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Errare Humanum Est, d’accord, mais est-il toujours question d’humain ?

C’est un incident sans véritable signification politique, mais un incident tout de même peu ordinaire. Il nous semble qu’il est assez significatif pour mériter quelques observations. Cela se passe à l’ONU, hier, à une session du Conseil de Sécurité. L’ambassadeur US Zalmay Khalilzad, qui préside le Conseil, prend la parole et lit le document présentant la position officielle du Conseil sur le Darfour, décidée après de longues discussions. Il lit et détaille une position très dure contre le gouvernement soudanais. Un moment de silence, puis intervention du Russe : mais ce n’est pas le texte sur lequel nous nous sommes mis d’accord. On se consulte,… Errare Humanum Est, d’accord, mais est-il toujours question d’humain ?

Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

D’abord, justifier le titre. On sait que l’expression Yo, Blair, jetée par GW à Blair lors d’une conférence où un micro indiscret avait fait son travail, avait jeté la consternation chez les commentateurs britanniques tant elle semblait marquer la piètre considération où le président US tenait le PM britannique. Du côté français et sarkozien, nous voilà devant la perspective d’une confrontation de cette sorte. Simon Tisdall, du Guardian, nous annonce aujourd’hui ce que nous présentions dans nos Liens comme The very habile stratégie of the patate chaude, avec l’option envisagée par l’équipe Blair de refiler l’horrible chose irakienne à l’ONU et à quelques Etats-membres qui… Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

A la gloire de la France

Il est bien entendu bien rare, et plus que rare, de rencontrer tant d’opinions extrêmes, et éventuellement dithyrambiques sur la France, de la part des Anglo-Saxons, en général pour discréditer l’un ou l’autre candidat français, sans que l’on sache pourtant, indeed, si c’est bien de la France dont il s’agit. La dernière pierre à ajouter à cet édifice est celle de Martin Jacques, commentateur régulier dans le Guardian, aujourd’hui même. Le but de Martin Jacques est d’appeler aux armes, citoyens d’Europe, progressistes et libéraux dans le sens politique, contre la menace fasciste, raciste, néo-conservatrice, pro-américaniste, de Nicolas Sarkozy. Ce qui est somme toute intéressant est… A la gloire de la France

Contre l’impuissance, la paralysie est féconde : c’est quasiment historique

Contre l’impuissance, la paralysie est féconde : c’est quasiment historique 19 avril 2007 Pour enchaîner sur notre précédent F&C de la veille, en consultant par ailleurs la note du même jour sur les gouvernements sans tête, le britannique dans ce cas, voici un cas de paralysie paradoxalement féconde. Au contraire du système américain, qui est impuissant, le gouvernement postmoderne paralysé peut produire des résultats intéressants. On remarquera que c’est le sens du début du commentaire de Freedland que nous citons par ailleurs, que nous n’hésitons pas à citer de nouveau : «If British politics were a dinner party then Tony Blair would be that guest… Contre l’impuissance, la paralysie est féconde : c’est quasiment historique

Le gouvernement sans tête qui a trouvé la crise climatique pour s’occuper

L’activisme britannique dans le domaine de la lutte contre la crise climatique met paradoxalement en évidence, selon Jonathan Freedland, l’absence complète de direction gouvernementale actuelle, à cause du départ programmé de Tony Blair. On a ainsi la confirmation, par le biais de ce commentaire, de la situation actuelle de crise profonde du pouvoir politique au Royaume-Uni. Selon Freedland, ce matin dans le Guardian, le gouvernement britannique est de facto en état de paralysie depuis la tentative avortée de faire partir Blair, en septembre 2006, et l’accord intervenu à cette occasion, de son départ à la fin de ce printemps. Voici la partie du commentaire de… Le gouvernement sans tête qui a trouvé la crise climatique pour s’occuper

Après le vote de l’ONU, l’Inde soutient l’Iran

L’Inde poursuit une politique iranienne très spécifique, qui se démarque nettement de la politique générale de la communauté internationale, notamment et y compris de ses deux grands voisins, la Russie et la Chine. Les réactions de l’Inde après le vote de l’ONU, où des sanctions (légères) contre l’Iran ont été votées, sont nettement favorables à l’Iran, alors que la Russie et la Chine ont évidemment voté pour ces sanctions. Il y a un peu plus d’un an, l’Inde avait voté contre l’Iran à l’IAEA, ce qui avait entraîné un certain refroidissement temporaire des relations entre les deux pays. Il apparaît aujourd’hui que ce vote de… Après le vote de l’ONU, l’Inde soutient l’Iran

A l’ONU, un événement qui mesure le déclin américaniste

A l’ONU, un événement qui mesure le déclin américaniste 24 décembre 2006 L’ONU sert donc toujours à quelque chose, malgré les critiques (parfois justifiées) des uns et des autres. Elle mesure l’état de la puissance des uns et des autres. Le vote des sanctions contre l’Iran à l’ONU, le 23 décembre, en été une démonstration éclatante. Le diagnostic est effrayant pour le basculement de la puissance US intervenu ces trois dernières années, notamment en se référant à la saison automne 2002-hiver 2003 qui précéda la guerre contre l’Irak. Il suffit de citer les titres de deux textes de commentaires US sur ce vote pour en…  A l’ONU, un événement qui mesure le déclin américaniste

L’honneur de Kofi Annan

L’honneur de Kofi Annan 12 décembre 2006 — Quand Kofi Annan commença son premier mandat de Secrétaire Général de l’ONU, le 1er janvier 1997, il était « l’homme des Américains ». C’était le candidat-surprise que les Américains avaient sorti de leur poche pour contrer le projet, soutenu par la France, de Boutros Boutros Ghali de solliciter un nouveau mandat. Boutros était devenu le diable pour les Américains, l’homme à éliminer absolument, l’anti-américain viscéral élevé à la lumière de cette maudite francophonie et de la langue française qu’il parle couramment. (Depuis, Boutros a été Secrétaire Général de la Francophonie, effectivement.) Annan, par contre, c’était du sur-mesure : né… L’honneur de Kofi Annan

Bye bye, Bolton

Après tout, avec Bolton, il suffit de renverser les titres (celui-ci après notre «Bolton, bye bye» du 11 novembre). La prétention de GW de conserver Bolton comme ambassadeur US à l’ONU, sa tentative de faire passer sa confirmation avec le 109ème Congrès républicain dans ses dernières semaines, avant l’arrivée du nouveau Congrès démocrate (1er janvier 2007), étaient plutôt dérisoires. Sur Bolton, les démocrates avaient fait comprendre qu’ils ne céderaient pas, et même certains républicains : il s’agissait bien autant de vindicte personnelle que de politique, tant l’ambassadeur US à l’ONU s’est fait d’ennemis acharnés parmi ses adversaires politiques, et aussi un nombre non négligeable parmi… Bye bye, Bolton

Bolton, bye bye

L’étonnant et exotique John Bolton, survivant de la race en voie d’extinction des néo-conservateurs, actuel ci-devant ambassadeur des USA aux Nations-Unies, a toutes les chances (?) de devoir quitter son poste au 1er janvier 2007. Le Congrès démocrate (janvier 2007) n’en veut pas et les démocrates feront tout pour bloquer sa confirmation d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, même les républicains ne sont pas unanimement pour sa confirmation. Ainsi que le note The Independent : «The beleaguered George Bush looks certain to lose another senior appointment his controversial envoy to the United Nations, John Bolton. »The administration’s only real hope of reconfirming Ambassador Bolton… Bolton, bye bye

Une désignation dans la résignation

Une désignation dans la résignation 8 octobre 2006 Il est quasiment acquis que nous aurons demain un nouveau secrétaire général de l’ONU, prenant ses fonctions le 1er janvier 2007. Le Sud-Coréen Ban Ki-moon, actuel ministre des affaires étrangères, est bien parti. La désignation, si désignation il y a, se fera dans quelque chose qui ressemblerait, à côté de la quasi-unanimité déclarée, à une résignation assez largement répandue. Curieux paradoxe d’une époque étrange. (Le pointage : Russes, Chinois et Américains soutiennent Ban avec un enthousiasme tout politique. Curieux assemblage, qui en dit long sur les arrière-pensées politiques. Français et Britanniques suivent en traînant des pieds. Voilà… Une désignation dans la résignation

Chavez fait la promo de Chomsky

Cela devient une habitude. Les divers ennemis de GW Bush (everybody dans le reste du monde, sauf Blair et Sarko-Tintin par moments) ont décidé d’adopter les techniques du marketing grande audience. L’effort de Hugo Chavez, à la tribune de l’ONU, en faveur d’un livre de Noam Chomsky sur la politique extérieure des USA, va dans ce sens. Selon The Independent du jour «Who needs publicists and expensive advertising campaigns when you have Hugo Chavez plugging your books? When Venezuela’s leader spoke at the UN this week and described George Bush as the Devil, he also gave a resounding boost to a book by another outspoken… Chavez fait la promo de Chomsky

Deux perspectives pour interpréter la position de la France à l’ONU

Deux textes de natures et de thèmes différents nous suggèrent deux façons d’apprécier la position de la France à l’ONU, après son évolution récente, son rôle central dans l’élaboration de la résolution 1701 sur le cessez-le-feu ; sa position sur sa participation au contingent de l’ONU, d’abord perçue comme une participation très importante (3.000 hommes), puis sa proposition formelle d’un contingent réduit de 200 hommes (en addition des 200 hommes déjà déployés). Dans le New York Times de ce jour, dans un texte dont le sujet central est la question des sanctions contre l’Iran, la position actuelle de la France dans la question libabnaise est… Deux perspectives pour interpréter la position de la France à l’ONU

Le premier désaccord GW-Condi ?

La crise libanaise et la guerre entre Israël et le Hezbollah marquent le premier désaccord important entre le président GW Bush et sa secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, selon Insight Magazine du 8 août. Selon Insight Magazine : « The U.S. response to the Israeli-Hezbollah war was said to have divided both the administration as well as the family of President George W. Bush. At the same time, it marked the first time since Ms. Rice became secretary of state that the president has overruled her. For the last 18 months, Condi was given nearly carte blanche in setting foreign policy guidelines, a senior government source… Le premier désaccord GW-Condi ?

Ce qui rapproche Londres et Paris

Ce qui rapproche Londres et Paris 8 août 2006 Il est difficile de voir pour l’instant une évolution vers un apaisement au Liban. Quelles que soient les interprétations sur la politique d’Israël (fuite en avant ou plan mûrement calculé avec diverses théories stratégiques en arrière-plan), cette absence d’apaisement implique un durcissement de l’attaque israélienne. Les constats faits chaque jour montrent l’improbabilité extrême d’une victoire rapide et, au contraire, un paradoxal enlisement de l’affrontement dans l’escalade. (Cette évolution n’implique pas nécessairement une extension de la guerre à d’autres acteurs : escalade verticale mais non horizontale. Nous verrions plutôt une aggravation de ce conflit typique de la… Ce qui rapproche Londres et Paris

La scène diplomatique de crise

La crise israélo-libanaise se développe aujourd’hui (depuis vendredi) sur un deuxième théâtre, celui de la diplomatie à l’ONU. C’est pour l’instant un constat bien plus qu’une promesse ou un espoir, tant la résolution envisagée est loin de rencontrer l’accord des parties. Le Liban (soutenu par les pays arabes) est le plus virulent, qui repousse justement une résolution qui ne prévoit pas de retrait israélien. Dans cette occurrence, le Liban est perçu par le fait même comme le représentant de la partie qui comprend essentiellement, sur le théâtre des opérations, le Hezbollah. Cette évolution tend à donner une certaine légitimité au Hezbollah, dans tous les cas… La scène diplomatique de crise

La “scène diplomatique” : une odeur de carnage

Très intéressant article de Mark Perry and Alastair Crooke sur le site Atimes.com, en date du 8 août, sur l’évolution de la situation diplomatique à l’ONU, entre la France et les USA. Le titre nous indique le climat : « The loser in Lebanon: The Atlantic alliance », non pas l’OTAN perdante par rapport à son rôle ou son absence de rôle dans une force multinationale au Liban, mais par rapport à la cohésion entre Européens et Américains. Ce que nous disent Perry-Crooke, c’est que la résolution en cours de discussion est une sorte de demi mesure faite pour contenir les désaccords, ou plutôt les… La “scène diplomatique” : une odeur de carnage

Washington bouge, puisqu’il le faut bien

A l’ONU, les Américains évoluent. Une résolution est en cours d’élaboration, principalement entre les USA et la France, qui implique un cessez-le-feu avant toute autre mesure. Cela représenterait une concession significative de Washington, qui voulait une situation pré-arrangée sur le terrain (avec liquidation du Hezbollah authentifiée devant notaire) avant tout cessez-le-feu. Selon AP, ce jour : « Secretary of State Condoleezza Rice expressed support Thursday for an immediate cease-fire in Lebanon as the first phase in ending the conflict between Israel and Hezbollah. It was the most concrete signal yet that the U.S. may be willing to compromise on the stalemate over how to end… Washington bouge, puisqu’il le faut bien

Blair humilié

Les déclarations de l’adjoint de Koffi Annan, le Britannique Mark Malloch Brown, concernant le rôle du Premier ministre britannique Tony Blair dans la crise du Moyen-Orient, ont été ressenties comme une terrible humiliation par le Premier ministre britannique. Mark Malloch Brown a donné une interview au Financial Times dont la substance est reprise par le Guardian d’hier : « This morning [2 August], Kofi Annan’s deputy at the United Nations delivered a blunt put-down to the PM who outlined his fears of an arc of extremism in the Middle East in a speech in Los Angeles last night. » The UN’s deputy secretary general, Mark… Blair humilié

L’Iran entre virtualisme et réalité

L’Iran entre virtualisme et réalité 5 mai 2006 La première question est simple et de bon ton : la presse française (parisienne) et les intellectuels français (parisiens) connaissent-ils l’existence de l’Iran? Réponse, avec des questions agacées : l’Iran, what is it? Un nouveau sur la liste Clearsteam, ce type? Comme on voit, la question en comporte plusieurs, et des compliquées, des sacrilèges. Laissons cela et tentons de collecter quelques faits. • Hier, le Premier ministre français Dominique de Villepin tient sa conférence de presse habituelle. La déclaration liminaire est entièrement consacrée aux problèmes sociaux et autres liés à la crise socio-économique française. • Suit une… L’Iran entre virtualisme et réalité

Diversité éventuellement vertigineuse des chiffres et des analyses

Le 28 mars, à Bruxelles, l’OCDE présentait uneradiographie basée sur 150 indicateurs de ses trente pays membres (Factbook 2006). Le principal auteur du rapport, Enrico Giovannini, statisticien en chef de l’OCDE, a précisé superbement qu’il ne s’agit pas d’aligner des chiffres gratuitement. « Il y a une corrélation entre la connaissance et la capacité des gens à accepter les réformes. Si vous ne pouvez pas aider les gens à comprendre les changements qui les affectent, il n’y a aucun moyen de forger un consensus sur les réformes. » Ces dernières remarques concernaient la situation française, avec le constat implicite qu’il n’y a pas eu de… Diversité éventuellement vertigineuse des chiffres et des analyses

Iran : Bolton (et l’Amérique) entre en piste

Iran : Bolton (et l’Amérique) entre en piste 6 mars 2006 L’ambassadeur américain à L’ONU, John Bolton, se signale par des confidences et déclarations diverses sur l’Iran. C’est de bonne guerre, façon de parler, au moment où la question du nucléaire iranienne est transmise de l’IAEA vers l’ONU. Ce n’est pas une surprise non plus : Bolton est égal à lui-même, plus que jamais prophète d’une attaque contre l’Iran. Lors de deux interventions, Bolton a évoqué la possibilité d’une attaque contre l’Iran : • D’abord en présence d’une délégation parlementaire britannique à Washington. L’un de ses membres a rapporté cette déclaration de Bolton: « They… Iran : Bolton (et l’Amérique) entre en piste

La question des droits de l’homme sépare les USA et l’Europe et laisse les USA isolés

La question des droits de l’homme, posée comme elle l’est aujourd’hui, est d’une importance politique objective radicalement moindre que ne l’avancent les analystes qui lui font jouer ce rôle. Elle est considérée par les dirigeants politiques d’abord pour son effet médiatique et, le plus souvent, utilisée comme un faux semblant. L’efficacité de cette politique dans la situation actuelle est largement contestable à cause de cette façon de l’aborder qui privilégie l’effet aux dépens des résultats. Plutôt qu’en parler beaucoup, il serait préférable de suivre des politiques plus équilibrées, moins brutales, qui aboutiraient à des situations dont les contraintes conduiraient à des transgressions beaucoup plus réduites… La question des droits de l’homme sépare les USA et l’Europe et laisse les USA isolés

De Guantanamo à Helsinki

De Guantanamo à Helsinki 18 janvier 2006 L’attaque de l’ONU contre Washington à propos de Guantanamo est importante dans ce qu’elle montre de la situation américaniste autant que par ses implications. Elle rappelle, non dans ses intentions mais dans ses effets la politique occidentale (US compris) des droits de l’homme contre l’URSS à partir des années 1970 (avec la signature des traités de la CSCE à Helsinki). Même si les conditions politiques sont différentes et si le parallèle peut apparaître scandaleux à certaines âmes sensibles, la structure de cette affaire et sa signification profonde sont proches ; quant aux perspectives, c’est à voir (la question… De Guantanamo à Helsinki