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Philosophie(s) de crise

Philosophie(s) de crise A la mi-mai, le Wall Street Journal a révélé que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) préparait une révision fondamentale de sa prospective de l’alimentation en pétrole («[IEA] is preparing a sharp downward revision of its oil-supply forecast»). Le rapport annuel de l’AIE, prévu pour novembre prochain, est d’ores et déjà caractérisé, toujours selon le WSJ, par le constat d’une probable nécessaire révision radicale vers la réduction des fournitures pétrolières disponibles («future crude supplies could be far tighter than previously thought»). Le WSJ précise assez curieusement que les prévisions plus optimistes de 2007 de l’AEI se sont avérées fausses parce que basées sur… Philosophie(s) de crise

Psychologies écartelées

Psychologies écartelées 2 juin 2008 George Monbiot a bien exprimé le problème, ou le dilemme. Il parle, dans ce texte publié le 27 mai, de l’attitude du gouvernement Gordon Brown, par ailleurs champion de la lutte contre la pollution (les émissions de CO2), face à la crise du pétrole, ou la soi-disant crise du prix du pétrole (Pour rappel, l’article de Monbiot est écrit sous la forme d’une lettre adressée au roi Abdallah d’Arabie Saoudite.) « So how does [the UK’s government] respond? By angrily demanding that you remove them so that we can keep driving and flying as much as we did before. Last… Psychologies écartelées

La crise du pétrole et le dilemme systémique

Le chroniqueur du Guardian George Monbiot a pris sa plume et écrit un article sous forme d’une lettre qu’il adresserait au roi Abdallah d’Arabie Saoudite. Cela est publié le 27 mai et cela est plein d’intérêt. Monbiot aborde notamment deux sujets inextricablement liés, qui forment un cas assez solide pour nous convaincre que la crise du prix du pétrole en tant que telle, avant de devenir la crise du pétrole (crise de l’épuisement de la ressource), met à jour les contradictions de notre système dans ses tentatives de lutte contre les crises auxquelles il est confronté. La question des réactions engendrés par la hausse massive… La crise du pétrole et le dilemme systémique

La considérable et déstabilisante relativité des réserves pétrolières

Dans le même article de George Monbiot sur la crise pétrolière, publié aujourd’hui et déjà cité dans cette rubrique, on lit divers détails et diverses précisions sur la question des réserves pétrolières. On dispose d’un éclairage très intéressant. Quant aux réserves pétrolières de l’Arabie, qui est un cas particulièrement sollicité en de moment par l’actualité, Monbiot écrit notamment (rappelons que son article est écrit sous la forme d’une lettre adressée au roi Abdallah d’Arabie): « But what you know and I do not is the extent to which the price of oil might reflect an absolute shortage of global reserves. You and your advisers are… La considérable et déstabilisante relativité des réserves pétrolières

La connexion des crises: le pétrole et l’Irak

Il est intéressant de constater, dans la perception générale, la progression du phénomène, fondamental pour réaliser l’ampleur générale de la crise systémique, de connexion des crises systémiques spécifiques. On a déjà vu ce phénomène dans le cas de l’Irak et de l’économie US, étant admis que la guerre en Irak représente en elle-même la manifestation violente d’une crise systémique de l’appareil militaro-technologique US; on a vu également la connexion entre la crise du pétrole et les crises du dollar et de l’économie US. Ici, il s’agit d’une connexion établie entre la même crise du pétrole (crise du prix du pétrole) et l’invasion de l’Irak. C’est… La connexion des crises: le pétrole et l’Irak

La bataille de la perception de la crise commence

Les effets combinés de la montée du prix du pétrole, des remous aux USA autour des prix à la consommation domestique dans le cadre de la campagne électorale, des considérations autour du voyage de Bush au Moyen-Orient et de sa demande d’augmentation de pompage faite à l’Arabie, ont précipité le phénomène de la perception de la crise. Désormais, la crise entre, si l’on veut, dans le domaine public. C’est ce que le Financial Times traduit par le mot mainstream dans le titre de son long texte d’analyse du 19 mai: «Running on empty? Fears over oil supply move into the mainstream.» Comme à l’habitude dans… La bataille de la perception de la crise commence

…Et les USA sont déjà au-delà de la crise

Puisqu’il fallait tout de même équilibrer d’une note d’optimisme bien tempérée (on n’ose dire bien réelle) le constat que nous entrons effectivement dans la crise systémique de l’énergie, le Financial Times fait une place importante à l’annonce (le même 19 mai) que les USA sont partis en guerre, et déjà avec succès, avant même que cette guerre soit au terme, contre leur dépendance du pétrole importé. Il s’agit de nouvelles statistiques et de commentaires de Guy Caruso, chef de l’Energy Information Administration (EIA). «The US is starting to break its addiction to foreign oil as high prices, more efficient cars, and the use of ethanol… …Et les USA sont déjà au-delà de la crise

Le président post-crise

Le président post-crise 20 mai 2008 Il mérite de rester comme le chroniqueur opiniâtre de ce temps, même si ses discours ne sont pas de lui. Il n’y a que lui pour pouvoir dire ce qu’il dit avec tant d’opiniâtre conviction. Après son discours tonitruant sur Hitler, il y a celui de Charm El Cheikh, le 18 mai, au World Economic Forum. The Scotsman, dans ses éditions du 19 mai, avait choisi ce titre qui attira notre attention: «Bush to Arab nations: You’re running out of oil.» Le titre suggère l’idée qui nous arrête aujourd’hui: la crise du pétrole ce n’est plus une vague perspective… Le président post-crise

Loin du pays de l’or noir

Loin du pays de l’or noir 17 mai 2008 — Bush a-t-il obtenu une « concession » des Saoudiens? On a vu récemment que l’un des objectifs du président US était bien d’obtenir une augmentation de la production de la part de l’Arabie Saoudite. Le but des USA est incroyablement sommaire, dans l’environnement de crise systémique globale qui se précise de jour en jour: obtenir une baisse du prix de l’essence à la pompe pour cet été, pour améliorer le climat électoral et diminuer l’accélération de la pression de la crise économique sur le citoyen US. On ne peut rêver plus court terme. Répétons notre question :… Loin du pays de l’or noir

$200 le baril comme si vous y étiez

$200 le baril comme si vous y étiez Les prévisions concernant le prix du pétrole ont de la peine à suivre le rythme d’augmentation de la chose. L’annonce par Goldman-Sachs d’un baril à $200 pour très bientôt ne surprend plus personne et ne soulève aucune contestation. Il faut se rappeler avec quel scepticisme, quelle avalanche d’ironies diverses, avaient été considérées, dans les premiers mois de 2005, les prévisions jugées « catastrophiques » de certains experts. Ainsi en fut-il d’une prévision de deux experts français selon lesquels un baril à $380 ne serait pas impossible en 2015. Aujourd’hui, cette prévision apparaitrait modeste, voire irréaliste. $380 le baril en… $200 le baril comme si vous y étiez

Les limites de la raison la plus rigoureuse face à la crise systémique

Le commentateur Martin Wolf, du Financial Times, est un esprit rigoureux, sans nul doute. Il est très écouté et très influent; il représente une tendance conservatrice sérieuse, il est partisan du libéralisme et du libre-échange mais sans exaltation et capable de reconnaître, d’identifier des événements importants même si ceux-ci vont contre ses engagements et ses convictions idéologiques. Cette fois (le 13 mai), il s’attaque à la question du prix du pétrole et, d’une façon plus générale, la question du pétrole en tant que ressource limitée en déclin accéléré. Wolf ne barguigne pas. Inutile de chercher des explications alambiquées, des faux-fuyants. Pour lui, la crise est… Les limites de la raison la plus rigoureuse face à la crise systémique

Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Les épiciers? Non, il y a erreur (est-ce bien sûr?), ce sont les sénateurs US dont nous voulons parler, mais il s’agit bien de faire des comptes d’épicier. Les sénateurs menacent l’Arabie Saoudite de leurs foudres principales, qui sont de ne pas autoriser une vente d’armes si ce pays n’augmente pas sa production de pétrole pour faire baisser le prix du pétrole, rassurer le consommateur US, assurer la réélection des sénateurs et ainsi de suite. Ces menaces portent sur un marché récemment conclu de $20 milliards (dont, par exemple, 900 bombes guidées par laser JDAM, dont les marchands de missiles US vous assurent qu’elles vous… Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Question revisitée à la lumière des événements pétroliers: qui a gagné la Guerre froide?

L’universitaire Michael Klare, spécialiste des questions d’énergie, analyse sur le site TomDispatch.com, ce 8 mai, la question de la dépendance du pétrole des USA, et plus encore la question de la puissance et de la souveraineté des USA à cette lumière. Evidemment, cette analyse est encore plus pertinente à l’heure de la montée des prix du pétrole, comme le signale Tom Engelhardt qui présente le texte de Klare sur son site : «A barrel of crude broke another barrier Wednesday $123 on international markets, and the talk is now of the sort of superspike in pricing (only yesterday unimaginable) that might break the $200 a… Question revisitée à la lumière des événements pétroliers: qui a gagné la Guerre froide?

Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

La guerre contre l’Irak a-t-elle été lancée pour verrouiller l’accès à des réserves importantes de pétrole (6% des réserves mondiales de pétrole en Irak)? Les arguments, les théories de complot et le reste ne manquent pas pour une réponse qui se veut être le contraire de négative. On connaît le débat et les débatteurs qui sont en général honorables et péremptoires. Cette sorte de débat écarte en général certains aspects du problème irakien qui ne manquent pas d’intérêt. L’un des plus paradoxaux et certainement le plus symbolique et le plus révélateur nous est détaillé par Robert Bryce, directeur de la rédaction de Energy Tribune. Voici… Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

Le Parlement irakien part en vacances sans avoir voté la “loi scélérate” sur le pétrole irakien

Décidément, les gestionnaires de l’entreprise d’investissement du monde par les USA, les guignols déguisés en président, vice-président, etc., sont de la dernière médiocrité possible, comme nous le remarquions hier en citant précisément un exemple. Il s’agit de la loi scélérate que Washington voudrait voir voter par le Parlement irakien, qui assurerait par des procédures diverses concernant l’exploitation des pétroles par des compagnies étrangères, et par les circonstances qui placent les USA au centre du jeu, une exclusivité d’exploitation de facto des pétroles irakiens par les compagnies US. Un excellent article de Jonathan Steele, dans le Guardian d’aujourd’hui, expose que le Parlement irakien s’en va en… Le Parlement irakien part en vacances sans avoir voté la “loi scélérate” sur le pétrole irakien

Le volcan grondant de nos contradictions systémiques

Le volcan grondant de nos contradictions systémiques 23 juillet 2007 Le monde économique occidental (anglo-saxon), essentiellement celui des compagnies pétrolières, s’affole. Il envisage un oil crunch dévastateur d’ici 2015 (confirmant en cela les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie). C’est le quotidien The Independent du 22 juillet qui nous en informe. «Humanity is approaching an unprecedented crisis when not enough oil and gas will be produced to keep industrial civilisation running, the world’s top oilmen warned last week. »The warning which is being hailed as a tipping point on both sides of the Atlantic marks the first time that the industry has accepted that it… Le volcan grondant de nos contradictions systémiques

Et pour le pétrole, ce n’est pas mal non plus

Rappelant ou découvrant effectivement les multiples facettes de l’énormité considérable du Pentagone, pour les possessions terriennes pour le texte précédent de cette rubrique, nous allons à nouveau pêcher chez TomDispatch (relayé par Antiwar.com) un autre texte, vieux de près d’un mois, sur la consommation en pétrole du Pentagone. Un formidable texte de Michael T. Klare, datant du 15 juin. Le Pentagone formidable consommateur de pétrole. Plus que la Suisse, si on fait bien les comptes. Le Pentagone, qui s’avère un acteur central de la déstructuration physique et géographique du monde, ici par la consommation/pollution, là par les investissements terriens qui dégradent l’environnement, autant qu’il est… Et pour le pétrole, ce n’est pas mal non plus

L’apocalypse un peu en avance sur sa feuille de route

La crise du pétrole, ou crise de l’énergie si l’on veut être plus complet, est une crise systémique à plusieurs visages. Il y a la question des réserves, la question de l’exploitation de ces réserves avec l’épuisement des réserves exploitées et la vitesse d’exploitation de nouvelles réserves, il y a la course entre le déclin de l’offre et l’augmentation de la demande et ainsi de suite. L’AIE (Agence Internationale de l’Energie) nous annonce la première crise de l’énergie du siècle (à moins que nous y soyons déjà sans le savoir) pour très vite, plus vite que prévu. Un crunch (moment crucial, si vous voulez) est… L’apocalypse un peu en avance sur sa feuille de route

Pour bien apprécier la colossale dimension de l’affaire BAE

Il apparaît de plus en plus, au fil des semaines, au fil des révélations, que l’affaire BAE (désormais, plus que l’affaire, ou le scandale BAE-Yamamah, expression décidément trop restrictive) est quelque chose de colossal, un artefact postmoderne représentant un montage du système anglo-saxon (saoudien) pour permettre des activités fondamentales où la corruption a sa part, mais qui n’est pas essentielle en tant que telle. Ceux qui, dans le bon esprit des rédactions parisiennes à qui on ne la fait pas, ramènent la chose au jugement émollient et faussement audacieux habituel (dans ces activités de l’armement, la corruption est inévitable) se trompent dans la substance même… Pour bien apprécier la colossale dimension de l’affaire BAE

Qui n’a pas son million de barils de pétrole irakien ?

Un rapport du Government Accountability Office qui doit être publié dans deux semaines, et qui est annoncé dans le New York Times du 12 mai, présente l’étonnante situation de la corruption et du vol dans l’exploitation des pétroles irakiens. Ce sont entre 100.000 et 300.000 barils qui disparaissent chaque jour, sur une production de 2 millions de barils. Si l’on tient compte de l’importance stratégique de la production pétrolière irakienne pour les USA et des moyens énormes de sécurité mis en place pour la contrôler, il s’agit de l’exemple le plus convaincant de l’absence totale de contrôle où se trouve aujourd’hui l’Irak. «Between 100,000 and… Qui n’a pas son million de barils de pétrole irakien ?

La crise des marins britanniques capturés par l’Iran : l’aspect économique

Il y a un aspect économique important dans la crise des 15 marins et Marines britanniques détenus par les Iraniens. La tension qui a aussitôt grimpé, notamment alimentée par des rumeurs d’attaque de l’Iran, a entraîné une hausse du prix du pétrole qui a eu ou qui fait envisager des répercussions importantes. Ces éléments peuvent évidemment alimenter des rumeurs de manoeuvres des uns et des autres. Les rumeurs d’attaque venues de Russie et alimentant la tension avaient-elles un but économique? Un article de Nezavissimaïa Gazeta, relayé par Novosti le 29 mars, exposait les avantages économiques pour la Russie de la tension avec l’Iran depuis le… La crise des marins britanniques capturés par l’Iran : l’aspect économique

L’Iraq Study Group qui ne perd pas le nord

Certes, le climat (au sens politique) est tragique ; certes, Junior en prend un peu à son aise avec les vieux sages de l’establishment. Pour autant, l’ISG (Iraq Study Group) ne perd pas du tout le nord. Une sacrée boussole, même Hier, la station de radio Democracy Now!, avec Amy Goodman comme excellente animatrice, recevait l’activiste Antonia Juhasz pour l’interroger sur un aspect très particulier du rapport de l’ISG : la privatisation du pétrole irakien. Ce détail du rapport est à vous couper le souffle. Dans cette tragédie immense qui secoue les USA aujourd’hui, avec des enjeux humains et politiques considérables, avec la perspective de… L’Iraq Study Group qui ne perd pas le nord

Il y a aujourd’hui un “modèle Chavez” et un “modèle vénézuélien”

C’est surtout la polémique, les invectives, la rhétorique qui caractérisent le personnage de Chavez, autant pour lui-même, pour ses partisans que pour ses adversaires. Il y a aussi le fond de son action. La société d’analyse PINR publie une analyse aujourd’hui sur le bilan qu’on peut dresser pour le Venezuela. Il est particulièrement laudatif. Plusieurs domaines de l’évolution du Venezuela sont mentionnés, qui montrent tous la logique de la rupture avec les USA, la réorientation vers le reste du monde et le succès complet de cette opération. La rupture avec les USA : «The collapse in diplomatic ties has been accompanied by weakening commercial links.… Il y a aujourd’hui un “modèle Chavez” et un “modèle vénézuélien”

Pétrole contre organisation : l’accord Chavez-Livingstone, ou Caracas-Londres

Le président Hugo Chavez est un original, outre d’être le terrible danger pour la démocratie que nous dépeint la geste américaniste. Le Guardian décrit l’accord qu’il a passé avec le maire de Londres, le gauchiste (geste américaniste, suite) Ken Livingstone. Chavez a déjà montré qu’il pouvait faire un usage à la fois politique et également original de son pétrole en vendant à bas prix à des associations US représentant des communautés pauvres (au grand dam de la geste américaniste). Avec Livingstone, Chavez livre du pétrole à Londres et Londres donne ses avis et ses conseils d’organisation à Caracas, ville connue pour son désordre et son… Pétrole contre organisation : l’accord Chavez-Livingstone, ou Caracas-Londres