mais un tintamarre extraordinaire, tant dans les directions politiques que dans le monde médiatique qui donne l’orientation. Les peuples observent, plutôt amusés, voire enthousiastes par instant; après tout, le spectacle vaut le détour. Lisons le début de l’analyse d’AP (via RAW Story le 22 juillet). On y trouve les signes de tous… Globalisation et symbolisation d’Obama

Du bon usage du candidat Obama, – par l’Irakien Maliki

Obama le candidat est en tournée parmi nous (on veut dire : the Rest Of the World). Il passe en Irak, ce qui va de soi. Il rencontre un Maliki qui nous surprend tous, car c’est bien de Maliki dont nous voulons parler. Maliki s’affirme de plus en plus comme un acteur à part entière, une marionnette reconvertie dans l’habileté manuvrière pour manipuler son colossal conquérant devenu une sorte de Gulliver ligoté et sans idée bien précise. Voici ce qu’écrit Patrick Cockburn, le 21 juillet, du Premier ministre Maliki: «However, even if government claims to have won a military victory are overblown, its recent successes… Du bon usage du candidat Obama, – par l’Irakien Maliki

Et le Pentagone soudain inquiet…

Comment faut-il prendre l’intervention de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major (JCS), le 20 juillet à Fox.News? Il y a deux interprétations possibles. Le site WSWS.org considère (aujourd’hui) cette intervention comme un rappel à l’ordre du Pentagone au candidat Obama, contre sa politique de retrait d’Irak, désormais appuyé par le désormais très influent Premier ministre irakien Maliki. Pressé de s’exprimer sur la question d’un retrait d’Irak en seize mois décidé comme une politique conceptuelle, hors des considérations chronologiques de situation sur le terrain durant ce retrait, et cela en laissant formellement de côté le fait que ce soit justement le programme du candidat… Et le Pentagone soudain inquiet…

Obama pourra-t-il s’évader?

Obama pourra-t-il s’évader? 21 juillet 2008 — Nous avons découvert cette conversation entre deux analystes que nous apprécions en général, Pépé Escobar et Gareth Porter. Escobar interroge l’historien Porter (vidéo et trancription sur The Real News Network [TRNN], le 18 juillet) sur un sujet d’un très grand intérêt : «Obama and the Cold War mentality». Il s’agit d’une conversation sur la personnalité d’Obama, et cette personnalité confrontée au système, c’est-à-dire à la nomenklatura avec ses apparatchik du domaine de la sécurité nationale, qui pèse de tout son poids sur Washington et la politique étrangère des USA, – c’est-à-dire, au travers des hommes et de leur… Obama pourra-t-il s’évader?

Mi-temps de réflexion

Mi-temps de réflexion 21 juillet 2008 Le week end fut moins agité que le précédent (tempête autour de Fannie Mae et Freddie Mac). Ce fut aussi une sorte de mi-temps de réflexion, pour tenter de tirer quelques enseignements plus détachés des tempêtes qui se succèdent. Détachés, certes, pour la distance prise avec l’événement, mais certes pas du tout pour l’état de l’esprit. On choisit au moins trois textes nourrissant cette appréciation et reflétant cet état de l’esprit, de différentes façons et de différents points de vue. Un texte de The Independent du 20 juillet sur la crise de Fannie Mae et Freddie Mac, les terribles… Mi-temps de réflexion

Al Gore, intégrateur des crises systémiques, – et future vedette de l’équipe Obama?

La célébrité de l’ancien VP de Clinton Al Gore, devenu notamment Prix Nobel pour sa lutte contre la crise climatique, s’est imposée comme un fort argument contre lui, à côté de l’efficacité qu’elle lui a donné dans sa croisade contre la crise climatique. Par définition, la raison qui domine le Progrès et entend lui donner une vertu d’apparence de désintérêt pour la gloire publique, est en général sévère pour Gore. On n’aime pas la vulgarisation, dans les milieux experts, pour les raisins de la vertu et aussi, tout de même, parce qu’elle risque d’éclairer crûment les erreurs fondamentales qu’on débusque dans ces milieux, voire la… Al Gore, intégrateur des crises systémiques, – et future vedette de l’équipe Obama?

Aux USA, l’économie a chassé l’Irak

A côté des variations presque quotidiennes de l’évaluation des préoccupations populaires, souvent associées à des variations de perception où les manipulations de communication jouent leur rôle, il semble qu’on puisse envisager comme un fait politique majeur et durable désormais le basculement des priorités du public US, de l’Irak vers l’économie. C’est une analyse qu’on rencontre désormais d’une façon courante chez les statisticiens spécialisés dans les enquêtes d’opinion. C’est le constat que fait l’agence McClatchy Newspaper, ce 16 juillet, dans une analyse appuyée notamment sur le travail de John Zogby, qui dirige un des instituts de sondage parmi les plus souvent désignés aux USA pour ses… Aux USA, l’économie a chassé l’Irak

Hagel comme candidat vice-président avec Obama? Les rumeurs se précisent

Une note très rapide de Steve Clemons, sur son site The Washington Note, le 11 juillet, et aussi quelques commentaires éclairés de ses lecteurs permettent d’avancer comme de plus en plus fondées des possibilités importantes autour d’Obama. La chose est encore au stade de la rumeur mais il s’agit de rumeurs sérieuses, d’une orientation également sérieuse et logique par rapport aux ambitions d’Obama. Le sénateur républicain (mais anti-guerre) Chuck Hagel serait sur le point d’annoncer son soutien à la candidature de Barack Obama. Chuck Hagel accompagnerait Obama lors de son prochain voyage en Irak. Ainsi serait solennellement fixée l’entente des deux hommes sur l’un des… Hagel comme candidat vice-président avec Obama? Les rumeurs se précisent

La leçon d’anatomie du révérend Jesse Jackson

On sait que le révérend Jesse Jackson, fameux leader africain américain aux USA, a le langage vert. On le lui a souvent reproché mais dans ces mornes univers politiciens et postmodernistes qui nous sont offerts il est souvent rafraîchissant. Un peu trop cette fois? Alors qu’il se croyait off mike, lors d’une émission à Fox.News, Jackson a eu une exclamation sévère à l’intention d’Obama: «I want to cut his nuts out.» (Comment trouver une expression correspondante? Puisque Fox.News a décrit l’expression comme: «Jackson threatened to cut off a certain part of Obama’s anatomy», on pourrait avancer que cette expression pourrait aller: je vais lui couper… La leçon d’anatomie du révérend Jesse Jackson

Les paradoxes autour d’Obama, décidément énigmatique

La gauche progressiste US («the official Left»), parfois soupçonnée d’être une gauche caviar du cru, qui commence à douter d’Obama à partir d’une analyse que partagent les néo-conservateurs et le War Party de la droite interventionniste; Obama défendu par des républicains traditionnels de la droite isolationniste, anti-guerre, voire des libertariens d’extrême droite comme Justin Raimundo. Barack Obama déchaine plus que jamais les hésitations, les interrogations, les interprétations, souvent excessives et abusives. Obama reste décidément une énigme, par la faute des autres et de leurs interprétations quand ce n’est pas directement et naturellement par son comportement. La polémique est née et s’est enflammée en quelques jours,… Les paradoxes autour d’Obama, décidément énigmatique

L’anxiété de Amérique et l’état d’esprit des grandes catastrophes imminentes

Il est vrai que, parcourant les textes Op-Ed de l’International Herald Tribune, puis, s’arrêtant à celui-ci, nous nous sommes dit : Tiens, Krugman est bien pessimiste aujourd’hui, pour nous apercevoir, et cela est bien significatif, qu’il ne s’agissait pas de Paul Krugman mais de Thomas Friedman. Comme tenu des personnalités, des styles et des caractères, ce n’est pas de bien pessimiste qu’il faut qualifier ce texte, s’il était de Krugman, mais de crépusculaire, parce qu’il est de Friedman. Le gros Thomas Friedman nous dit qu’il y a quelques mois, on se demandait qui Obama allait prendre comme vice-président(e) pour l’aider à compenser ce qu’on perçoit… L’anxiété de Amérique et l’état d’esprit des grandes catastrophes imminentes

L’Europe et le futur président

Les échanges sont intenses entre Bruxelles et Washington, essentiellement dans ce sens (Bruxelles-Washington). Les Européens veulent suivre précisément l’évolution de la situation washingtonienne durant la dernière phase de la campagne électorale, pour mieux préparer ce qu’ils espèrent être la grande réconciliation transatlantique. Les derniers bruits ne sont pas vraiment encourageants. Le premier constat est que l’évolution actuelle tendrait vers une homogénéisation des projets de politique extérieure des deux candidats. C’est comme si le système tendait à reprendre le dessus après les excès des primaires, ou bien comme si l’intérêt pour la politique extérieure allait décroissant et qu’on tendait à se fixer sur des orientations bipartisanes.… L’Europe et le futur président

Et si Gates restait en place?

L’USAF se trouve brutalement placée devant une perspective cauchemardesque pour elle, après cet article du Sunday Times, effectivement publié hier. L’article avance qu’une idée d’Obama serait, dans l’hypothèse où il serait élu 44ème président des Etats-Unis, de demander à Robert Gates de rester à la tête du Pentagone. Il s’agirait évidemment, de la part du candidat, de montrer à la fois son esprit d’ouverture (vers les républicains, dont Gates est issu) et son souci de la sécurité nationale alors que la réputation de Gates est de plus en plus établie à Washiongton («Obama’s top foreign policy and national security advisers are pressing the case for… Et si Gates restait en place?

Portrait de Obama et de son auto-censure, – par Ralph Nader

L’avocat contestataire, et même dissident, Ralph Nader, se présente comme candidat indépendant aux présidentielles US. Personnage plutôt classé à gauche, mais en général échappant aux classements habituels de l’étiquette politique, Nader a des jugements intéressants sur le monde politique US. Il a été interrogé par le Rocky Mountain News, le 25 juin, essentiellement sur le candidat démocrate Obama. Le jugement de Nader sur Obama est abrupt et rejoint un avis assez général de la gauche extra-parlementaire, ou dissidente, aux USA, dans tous les cas dans les circonstances actuelles de la campagne électorale. Tel qu’il apparaît dans sa campagne, Obama est, comme un autre candidat de… Portrait de Obama et de son auto-censure, – par Ralph Nader

Les caractéristiques radicales de la candidature Obama

La candidature Obama (pour le parti démocrate) est désormais bien installée et l’on peut commencer à en mesurer les caractéristiques. Sans aucun doute, il s’agit de caractéristiques extrêmes, qui en font une candidature à la fois exceptionnelle, imprévisible et sujette à des pressions importantes après son installation, si Obama l’emporte. Parmi divers articles sur le sujet, suite à des sondages ces derniers jours, voyez notamment celui du Guardian aujourd’hui. Le facteur race joue un rôle important, voire très important, mais d’une façon assez confuse. D’une part, il conduit un nombre plus important de Noirs à envisager de voter, et à envisager de voter Obama, d’autre… Les caractéristiques radicales de la candidature Obama

L’orientation intérieure d’Obama

Les mots et les jugements par les mots sur la politique aujourd’hui ont comme principale caractéristique l’ambiguïté, sinon la dissimulation. Il n’y a pas de cas plus démonstratif de la chose que la politique US telle qu’on l’apprécie d’Europe, entre les techniques de dissimulation US et les penchants d’auto-dissimulation des Européens. Ainsi l’arrivée d’un prochain président US, surtout s’il s’agit d’Obama, est unanimement perçue en Europe comme un changement radical de politique extérieur, impliquant que l’accent sera néanmoins gardé pour favoriser la politique extérieure. Sur le site WashingtonNote.com le 13 juin, Ben Katcher, analyste au programme d’analyse stratégique de la situation américaine de la New… L’orientation intérieure d’Obama