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Le dilemme démocrate et l’ombre de Chicago-1968

Pour l’heure et en fonction des sondages existants, il semble que l’issue probable des primaires démocrates ne désignera pas le candidat démocrate d’une façon directe. Les porte-paroles de Clinton et d’Obama reconnaissent pour l’instant que cette issue est probable. Obama a pris la tête du nombre de délégués avec 1.280 contre 1.212, selon un décompte d’Associated Press. Pour l’emporter avec 2.025 délégués, l’un ou l’autre des candidats devraient emporter 75% à 80% des délégués restants. A moins de l’effondrement de l’un des deux candidats, cela paraît improbable. Il existe déjà des polémiques vicieuses qui promettent des querelles difficiles à la convention, comme le cas des… Le dilemme démocrate et l’ombre de Chicago-1968

L’énigme déstabilisatrice

L’énigme déstabilisatrice 19 février 2008 Il ne suffit pas de constater, avec ravissement pour certains, qu’il est (demi) noir et jeune pour comprendre l’ampleur et, surtout, la spécificité du phénomène Obama. Il semble assuré qu’en d’autres circonstances que celles si particulières de cette élection 2008, Obama n’aurait pas été bien loin dans la course à la présidence. Son actuelle chevauchée ne peut être attribué à sa seule couleur de peau ni à son âge. L’enthousiasme soulevé par Obama est d’un ordre différent du courant politique normal. Le Spiegel parle avec un étonnement effrayé du «complexe du Messie», le Messie étant bien entendu Obama. Cela rejoint… L’énigme déstabilisatrice

Si Obama était élu, «ils le tueraient…»

Le sénateur Obama a, ces quatre derniers jours, emporté quatre primaires à la suite, la dernière étant celle du Maine hier. Dans le camp Clinton c’est l’inquiétude, avec un changement de stratège en chef (changement de la directrice de campagne). Cela confirme que la victoire de Barack Obama à la désignation démocrate, et au-delà, à la présidentielle, est désormais bien installée comme une ferme possibilité de cette élection 2008. D’autre part, la rhétorique des deux candidats démocrates, face à la désignation quasiment acquise de McCain chez les républicains, est de plus en plus marquée par rapport à la possibilité pour eux deux qu’ils deviennent l’adversaire… Si Obama était élu, «ils le tueraient…»

Montée aux extrêmes incontrôlable…

Montée aux extrêmes incontrôlable… 8 février 2008 Le Super Tuesday a sans aucun doute remué les USA en même temps qu’il a passionné le monde entier. Tous les témoignages et commentaires montrent que ce jour fut vécu comme un véritable jour d’élection présidentielle alors qu’on en attendait peu d’événements décisifs. Le fait est qu’il ne donna aucun résultat décisif. La tension n’est nullement dissipée, elle a au contraire haussé d’un cran avec plusieurs nouvelles. Le retrait de Mitt Romney des primaires républicaines, dans des conditions très particulières. La chose peut donner lieu à plusieurs remarques, qui peuvent se compléter plutôt que s’exclure. D’une part, on… Montée aux extrêmes incontrôlable…

2008 révolutionnaire?

Après le Super Tuesday, des analyses plus générales sur les tendances des élections présidentielles aux USA commencent à apparaître. Justin Raimundo, aujourd’hui sur Antiwar.com, en donne une appréciation révolutionnaire: «The Winter of Our Discontent.» Raimundo considère cet aspect révolutionnaire de plusieurs points de vue. Le parti républicain. Pour Raimundo, le Super Thuesday a montré la division extrême de ce parti, selon des lignes régionales qui s’identifient à des tendances idéologiques. Cette division est l’enseignement principal des événements. Raimundo considère que les trois candidats principaux restant en lice s’identifient eux-mêmes à ces trois tendances, alors que McCain n’a pas réussi à vraiment conforter sa position de… 2008 révolutionnaire?

Super 2008, ou un “cirque inhabituel”…

Super 2008, ou un cirque inhabituel… 6 février 2008 Continuons donc avec entêtement dans nos analyses, à propos de la folle campagne. La campagne des présidentielles US 2008 est exceptionnelle à nombre de points de vue. Loin d’être le cirque habituel, comme tendent à en faire nombre d’analyses d’observateurs dissidents qui savent que le système a plus d’un tour dans son sac, elle serait plutôt un cirque inhabituel qui tend à montrer les incertitudes du système qui pourrait un jour se prendre les pattes dans le sac où il a ses tours. En aucun cas il n’est question de mettre en doute que nous nous… Super 2008, ou un “cirque inhabituel”…

Kennedy soutient Obama par hostilité aux Clinton et la crise du parti démocrate s’élargit

La crise à l’intérieur du parti démocrate, pourtant favori pour l’élection présidentielle, se précise avec le soutien des Kennedy (Ted Kennedy et le reste du clan au garde à vous) à la candidature Obama. Le Times de Londres détaille aujourd’hui les conditions de ce soutien, qui montrent bien qu’il s’agit bien plus d’un acte d’hostilité aux Clinton (nous parlons du couple, sans aucun doute) que d’une confiance donnée à un homme pour ses qualités propres. Mettons à part toutes les viennoiseries larmoyantes d’émotion de nos penseurs professionnels sur le futur premier président noir ou la future première présidente, pour observer la seule chose qui importe.… Kennedy soutient Obama par hostilité aux Clinton et la crise du parti démocrate s’élargit

Une victoire considérable pour Obama, – mais une stratégie obligée?

Grande et nette victoire de Barack Obama dans la primaire de Caroline du Sud: 55% contre 27% à Hillary Clinton et 18% à Edwards. Mais une victoire qui va peut-être enfermer Obama dans une stratégie éventuellement perdante, dans tous les cas très difficile à conduire à terme. Obama se bat depuis le début pour ne pas être le candidat des Noirs ou le futur premier président noir des USA. Mais, en Caroline du Sud, Obama a été élu par les Noirs (autour de 80% des Noirs ayant voté ont voté pour lui). AP News (RAW Story) donnait le 26 janvier une description commentée de cette… Une victoire considérable pour Obama, – mais une stratégie obligée?

Une campagne aux dents longues

La compétition et l’ambition sont redoutables. Il paraît désormais bien difficile que les vux ardents des uns et des autres pour une campagne des présidentielles US civile (c’est-à-dire: polie) soient rencontrés. La rencontre télévisée (21 janvier) entre les trois principaux candidats démocrates a été sanglante, et, finalement assez incertaine puisque l’on ne savait plus combien ils étaient sur le plateau ni qui étaient exactement les candidats. A côté d’Hillary et du sénateur Obama qui s’invectivaient avec une vigueur rafraîchissante et démocratique, le sénateur Edwards se demandait ce qu’il faisait là, non, plutôt, il se demandait s’il était là: «The third candidate at the debate, John… Une campagne aux dents longues

La victoire de combat pour Hillary et le sort de la campagne

La victoire de Hillary Clinton dans le Nevada ne règle rien, nous confie-t-on. D’ailleurs, elle est fort mince (51% contre 45% à Obama) et elle rapporte moins de délégués à la première qu’au second. Michael Tomasky, dans The Guardian du 19 janvier, résume la chose par ce mot, qui fait son titre: «Winning ugly.» En effet, la bataille fut rude. Les démocrates ne se firent pas de cadeaux entre eux, et Bill Clinton, éventuel futur First Gentleman, ne fut pas le dernier dans cette activité. «[Hillary] Clinton may also have paid a price by dint of the fact that this was a dirty, bitter race.… La victoire de combat pour Hillary et le sort de la campagne

Etre ou ne pas être le “candidat noir“

La question non dite et non soulevée officiellement, ou le moins possible dans tous les cas, à propos de la candidature du sénateur Obama, est celle du racisme. Obama est Africain-Américain, selon la terminologie américaniste, de père noir (mais non américain) et de mère blanche. La possibilité de son élection est évidemment qu’il est aussitôt identifié comme un possible premier Président noir. Mais Obama lui-même refuse cette identification, selon la philosophie de sa candidature disant qu’il veut être un président pour tous les Américains. C’est une position délicate, notamment par rapport à la communauté noire. Un désaccord fameux, entre le révérend Jesse Jackson Sr. et… Etre ou ne pas être le “candidat noir“

La candidature Bloomberg et l’appel à l’unité, ou l’incertitude d’un projet politique dans un temps virtualiste de crise psychologique

Qu’est donc devenue, dans le malstrom des deux premières primaires, ou American electoral circus selon d’autres sources, la tentative bipartisane dont nous nous fîmes l’écho peut-être avec une frénésie (mentionnée à d’autres propos) qui fait froncer les sourcils à certains de nos lecteurs-censeurs? (Censeurs, dans le sens de la vieille tradition des lycées français, du temps où il y avait un proviseur et un censeur.) Nous parlons de la vraie-fausse candidature indépendante Bloomberg, ou d’un autre si Dieu et l’establishment en décident ainsi. Comme on sait, il y avait réunion à ce propos le 7 janvier, à l’université de l’Oklahoma, à l’initiative de l’ancien sénateur… La candidature Bloomberg et l’appel à l’unité, ou l’incertitude d’un projet politique dans un temps virtualiste de crise psychologique

Cette folle campagne nous fascine…

Cette folle campagne nous fascine 9 janvier 2008 Effectivement, appelons-là folle campagne, elle qui est en train de capturer notre attention jusqu’à cette fascination qu’on éprouve devant des événements si inattendus. (Comme devant les performances de Ron Paul, après tout.) Les primaires des élections présidentielles aux USA reflètent d’une façon absolument sans précédent un étonnant désordre, un jeu chaotique et fiévreux entre l’électorat, les sondages et les médias, et les candidats. L’establishment observe, ébahi, ce phénomène qui pourrait très vite s’apparenter, pour lui, à une perte de contrôle du processus électoral. Considérez les événements du New Hamphire après ceux de l’Iowa. Le retour extraordinaire de… Cette folle campagne nous fascine…

Le vertige Obama

Le vertige Obama 8 janvier 2008 Qu’importe ce qu’il arrivera tout à l’heure (cette nuit aux USA) dans l’élection du New Hampshire, d’autant que la course n’en a qu’à ses prémisses, que ce n’est qu’un début, que bien des surprises peuvent arriver, etc. Qu’importe, car ce qui importe est le vertige qui a saisi l’Amérique depuis la primaire de l’Iowa. Même s’il cesse demain, il constitue un phénomène extraordinaire. Même un commentateur aussi mesuré qu’un Steve C. Clemons convient de la réalité de ce vertige. Il mettait en ligne un rapide petit commentaire, le 6 janvier, qui a la vertu de la spontanéité et qui… Le vertige Obama

“Obamania”, suite et signe des temps

Obamania, suite et signe des temps 7 janvier 2008 Après sa victoire dans l’Iowa, le sénateur Obama est porté par une vague triomphale, comme l’observe The Independent du 6 janvier, parmi d’autres qui offrent un commentaire exactement dans la même tonalité. Pour notre information, The Independent ou bien l’un ou l’autre parle de Obamania, ce qui permet au moins de faire un titre. Dans notre Bloc-Notes du 12 décembre 2006, après une victoire de Obama (le 7 décembre 2006) dans une élection partielle et alors que Ségolène Royal menait dans les sondages en France, nous notions notamment ce commentaire du Guardian sur le manque d’expérience… “Obamania”, suite et signe des temps

Une des “plus sales campagnes” de l’histoire US

Derrière les sourires convenus et, de plus en plus souvent au travers d’échanges sans aménité (Hillary Clinton et Barack Obama le 5 janvier lors d’une table ronde des candidats démocrates), la tension de la campagne présidentielle US est palpable. Juste avant la primaire de l’Iowa, le 3 janvier, une rapide analyse de ABC.News détaillait la méthode qu’emploient certains candidats (du moins suppose-t-on puisque la chose est anonymes, à partir de commandes anonymes faites à des sociétés elles-mêmes très discrètes). La technique détaillée ici consiste en une simili campagne de sondages introduisant des questions qui impliquent négativement des candidats, à partir de déclarations ou de prises… Une des “plus sales campagnes” de l’histoire US

Une appréciation critique de Obama

Il y a l’enthousiasme des milieux libéraux-progressistes européens (accompagné bien sûr par l’enthousiasme de la presse MSM séduite par les thèmes simplistes) pour la victoire d’Obama en Iowa, en général applaudie d’une part parce que le candidat est Africain-Américain (en réalité, bi-racial selon le terme politically correct puisque de mère blanche et de père noir), d’autre part parce qu’il présente une rhétorique qui voudrait faire croire à un changement peut-être radical, peut-être révolutionnaire dans la politique US. C’est effectivement le stéréotype du rêve des libéraux-progressistes avec la réconciliation de leur vision morale et politique avec l’image qu’ils chérissent des USA, puisqu’il va sans dire que… Une appréciation critique de Obama

L’argument de la peur ne prend plus

Nous allons à nouveau nous référer à un commentaire de Steve Clemons, auquel nous avons déjà fait écho hier pour élargir certains enseignements de la primaire de l’Iowa qui permettent de mieux comprendre ce que sera la campagne présidentielle. Dans son commentaire plus copieux du 4 janvier, Clemons met quelques faits fondamentaux en évidence. Le principal de ces faits est, à notre sens, comme nous le notions hier, la disparition de l’argument de la guerre contre la terreur, ce que Clemons identifie justement comme l’argument de la peur. D’une façon également très intéressante, il appuie de façon concrète ce constat sur les résultats respectifs de… L’argument de la peur ne prend plus

Confirmation : Dieu était de la partie

L’élection primaire de l’Iowa est dans tous les cas riches de nombre de commentaires et d’interprétations. La plupart s’ajoutent et se complètent plus qu’ils ne se contredisent, ce qui montre la complexité de cette primaire et, au-delà, la complexité extrême de l’élection présidentielle US de 2008. A côté de la présence indubitable du populisme comme thème de la campagne, la présence de Dieu comme moteur important de l’argument des candidats se confirme. La chose nous est expliquée par deux spécialistes de cette question, David Domke, professeur de Communication et de Journalisme à l’Université de Washington, et Kevin Coe, qui travaille à une thèse sur la… Confirmation : Dieu était de la partie

L’“intéressante soirée” de Steve C. Clemons

Pour un rapide premier commentaire éclairé, un point de vue de Washington sans parti-pris et très politique, nous recommandons la petite note de Steve C. Clemons, du 3 janvier. Voici les extraits les plus significatifs, d’où il ressort notamment ces trois points: Les trois premiers démocrates restent en piste et rien n’est joué de ce côté. D’une part la victoire d’Obama n’est pas décisive, d’autre part Edwards et Clinton ont tous deux le potentiel de s’affirmer selon les circonstances et leurs propres fortunes. Côté républicain, Clemons a été impressionné par Huckabee (un peu) et par McCain (beaucoup). Concernant Ron Paul, Clemons estime qu’il a reçu… L’“intéressante soirée” de Steve C. Clemons

Exit, la guerre contre la terreur

Exit, la guerre contre la terreur 4 janvier 2008 Plus que les candidats, nous estimons que les thèmes des candidats ont compté dans la première primaire des présidentielles US, dans l’Iowa. Plus que la question de l’économie, c’est la question de l’insécurité économique qui a dominé cette élection. Aux USA, cela se traduit par un message populiste, ce qui a été l’essentiel de la démarche des principaux candidats. Ce message populiste se traduit par des attaques plus ou moins violentes, plus ou moins explicites, contre les structures capitalistes typecorporate, contre les bénéfices des grandes entreprises et des dirigeants, etc. Le courant est si fort qu’il… Exit, la guerre contre la terreur

Super-Hillary, Obama surfait

Le chroniqueur Steve Clemons, très écouté à Washington, éventuellement relais d’influence pour les Français, est plutôt de tendance républicaine modérée et réaliste. Son homme politique favori est le sénateur (républicain) Chuck Hagel, qui n’est pas dans la course à la présidence (mais que Clemons aimerait voir à un poste de responsabilité de la prochaine présidence, y compris une présidence Hillary Clinton…). Clemons donne assez peu souvent des avis circonstanciés sur les démocrates. Il le fait cette fois, dans une chronique très intéressante en date du 17 décembre, où il compare les deux favoris démocrates, notamment d’après son expérience et ses rencontres avec eux. Il s’agit… Super-Hillary, Obama surfait

Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Depuis cinq jours, le candidat à la désignation démocrate Barack Obama se débat dans les suites de son intervention où il recommandait d’attaquer le Pakistan. Obama a même réussi à amener des protestations officielles de la direction pakistanaise, ainsi que quelques manifestations anti-US éparses au Pakistan, comme un président vrai de vrai, un président en fonction. Pourtant, à notre humble avis, le meilleur de ses interventions de ces derniers jours concerne ce qu’il a dit sur le nucléaire. Obama n’a guère d’expérience en matière de politique extérieure. Alors, il s’en remet à son instinct de libéral, de démocrate et d’homme de gauche dans le système… Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Êtes-vous sûrs que le successeur de GW ne peut pas être pire que GW ?

Commençons par la dure réalité à venir, celle de 2008 dont tant d’Européens à l’esprit libéral et au coeur transatlantique attendent tant de miraculeuses nouvelles : «The best that can be said about the upcoming presidential election is that in January 2009 President George W. Bush and Vice President Richard Cheney will be out of office. It is tempting to believe that their successors couldn’t be worse. »Yet only the second tier 2008 aspirants offer a clear break with the Bush administration’s disastrous policy of promiscuous war-making. Rep. Ron Paul (R-Texas) voted against the Iraq war and has forthrightly denounced the Bush administration’s failures. On… Êtes-vous sûrs que le successeur de GW ne peut pas être pire que GW ?