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En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

Le lieutenant général de l’U.S. Army Karl Eikenberry, commandant les forces US en Afghanistan, va quitter son poste en janvier. Il a dispensé à ces hommes, lors d’une tournée d’adieu, diverses considérations sur la situation et les perspectives dans le pays, où l’OTAN (avec sa force ISAF) assure l’essentiel des combats contre les divers groupes de résistance et d’insurrection généralement regroupés sous le vocable un peu abusif de talibans. (Le remplaçant de Eikenberry, le général Dan McNeill, prendra le commandement de l’ISAF, en plus du commandement des forces US. Il remplacera le Britannique Richards à la tête de l’ISAF.) Le discours de Eikenberry, rapporté par… En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

Yamamah” et la “réalité” psychopolitique

Yamamah et la « réalité » psychopolitique 30 novembre 2006 — Depuis 1985, le marché entre le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite surnommé Yamamah fait figure de serpent de mer des annales de la corruption. Il fait parfois, aussi, l’admiration secrète des concurrents de BAE tant il permit à la firme anglaise de vivre quelques années tranquilles sur cet impressionnant trésor de guerre (Yamamah, avec ses multiples ramifications d’accord triangulaire où s’inscrivaient des livraisons de pétrole, a rapporté indirectement et régulièrement à BAE un pactole impressionnant, en même temps qu’il couvrait d’ors divers les princes des sables arabiques). Parallèlement existait le sentiment qu’une « affaire » si audacieuse resterait également… Yamamah” et la “réalité” psychopolitique

Bob Woodward n’est plus leur “historien” préféré

Hier matin, George Stephanopoulos, ancien conseiller de presse de Clinton reconverti dans le journalisme, recevait Dan Bartlett, un des plus proches conseillers de GW Bush, lors de son émission This Week with George Stephanopoulos, sur la chaîne ABC. Les deux hommes ont parlé du livre de Bob Woodward, State of Denial. La transcription de l’interview (notamment reprise par RAW Story) montre que l’équipe de GW n’a pas aimé, mais pas aimé du tout le livre de Woodward. L’impression assez étrange qui ressort parfois, lorsque Bartlett parle des deux précédents bouquins de Woodward sur le sujet (Bush at War et Plan of Attack) par rapport à… Bob Woodward n’est plus leur “historien” préféré

Historien virtualiste ou historien du virtualisme ?

Historien virtualiste ou historien du virtualisme ? 1er octobre 2006 Bob Woodward est une star dans tous les sens du mot. Journaliste héroïque (le Watergate, 1973-74), interprété par Robert Redford au cinéma (All the President’s Men, 1976), dans cette saga héroïque à la gloire de la liberté et de l’indépendance de la presse US que fut la mise à nu du scandale qui emporta Nixon ; devenu journaliste institutionnel au Washington Post et auteur comblé ; vendeur de best-sellers, millionnaire, vedette de l’establishment ; pratiquement historien officiel de l’instant washingtonien, recevant directement les confidences du président pour son livre Bush at War et Plan of…  Historien virtualiste ou historien du virtualisme ?

Kissinger est l’un des conseillers les plus écoutés de GW… Concluez

Parmi les échos recueillis dans le New York Post du 28 septembre, cette indication venue (qui viendra) de Bob Woodward, le journaliste multimillionnaire du Washington Post et vendeur de best-sellers qui lance son dernier bouquin : «That same Sunday [1st October] night, [CBS’ Mike Wallace] will appear on his regular 60 Minutes’ interviewing Bob Woodward about his new book State of Denial.’ One thing the book will tell us is that former Secretary of State and National Security Adviser Henry Kissinger is a regular visitor to President Bush. The president likes to receive visits from Nixon’s former and most famous aide, and he urges Dr.… Kissinger est l’un des conseillers les plus écoutés de GW… Concluez

Regarder le monstre dans les yeux

Regarder le monstre dans les yeux L’une de nos lectures de l’été est « House of War: The Pentagon and the Disastrous Rise of American Power », de James Carroll. (Nous vous en reparlerons.) James Carroll est un personnage singulier et le livre nous paraît devoir prendre une place majeure dans l’analyse de la psychologie américaniste et de ses rapports avec le Pentagone et avec la guerre. (Carroll, personnage singulier? Sans aucun doute : ancien séminariste, catholique fervent, chroniqueur libéral dans le sens américain du terme. C’est le fils de Joe Carroll, autre personnage singulier : Joe Carroll passa directement, en 1947, de la fonction d’agent du… Regarder le monstre dans les yeux

Retour sur le CPE, sur la France, son déclin et toute cette sorte de choses

Retour sur le CPE, sur la France, son déclin et toute cette sorte de choses 27 avril 2006 Nous usons de deux occasions, lesquelles font doublement le larron, en l’occurrence la justification de ce texte, pour revenir sur le déclin français à la lumière de la soi-disant crise du CPE, ou sur la crise du CPE à la lumière du soi-disant déclin français. Ces deux occasions sont les suivantes : • Un article de William Pfaff dans le New York Review of Books (date de parution le 11 mai) analysant la crise française du CPE. • Une communication (en date du 25 avril) d’un lecteur,… Retour sur le CPE, sur la France, son déclin et toute cette sorte de choses

De “Ground Zero” à “The crisis of the Republic

Depuis les premiers jours de la crise ouverte le 11 septembre 2001, le chroniqueur et auteur Jonathan Schell tient dans The Nation une chronique, Letter From Ground Zero. Il commente les événements de la Grande République mise sens dessus dessous par l’attaque 9/11. Schell a décidé d’interrompre cette chronique et il publie un texte, Farewell from Ground Zero où il s’en explique. (Le texte paraîtra dans The Nation le 6 mars et il est d’ores et déjà publié, avec une introduction de Tom Engelhardt, sur le site de Tom Engelhardt et sur Antiwar.com, entre autres.) Schell n’abandonne pas. Au contraire, il élargit son sujet, le… De “Ground Zero” à “The crisis of the Republic

John Wayne à Falloujah

Notes sur John Wayne à Falloujah 22 décembre 2004 (10 décembre 2004) – A la bataille de Falloujah, il ne manquait qu’une chose : des hauts-parleurs diffusant l’hymne des Marines. Et, pour la commenter, il nous manquait l’immortel John Wayne, l’homme qui a si bien interprété le soldat américain à l’écran. (Note en passant, sur une vieille anecdote bien dans l’air du temps : Wayne s’est bien gardé de la faire, la guerre, préférant les studios d’Hollywood. Fin 1944, en pleine forme, il visita un hôpital militaire d’Honolulu en mission de commando de soutien du moral des troupes. On y soignait les Marines blessés à… John Wayne à Falloujah

L’américanisme, un problème de civilisation

L’américanisme, un problème de civilisation En quelques mois, c’est non seulement la puissance américaine qui est mise en question dans l’affaire irakienne, c’est aussi le modèle de civilisation qu’offre, que propose, qu’impose même cette puissance. Les signes à cet égard sont de plus en plus évidents et de plus en plus pressants. Il s’agit moins d’être anti-américain, cette espèce d’horrible chose qui révulse tout intellectuel et moderniste bien né et déclenche en général une nausée inextinguible, que de constater le développement structurel d’une attitude intellectuelle beaucoup plus sérieuse : l’anti-américanisme (ou encore, l’hostilité à l’américanisme en tant que doctrine, et non l’hostilité aux Américains eux-mêmes,… L’américanisme, un problème de civilisation

Les Britanniques face à l’American Way of War

Les Britanniques face à l’American Way of War 11 avril 2004 — Ce n’est pas la première fois que des jugements sévères sur l’ »American Way of War » sont exprimés et publiés mais celui que publie aujourd’hui le Daily Telegraph mérite d’être retenu. Le Daily Telegraph n’est pas du camp anti-américain ; il a été et, jusqu’à nouvel ordre, reste favorable à la guerre contre l’Irak. Il ne peut être soupçonné de parti pris, ce qui donne son crédit à cet article qui retranscrit une interview faite avec un officier britannique actuellement stationné en Irak. Il constitue un réquisitoire très sévère contre le comportement américain ;… Les Britanniques face à l’American Way of War

1992 : la crise américaine post-Guerre froide

1992 : la crise américaine post-Guerre froide Ces trois textes du commentateur et historien américain William Pfaff parurent dans l’International Herald Tribune il y a onze ans. Les deux premiers abordent la question de ce que l’auteur identifie comme une « crise d’identité » de l’Amérique après la fin de la Guerre froide : « I argue simply that the disorientation and anxiety felt by Americans in this aftermath, this hangover, of the Cold War, have to do with the loss of an identity — not the loss of an enemy. » Ces deux textes nous rappellent en effet que l’Amérique d’après 1989 a connu une profonde… 1992 : la crise américaine post-Guerre froide

Comment sauver Washington de l’apocalypse

Comment sauver Washington de l’apocalypse Il faut mesurer l’intensité de certaines réflexions aux USA, des réflexions qui ne sont rien d’autre que des paniques ou des hystéries, ou les deux à peine policées. Un homme, qui appartient évidemment à la mouvance que l’on peut qualifier d’intégriste aux États-Unis (aussi bien les néo-conservateurs, intégristes de l’expansionnisme déstructurant et moralisant, que les chrétiens évangélistes), s’est spécialisé dans l’alerte apocalyptique de la destruction de la direction américaine. Spécialité comme une autre, dans ces temps de virtualisme. Norman Ornstein appartient à l’American Enterprise Institute (AEI), pépinière néo-conservatrice, de Perle à Ledeen, et il est donc officiellement un néo-conservateur. «… Comment sauver Washington de l’apocalypse